Lotissements, multinationale
25.04.2007
Avantages:
bon film
Inconvénients:
histoire vraie
Recommandable:
Oui
Cet avis a été évalué par 29 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Bon... il serait temps de penser à cicatriser... De toute façon, il n'y a pas de pansement, sinon, depuis le temps, tu penses bien... on serait guéris, endurcis, croutés par dessus les chairs... heureux d'un bonheur à deux balles qui rejouit les masses en extase devant les bouillies collectives... On auréolerait nos plaies divines de mercurochrome incolore, nous étonnant, après un certain temps, du peu d'incidence de son effet curatif.
Je jouerais au foot tous les dimanches matins, et toi tu organiserais tes meetings tupperware... ou peut-être même pire... on aurait la consécration d'une parabole sur un balcon avec un choix de 75 chaines auxquelles on préfèrerait M6... qui parviendrait à nous abrutir sympathiquement jusqu'à nous faire oublier ce qui nous a fait nous en tant que tels, dans nos noirceurs incontournables et primordiales, mais si peu présentables, si peu avouables, dans un monde où les images fantasmagoriques de bonheur et de réussite prévalent et font la nique à la réalité. On aurait peut-être même un joli jardin, et de gentils voisins avec qui on barbecueterait un samedi sur deux, de 19h à 23h30 afin de ne pas se coucher trop tard... y a la tondeuse à passer le lendemain et le syndic nous autorise le début de matinée... Les apéros débuteraient vers 19h15 et apporteraient à cette fange de la population une illusion de bien-être dans la décontraction subreptice prodiguée par des spiritueux dont l'abus pourraient être néfastes à la santé.
Pis, les mamans se glisseraient encore deux ou trois martini « on the rocks », ce qui leur ferait accorder, plus que de coutume, de l'importance aux oeillades maladroites de l'énergumène d'à côté, en dépit de la présence du mari... qui lui, mate gentiment le cul de la perruche d'en face. Les derniers replis de bonheur s'en trouveraient débonnairement accrochés aux bonnets colorés des nains de jardins trônant dans les allées. Les vestiges de platre feraient des porte-manteaux de rêve aux reliques sentimentales.
Et chacun de s'affairer autour des saucisses et des merguez que l'ivresse croissante a laissé sans surveillance sérieuse. Les enfants se jettent sur les premières fournées aux extrémités carbonisées... entre les morceaux cancérigènes, on devine la viande initiale qui ne parvient pas à rebuter les hordes euphoriques que la promiscuité attise.
Les papas narrent de plus en plus gaiment la dernière partie de pêche qui avait servi de prétexte à l'enquillage spontané d'une quantité irraisonnable de bière. Les mecs se fendaient la gueule, goguenards, tentant de battre leur dernier record de pastaga... Déjà, ils ont oublié la tondeuse du lendemain et les horaires du syndic. Leurs femmes les tireront du lit et entre deux râles et quelques maux de tête, ils maudiront la faiblesse de leur caractère et le manque de volonté qui leur vaudra le supplice d'une tonte au casque à boulon...
Puis le week-end se terminera, le lundi arrivera. Chacun reprendra sa place dans le carnaval hebdomadaire où il occupera une place honorable de bon petit blaireau de base, moulé millimétriquement pour s'adapter aux inepties incompréhénsibles qui donnent un sens à leur vie. C'est ça que tu veux ?
Très bon film.
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10.06.2007 04:53
Je commence à comprendre tes avis, ils sont tout simplement....incompréhensibles... Quand on a compris ça, on a tout compris ( ou rien)...Ou alors compris que dans le tout, il n'y avait rien
24.05.2007 23:52
L'abus de lucidité est dangereux ... très bonne critique ...
07.05.2007 02:12
Pitin... Ca décoiffe!