28 Semaines Plus Tard (19 Septembre)

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Sergei Ze Cadreur Russe Strikes Again

3  22.09.2007 (21.10.2007)

Avantages:
Ambiance toujours aussi apocalyptique, c'est la suite

Inconvénients:
Plutôt hard, effet de découverte en moins, Sergei le cadreur russe est de retour

Recommandable: Oui 

Détails:

Histoire

Acteurs / Actrices

Mise en scène

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le.rutt2

Plus à mon sujet: Mon truc, ce sont les nouvelles techno' (étudiant en info'). Attention, dingue de bonne musique ! Av...

Membre depuis:05.06.2006

Avis:20

Lecteurs satisfaits:17

Cet avis a été évalué par 29 membres de Ciao en moyenne: très intéressant

Cher public,

C'est dans une soirée totalement improvisée que je me suis rendu à voir ce flim (oui rappelons que je dis « fLim » et pas « fiLm), flim qui n'a d'ailleurs toujours aucun rapport avec le cyclimse. Cette soirée, qui aurait pu rapidement se transformer en pur moment de loose ultime dont je suis particulièrement friand, a heureusement été sauvée par 28 semaines plus tard, la suite de… 28 jours plus tard… A mon humble avis de saltimbanque d'étudiant, on doit ces titres à la même personne qui nous a pondu ceux de la trilogie « Le machin truc dans la peau » qui a pour star Matt Damon, cet « acteur » aussi expressif qu'une porte de prison un soir de Noël.

J'avais retenu une bonne image du précédent volet. Le Londres post-apocalyptique était d'un désert total et absolument mémorable : pas âme qui vive à moins de 50 Km, les journaux volaient façon Western et la ville portait les marques légères d'une catastrophe invisible. Bref, on se sentait seul et complètement livré à soi même… et ne pas savoir contre quoi on se bat ni même avoir les moyens de se battre, ça fout les pétoches… On découvrait le monde en même temps que le personnage principal et on était aussi perdu que lui.

Alors maintenant que l'effet de découverte est passé, comment, oui, COMMENT, messieurs dames, donner un intérêt ne serait-ce que schtroumpfesque à cette suite ? AH AH !! Bah à vrai dire, j'en sais rien du tout car, pour une fois, je n'ai pas regardé cette foutue bande annonce qui vous flingue au calibre 50mm toute l'intrigue du flim… et je vais essayer de pas le faire non plus…


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Hop c'est parti. Tout d'abord, si vous n'avez pas vu le premier épisode, aucune crainte car ce n'est pas une véritable suite. On se retrouve avec de nouveaux personnages et l'histoire se déroule comme son nom l'indique 28 semaines après la catastrophe contre 28 jours pour le premier opus. Le seul risque dans tout ça est que ça vous sabote (du verbe saboter) un peu le suspens du précédent volet mais en même temps, l'affiche est assez explicite. Donc, si vous comptez voir les deux épisodes, sautez ce qui suit.

Bon, cette foutue catastrophe, quelle est-elle ? Petit rappel : des scientifiques british un peu givrés (pléonasme) ont menés des expériences sur des singes dont Cheeta, star animalière à la retraite de son état, expériences portant sur un nouveau virus nommé « virus de la fureur » et qui porte bien son nom : se transmettant par le sang ou par morsure, ce machin rend absolument dingue

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Cours Forest !!
quiconque en est contaminé. Comportement primaire et violent, yeux injectés de sang (Gothiques black métaleux en herbe, prenez-en de la graine), vomissements de sang histoire de contaminer le voisin, faire bosser l'accessoiriste, renflouer les caisses de « Artificial Blood Inc. » et « Skip machine » et de faire replonger les hématophobes sur la voie de la guérison dont faisait parti la personne avec qui je suis allé voir ce flim (mon bras en a fait les frais).

Tout irait parfaitement bien dans ce monde-si-merveilleux-et-si-beau-cuicui-les-petits-oiseaux si une enfoirée de bande de hippies n'avait pas débarqué foutre son boxon dans ce laboratoire secret. Fervents partisans de la secte à Brigitte Bardot, ces petits fouilles m€*de ont libéré le virus en voulant délivrer Cheeta… l'erreur… ne jamais réveiller un retraité, jamais… Bref, s'en suit une épidémie nationale… et les hippies ont été les premiers touchés… et en plus, la maladie ne s'est pas propagée en dehors du pays… la nature est bien faite.


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On se retrouve cette fois avec Don, joué par Robert Carlyle alias monsieur Full Monty en personne. Cette fois-ci plus occupé à sauver ses petites fesses qu'à les montrer (bien que ça ne soit pas incompatible), le pauvre Don va assister à la mise à mort d'Alice, sa « chair » et tendre (les contaminés apprécieront). Les forces américaines ont pris position à Londres, sous couvert de l'ONU (comme quoi, quand c'est légitime, y'a pas de problème), et ont ouvert un périmètre de sécurité lourdement gardé. Alors que les derniers contaminés de ce périmètre ont été abattus ou soient morts de faim il y a quelques mois de cela (car j'ai oublié de vous le préciser, ils bouffent aussi les gens), Don rejoint la zone libre, trouve un poste et rapatrie ses enfants, Andy et Tammy, partis à l'étranger au moment de la catastrophe.

Evidement, le bonheur ne va pas durer très longtemps (je vous laisse découvrir comment) et les forces US seront résignées à tirer dans le tas pour tenter de contenir la panique. Plus de gens = plus de contaminé. Plus de contaminé = plus de panique. Plus de panique = … plus de panique car plus de gens. Implacable logique américaine ;-) On fera alors la connaissance de Doyle, un tireur d'élite qui n'hésitera pas à désobéir aux ordres, sans tomber dans les clichés habituels, pour protéger les honnêtes gens. Belle performance. Je n'en dis pas plus, quitte à me sucrer quelques vannes dont une serait « au moins, la Grande Bretagne aura toujours David Bowie » que vous ne pourrez comprendre qu'en regardant le flim et en cogitant un peu. J'ai confiance en vous... enfin je crois…


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Moment de vérité : qu'est-ce que j'en ai pensé ? C'est hard, très hard même. Comparé au premier épisode, c'est un tout autre niveau. Si dans 28 jours plus tard, ça restait relativement gentil, on aura ici droit à quelques scènes d'un pur sadisme totalement gratuit avec par exemple des américains qui tirent sur tout ce qui bouge, contaminés comme civils (ceci dit, jusqu'ici, rien de neuf ^^) ou un contaminé bien particulier qui prend un malin plaisir à faire souffrir ses victimes au lieu de les mordre un bon coup et basta. Rajoutez à tout ça une bonne louche de cris de douleur, d'agonie et de panique à 120 décibels et une mémorable scène de claustrophobie avec toute la ville et en plus, dans le noir ! FEAR ! Les acteurs sont crédibles, l'hémoglobine coule à flots et c'est peu de le dire…

Et s'il y a quelque chose à qui on doit un certain dynamisme, c'est à la caméra. Gros dossier, public, car si la mode est à la caméra portée à l'épaule façon « 24 », tu as pu voir dans mon précédent avis sur Transformers que la caméra portée, ça va, mais quand c'est un mec qui a parkinson, je dis non. C'est ainsi qu'on retrouve Sergei, notre alcoolique russe notoire, cadreur à ses heures perdues. Ravagé par l'alcool, notre intermittent du spectacle moscovite préféré revient et frappe un grand coup… sur le comptoir… Juan Carlos Fresnadillo doit apparemment bien être copain avec Michael Bay car le second a refilé son carnet d'adresse au premier… et on se retrouve donc avec les mêmes tâcherons.

Amateur d'images complètement ratées et floues, tu vas être servi !! Encore moins bien cadré que Transformers, plus tremblant que Michael J. Fox, plus (im)précis qu'une frappe chirurgicale américaine dont on aura l'occasion d'apprécier dans le flim toute l'expérience acquise au Vietnam à grand coups de Napalm, Sergeï donne le meilleur de lui-même. Capable de tenir debout plus de dix minutes sans tomber, ce caméraman de l'extrême biture nous livre les images les plus mal cadrées de toute sa carrière. Offrant un dynamisme certain que la prévention routière s'est empressée de reprendre pour ses spots télévisuels, toute l'essence de la scène d'action la plus mal filmée de l'histoire tient dans le gosier très loin d'être aride de Sergei. Made in Demi, moi j't'l'dis…

J'imagine d'ici les échanges entre Juan Carlos et Sergei au sujet de la réalisation :
_ Bon Sergei, tou té rappelles dé Transformers ?
_ Tranfor… Da !
_ Bon, tou vois, y'aimeré quelqué chose dé encore plou dynamiqué ! Dé plou expléssif !
_ …da ? Vastrovia ?
_ Soupèr, mainténant tou suis lé protagonistes jusqu'au bar où ils vont sé caché dé hiro dé puta dé zombis
_ Bar ? Da da da ! Dabour perovski bar bourganieshka !
_ ¡Magnífico!

C'est dans ce genre de flims où il faut courir sans arrêt que l'on découvre de véritables petites perles en matière d'athlétisme. A mon avis, Carl Lewis aurait pu avoir ses chances dans le casting mais la pénurie d'EPO dans le scénario lui fut fatale. Sergei fut accepté de peu grâce à son titre de champion de bars parallèles (elle était facile j'avoue).


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Bon à part tout ça, le flim est assurément une réussite mais j'avoue avoir été plutôt choqué par le ton beaucoup plus hard de cet épisode. Serial Killer de profession, la vue de viande sanguinolente ne m'émeut pas plus que ça mais force est d'avouer que la réalisation réussit à nous foutre les méga chocottes et même à nous donner l'envie de vomir.

Mais t'y trompe pas public, cette envie ne vient pas de la cruauté comparable à celle du massacre de bébés phoques, mais tout simplement de l'œuvre bancale de Sergei, notre célèbre cadreur aux abdos Kronenbourg-risé dont le maniement de la caméra n'a d'égal que son lever de coude. BueraRrag ça bouge dans tous les sens… j'ai vraiment eu le mal de mer et je me suis même demandé à quoi rimait tout ce bruyant bazar à tel point c'en était ridicule. Mais qu'importe, on est dans un flim d'horreur après tout… sauf qu'il y a pas de super méchant mystère…

Alors globalement, oui, non ? On va dire pas mal, cette suite n'est pas vraiment novatrice mais a tout de même son petit intérêt ne serait-ce que par son ton vachement plus sanglant. Et après tout, Londres complètement désert, ça le fait quand même… l'aspect « retour à la vie normale » est intéressant lui aussi, bien que ça ne dure pas très longtemps :-) mais là où le bas blesse, c'est évidemment sur la prestation de Sergei complètement déchainé dans son rôle de caméra-crade. Si vous avez l'intention de changer bientôt de lunettes (ou d'en avoir), alors peut être aurez-vous une chance de survivre à cette expérience psychédélique. Sinon, bon courage. Mais en même temps, ça aurait pu être pire. On aurait pu avoir droit à des cadrages digne de « Rase motte TV » lors des afters de Sergei mais on est pas là heureusement… mais c'est tout aussi inexploitable :-P

Faut que je vous laisse public, j'ai rendez-vous chez l'ophtalmo' pour mon strabisme soudain et en plus, j'ai une petite envie de rendre là… *sBUuerp*
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Commentaires sur cet avis
Lumierederose

Lumierederose

01.05.2009 22:57

Je ne connais pas, car ce n'est pas trop mon genre de film, si je le vois passer, je le regarderai par curiosité!

toshiya

toshiya

07.10.2008 01:43

je suis aps trop amatrice de ce genre de films où ça saigne de partout et si c'est pour avoir le mal de mer, pas la peine. Mais en tout cas, un E pour cet avis, j'adore comment tu écris vraiment! ^^

carpediem63

carpediem63

02.04.2008 18:35

Ca donne bien envie de le voir ! bon avis

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