Moins assommant qu’on ne pourrait le croire !
08.01.2005 (26.01.2005)
Avantages:
on apprend la vie des gens du 19ème siècle
Inconvénients:
je n'en vois pas
Recommandable:
Oui
 kokosnuss
Plus à mon sujet:
Membre depuis:17.12.2004
Avis:4
Cet avis a été évalué par 16 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Quand j’ai du (oui, car à la base j’étais plutôt forcée) lire ce livre, j’étais en seconde et c’était une œuvre qu’avait choisi mon professeur de français (que toute la classe détestait cordialement), alors forcément, j’étais partie avec un a priori plutôt négatif. Mais alors quand j’ai découvert la bête (375g, 496 pages, 13 chapitres et 40 lignes par pages) j’ai pris peur et j’ai tout d’abord refusé de le lire. Mes parents m’ont forcé à le lire (j’avais pas une moyenne de français terrible) alors bon gré mal gré, je mis suis mis pendant le trajet en voiture sud de la France/Nantes (c’étais pendant les vacances). Et bien croyez le ou non, ce livre qui m’était si hostile, je ne voulais plus le lâcher ! J’ai même refusé de manger mon repas du midi ! L’Assommoir est le septième volume des Rougeon-Macquart (publié en 1877). On retrouve Gervaise et son amant Lantier et ses deux enfants : Claude le future peintre de L’œuvre et Etienne le future héros de Germinal. Dès le premier chapitre Lantier part avec le peu d’économie et d’affaires qu’ils avaient, laissant Gervaise toute seule avec ses gamins. Celle-ci se met alors à travailler dur comme blanchisseuse et commence lentement et péniblement à s’enrichir (c’est un grand mot, disons qu’elle sort de la misère). Elle épouse un brave ouvrier zingueur, Coupeau. Gervaise donne naissance à une fille Anna dite Nana (future héroïne du livre du même nom). Un jour, Coupeau voulant regarder sa fille tombe du toit sur lequel il travaillait et se casse une jambe. Refusant de l’envoyer à l’hôpital, Gervaise le soigne, travaille pour deux en attendant qu’il se rétablisse. Cependant Coupeau prend goût à l’oisiveté (il dépense les économies du ménages et se met à boire) et ne retournera travailler qu’avec beaucoup de mauvaise volonté. Grâce à son voisin le forgeron Goujet, à la barbe d’or, elle parvient à réaliser son rêve et s’achète une blanchisserie. Il s’en suit une ascension dans la beuverie et la gourmandise (avec un épisode clef, celui de la dinde) puis une chute dans la misère la plus profonde. Zola, chef de file de l’école naturaliste a voulu, dans cette œuvre, reconstituer l’univers de son époque mais pas celui tout rose des grand bourgeois mais celui des petites gens qui se tuent au travail mais qui ne peuvent pas échapper à leur hérédité (d’après Zola). L’Assommoir est une œuvre de vérité, « le premier roman sur le peuple […] ayant l’odeur du peuple ». Il s’agit donc d’un documentaire sur la classe ouvrière dans lequel sont décrit les conditions de travail, de vie et les superstitions avec leur langage (il y a un lexique à la fin). Zola, connu comme étant le « sauveur » de Dreyfus avec la lettre au Président de la République (J’accuse)
Comparez les prix
Trier par Prix
En lire davantage sur ce produit
Produits intéressants pour vous
Tags en relation avec L'Assommoir - Emile Zola
|
|
04.10.2005 09:17
Comme quoi en se forçant un peu, on peut finir par aimer!
21.03.2005 20:05
Moi aussi je l'ai lu ens econde, contrainte au départ et intriguée à la fin.
26.01.2005 14:35
je dois avouer avec honte que je n'ai lu encore aucun roman de Zola.par contre, j'ai lu le roman "J'irai cracher sur vos tombes" par Boris Vian.il est horrible...