Amazone - Maxence Fermine

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Amazone - Maxence Fermine

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Amazonard

2  09.11.2004

Avantages:
facile, rapide à lire, pas fatiguant, c’est tout comme les z’images de la couv

Inconvénients:
vite oublié, convenu, bourré de clichés, sans charme

Recommandable: Non 

farfalle

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Membre depuis:26.10.2001

Avis:77

Lecteurs satisfaits:66

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Cet avis a été évalué par 39 membres de Ciao en moyenne: très intéressant

Pourquoi je me suis disputé ma vie « littéraire »…
=====================================

Un avis portant sur un autre livre de Maxence Fermine (le Violon Noir) rédigé par un «pseudo» talentueux aujourd’hui disparu (mais qui sait peut-être réincarné ?) plein d’une ferveur douce et contagieuse me donna l’envie de découvrir cet auteur… Je me voyais déjà non pas en haut de l’affiche, mais plonger dans une écriture « facile et poétique » dont j’attendais probablement trop…

J’imagine déjà les aficionados fourbir leurs armes et leurs commentaires et m’apprête à faire front : oui je n’ai pas aimé, oui je n’ai pas été touchée. Pire : je me suis sentie dupée, flouée, un peu comme quiconque voudrait avoir trouvé en Coelho la relève d’une improbable vieille garde philosophique ou spirituelle. Vaste conspiration marketing qui prétend nous faire découvrir une œuvre originale mêlant folie et rêve là où s’étale (pour moi) sur 260 pages et en gros caractères racoleurs la chronique d’un feuilleton exotico-france3tesque ultra convenu (« Terre indigo » avec Huster et sa brune ça vous dit quelque chose ??? ben c’est mieux !).

Entendons nous : je ne voudrais pas faire mon intellichieuse, je ne lis pas que de grands romans, je ne boude pas certaines « facilités » voire "faiblesses" de plume, de style ou d’intrigue. Mais l’enfilage de poncifs (images, écriture, idées, vocabulaire…) porté aux nues à ce point m’indispose prodigieusement.

Au prétexte que ce jeune auteur (36 ans si je ne m’abuse) a quelque peu baroudé, on lui trouve du talent à muer en poésie suave un texte aux phrases courtes (mais chiantes et inefficaces) et des images d’exotisme désuet : et que je te colle des couleurs en pagaille (pan ! : rouge, noir, ivoire, blanc, re-noir ad lib… on dirait une partie de paint ball !), des mélanges sans charme à tout va (de couleurs, de cultures, de langues, amis du gloubi boulga littéraire et ethnique bienvenue !…), des patronymes pseudo évocateurs et hautement signifiants (avec notes de bas de page pour le lecteur un peu neuneu quand même ! ) … et des symboliques et un érotisme très light à 2 balles dont je vous préviens que je en passerai même pas une ligne à les décrypter…mandieu… des fois que l’un d’entre vous n’ait jamais accolé le terme « virginal » à blanc, et soit encore ému à l’évocation de femmes pourvues de « fesses pareilles à deux lunes fermes » et « belles à vous couper le souffle »… vous saisissez… oui vous aussi vous pouvez devenir écrivain ! D’ailleurs je m’y mets demain et je vais en parler à mon pote Marc Lévy qui lui au moins fricote avec Spielberg… trop de la balle !


And that is THE cliché
===========

C’est donc l’histoire d’Amazone Steinway (ouarf, ouarf, ouarf…), pianiste black en smoking blanc surgi de nulle part non pas sur son blanc destrier mais sur son blanc piano flottant sur un radeau sur un méchant fleuve rouge comme du sang noir (le Rio Negro…) dans un recoin d’Amazone super boueux, dangereux et sauvage tout ça….

Arrivé dans le village d’Esmeralda où y’a que des affreux vilains pas beaux en perdition et quelques putes forcément belles (« d’une beauté à vous couper le souffle… » le retour !), mystérieuses, provocantes, métisses et pas si connes que ça (tout ça…), il fait placidement face au caïd du lieu (le colonel Rodrigues, un dur pas si dur qu’a des secrets et des bleus à l’âme et au corps tu vois quoi…), fraternise avec le barman (suisse) habilement surnommé Cerveza (et devinez quoi qu’il boit Cerveza ??? ‘tain vous avez fait grec moderne en seconde langue au collège !) et bouleverse quelques brutes au son de son piano magique sur lequel il débite du jazz que malgré de nombreuses et laborieuses (bien que rudimentaires) descriptions je n’ai pas réussi à « entendre »…

Ajoutez un indien (l’Indien) à l’intervention quasi prophétique et providentielle (au choix on brade…), des motivations et des souvenirs dont on ne devine absolument pas la teneur (trop forts l’originalité, le suspense et la profondeur spychologique des personnages !) et mélangez le tout sur fond d’histoire d’amour froide (tant va Carmen à l’eau qu’à la fin elle se noie…), limpide et pas banale du tout (Qu’est ce que tu dis m’ame Scarlett ???) et de pratiques magiques qui raviraient Jan Kounen et les adorateurs d’animations chamaniques via Windows media player…

Balancez d’un coup de dés (l’enfer du jeu sur fond de coup du destin : c’est pas Macao mais presque !) les personnages dans une quête en laquelle vous vous mettez non pas à croire mais à espérer qu’elle illuminera in fine le livre sur fond de forêt et de cataractes… quand tout à coup, ben … a ben zut c’est fini… ça n’a jamais décollé… heureusement si vous avez raté le début y’a l’épilogue… explicite et pas lourdingue du tout… l’amour c’est beau et c’est gratuit… j’arrête quand je veux !


Rattrapage ???
============

Il y a néanmoins de très rares et courts moments de presque grâce implicite dans l’évocation du passé du méchant pas beau colonel Rodrigues : une brute élevant des papillons ou récoltant le caoutchouc peut avoir ses charmes…

Mais c’est comme si, à force de vouloir jouer la simplicité, à force de choisir de tout survoler, de ne rien approfondir, de penser cultiver l’ellipse là où il creuse à répétition le cliché, l’auteur passait à côté de son histoire et de son livre…

Sensation étonnante et frustrante d’avoir déchiffré des pages dont aucune ou presque ne m’a accrochée au-delà des secondes qu’il m’a fallu pour la parcourir… Dommage ! Il y avait très certainement matière à nous émouvoir, à nous émerveiller, de mots, d’amour, de sons et d’images… matière à ciseler une forme de légende exotique sans kitch vraiment folle et rêveuse puisque tel semblait le vœu de cet écrivain…

Dans le doute, je tenterai probablement un détour du côté de ses premiers livres pour voir si la mystification remonte à l’origine et/ou si je suis définitivement imperméable à son charme… ou s’il s’agit, comme cela est parfois le cas, d’un ratage d’abattage, lorsqu’un auteur originellement talentueux se mue en pisseur de copie formatée après première pression à froid de trois premiers opus…

Bien à vous,

farfalle


Disponible aux Editions Albin Michel

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Commentaires sur cet avis
porcelaine

porcelaine

12.05.2005 10:54

J'avais lu cet avis en un temps où je ne connaissais pas bien Maxence Fermine. Comme je me suis fait une overdose de cet auteur tout récemment ... je crois pouvoir dire que ta notation deux étoiles pour ce roman est bien compréhensible. De lui, j'ai craqué seulement sur Neige. Les autres dans la foulée ne font pas fait l'effet escompté. Violon Noir, et les nouvelles "Billard Blues" sont moyens et Amazone, l'Apiculteur, Opium sont carrément décevants.

bisoo

bisoo

03.04.2005 21:04

mErci (d'ailleurs j'ai un peu honte, je ne connaissais pas...)

Whitebird

Whitebird

22.03.2005 15:32

Pour ma part, j'ai lu et beaucoup aimé Neige et Opium, or celui ci en 'troisième' lecture m'a un peu déçue, cette éternelle quête d'hommes, éternels insatisfaits, se repète un peu trop à mon goût...Ce qui faisait le charme du début s'essoufle un peu...et la façon dont tu l'abordes est très juste...

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  1. bisoo
  2. Whitebird
  3. Gamar
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"très intéressant" (79%) par:
  1. noelia
  2. Dyaus
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