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Cet avis a été évalué par 19 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Pan, le voilà qui remet cela ! Qui ? Mais Andrew Blake voyons !
Mais si, souvenez-vous de mon avis précédent sur l'une de ses autres productions glacées dites pornographiques, le film « Possession » :
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Bon, d'aucun diront que le sage ne bute jamais deux fois sur la même pierre. J'ai pour moi l'excuse d'avoir acheté les deux films simultanément. Déçu du précédent opus, je croyais ne pas bouder mon plaisir au visionnage de celui-ci, pensant naïvement que mister Blake ne renouvellerait pas sa trop décevante expérience précédente.
Erreur, ce film là est pire !
Vous pensez que ce n'est pas possible ? Oui, c'est aussi ce que je me disais. Permettez-moi de vous présenter le film « Aria »…
Le film commence par onze minutes de strip-tease, ce qui serait très agréable si Andrew cessait sa détestable habitude de procéder à des allers-retours au montage, ce qui conduit à voir Aria Giovanni complètement nue puis de nouveau habillée. Bref, même si Aria est sublime, ce sont onze minutes d'ennui où l'on attend avec impatience de passer à quelque chose de plus intéressant (chute de météores, inflammation de la moquette, n'importe quoi pour échapper à ça…).
Comme ses autres œuvres, Aria connaît deux défauts majeurs (et une multitude de mineurs mais ce sont les majeurs qui sautent aux sens) :
1)le film est complètement aseptisé. Bien sûr, on sait que dans les pornos vraiment professionnels, le plaisir est rarement au rendez-vous des actrices, mais là, on bat des records. Enregistré sur du 35 millimètres, les femmes se contorsionnent à la vitesse d'une tortue rhumatisante. Une fellation (enfin un acteur dans un film de Blake) devient un préambule à la sieste corse. J'ai donc multiplié la vitesse de lecture par 3 pour obtenir un semblant de vie dans ce qui devrait être un plaisir des sens, du moins c'est ce qu'Andrew cherche à nous faire croire avant l'achat ; 2)Au niveau sonore, manifestement, une partie du budget a dû servir au maquillage des filles car Andrew s'est surpassé en nous gratifiant d'une musique expérimentale, façon billes de métal tombant sur une gouttière ou piano triste à pleurer. Comme d'habitude, on n'entend pas les voix des comédiennes, ce qui est un grand facteur de tuerie du désir.
Les filles sont toujours aussi magnifiques, dans un porno digne de ce nom, elles pourraient s'élever au rang d'artistes confirmés, ne serait-ce cette détestable habitude que mister Blake a de les faire tourner la tête avec la bouche ouverte comme une femme dotée d'un demi QI pourrait se pâmer devant un lévrier en plâtre lorsqu'elles sont sensées avoir du plaisir. Manifestement, il y a encore du travail car certaines sont en train d'établir leur liste de courses pour le lendemain alors que deux autres femmes les travaillent au corps. Et que dire du plaisir lié à la masturbation qui, chez la plupart des espèces de mammifères, provoque un certain émoi… Rien de tel dans ce film !
Je l'ai évoqué mais, pour une fois, Blake a mis un acteur. Oui, vous avez bien lu. Rassurez-vous, 80 % du film tourne toujours autour des caresses saphiques mais vous aurez la chance (notez ce mot !) de voir une pénétration avec un vrai phallus en chair humaine ! Je vous rassérène tout de suite, vous n'éprouverez pas plus d'intérêt à cette scène qu'à toutes les autres, mais pour Blake, c'est déjà un bond dans l'univers !
Comme d'habitude, ce soit-disant réalisateur a cru bon de mettre quelques scènes sado-maso dans son « truc », mais heureusement, tout est chiqué comme le reste.
Après une heure douze d'intense ennui, vous assisterez à une scène d'action époustouflante où Aria mettra une tape sur les fesses d'une autre femme et elle s'arracheront ensuite leurs habits. Vous trouverez plus de conviction dans un dessin animé de Tom et Jerry.
A noter que ce film à obtenu la statuette « AVN Award Winner » mais comme tout le monde ignore ce que c'est, il aurait aussi bien pu être mentionné que la jaquette peut servir à étaler la pâte d'une tarte au pommes.
Au final, un film mille fois plus vulgaire qu'un film érotique qui, lui, donne envie de faire l'amour et qui laisse un étrange sentiment de mal à l'aise.
Une fois encore, et comme l'ensemble de la production d'Andrew Blake, à éviter absolument !
Durée : 85 minutes (mais on a le sentiment que cela dure 8 fois plus longtemps) Son dolby stéréo (génial pour le piano bar) Production : Paradise pictures Prix : environ 8 euros avec le port (c'est du vol !)
06.09.2006 09:17
lol! tu devrais passer ensuite aux prods Vivid!
23.08.2006 09:52
J'aime bien ces films lorsqu'ils ont une histoire
14.08.2006 11:17
un préambule à la sieste corse >>>>mdr !!