Il y a 4 ans, je découvre 28 jours plus tard, je suis tout de suite émerveillée par la qualité du film, je suis bien étonnée de voir en début de mois qu'un nouveau film, la suite, sort sur les écrans, il s'intitule 28 semaines plus tard. Je fonce dans les salles obscures, et voici ce que j'en ai pensé ..
Quelques infos sur le film :
Titre original : 28 weeks later
Réalisation : Juan Carlos Fresnadillo
Scénario : Juan Carlos Fresnadillo, Enrique Lopez Lavigne, Jesus Olmo, Rowan Joffe
Musique : John Murphy
Interprétation : Robert Carlyle, Rose Byrne, Jeremy Renner
Pays : Angleterre
Genre : Science Fiction / Horreur
Durée : 1h31
Année de production : 2007
Date de sortie : 19 / 09 /07
Distribution : Twentieth Century Fox France
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Revenons dans un premier temps sur le premier volet de cette saga, 28 jours plus tard donc.
Le film date de 2003, c'est un film britannique réalisé par Danny Boyle, le réalisateur anglais est bien connu pour ses films particuliers et chocs comme Trainspotting, Petits meurtres entre amis, ou encore La plage et Sunshine.
Ce premier volet raconte l'histoire d'un virus qui va décimé l'Angleterre.
Tout commence quand des personnes engagés pour la protection animale font irruption dans un laboratoire où sont effectuées des expériences sur des chimpanzés. Ils les libèrent mais, les chimpanzés contaminés et enragés attaquent ce qui souhaitaient leur rendre leur liberté. Les hommes deviennent à leur tour des monstres sautant sur tout ce qui bouge. Jim, va se réveiller d'un coma profond, et découvrir une Angleterre au premier abord fantôme, sans traces d'habitants, mais les rescapés, peu nombreux, se cachent en fait pour survivre. Il va donc se retrouver dans un groupe de survivants pour tenter lui aussi de vivre malgré tout, dans cet enfer.
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Ce film était exceptionnel dans sa réalisation, dans ses scènes, dans son message et ses thèmes abordés. Un merveilleux long métrage étonnant et époustouflant, avec une mise en scène excellente et jouissive. Incroyable de voir cette Angleterre dont Londres, sa capitale, est complètement vidée de personnes, de voitures, de vie, tout simplement. Des images fortes pour un message qui l'est tout autant.
Un film à voir, que je vous conseille sérieusement.
En voyant la bande annonce du second volet intitulé 28 semaines plus tard, je suis d'abord étonnée, puis, je me suis demandée si je n'allais pas être déçue par rapport au premier volet qui est excellent et qui m'a vraiment convaincue.
Biensur, je m'empresse d'aller au cinéma dès sa sortie pour découvrir 28 semaines plus tard..
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Suite du fabuleux 28 jours plus tard, on revient, dans ce nouveau volet, en Angleterre, où un virus a décimé la population. Ce virus se propage par contact, si des humains mêlent leurs sangs ou leurs salives avec celui d' un contaminé alors ils deviennent enragés, de véritables bêtes assoiffés de sang et de chair. 28 semaines plus tard, l'Angleterre accueille les forces américaines d'occupation qui viennent dans le pays afin de le remettre sur pied et d'entamer les reconstructions. En effet, pour les américains, le pays à vaincu le virus, puisque les contaminés sont tous morts et qu'aucun n'a été retrouvé depuis des mois. Nous allons à présent suivre Don, c'est un homme qui a réussi à échapper aux contaminés, mais pas à n'importe quel prix, il n'a pas pu sauver sa femme, il a fuit, la laissant derrière, avec les contaminés, aujourd'hui, il est rongé par la culpabilité.
Ses enfants, partis en vacances lors de la contamination, reviennent en Angleterre grâce au projet de reconstruction, la famille se retrouve alors. Il est temps pour Don de leur avouer la mort de leur mère, tout en n'osant pas dire toute la vérité sur les circonstances de sa mort .. Pourtant, la famille semble prête à se reconstruire, tout comme son pays, mais il semble que tout ne soit pas encore complètement terminé pour mener à bien cette reconstruction physique et morale.
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Le premier volet était dirigé par Danny Boyle, il est producteur exécutif dans celui-ci, ce second volet est dirigé par Juan carlos Fresnadillo, un réalisateur espagnol qui a déjà adapté sur grand écran une adaptation d'un des romans de Primo Levi (déportés juifs pendant la seconde guerre mondiale, d'ailleurs je vous conseille ces bouquins, durs, mais vraiment bien écrits.) Concernant les acteurs, on retrouve Robert Carlyle qui interprète Don, un acteur écossais, il a joué dans the full Monty, trainspotting, et dans bien d'autres films anglais mais aussi américains. La seconde protagoniste, Scarlet, est jouée par Rose Byrne, son visage n'est pas méconnu non plus, puisqu'elle est apparu dans Marie antoinette, sunshine, star wars épidose II entres autres. Quant aux deux enfants, ils sont joués respectivement par Mackintosh Muggleton, dans le rôle d'Andy et de Imogen Poots dans celui de Tammy. Je ne connaissais pas ces acteurs, mais en tout cas, ils ont de drôles de noms tous les deux !
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Le film commence dans la lignée du tout premier, nous suivons l'histoire d'un rescapé, Don, qui s'est réuni, lui et sa femme avec un groupe de rescapés dans une petite maison de campagne, éloignée. Quand un enfant vient frapper à la porte en hurlant, les rescapés lui ouvrent forcément leur porte et leur offre l'hospitalité, mais des centaines de contaminés ont suivi le jeune garçon et attaquent la maison qui tombe vite entre les mains des ennemis. Comme vous vous en doutez, très vite, les survivants deviendront contaminés mais Don arrive à s'enfuir, laissant sa femme derrière lui, en proie aux enragés. La musique commence, de plus en plus forte, les larmes montent déjà aux yeux quand on voit cet homme désespéré courir comme un dératé laissant son amour derrière lui, appeuré, poursuivi par des centaines de contaminés. Une image qui montre bien l'envergure du film, elle prend au tripes, au coeur. Ca commence bien.
La peur et l'angoisse est palpable tout au long du film par des procédés étonnants, il faut voir les scènes et avoir vu le film pour comprendre ce que je veux dire mais pour résumer, la peur est une angoisse qui se ressent, qui se sent, qui s'insinue lentement, et en même temps, dès lors que l'action est lançée, tout comme le virus, tout s'enchaine rapidement. Les images se succèdent, le rythme est effréné, c'est un tourbillon écrasant tout sur son passage. Contrairement aux films de zombie habituels, ici, on ne trouve pas (sauf quelques passages) la peur du dégout, mais c'est surtout l'angoisse de la folie qui nous prend. La rage des contaminés mais aussi la folie des hommes. Un des thèmes soulevés dans le film est très certainement la métaphore de l'instinct animal, destructeur de l'homme. Le fait qu'il se transforme en enragé n'est certainement pas anodin, et d'ailleurs, outres les contaminés, les humains sains, eux aussi, deviennent aussi, voire encore plus, destructeurs. La destruction est totale, la civilisation s'effondre (pour ceux qui ont vu le film, l'image du père est alors un excellent exemple).
Ce que j'ai remarqué comme message est peut être, en tout cas pour moi, celui de l'amérique, la grande Amérique qui vient au secours de l'Angleterre, franchement, ne serait-ce pas plutôt a l'union Européenne de venir reconstruire le pays, s'occuper de la civilisation anglaise pratiquement exterminée, plutôt que la tâche advienne aux Etats-unis. Je crois que le film montre (d'ailleurs il est réalisé par un espagnol, donc européen) la grande puissance des Etats-unis, son implication pratiquement obligatoire dans des affaires qui ne la concerne pas, son engagement dans des causes qui ne sont pas ces affaires, bref, la grande amérique, sa grande puissance, mais là encore, comme dans le premier volet où l'on remettait l'Angleterre à sa place en lui montrant que tous la laissait tomber, la laissait mourir, car étant une île, elle n'était pas forte si elle n'est pas entourée, de la même manière, on montre à quel point les Etats-unis peuvent se tromper, se croire si grand, si fort et en fait, causer la perte, non pas d'un pays, mais du monde. A l'échelle de leur "grandeur" en quelque sorte.
Enfin, j'aborderais la bande son, car c'est un thème important du film, la musique vient rendre un degrès supplémentaire d'émotion, d'action, d'angoisse, de folie dans le film. Elle est présente à chaque fois au bon moment et vient ponctuer le film. J'ai souvent eu les larmes aux yeux quand les images déjà fortes prenaient une dimension encore plus grande dès lors que la musique prenante, se faisait entendre. Elle accentue toutes les émotions du film, de la peur au désespoir. Tout comme le premier film, elle est efficace, et apporte une qualité fabuleuse au film. Toutes les musiques sont indispensables dans les films, mais ici, elle est vraiment bien utilisée pour prendre le spectateur aux tripes.
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Pour terminer, je trouve cette suite très efficace, comme dans le premier film, on retrouve des thèmes importants, des pieds de nez aux grandes puissances, une ironie certaine, et puis un tourbillon de galères, d'horreur. Contrairement au premier volet, ce film là est plus désespéré cependant. J'ai beaucoup aimé car malgré que ce ne soit pas le même réalisateur, et que ce soit la seconde partie d'une histoire déjà posée, le film est de qualité, il retrouve les éléments qui font de 28 jours/ 28 semaines plus tard un must, une signature qui n'a pas été perdue, comme j'en avais peur. C'est donc un très bon film, une très bonne suite que le réalisateur espagnol signe là, je ne suis pas déçue, j'ai vraiment jubilée tout au long du film, prise à la gorge par ce que je voyait à l'écran.
Je garde tout de même une préférence pour le premier, 28 jours plus tard, puisque c'est là que l'histoire se met en place, c'est là que l'on découvre le virus, et surtout cette image du protagoniste seul en plein Londres, ne comprenant rien de ce qui se passe, pourquoi il n'y a plus personnes dans les rues, pourquoi la ville est déserte, et même le pays, est une image incroyable qui restera une scène culte dans l'histoire du cinéma, j'en suis sûre.
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Si je dois noter le film, je lui met 5 étoiles, parce qu'il est vraiment excellent, et que c'était un pari certain que de faire une suite réussie après un chef d'oeuvre comme le premier volet, bravo à ce réalisateur qui n'a pas énormément d'expérience encore, et qui signe un très bon film, digne successeur de Boyle. Je ne sais pas s'il y aura un troisième film, je pense que ça n'est pas nécessaire, car celui ci se termine par une image efficace. Mais, peut être que j'aurais encore une fois une bonne surprise qui sait, mais seulement si les américains ne mettent pas les mains sur se chef d'oeuvre pour faire une suite sans métaphore, sans contenu, comme ils savent le faire si bien, parce que 28 jours et 28 semaines plus tard, ce n'est pas qu'un film de zombie, en fait, les zombies sont surtout un prétexte, une toile de fond pour exprimer des idées précises. Pour conclure, si ça n'est pas déjà fait, courrez le voir, sans oublier de visionner le premier volet avant, si ca n'est pas déjà fait ! Car croyez moi, c'est un grand moment de cinéma et d'émotion qui vous attend !
Bonne séance ..
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Merci pour vos lectures !
28.10.2007 22:20
la musique vient rendre un degrès supplémentaire d'émotion, d'action, d'angoisse=== ca c'est bien vrai, j'ai adoré la bande son, elle est bien trouvée!
25.10.2007 20:06
Ce n'est pas vraiment le style de film que j'aime regarder, mais tu en parles très bien. Les idées et ton ressenti que tu mets en évidence ne manquent absolument pas d'intérêt. Excellent avis donc !!!
14.10.2007 21:06
J'ai vu et adoré les 2 volets A +