Cet avis a été évalué par 53 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Imaginez un peu… Vous vous réveillez comme d'hab un bon matin tout guilleret à l'idée d'une nouvelle bonne journée, et, subitement, vous vous rendez compte qu'un truc cloche. Intrigué, vous sautez dans votre slip et vous ouvrez la fenêtre. A première vue tout semble tranquille. Votre belle auto achetée à crédit n'a pas brûlé dans la nuit et les oiseaux gazouillent et font caca dessus. Seulement quelque chose ne tourne pas rond. A part ces cons de moineaux, rien ne semble bouger dehors. Les bruits coutumiers de la ville ont disparu. De plus en plus intrigué, vous décidez de vous rendre à pied à votre travail et force est de constater que toute trace de vie, hormis les oiseaux encore une fois, semble avoir disparu. Mince, vous dites-vous, qu'est-ce qui a bien pu se passer pendant que je dormais ? Votre complexe de persécution savamment entretenu sur Ciao vous inciterait à croire qu'on vous fait une mauvaise blague, mais non.
Personne dans les rues, personne dans les maisons. Arrivé à votre taff, le bâtiment semble aussi désert. A l'intérieur, un silence pesant règne en maître, mais en tendant bien l'oreille un étrange bruit de succion vous parvient distinctement. Prenant votre courage à deux mains, vous parcourez l'escalier hésitant. Sur le pas de votre bureau, un étrange spectacle s'offre à vous. Mme Dugland, votre chef de service détestée, est penchée sur votre collègue de manière fort incongrue. Persuadé de les déranger en pleine séance de fellation, vous tentez une retraite furtive, quand soudain, Mme Dugland relève la tête ! Horreur ! ce n'est pas du sperme qui barbouille ses lèvres, mais du sang !! Paniqué, vous restez figé sur place tandis qu'elle se précipite sur vous en hurlant comme une lionne affamée. Péniblement vous parvenez à vous échapper, sans oublier de lui fracasser votre machine à café à la gueule. Bientôt vous vous retrouvez dans la rue poursuivi par une meute de foldingues qui ne vous veut pas que du bien…
Ce résumé bien sur, ne colle pas vraiment à la trame scénaristique du très bon 28 jours plus tard mis en scène par l'ultra doué Danny Boyle. Gros électro -choc de l'année 2001, 28 jours plus tard redonnait un vigoureux coup de jeune aux films de zombies. Novateur, énergique et violent le film de Boyle s'inscrit très vite au panthéon des classiques du film d'horreur dit social comme put l'être Zombie de George Romero, qui à l'instar de son glorieux aîné, ne sombre pas dans le gore le plus vil. En effet, Boyle brosse dans son film le portrait d'une société en pleine déliquescence, malade de sa violence et de ses manipulations génétiques. Il y croque également avec férocité une armée britannique complètement dépassée qui prend son pied à flinguer du zombie ou plutôt du contaminé. Le même thème sera repris plus tard par Zak Snyder pour son très impressionnant Armée des morts. 28 jours plus tard devient bien sur un film culte, et sa fin plus ou moins ouverte laissait entendre qu'une suite pourrait voir le jour. C'est aujourd'hui chose faite avec ce 28 semaines plus tard en attendant bien sur 28 mois plus tard, 28 ans plus tard, etc… etc… Le problème n'était pas de donner une suite à l'original, mais de parvenir à faire aussi bien. Vu la valeur du premier, la tâche était loin d'être aisée. N'est pas Dany Boyle qui veut et l'Espagnol Juan Carlos Fresnadillo s'atèle à l'entreprise. Pari risqué et d'autant plus étrange quand on constate que Boyle n'est crédité qu'au poste passe partout de Producteur…
++++ Résumé ++++
Six mois après la terrible propagation du virus qui a pratiquement éradiqué la population de Grande Bretagne, L'armée Américaine occupe Londres et s'emploie à regrouper les survivants de l'épidémie. Parmi eux, Andy et Tammy retrouvent Don, leur papa rongé par le remords. Ce dernier a en effet lâchement abandonné madame alors qu'ils étaient méchamment accrochés par des contaminés. Les retrouvailles se font tant bien que mal, jusqu'au jour leur maman est retrouvée apparemment saine et sauve…
++++ Critique et Opinion++++
Décidément, je crois que je ne me ferai jamais au système des suites. Non pas que ce 28 semaines plus tard soit mauvais, bien au contraire, mais surtout qu'il n'apporte rien à son glorieux ainé. Néanmoins à l'annonce de sa mise en chantier, je me suis demandé comment les scénaristes travaille aient leur pitch. Allions nous retrouver les acteurs originaux ? Serait-ce une suite directe ? et surtout, surtout, Danny Boyle serait-il de la partie ? Et bien non, rien de tout cela ! Exit Cillian Murphy et Christopher Eccleston, les magnifiques interprètes du premier cauchemar, tandis que Boyle, malin, produit et se permet le luxe de tourner quelques scène d'ouverture. Mais dans l'ensemble, cette suite est-elle réussie ? Je répondrai comme les normands, ni oui, ni non. Plus inquiétant, la vision du film m'a fait penser à un triste nanar des grandes années, Resident Evil.
N'en déplaise à ceux qui ont apprécié ce 28 semaines plus tard, je n'ai pas réussi à accrocher au scénario de Fresnadillo en général et à sa façon de filmer en particulier. Le film démarre pourtant très fort et installe une ambiance apocalyptique. Les parents d'andy et Tammy ont trouvé refuge dans une ferme des environs de Londres, mais très vite leur refuge est assailli par des victimes de l'épidémie. Le comportement de Don, sa peur et sa lâcheté qui le conduise à abandonner sa femme, laissent augurer une suite à la hauteur de l'original. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Tout d'abord, à l'instar du très surestimé Vengeance dans la peau, je n'adhèrerai jamais cette manière de filmer en faisant bouger sa caméra dans tous les sens, comme ci celle-ci était attachée à la queue d'un chien. Le résultat est pitoyable les scènes d'action vous collent une sérieuse migraine. Difficile de discerner quoique ce soit, les zombies dégueulent du sang, gueulent comme des damnés tandis que les balles sifflent et déchiquètent les chairs dans des scènes surexposées et pratiquement toutes filmées en plans serrés. Second défaut de l'entreprise, Londres et ses quartiers sécurisés. C'est là que le rapport avec Resident Evil semble le plus évident. Soldats menaçants, Snipers embusqués sur le toit des immeubles, ne manquent plus que le nom d'Umbrella Corporation et l'illusion sera complète.
De plus pour une zone de haute sécurité, il étonnant que Don le père des enfants possède un passe qui lui permet de circuler où bon lui semble. Surprenant quand on apprend qu'il est un simple agent de sécurité, mais bon à moins de chipoter vraiment et de passer outre ces défauts, 28 semaines plus tard se laissent regarder sans trop d'ennui. Pour une fois les gamins ne sont pas trop têtes à claques et ne s'expriment pas comme un Caliméro pré-pubère. Fresnadillo se permet également quelques écarts ssurprenants dans son scénario à propos de ses personnages, et quelques scènes gores gratuites, mais efficaces tirent le film vers le haut et en font un spectacle efficace comme l' hélicoptère hachoir ou les cartons des snipers sur la foule paniquée
Malgré ses quelques qualités, cette suite ne restera pas dans les annales car l'essentiel a été raconté dans le premier opus et en mieux de surcroît. Au coté intimiste établi par Danny Boyle succède le tape à l'œil de Juan Carlos Fresnadillo. Tellement tape à l'oeil qu'il en devient parfois lassant. La seule question laissée en suspend par ce second opus sera l'éventualité d'un troisième segment. Vu la fin plus qu'ouverte de ce 28 semaines plus tard, il ne serait pas étonnant que les zombies viennent faire du shopping à Paris.
le père des enfants possède un passe qui lui permet de circuler où bon lui semble. Surprenant quand on apprend qu'il est un simple agent de sécurité<<<< Comme aurait dit Mel Brooks, c'est la magie du cinéma !
18.01.2008 20:20
J'avais deja pas aimer le premier alors a lire ton avis la suite ne me tente absolument pas
10.01.2008 20:14
le père des enfants possède un passe qui lui permet de circuler où bon lui semble. Surprenant quand on apprend qu'il est un simple agent de sécurité<<<< Comme aurait dit Mel Brooks, c'est la magie du cinéma !
26.12.2007 10:27
Tu sais, pour les incohérences, quand tu as vu les deux trilogies StarWar tu t’habitue à tout.