Une Audi luxueuse ? Assurément...
08.01.2008
Avantages:
Ligne et design, agrément moteur, finition
Inconvénients:
Tarifs élitistes, « non urbaine » .
Recommandable:
Oui
 s_slivovica
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Membre depuis:01.01.1970
Avis:4
Cet avis a été évalué par 16 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Décembre, toute fin de mois réputé festif, à juste titre ! Les deux jours fériés proposés lors de la Trêve des Confiseurs étaient, en cette issue d'année 2007, les mardis 25 puis 1er de l'an nouveau...prometteur ? Demeurons optimistes car rien d'autre, en ces temps bien obscurs, ne saurait faire autrement tourner notre monde désormais entré de plein pied dans une dégénérescence avérée...
Didier s'était vu imposer ses congés à des dates forcées, par son gentil Président, débutant (ou terminant l'année ?) le 21 décembre au soir pour s'éterniser, selon ses dires, jusqu'à la douce matinée du 2 janvier ! Je ne jouissais pas du même traitement de faveur, n'ayant pu obtenir qu'au prix de la vente de mon âme, uniquement les ultimes heures du trop amer Lundi 24... Enfin, l'important n'étant pas là, mais bien ailleurs, à savoir les réjouissances organisées magiquement par Paul, le père de Didier, au coeur du domaine familial, perdu avec une grandeur authentique dans cette merveilleuse contrée sauvageonne qu'est la Sologne... Toujours soucieux de me faire plaisir, à sa manière certes, Didier avait rejoint sa famille dès le Dimanche, grâce à l'exactitude d'un train proposé par l'incontournable SNCF, au départ effectif et réel de l'avant-gardiste gare Montparnasse. Bougon et abandonné en cette triste soirée, je passais mon Lundi à clore la majorité des dossiers de cette minable année (triste mois de Mai non ?)...lorsqu'une lueur éclaira mon visage avant d'illuminer mon regard...un simple appel suffit ?
14h00 précises, une douce voix masculine reconnaissable d'entre mille, proposa de m'emmener sans délai, de Bercy à Suresnes, en marquant une pause gastronomique sur les rives d'Issy les Moulineaux. Didier, raffiné comme à son habitude, coquettement vêtu d'un complet gris anthracite sur une chemise transalpine blanche ouverte au col, grillait posément une de ses fameuses Dunhill, à l'intérieur de l'immense hall d'accueil, sans risquer d'être férocement verbalisé par les molosses de l'Empereur, continuellement aptes à surgir vicieusement !
Sourire enjôleur comme à l'accoutumé, il me fit miroiter un seyant boîtier de télécommande automobile...supportant les quatre anneaux chromés légendairement associés à AUDI. Découverte et invitation :
Stationnée à quelques dizaines de mètres de l'édifice contemporain abritant mon bureau, une magnifique A6 à la somptueuse robe noire se proposait sans nul doute, un transport de choix dans Paris Intra Muros puis sa proche banlieue chic et enfin vers la province, avec civilité et raffinement. Sans délayer plus que de raison le propos relatif à une simple bagnole (pour certains malcomprenants et d'autres, plus stupides qu'un mammifère marin aimant la prélasse, affalé sur la banquise ensoleillée !), il s'agissait donc de l'Audi A6 de Paul, dans une proposition typée berline (quatre portes et malle séparée), en finition Ambition Luxe, propulsée par le mélodieux V6 3.2 FSI, associé ici à une boîte automatique (Tiptronic), à transmission intégrale.
Précédemment à cette automobile luxueuse, Paul circulait à bord d'une BMW 530i....c'est avec un amusement certain que notre double passage d'Audi à BMW avait été souligné par Didier ! Cette A6 millésime 2005 (début d'année) lui avait été cordialement proposée contre la remise d'un copieux chèque de 30.000 euros ; elle n'affichait qu'un faible kilométrage réel au moment du choix, 19.000 kms…une affaire en soit ! Bref, les lignes classiques et séduisantes de l'Audi A6 semblent en adéquation avec l'idéologie généraliste de ce constructeur, dans sa proposition dite intermédiaire, placée en toute logique au sein du catalogue d'Ingolstadt, entre la petite familiale A4 et la sénatoriale A8 ! Pour autant, connaissant plutôt bien la marque, je lui préfère le design plus aérodynamique de la version Avant... Ici, la berline aux formes épurées n'est pas agressive, à l'opposé des dernières séries 5 munichoises ; elle se dévoile sous ses allures distinguées. La recherche du style sélectif des Mercedes Classe E voire S est réellement apparente, donc significative !
Malgré cela, les distinctions spécifiques et sensiblement sportives sautent aux yeux de l'amateur (trop rarement chez l'amatrice ?), qui sans délai différencie la génétique S Line et ses signes extérieurs d'un caractère bien affirmé ! Les magnifiques jantes de 17 pouces en alliage léger, à huit bâtons doublés s'ouvrant vers le pneumatique (ici des Continental Sport Contact2 en 225 par 50), les fines ceintures de chromes omniprésentes, le single frame désormais bestial, les optiques avant regroupant phares (Xénon) et clignotants de type cristal et effleurant quasiment la chaussée : cet imposant spoiler intégrant parfaitement deux projecteurs anti brouillard ! Le dessin arrière n'est pas en reste, mais révèle sa distinction par ce raffinement habituellement remarqué dans les faubourgs de Stuttgart, assaisonnant avec brio et finesse les sportivité et simplicité d'utilisation au quotidien. Seules les deux sorties latérales en inox, dédiées aux échappements, trahissent l'impulsivité du coeur de la Belle ! D'une simple et succincte pression sur la télécommande, Didier déverrouilla l'accès à cette A6 puis m'invita à prendre place, en ma qualité de passager privilégié. L'ambiance est particulièrement cossue...plus si affinités...et nos affinités sont logiquement ressenties, pour y être mieux appréciées !
Outre les tons harmonieusement mariés, - à savoir le coloris sable clair teintant le cuir pleine fleur habillant l'intégralité de la sellerie de l'habitacle, - à savoir les sièges avant, banquette arrière, contreforts des portières sans oublier volant, levier, pommeau et soufflet de la commande de transmission, tous recouverts d'une peau plus fine, - à savoir les habillages et artifices satellites du tableau de bord et des montants latéraux, proposés tout ou en partie d'un alcantara si subtil,
ce sont les différents choix des autres matériaux moins huppés qui surprennent sans toutefois détonner ! Les plastiques moussés sont fabuleux, granuleux au toucher et agréable à l'oeil ; les applications en ronce de noyer parfaitement adaptés à l'ambiance et aux ambitions luxueuses ! Mes seules reproches iront droit au but, à savoir les ouïes d'aération et la console centrale de sélection (climatisation, GPS, HiFi etc...) qui sont réellement proposées dans un style lugubre voire morbide ? J'exagère...en effet ! Un regret pareillement au sujet du stylisme central du volant (multi fonctions) où le rappel du single frame frontal est abusif, donnant à l'ensemble des airs de toc en opposition avec la proposition de cuir intégral.
Inutile d'enfoncer le clou à propos de l'ajustement des éléments structurels de la partie dédiée au conducteur et son co-pilote : c'est bien une Audi, c'est bien une A6 et c'est bien une Ambition Luxe ! NDR : c'est aussi bien la somme 56.180 euros (hors options) qu'il fallait débourser lors de sa première commercialisation !
Paul ne fume rien d'autre qu'un excellent cubain, quand l'occasion le fait larron, mais en aucun cas dans ses successives automobiles...toujours entretenues à la perfection, sans l'apparenter à un dangereux maniaque ! L'accueil, malgré la frisquette météo de saison, est réellement chaleureux. On se sent immédiatement à son aise, prêt ou non à voyager sur un trajet de plusieurs centaines de kilomètres. L'espace dédié aux jambes ainsi qu'aux coudes est vaste, mais n'est proposé qu'aux occupants frontaux. Le traitement de faveur est bien moindre pour les passager arrières, la banquette néanmoins accueillante ne prodiguera qu'un confort honnête pour deux adultes à la taille n'excédant pas le mètre soixante dix. Didier ayant mémorisé sa position de conduite, il me proposa une ballade sur les quais de Seine, à destination de « L'Ile », établissement agréable au Printemps, aux mets précieux et vins variés, flânerie que j'acceptai volontiers !
Technique, performances et budget : Sans m'étendre trop longuement, ni toutefois vous lister désagréablement de nombreux éléments et informations soûlantes, je vais éclairer quelques lanternes nécessiteuses et dès lors vous vanter sans forcer l'argumentation, les vertus de cette émérite A6. D'abord pour le gabarit de cette berline qui n'est pas une citadine, tout comme sa cousine la VW Passat dans un tout autre genre (et tarif), laquelle approche les cinq mètres (4m92) en longueur et deux autres bien tassés en sa largeur (1m85 hors rétroviseurs). A la pesée, le constat est éloquent...1 816 kg à vide ! Oups ! La faute à quoi ? Ici le choix du groupe moto propulseur (V6, boîte automatique et transmission intégrale) associé à une finition classieuse. Un ensemble convenable d'occupants et leurs bagages, sans oublier les quelques 70 kg de carburant fait aisément franchir la fatidique barrière psychologique des deux tonnes, la rallonge de 10% étant de mise !
Admettons-le, c'est le fâcheux lot de cette catégorie, toutes marques confondues ! Dès lors, il semble bien inacceptable, à l'amateur averti, de percevoir un tel engin propulsé par un désolant quatre cylindres atmosphérique à l'essoufflement variable ! Une architecture en V (à 90° d'ouverture) pour ce moteur en aluminium comptant six cylindres, cubant dès lors à 3.123 cc (3litres2) et alimenté par un très moderne système d'injection directe de carburant (F.S.I pour le SP95), géré par un armada de soupapes (24) et d'électronique estampillée BOSCH, à coup sûr !
La puissance est donc au rendez-vous promis par les ingénieurs employés par Audi, à savoir 255 ch à 6.500 trs/mn et un couple efficace dès 3.200 trs/mn, proposant près de 34 mkg ! Elle est parfaitement relayée à l'ensemble par l'entremise d'une boîte automatique (pas automatisée, nuance) à six rapports, appelée Tiptronic, variant allégrement différents modes étalonnés et une fonction séquentielle de base, plus ou moins joueuse. La puissance fiscale est réglementairement établie à 18 CV, les rejets de CO2 sont mesurés à 259 g/km. Quattro...sans commentaire ! Seul le X Drive de B.M.W. semble s'en approcher….
Associé à un freinage performant et endurant, ainsi qu'à l'E.S.P. et les aides à la conduite, cette A6 file sur des rails, à une vitesse proche de celle du TGV (ligne Paris Bordeaux uniquement !) Annoncée à 250 kms/h seulement (...), la vitesse maximale de cette berline est bridée électroniquement...et réservée à l'usage exclusif du circuit ! Mais si !!! Ce fameux circuit dont on vous parle depuis des lustres....l'autoroute A5 menant à Sens, dans l'Yonne !
Plus sérieusement, ni Didier, ni Paul, ni moi n'avons à ce jour bloqué le compteur à 270 ! Cette A6 en semble évidemment capable, mais au prix de risques sans doute inconsidérés et d'une consommation aberrante ! Donc, nous avons mis un point d'honneur à respecter les limitations en vigueur, mais pour autant et par convenances personnelles dans plusieurs manœuvres de dépassements autoroutiers, la jolie aiguille du tachymètre s'en est allée taquiner volontiers les 180, sur un long filet de gaz ! Les reprises à mi-régime (dès 3.000 trs/mn) sont réellement époustouflantes, même en Drive. Le mode Sport et l'exercice de passage séquentiel (volant ou levier à main droite) sont enivrants par le court temps de réponse, accélérateur enfoncé profondément ! Le choix du mode Sport étant sensé permettre au lourd ensemble d'accélérer de 0 à 100 kms/h en moins de 7 secondes. La sonorité du V6, sans être envahissante, est très métallique et m'a particulièrement enchanté. Au niveau des sorties d'échappement, c'est davantage dans les tonalités graves avant de franchement monter dans les aigus eurythmiques, au diapason du régime moteur !
Roulez très vite n'est pas une performance honorable car sans maîtrise, la puissance n'est rien ! La monte pneumatique est logique, performante tout comme le freinage et la tenue de cap, quelque soient les conditions atmosphériques, mais il en est autrement pour le revêtement routier ! Cette A6 est ferme, très ferme et c'est au détriment du confort, surtout à l'arrière, dès que les imperfections du bitume sont trop sensibles (mais que font les services de la D.D.E ?) La consommation urbaine est le point négatif de ce véhicule, l'ordinateur de bord informe en temps réel de l'appétit gargantuesque du V6, qui aspire goulûment 16 litres aux 100 kms, malgré un étagement parfait des premiers rapports de la boîte Tiptronic. Sur autoroute, en cruisant à 130/140 à l'aide du régulateur de vitesse, la barre des 9 litres n'est pas franchie. En moyenne générale sur l'aller-retour réalisé en ce Lundi, soit environ 400 kms, ce sont 11.5 litres de SP95 qui ont été brûlés via les chambres de combustion. Un premier calcul simplifié précise un coût global de 16 euros par tranche de 100 kms. Un second plus alambiqué fixe une autonomie maximale à 700 kms, mais plus réaliste en utilisation mixte, entre 500 et 600 kms avant le passage en réserve.
Pour assombrir ce tableau, il faut savoir que la cotisation d'assurance est élevée (900 euros avec 50% de bonus, pour Paul, 62 ans, habitant le Loir et Cher) et les factures d'entretien courant en harmonie avec les tarifs élitistes des automobiles Audi. Une autre idée du luxe ? Sans aucun doute…mais la fiabilité de ce modèle en particulier ne semble souffrir d'aucune anicroche majeure.
Passagers et conducteur : Sans vouloir paraître insistant, les passagers arrière ne bénéficient pas du même traitement de faveur que celui réservé au conducteur et son co-pilote, à défaut d'user sans abuser des fonctions du G.P.S. embarqué. Relativisons néanmoins, lorsque vous voyagez à bord d'une Audi A6, proposée dans une finition sans défaut, vous ne trouvez que peu de reproches à l'adresse du confort ou de l'ambiance sensiblement feutrée. Malgré une assise des plus basses, plusieurs heures de roulage ne vous rebuteront pas. Zones de climatisations dédiées, espace correct aux jambes et accoudoir central d'une grande souplesse s'accordent finement avec la ductilité du cuir et la grande qualité du système audio installé (référencé Bose).
A l'avant, les commandes diverses et variées (à l'excès ?) sont orientées vers le conducteur, lesquelles semblent placées naturellement. Le passager bénéficie royalement d'un espace vital très conséquent, mais ne peut participer qu'à d'infimes tâches liées aux promenades. La vision périphérique est bonne, mais n'atteint pas l'excellence, tronquée par ces épais montants de carrosserie renforcée. Les réglages du siège sont multiples, électriques, prodiguant un maintien parfait associé à une douceur tactile incomparable. Pour autant, le conducteur ne pourrait s'improviser pilote à l'occasion, une fâcheuse conséquence compliquerait inévitablement la stabilité des accompagnants, rapidement secoués de tribord à bâbord !
La sécurité active (et passive) fait partie intégrante de l'image de marque Audi, les airbags sont multiples, les protections latérales engendrant une cellule de protection parfaite, complétée par une architecture à déformation contrôlée en cas de choc violent, frontal ou par collision arrière. Sans se laisser distraire par les nombreux accessoires que sont le G.P.S (à molette centrale), l'autoradio (et son changeur 6 CD), la climatisation, les fonctions satellites au volant, les innombrables commodos et boutons tactiles, l'occupant privilégié qu'est le conducteur de l'A6 prendra du plaisir à conduire cette Audi de caractère.
Le tableau de bord est d'une grande lisibilité, distillant avec parcimonie les informations strictement utiles et nécessaires à la conduite, tranquille ou sportive. La double casquette moussée enveloppe compte-tours, tachymètre et autre écran LCD de l'ordinateur de bord, puis en décalage léger, le somptueux G.P.S. à la surface colorisée. Au volant :
Après m'être laissé guider sur les rives d'Issy, et avoir dégusté un mets savoureux, légèrement arrosé, Didier me tendit le boîtier afin de prendre place au niveau du volant. Rapidement, je sélectionne la mémorisation enregistrée par Paul, nos gabarits étant similaires. Hauteur et profondeur du volant ajustées au millimètre près, les miroirs des rétroviseurs sont réglés dans la foulée, dans un souci de sécurité. Introduction de l'extravagante clé dans l'orifice adéquat, pression insistante sur le bouton poussoir Start et doux frémissement métallique. Les manœuvres de stationnement me sont apparues compliquées, en raison de la médiocrité de la rétrovision intérieure d'une part, mais surtout l'handicap notable de la largeur des pneus, accentué par un rayon de braquage trop important. L'assistance de direction est un atout, mais le gabarit et les défauts cités rendent l'A6 aussi peu maniable qu'un gros fourgon !
Une fois extraite du parking, j'ai admiré la réelle facilité de conduite dispensée par cette précision du train avant, associée à l'onctuosité indéniable de la boîte Tiptronic. En Drive, c'est un pur bonheur d'oublier l'embrayage et de ne se focaliser que sur la vitesse et le flux de circulation. (Il en est de même au guidon de mon T Max !) L'embrayage automatisé est efficace, les passages de rapports successifs (six au total) sont quasiment insoupçonnables. Le frein moteur parfaitement géré même si le caractère du V6 n'est pas contraignant. Une certaine accoutumance est toutefois obligatoire à propos de la gestion sensitive du freinage, les réactions sont instantanées et parfois brutales. Il faut savoir doser !
En milieu urbain, au-delà de 40 kms/h, l'A6 se place facilement dans la circulation, mais il faut prendre conscience des dimensions extérieures. Le couple du V6 est omniprésent et la cavalerie ne demande qu'à débouler, suffisante à conférer une belle agilité et du tonus au mastodonte accusant près de deux tonnes. En à peine quinze minutes, nous étions à Suresnes…et fort heureusement, les places étaient libres devant la résidence.
Quelques effets à récupérer, puis les nombreux cadeaux…ce qui a permis de jauger le volume utile de la malle arrière (546 litres) et de caser valises et paquets en un clin d'œil ! Il en serait sans doute bien différent pour un périple d'une semaine, dans les Alpes ou ailleurs, entre amis et adultes…consentants ; ce qui ferait pencher la balance du choix en faveur de la carrosserie Avant. La poursuite du voyage fut bien agréable, malgré une météo capricieuse, reliant sans détour nos Hauts de Seine aux cottages jouxtant Fontaines en Sologne.
A peine 200 kms parcourus en deux petites heures arrêt inclus, bien que pluvieux, démontrant par la suite l'efficacité du désembuage (climatisé) et des essuie-glaces. L'A6 est fort à son aise sur le ruban autoroutier, un parfait billard pour conduire sereinement entre 100 et 150 kms/h. Le châssis axé sur le dynamisme, l'électronique bienveillant et le Quattro procurent un sentiment de sécurité d'une part, mais permettent de maintenir un cap sûr dans l'exercice d'une évolution à grande vitesse dans les courbes rapides se prêtant au jeu.
Le filtrage des nuisances sonores, provenant des conflits aérodynamiques et du ronronnement mécanique, approche là encore la perfection, amplifié qu'il est par la présence optionnelle du double vitrage. Seuls d'imperceptibles sifflements (rétroviseurs extérieurs et balais d'essuie-glace) pourraient être distingués au-delà des 150 kms/h, si d'aventure l'environnement musical n'était pas du voyage. Les différentes sélections de modes de transmission sont enfantines à utiliser, à l'arrêt complet évidemment. Un simple bouton déverrouillant le levier. La marche arrière, R. Le point mort, N. La stationnement, P. Le mode S (Sport) proposant des montées en régime plus rageuses, révélant enfin le caractère fougueux de cette A6 ; la fonction Séquentielle de s'amuser quelques temps, à main droite au niveau de la commande centrale ou au volant. Mais au quotidien et dans un souci de tranquillité absolue, le mode D (Drive) m'a paru…suffisant.
Finalement….
Accueillis fraternellement par Paul et toute sa grande famille, c'est avec un soupçon de regrets que Didier et moi avons restitué le beau jouet, sans l'avoir abîmé ! Notre séjour s'est ensuite déroulé de la plus parfaite des manières, illuminé par la féerie de Noël, ses décorations chatoyantes, ses ripailles étourdissantes et surtout, la contemplation de la joie manifestée par les joyeux garnements, nièces et neveux de Didier, au réveil bien trop matinal à notre goût ! Pour conclure ce nouveau volet automobile, l'Audi A6 dans sa livrée Ambition Luxe, V6 3.2 FSI (modèle 2005) sans être exempte de tout reproche, est une excellente berline à usage familiale. Malgré l'absence d'une suralimentation (compresseur et/ou turbo), l'agrément moteur est réellement appréciable, sublimé par une boîte Tiptronic irréprochable à mon humble avis. La qualité de fabrication, le choix des matériaux et le confort proposé atteignent les standards un temps établis par Mercedes.
J'ai regretté toutefois la grande fermeté des suspensions (au profit du dynamisme, au détriment du confort) ainsi que le caractère très pataud en ville, dû au gabarit, au surpoids évident, au manque cruel de rétrovision adjoint au triste diamètre de manoeuvrabilité. Enfin, il faut savoir raison garder financièrement parlant : le budget de départ est des plus conséquents, mais c'est ensuite et au fil des mois que les précieux billets de 200 euros quittent irrémédiablement votre portefeuille, à destination des pétroliers (et de l'Etat), de votre mielleux courtier en assurances (aussi pour l'Etat) et votre concessionnaire favori (bis repetita pour les caisses percées de l'Etat !)
Dejan
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18.03.2008 02:35
Préfère ma Polo...... X/ PFFF trop magnifique cette Audi A6 et ce toutes générations confondues.
19.01.2008 16:28
C'est de la belle voiture ça !
11.01.2008 00:26
TB avis . Il est clair que faire partie du club des anneaux ( Audi ) se mérite à un cout certain voire prohibitif !!!!