Plus à mon sujet:Après une petite période à vide, me revoila sur Ciao....
Membre depuis:15.07.2001
Avis:21
Lecteurs satisfaits:3
Cet avis a été évalué par 9 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Birahima est un Africain de 10-12 ans qui, après la mort de sa mère, part avec Yacouba à la recherche de sa tante, tutrice légale. Yacouba, lui, se présente comme un grigriman musulman à la recherche de gains…… En pleine guerre ethnique, ils vont devoir se frayer un chemin à travers les groupes armés, en s’enrôlant successivement dans chacun d’eux.
Enfant soldat, le récit peut être réaliste et le ton employé est celui d’un enfant qui cherche des mots dans son dictionnaire français pour faire vivre son expérience personnelle. Parlant, comme il se définit lui-même, « petit nègre », la lecture bien que facile et assez lourde par moment, sans compter les injures locales traduites qui parsèment tous les paragraphes.
Ahmadou fait souvent des allers-retours dans les faits qui ponctuent le récit en donnant d’abord les résultats puis l’histoire. De plus, il ne se prive pas de redonner plusieurs fois dans le roman les mêmes explications, et on se retrouve avec des accumulations répétitives. Partant sur le principe que c’est un enfant naïf qui raconte, l’histoire bien que racontant des faits violents ou crus est redonné avec des mots simples. Cela peut choquer si on retranscrit le récit dans la vie journalière des enfants soldats en Afrique. Mais si les faits sont là, Birahima passe à travers en ne jurant qu’une fois de plus et en donnant parfois une petite pensée..
Le problème est de savoir si l’on se place du point de vue de l’enfant qui décrit les faits à sa manière, comme le montre une bonne partie du livre, où comme un auteur qui se documente en vue d’un récit historique. En effet, vers la fin du livre, Birahima se met à nous décrire l’histoire politique de toutes les forces en présence, en nous précisant leader, dates et rencontres particulières des dirigeants alors qu’au chapitre précédant, il était dans la brousse en train de s’en tirer tant bien que mal avant de redevenir enfant soldat d’une autre faction.
L’intérêt du livre est de nous montrer les particularités culturelles de l’Afrique, et de nous montrer la vie d’un enfant soldat ballotté entre des contrées dont les limites territoriales n’ont aucune signification pour les ethnies armées. Le rôle de Yacouba vient naturellement se greffer à l’histoire comme accompagnateur, mais surtout comme opportuniste dans une guerre où les religions se mélangent, pour créer des protections sous forme de fétiches caduques.
Prix Goncourt 2001, Allah n’est pas obligé est plus une demande de prise de conscience qu'un roman d’aventure….
J'ai lu ce roman d'un seul coup car l'histoire était attachante & cruelle en plus d'être très documenté. En ce qui concerne les lourdeurs et les redondances, elles ne sont qu'apparentes car nous, les français, nous sommes éduqués dans l'esprit de Descartes qui ne supporte que la rigueur et élimine un maxinmum de liberté dans l'écriture. IL faut seulement que nous nous violentons pour apprécier la littérature africaine et asiatique et est-européenne.
@+ & bonne lecture.
e au petit soldat avec une mitraillette. "C'est facile. On appuie et ça fait tralala." Sauf qu'ici l'arme est bien réelle et les morts ne se comptent plus. Birahima fait p...
15.09.2001 19:18
Excellent avis, personnellement j'ai beaucoup apprécié ce livre (voir mon avis), bonne continuation, @+ Paulo238
19.08.2001 18:00
J'ai lu ce roman d'un seul coup car l'histoire était attachante & cruelle en plus d'être très documenté. En ce qui concerne les lourdeurs et les redondances, elles ne sont qu'apparentes car nous, les français, nous sommes éduqués dans l'esprit de Descartes qui ne supporte que la rigueur et élimine un maxinmum de liberté dans l'écriture. IL faut seulement que nous nous violentons pour apprécier la littérature africaine et asiatique et est-européenne. @+ & bonne lecture.
18.08.2001 13:53
Avis de belle facture! Merci et @ bientôt!