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Alias, Saison 1 (DVD)

Evaluation générale (77): Evaluation totale Alias, Saison 1 (DVD)

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Sydney enclenche la 3ème. On y est jusqu'au cou !

5  31.08.2003 (16.06.2004)

Avantages:
C'est ce que j'ai pu voir de mieux cette année sur un écran .  Ciné compris .

Inconvénients:
On peut avoir le malheur de passer à côté à cause de certains préjugés .

Recommandable: Oui 

darksoul24

Plus à mon sujet: Elle est compliquée la vie qd même hein... m'en fous, je kiff ! en général...

Membre depuis:06.07.2002

Avis:49

Lecteurs satisfaits:114

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Cet avis a été évalué par 45 membres de Ciao en moyenne: très intéressant

Non Thrall, je ne parle pas de la rentrée des classes. Après Strip il y a maintenant 5 mois, je vous propose cette fois de découvrir ou de redécouvrir une autre série, d’un tout autre genre (et d’une toute autre qualité), « ALIAS ». Ayant pu profiter de la 2nde saison en intégrale sur Téva, je me sentais un peu obligé de vous en parler. Pourtant je vous garantis, ce n’est pas chose facile. Je ne sais même plus depuis combien de mois j’essai de me lancer dans cet avis. Faut dire que c’est vraiment THE avis que je ne veux pas faire à moitié. Mais voyant se rapprocher de plus en plus la diffusion de cette nouvelle saison devant le grand public (le mercredi 3 septembre à 20h45 sur M6), j’ai finalement réussi à m’y mettre. Mais avant d’y aller je vous préviens quand même que ça risque d’être un peu long, donc si vous n’en avez pas le courage, lisez-le en plusieurs fois. Comme certains le faisaient déjà ^_^. Ou alors parcourez seulement les parties qui vous intéressent, je ne vous en voudrais pas. Mais faudra pas dire ensuite que vous n’êtes pas encore convaincu… ^_^
Bon, commençons par le commencement car sinon, impossible de s’y retrouver.


« Rapide » présentation :

Il s’agit d’une série mêlant de nombreux genres. On y retrouve un aspect sentimental non négligeable, beaucoup d’action, du suspense, le tout dans une ambiance d’espionnage des plus réussie. Alias kézako ? Le terme alias symbolise les nombreux visages que prend notre espionne de choc et héroïne principale : Sydney Bristow. Cette dernière est une jeune fille brune, grande, intelligente, simple mais non moins jolie. Elle était dans un 1er temps étudiante en alternance avec son boulot d’assistante dans une banque pas très éloignée. Ça, c’est ce qu’elle disait à ses amis, mais la vérité diffère légèrement. En effet lorsqu’elle entre dans sa banque elle devient non pas une simple employée mais une espionne pour le gouvernement ! Le décalage entre sa vie normale et celle-ci n’est pas une originalité mais est extrêmement bien retranscrit. Elle traverse alors le monde, exécute ses missions et revient chez ses amis en quelques heures comme si de rien n’était. Toute la 1ère saison est basé en grande partie sur ses difficultés à toujours mentir. De plus, très vite elle comprend que l’organisation secrète pour laquelle elle travaille, le SD-6, n’est en réalité pas une division de la CIA comme elle le croyait. Elle n’a rien en commun avec le gouvernement, pire, c’est une organisation de mercenaires donc le seul but est l’argent ! Alors que la plupart de ceux qui y travaillent pensent servir leur pays, ont les exploite. Rapidement donc Sydney décide de contre-attaquer et se retrouve agent double infiltré dans le SD-6 au service de la CIA.

Là déjà, ça commence à se compliquer ? Et encore, ceux qui connaissent auront déjà remarqué que j’ai zapper de nombreux points. C’est juste pour vous remettre dans le bain (je ne parle pas du coup du fiancé). Elle découvrira ensuite que son père, qu’elle n’ai jamais vraiment connu, n’a pas non plus un travail ordinaire. Il est également au SD-6 et c’est également un agent double de la CIA ! Ils vont donc enfin commencer à se connaître, s’apprécier avec le temps de part leur rapprochement. Ajoutez à cela Will Tippin, journaliste fouineur (qui va le regretter), et Francine Calfo, les 2 meilleurs amis de Sydney et voici à peu près les seules connaissances qu’elle fréquente. Depuis qu’elle est agent double, elle est également en contact régulier avec la CIA par un seul intermédiaire, l’agent Michael Vaughn.

Le déroulement de la série pourrait se limiter à quelques mots : Sydney reçoit son ordre de mission du SD-6 comme retrouver quelqu’un dans un pays et lui prendre des données précieuses. Elle voit alors Vaughn qui lui donne sa contre mission. Au début, la CIA veut simplement avoir les données elle aussi, sans que le SD-6 ne le sache. Cependant c’est juste les bases là. En général ça tournera bien différemment et se compliquera très rapidement. Et surtout très important, tout est lié. Ce n’est pas un enchaînement de missions indépendantes les unes des autres. Il y a un réel objectif derrière tout ça (ceci est plus présent encore avec la 2ème saison). Sur ce point, la série qui aurait pu se contenter de rester orienter action-espionnage-suspens-émotionnel, prend en plus une dimension science-fiction. Une ancienne et mystérieuse prophétie d’un certain Rambaldi, architecte du XVe siècle, prédit de nombreux évènements à l’instar de Nostradamus. Mais en plus de cela, se fut, un génie qui avait imaginé une invention grandiose, unique en son genre, mais encore mystérieuse. Aujourd’hui de nombreux hommes de l’ombre, cherchent à retrouver sa trace, les différentes parties qui la compose.

La saison 1 présentait déjà cet élément, avec une implication directe et imprévue de Sydney Bristow, notre héroïne. Dans la saison 2 il y a pas mal de révélations mais elles restent toujours exposées à petites doses. On ne plongera donc pas dans une omniprésence de l’aspect science-fiction qui aurait changé le style de la série, comme certains l’ont sûrement craint (lisez la suite avant de réagir). C’est un point indispensable mais le suspens et l’espionnage tiennent toujours la même place. Juste ce qu’il faut pour plaire à ceux qui ne veulent que du réaliste mais également à ceux que le fantastique intéresse plus. Un public très large peut donc apprécier entièrement cette grande série. C’est très fort de la part des scénaristes d’avoir réussi à conserver cet équilibre des genres pour proposer finalement un tout qui tient admirablement debout.

Le Style Alias à la loupe :

Mais je me rends compte que je ne vous ai pas encore expliqué clairement sur quoi se base cette diversité. Le côté espionnage tout d’abord n’est bien-sûr pas nouveau mais Alias réussi le coup de force de renouveler et de dynamiser le genre. On a évidemment quelques gadgets à l’instar d’un James Bond, mais leur approche est plus sérieuse (je ne parle pas déjà de Marshall pour ceux qui connaissent). Pas de répliques chocs, pas de superbes voitures, etc. Attention cela reste très intense, juste moins surréaliste, plus humain (même s’il se passe de ces trucs parfois…). Et puis l’idée qui est merveilleusement présentée est le principe d’agent double (voire triple !). Sydney, agent de la CIA infiltrée dans le SD-6 principalement. Cela implique un climat de suspicion et de mensonges permanent très bien rendu. Et dans l’autre sens, c’est à dire vu du camp ennemi c’est encore plus fort. L’intrigue qui cette fois, se propage jusqu’au téléspectateur amène une ambiance lourde et prenante. On connaît les principaux ennemis, mais que pensent-ils ? Ont-ils des doutes ? Quels sont leur réels projets ? La présentation est très intelligente. Le spectateur se prend obligatoirement au jeu. Et sur ce point la mère de Sydney (Irina Derevko) a un rôle énorme. Car pour qui a suivi la fin de 1ère saison, on sait maintenant qu’elle est vivante. Et je vous assure que c’est d’une importance capitale. Rendez-vous compte : votre mère que vous n’avez presque pas connu, resurgit de l’ombre, et ce, pour vous faire face. Elle était agent du KGB, n’avait formé un couple et fait un enfant que pour les besoins à long terme de sa mission (infiltrer la CIA par Jack Bristow). Finalement la revoici et dès les 2 premières minutes de cette saison, elle tire à bout portant sur sa fille ligotée. Il y a de quoi être déboussolé quand même. Et pourtant, ce n’est que le début. Sans vous en révéler plus, il s’en suivra une relation mère/fille d’une intensité et d’une complexité rare. En effet, même si pour le moment vous ne pouvez le voir de cet angle, Sydney et nous tous seront face à une perpétuelle interrogation : A-t-elle pu changer ? Est-elle encore une ennemie ? Peut-elle, malgré tout, être une vraie mère ? Y-a-t-il de l’amour ? Cette relation d’une qualité énorme pourrait porter la série à elle-seule (mais il y a bien d’autres

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Un poster sur la saison 3.
choses). Ça rappellerait un peu le rapport qu’entretenaient Jodie Foster et Anthony Hoppkins en Hannibal Lecter. Irina Derevko n’est pas cannibale et il n’y a pas vraiment de climat de peur non plus, mais l’esprit est parfois similaire. Sauf que la force que tout cela dégage est plus grande encore (c’est dire). En y ajoutant en plus l’aspect très intime de mère à fille, d’autant plus particulier dans ces circonstances, c’est monumental.

Pour ce qui est de l’action proprement dite, du tout bon également. Une très grande diversité de lieux, des situations originales au possible, en contradiction avec les objectifs très précis et sur le papier assez similaires. Cela permet d’une part de découvrir des images magnifiques, des décors et paysages que l’on ne retrouverait qu’en faisant réellement le tour du monde, minutieusement. En résulte des ambiances fortes qui nous font voyager à tout instant. Quand on pense qu’il s’agit d’uns série et non d’un blockbuster du grand écran, chapeau. Surtout que parfois on se dit qu’on a à peu près fait le tour des cultures existantes, mais non, on est toujours surpris une fois de plus. Et d’autre part bien-sûr, l’action n’en est que plus belle. Avec des scènes chocs très tape à l’œil mais malgré tout, plutôt réalistes. C’est parfois un peu exagéré c’est vrai, voire même beaucoup, mais l’ambiance générale très humaine prend le dessus. On est quand même à cent lieux du n’importe quoi d’un James Bond ou d’un Charlie’s Angels. Incomparable.

Il y a bien-sûr des combats, mais ce n’est pas l’élément majeur. Des face à face ou des échanges de coups de feu, cela ne dure jamais une éternité. Rien de surjoué, du dynamisme, mais dans le même esprit que le reste, proche d’une certaine réalité. Les combats au corps à corps particulièrement, sont très sympas et mouvementés. Volontairement filmés de manière saccadée et avec des gros plans troublants, pratiqués sur des zones bizarres, cette réalisation inédite renforce la dureté et la sensibilité de l’action. Notez finalement que l’ensemble des cascades a rarement nécessité des doublures. Encore un point qui rajoute peut-être à la dureté et au réalisme des scènes.

La réalisation justement est toujours très bien pensée. Les changements de rythmes renforcent chaque détail. Les passages plus posés réussissent toujours à nous toucher, de part des émotions très bien retranscrites. On a l’impression que la moindre évolution a des répercutions morales énormes. Très fort. Et quand on se lance ensuite dans l’action où tout va très vite, avec de la musique très « speed »,on est vraiment prêt à vivre soit-même le truc. De plus, la façon d’aborder le scénario de chaque épisode est souvent nouvelle. Entre flash-back périodiques, fin d’épisode presque dévoilée au début avant de revenir aux prémices, montée de l’intensité crescendo,…
Tout ceci permet d’éviter la monotonie et la répétitivité. Il y a bien-sûr quelques temps morts moins prenant, mais cela ne dure jamais plus d’un épisode. Ensuite avec les « batteries » bien rechargées, on est fin prêt pour découvrir le prochain grand moment. Tout ceci s’explique facilement par le grand nombre de réalisateurs. En effet, ils sont plusieurs à s’être répartis différents épisodes (Guy Norman Bee, Craig Zisk, Roberto Orci,…). Les 3 premiers de cette saison par exemple, ont 3 réalisateurs différents. Cela vaut également au niveau des scénarios. Il y a plusieurs scénaristes (Jesse Alexander, Jef Pinkner,…) et donc une foison d’idées. On sent très bien le travail de groupe car le tout est parfaitement homogène, contrairement à ce qu’on pourrait craindre. D’ailleurs quand on a toutes les cartes en main, à la fin de la saison 2, on s’en rend encore mieux compte. Ce qui aurait pu être un mal est donc un vrai bénéfice, comme je viens de vous l’expliquer.

Que de personnages charismatiques….

Attaquons nous maintenant aux personnages principaux de cette série, qui apportent une pierre importante au monument. Commençons évidemment par cette chère Sydney Bristow interprétée par Jennifer Garner. Ahlala, que de chose à dire. Donc si toi public (qui a dit Franck Dubosck ?), si tu as tout lu et que tu es encore là, déjà, merci beaucoup. Vous pouvez faire une petite pause, prendre un bon casse-croûte, un petit rafraîchissement et on va repartir. Prêt ? Partez. Jennifer Garner donc, est une des nouvelles étoiles montantes du moment. Après avoir eu de petits rôles dans plusieurs séries ou également le film Pearl Harbor, la voici qui s’appropriait ce rôle vedette d’Alias. Ensuite, tout s’enchaîne : Golden Globe de la meilleur actrice dans une série dramatique (entre autres prix), des rôles de plus en plus importants au cinéma dans des films comme « Catch me if you can » et « Daredevil » où elle incarne la belle Elektra (dont elle reprendra vraisemblablement le rôle dans le film où ce sera la vedette). Tout le monde la veut et tout ce que je peux ajouter à cela, c’est que : C’est normal ! Elle est superbe de naturel. Une actrice à la fois forte et très bien entraînée physiquement, mais qui a également une capacité à interpréter n’importe quel rôle qui est indéniable. Il n’y a qu’à voir comment elle se joue des différentes apparences de Sydney Bristow. Elle est vraiment capable de tout. Et émotionnellement c’est très fort. Elle peut nous mettre les larmes aux yeux en un rien de temps. Phénoménale.
Le personnage de Sydney est à la fois celui d’une femme forte, intelligente et belle mais montre aussi une grande sensibilité quand elle craque, une faiblesse qu’elle essai en vain de dominer. Un vrai grand 1er rôle, charismatique, émouvant et tout ce qu’il faut pour sortir du moule de simple héroïne comme on en voit tout le temps. Et ce n’est pas la trop grande aisance qu’on lui donne dans tous les domaines comme la linguistique, la maîtrise de toutes les technologies, les arts martiaux,.. qui la rendent trop nickel-propre sur elle et fade. Pas du tout. D’ailleurs vous en apprendrez beaucoup sur toutes ces capacités, d’où elles viennent. Idem pour les coïncidences qui paraissaient être une solution de facilité jusque là (par exemple le fait qu’elle soit agent double, comme son père).

Il ne faut pas voir non plus en elle l’héroïne pour ados, qui avait les cheveux rouges au début de la 1ère saison et qui cette fois revient avec sa perruque bleue. Ça c’est ce qu’on s’imagine si on n’essaye pas de creuser un peu. J’étais comme ça quand j’ai découvert la toute 1ère bande-annonce de cette série, donc vous voyez, on est loin des programmes comme Buffy, Charmed ou autre Smallville. Les adultes tiennent enfin une nouvelle série aussi pour eux (même si les plus jeunes adorent également).

Sydney est incontestablement la vedette mais ce qui fait la force de cette série est aussi le charisme de tous les autres personnages. Il y a bien-sûr Michael Vaughn, l’agent de liaison de Sydney mais qui est aussi bien plus. En effet, c’est longtemps la seule personne à qui elle a pu se confier, devant mentir à ses amis. Il en a suivit une grande complicité. Je ne vous en dis pas plus. Sachez seulement que leur relation n’est pas un jeu à la Mulder et Scully. C’est, ….bip bip BIP, je m’arrête.
L’acteur en lui-même, Michael Vartan était pour moi une découverte. Certaines d’entre vous, voire toutes, devraient le trouver craquant. Ce neveu de Sylvie Vartan (si si) avait d’abord débuté dans le cinéma français, il a même été nominé au césar de la révélation masculine de l’année. Personnellement je n’en savais rien. Il a ensuite décidé de vivre aux USA d’où des apparitions dans des séries comme Ally Mc Beal et Friends. On pouvait ainsi se poser la question de savoir si c’était sa voix en VF, et bien non. C’est un certain Eric Legrand qui s’en est chargé. Il semble donc désormais plus que bien implanté dans son nouveau pays. Suffisamment déjà pour avoir une relation sérieuse avec …Jennifer Garner ! Et oui, c’est vrai. Après le divorce de Jennifer il y a quelques mois, voici que ces deux là sont ensemble. Comme beaucoup l’attendait…


Ensuite il y a le père de Sydney, Jack Bristow. Sûrement le personnage le plus secret (chez les « gentils »), des éléments de son passé restant très mystérieux. Il essai toujours de prendre soin de Sydney, de lui montrer son amour de père, souvent maladroitement. Il est aussi agent double et entretient même une certaine amitié avec Arvin Sloane, pourtant leur principal ennemi. Voici un homme qui peut donc amener pas mal de surprises. Mais il apporte aussi beaucoup sur le plan émotionnel. Son côté renfermé, qui cache ses (forts) sentiments, le rend particulier et montre une personnalité bien à lui. L’acteur choisi pour ce rôle est Victor Garber (pas Garner). J’ai du l’apercevoir comme vous en architecte du paquebot dans Titanic, mais il ne m’a pas marqué. Ce canadien, acteur de théâtre, a aussi joué dans quelques séries (NY District, Au delà du réel,…) mais globalement on ne peut pas dire qu’il ait une grande carrière. Pourtant il a un vrai talent. Je l’imagine mal avoir un rôle très différent mais au moins pour ce genre là, il est parfait.

Comme agent il y a aussi Marcus Dixon. Lui est un peu à part, puisque comme Sydney, il travaille depuis longtemps au SD-6. seulement lui ne connaît pas encore la vérité (pas encore) et croit servir son pays. Encore un élément à la source de quelques situations intéressantes. Surtout qu’il part presque toujours en mission avec Sydney et qu’ils sont tous deux très proches. Malgré le secret qu’elle lui cache à contre-cœur… On pourrait à la longue lui reprocher de ne pas évoluer, d’être toujours l’équipier modèle qui finit par passer inaperçu. Je vous arrête. Vous n’avez pas vu un Dixon qui pète les plombs… ^_^
L’interprète, Carl Lumbly, montrera alors son réel talent. Plus que ce que vous avez pu en voir de lui avec ses apparitions dans Urgences et X-Files (là encore, je n’étais pas au courant).

Bon, pendant qu’on y est autant conclure sur les agents. Il en reste un, pas trop important (jusque là) mais très charismatique. Celui-ci c’est Marshall FlinkMan (Kevin Waisman). Il est dans la même situation que Dixon, travaillant sans le savoir pour l’ennemi. Mais lui n’est pas homme d’action, c’est l’ingénieur, l’informaticien de génie, le super inventeur du groupe. Un peu comme le vieux génie dans les James Bond, "Q" (merci titikaka pour le rappel). Mais Marshall est quelqu’un d’à part. C’est quelqu’un de fondamentalement timide, qui ne vit que pour ses petites inventions et le SD-6 (s’il savait), qui parle souvent pour ne rien dire malgré les briefing de missions souvent pressés. C’est alors qu’il amène l’humour dans la série. En décrivant son gadget il raconte toujours sa vie. Ce qui est amusant vient surtout des circonstances. Faire ça devant Sydney qui cache difficilement ses sourires et surtout devant les « têtes froides » que sont Jack Bristow et Arvin Sloane, c’est quelque chose. Le décalage est total. Ses grands moments de solitudes qui en résultent font de lui un personnage sacrément charismatique. Il amène juste ce qu’il faut comme pointe d’humour.

Revenons maintenant à un personnage qui a nettement évolué, celui de Will Tippin. En effet, celui qui est le meilleur ami de Sydney et de Fran (cf plus bas), partait du simple statut de journaliste curieux. Après avoir voulu soutenir Sydney, il en a appris suffisamment sur le SD-6 pour être en danger de mort. Le voici maintenant presque détruit, mais vivant (je vous laisse découvrir) et surtout, il connaît la vérité sur son amie. Leur complicité devient bien plus grande. Il est enfin un vrai soutien pour elle. Mais avec ses qualités de fouineur, il deviendra encore plus…
Bradley Cooper qui l’interprète, apparaît posé et talentueux pour tout ce qui tient de l’émotionnel. Il était apparu dans Sex & the City, sûrement encore une découverte pour la plupart.

Comme je vous en parlais, il y aussi Fran, Franie ou Francine Calfo, l’autre seule vraie amie de Sydney et Will. Elle constitue un autre moyen de soutien pour Sydney, mais comme elle ne connaît pas la vérité, c’est moins évident. Elle paraît finalement de plus en plus effacée devant la richesse de tous les autres personnages. Mais c’est sans compter sur l’imagination des scénaristes. Surprise très intéressante en vue. Cela permettra alors de mieux connaître le talent jusqu’alors (bien) caché de l’actrice, Merrin Dungey. Au moins un peu plus qu’avec ses apparitions dans Urgences, Seinfield, Friends ou d’autres séries.


Ennemis hors du commun :

Passons finalement aux « méchants », peut-être les personnages les plus complexes et intéressants de tous. La mère de Sydney bien-sûr, Irina Derevko (ex-Laura Bristow), dont je vous ai déjà longuement parlé. Elle a une vraie aura et l’actrice, Lena Olin, montre sur ce rôle, un grand grand talent. Si le fait qu’un certain Ken Olin soit producteur executif vous intriguait, rassurez-vous : ils n’ont aucun lien de parenté. Pas de pistonnage donc sur ce coup, et mais on le remarque tout de suite.

Maintenant, l’ennemi des débuts, Arvin Sloane, directeur du SD-6. personnage très posé, à la fois sans pitié et cruel mais aussi étrangement humain et compréhensif à certains moments. Il semble être attaché à Sydney comme à sa propre fille, apprécier Jack comme son plus grand ami et aimer de tout son cœur sa femme, Emily (Amy Irvin). Cette amour qui ne l’a pas empêché de la tuer en l’empoisonnant lui-même, forcé par les membres de l’Alliance (dont le SD-6 est une des branches). Parfois généreux, parfois ignoble, vous comprenez que c’est un personnage plein de contradictions et donc très intéressant. Toujours présenté de manière intelligente, on savoure son évolution. Entre des objectifs dont il ne peut se détourner, son côté posé et sentimental, je vous laisse imaginer quelle tournure il prendra. Je peux juste vous dire que ça va être captivant. Ce talent (plus tout jeune) vient de Ron Rifkin, acteur déjà vu dans de nombreux films (il approche les 100 long-métrages) mais on note surtout « LA Confidential », « Wolf », « Au Nom d’Anna » et « JFK ». Il a aussi tourné dans des séries comme Urgences (décidément) et NY District (décidément bis).

Dernier personnage phare (promis), le jeune loup solitaire, Sark. Lui c’est le freelancer, celui qui n’a pas de patron attitré. Il a une personnalité très particulière (lui aussi). Il est jeune (22 ans pour l’acteur) mais c’est peut-être le plus machiavélique de tous. Encore une contradiction avec son visage d’ange. C’est le plus direct dans ses propos mais il n’en est pas moins dangereux. Il prend une dimension supérieure lors de cette saison. Alors qu’à la base il ne devait faire que 3 épisodes, son style en a fait un indispensable. David Anders, le jeune interprète lance vraiment sa carrière sur ce coup et je le vois sans problème obtenir d’autres grands rôles.


Et les Guests stars...

Voilà, c’est finis pour les fondamentaux, comme promis (j’aurais pu faire plus ^_^). A noter qu’ils sont tellement tous à part que de nombreux sites de fan d’un personnage en particulier, existent aujourd’hui. Alias a aussi comme caractéristique de réunir des guest stars très intéressantes. Ils ne sont jamais là très longtemps mais comme toujours, pour des moments clefs. La 1ère saison en proposait quelques uns dont Roger Moore et Amy Irvin mais le gros morceaux était sans nul doute la présence de Quentin Tarantino en personne. Son rôle de psychopathe meurtri était génial. D’ailleurs pour encore vous prouver la qualité de la série, sachez qu’il en était fan et que c’est lui qui a demandé à y apparaître (vérifié).

Cette saison, personne d’aussi « énorme » mais du très bon quand même. Il y aura Amanda Foreman (Felicity) trop discrète mais appelée à prendre plus d’importance, un Rutger Hauer surprenant ou encore un Faye Dunaway en géniale provocatrice (par ses mots) et « inspectrice » qui ne lâchera pas nos agents infiltrés (ses 62 ans ne gênent pas du tout, normal avec les lifting qu’elle a du faire. lol). Mais celui qui m’a encore plus intéressé fut Ethan Hawke. Pour les incultes c’est l’excellent acteur qui a joué dans « Le Cercle des poètes Disparus » et surtout le superbe « Bienvenu à Gattaca ». Son rôle est fort, dommage qu’il soit si vite zappé. Et un dernier que j'avais presque oublié mais pourtant remarquable, Christian Slater en personne.


Une Ambiance sonore unique :

Un dernier point (promis juré c…), celui des musiques. Vous vous êtes surpris à aimer contre-nature la techno avec la première saison ? Vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Outre le thème original toujours identique signé J. J. Abrams, le créateur de la série, on trouve de tout mais alors de tout. Et le pire c’est que c’est à chaque fois bien choisi et colle parfaitement aux scènes. C’est presque rageant tellement c’est un régal ^_^. Ça donne une classe unique à tout moment. Du country au rock dur en passant par le jazz, la musique classique, le pop-rock, le punk, la soul,… et bien-sûr la techno. Vous n’aimez pas un de ces genres musicaux ? vous allez changer d’avis ! Il y a par exemple dans le lot, Bob Dylan, Sheryl Crow, U2, No Doubt, AC/DC, Lenny Kravitz, ColdPlay, Aretha Franklin (!?), Macy Gray, les Rolling Stones,… Pour ne vous citer que ça. Mais ce n’est même pas assez pour vous donner une vrai perception de la richesse sonore. Il y a aussi les nouvelles trouvailles dont les noms ne me disent rien mais dont les morceaux sont ravageurs. Que du bon. Seul manque peut-être le pure métal violent, mais en même temps cela ne correspondait pas du tout au style de beaucoup de scènes. Pas un regret donc, même si j’aime le genre (soulagement Darsh ? Fin du monde neopsyco ? ^_^). Le plus fort reste toujours ces morceaux technos accrocheurs au possible pendant l’action, qui vous font taper du pied, trépigner sur place, grandiose. Et justement, je n’aimais pas du tout la techno…

Toujours dans l’ambiance sonore mais au niveau des voix, je tiens à signaler que la VF est très bonne. J’ai pu comparer sur Téva avec la VO et rien ne choque hormis peut-être la voix de Jack. Par contre la voix de Sydney en la personne de Laura Blanc, est impeccable. Seul petit bémol sonore, la sonnerie de portable attitrée de Nokia, la même que dans les pubs. Elle revient tout le temps. Le sponsor trop marqué, est gênant à la longue. Mais vous en conviendrez, c’est une poussière d’inconvénient.

Vous savez quoi ? …C’est la fin !

Que dire pour conclure ? Il y a tellement de choses (vous avez du le remarquer). Le possible fouillis que vous éprouvez peut-être n’est qu’un détails devant les dizaines de gros points forts qu’apporte cette série. Un nombre fou de personnages tous différents et tous très charismatiques. Du suspens très bien amené avec des passages d’émotions d’une intensité quasi unique pour ce genre de programme. De l’action varié et originale et des musiques terrible même si ce n’est pas un point auquel vous n’attachez généralement pas trop d’importance. Et que de surprises, que de surprises. Jusqu’à la dernière minute. Un final moins tape à l’œil que celui de la première saison mais tout aussi intense. Que dire, c’est LA série moderne et innovante du moment. 24 Heures Chrono est dans la même veine, mais si je compare saison 2 d’Alias et saison 1 de 24 Heures Chrono, Alias gagne facilement. Contre toute attente… En attendant de pouvoir comparer avec la nouvelle saison de « 24 ».

Donc réservez déjà votre soirée du mercredi 3 septembre. En effet M6 y lancera Sydney à 20h45 pour pas moins de 3 épisodes consécutif. Peut-être un de trop. Surtout que je viens d'apprendre que cette formule vaudra également la semaine suivante. Espérons que ça ne durera pas toute la saison. ça serait vraiment mal vu. Moi je me régalais d’impatience avec seulement 1 épisode par semaine sur Téva, alors que là, ça gache des choses. Un épisode dure généralement entre 40 et 45 minutes, mais sans les pubs, donc dans les 50-55 minutes sur M6. Ne ratez donc pas cette soirée car elle vous permet de reprendre le fil de la série en douceur, avec un résumé sous forme de flash-back bien clair et déjà de belles surprises au programme. Cette saison est d’un calibre bien supérieur à la 1ère. Si vous n’avez pas voulu tenter l’expérience jusqu’i en imaginant une nouvelle série pour ado, il est encore temps. Si avez trouvez la 1ère saison correct sans plus vous adorerez vraiment celle-ci. Si vous l’aviez trouvé très bien alors vous ne pouvez passer à côté de ce monument. Si vous devez me faire confiance une fois, faites le cette fois. Aucun film cette année n’est aussi grandiose que ce film de 22 épisodes (petite quinzaine d'heures ça va, ^_^). ça démarre très fort mais ça devient encore plus culte peu de temps avant la moitié de la saison. Quand je revois ces passages une deuxième fois je suis toujours bluffé. Mais il faut tout suivre, le reste aussi est remarquable, au cas où vous auriez eu la mauvaise idée de zapper tout ce que j'ai dit rien qu'en retenant cette dernière phrase. Merci Jeffrey Abrams (Felicity, Armageddon...) de l’avoir créé.

Alias est à moi ce que Soul Calibur II est à Neopsyco, ce que Buffy est à Johaaann, ce que la science-fiction peut être à Darsh, ce que Canal + est à Thrall, ce que la japanimation est à Centori, ce que le punk-rock est à Plutonmp3, ce que Zelda est à V-a-va, ce que Zazie est à Anata-dicat (enfin moi aussi), ce qu’est la natation à Dusart62, ce que Dream Theater est à Snurffle (requête accordée ^_^), ce qu’est un os à mon chien, ce que sont les jeux de rôles à Gavolt, ce que Claire Danes est à Sarawak, ce que les comics sont à Duduchparker, ce que les Deftones sont à The_Cerf, etc et etc. Enfin vous voyez ce que je veux dire ? Au fait, trouvez donc l’intrus. Lol.

Voici pour terminez 2 liens excellents sur la série. Le 1er est en anglais mais c’est un site peut-être plus complet et avec une navigation très aisée.

http://www.alias-tv.com/index.html

Le second est purement français. Et on y trouve quand même de tout. Très interactif avec un forum très vivant. Pour vous dire, pour chaque épisode on retrouve un résumé, une fiche avec toutes les découvertes en bref (utile si vous avez raté un épisode), une critique, des dizaines de captures d’écran, une section sur les gadgets, les musiques passées, l’ensemble des guests stars à l’affiche et la notation faîtes par les visiteurs. Et c’est loin d’être tout. Voici ce lien que je viens juste de découvrir mais que je vais sûrement visiter régulièrement à partir de maintenant :

http://aliascommunaute.com/serie/saison2.php

C'est même sur ce genre de sites que j'ai appris qu'il existe des livres dérivés de la série ! Un racontant Sydney rnetrant juste au SD-6, un sur des agents travaillant en parallèle, etc. Si ça c'est pas un programme qui a de l'impact...


MAJ du 18 mars 2004 :

ça y est, Alias est de retour en France. Téva diffusait le 2 mars le tout début de la 3ème saison. On en est actuellement à 4 épisodes diffusés. Après 2 épisodes pour débuter on a pris le rythme de croisière d'un seul épisode par semaine. C'est très dur de patienter je vous assure. Pour les horaires donc, c'est le mardi soir pour les 1ères diffusions, rediffusion le samedi à 9h seulement pour la VF et ensuite 2 fois en VO le dimanche (matin puis nuit). Que dire de plus pour le moment si ce n'est que tout ce que vous croyez acquis est remis en cause. Déjà qu'on était pas sûr de grand chose, ça promet pour la suite. Si vous connaissez bien la série vous comprendrez l'importance de ce commentaire...

Voilà c’est finis, encore désolé pour ceux qui n’auront pas eu le courage de lire ne serait-ce que la moitié de l’avis. Mais consolez vous, j’aurais pu faire plus long. ^_^
Pour ceux qui n'ont pas Téva, maintenant plus de problème puisque la série est de nouveau repartie sur M6. Après l'habituelle première soirée de trois épisodes (dont le dernier de la 2ème saison), on reprend le rythme de deux épisodes tous les vendredi soir dès la prochaine fois. Alors plus d'excuse pour ne pas rattraper votre retard...

Merci d’avance à la poignée de ceux qui auront tout lu. Bon ciao à tous.


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Commentaires sur cet avis
celinechloe

celinechloe

30.01.2005 13:21

Il faut être fan pour écrire un tel article et il faut être fan pour le lire jusqu'au bout. Mais ça vaut le coup : excellent

eolyn

eolyn

08.01.2005 14:48

Un avis plus que complet. Je viens seulement de découvrir la série (en dvd) et j'adore !

stryknine

stryknine

21.11.2004 03:51

J'aime beacoup l'interprétation que tu fais des personnages d'irina derevko et de jack bristow! Bon par contre je ne suis pas d'accord avec toi sur Jennifer Garner que je trouve fade comme un salsifi congelé.Cependant il faut reconnaitre que cette terrible absence de charisme lui est salutaire pour jouer tous les rôles qu'elle endosse en tant que Sydney en mission Mais bon ceci reste une simple opinion perso, qui plus est féminine!! Je trouve que le personnage de Stark devient extraordinaire dans la 3è saison, "jeune loup solitaire"Hummmm!! Très bel avis en tout cas!

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