Kevin Spacey découvre l’être véritable des choses
05.03.2003 (07.03.2003)
Avantages:
Un film hors du commun !
Inconvénients:
Désolé, mais j'en trouve pas à mon goût .
Recommandable:
Oui
 kryster54
Plus à mon sujet:
<<Le cinéma, c'est l'écriture moderne dont l'encre est la lumière.>>
Jean Coctea...
Membre depuis:30.09.2002
Avis:39
Lecteurs satisfaits:6
Cet avis a été évalué par 22 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
J'ai vu "American Beauty" il y a quelque mois, et là je viens de regarder "American psycho" qui m'a fait me rappeler ce film que j'avais tant apprécié. C'est pourquoi je vous écrit cet avis sur "American beauty" Au passage, si je viens à écrire un avis sur "American psycho", ne soyez pas étonné de ma ranqueur, car je suis fraîchement déçu. Mais bon, là c'est d'American beauty" dont on parle alors restons-en à ce film. D’habitude, je suis plutôt prompts à dégainer les sarcasmes sur le genre de film que représente "American beauty". Des drames asseptisés par les studios hollywoodiens. Mais là je dois dire que j'ai été térriblement touché et impréssionné par ce film.
Voici le synopsis du film (l'hisoitre): Lester Burnham incarné pas Kevin Spacey mène une vie tristement ordinaire, dans une banlieue ordinairement triste des Etats-Unis. Ses voisins l’agacent, son travail l’exaspère, sa fille l’ignore, sa femme le méprise.
Mais Lester apprécie tout de même fortement un seul moment de la journée, le matin, quand il se masturbe sous la douche. Lester tombe amoureux de Angela incarné par Mena Suvarila, un jeune fille blonde qui est tout de même la copine de sa fille. En réveillant la libido enfouie au fond du pyjama de Lester, en partie déniaisée depuis American Pie (dont elle a aussi joué), Angela va finir par provoquer chez Lester (et sans doute chez vous si vous êtes un homme et que vous voyez ce film) bien plus qu’une érection. Bien plus qu’une bombe, Angela est un détonateur : Lester va se rendre compte qu’il y a une vie, une véritable vie...
On assiste alors à la métamorphose de Lester, et c’est immensément jouissif. Cette métamorphose débute un peu comme une seconde crise d’adolescence : Lester se rebelle, pique des crises, et fume des joints... Lester commence donc par régresser, mais c’est salutaire : le monde dans lequel il vit n’est pas mûr. Ce monde est pourri par le culte de l’apparence. On pourait alors se dire que ça semble fatiguant de s’entendre dire toujours la même chose. Et effectivement voilà que l'on assiste à une «critique acerbe de l’Amérique», et voilà que je te «dénonce la société de consommation». Pourtant "American Beauty" parvient à délivrer son message avec une légèreté inhabituelle pour un film hollywoodien. Les métaphores fleurissent (l’«American Beauty» est une variété de rose, censée incarner la perfection) , Cocteau et sa «mort au travail» sont convoqués, on a même droit à une mise en abyme.
Alors quand on nous dit qu’il faut arrêter de vouloir projeter des images de nous, réapprendre à voir, que la beauté n’est pas dans la rose, mais dans l’oeil de celui qui la regarde, on ne peut qu’adhérer. Cessons donc d’admirer un sofa de designer italien à 15000 dollars, là où il n’y a qu’un vulgaire canapé. Que les homos fassent leur coming-out. Surtout, n’oubliez pas de mater votre voisine par la fenêtre... (Regardez le film, et vous comprendrez mieux) C'est ces idées, qu’American Beauty, par sa mise en scène, par ses dialogues hilarants, par son sens de la situation et par ses acteurs, rend térriblement éblouissantes.
Kevin Spacey est franchcement stupéfiant, particulièrement sous psychotrope. Pour moi son meilleur rôle. On est pris d'une envie de l’embrasser, car il découvre l’être véritable des choses. En fait une sorte de philosophe allemand, en moins chiant, finalement. Alors quand, en guise de conclusion, on me montre un sac plastique type Ed l’Epicier qui virevolte au grès du vent, quand on me donne une leçon sur la vie, la mort, Dieu, toutes ces conneries... Et surtout qu’on m’émeut à un point que je n'avais jamais connu jusque lors, je me dis que j'ai affaire, vraiment, à un film hors du commun.
Pour finir je vous laisse sur une petite fiche du film: AMERICAN BEAUTY Studios Dreamworks Date de tournage : 1999 Genre : Drame Réalisé par : Sam Mendes Avec comme acteurs : Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch, Allison Janney, Peter Gallagher, Mena Suvari Durée : envrion 2 heures je crois d'après mes souvenirs.
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06.06.2005 16:04
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
26.04.2003 18:46
Ton avis est excellent, je vais en juger par moi me^me en te mettant très intéressant!!!!!!
07.03.2003 16:27
Très bon avis .... @+++