Go, l'Oise rit
20.08.2006
Avantages:
Un album sympathique . . .
Inconvénients:
. . . mais anecdotique
Recommandable:
Oui
Détails:
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 madmike
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Lecteurs satisfaits:41
Cet avis a été évalué par 35 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
La France entière, et pas seulement le département n° 60, a longtemps été pliée en quatre en lisant les aventures des deux gaulois de Goscinny et Uderzo, déclinées en deux douzaines d'albums. Hélas, René Goscinny disparut prématurément, victime du surmenage de son hyperactivité et de l'incompétence de ses médecins, laissant orphelins les descendants lointains des gaulois. Albert Uderzo continua ensuite seul la série, mais sans le génie de son compère, et ses albums solos, distillés avec parcimonie, ne sont pas les meilleurs, oscillant entre le catastrophique (Le glaive et la rose) et l'honorable (Astérix chez Rahazade). Et soudain, un quart de siècle après sa disparition, René Goscinny est à nouveau l'auteur d'un album d'Astérix et Obélix... Il n'y a là aucun miracle. René Goscinny n'est pas revenu d'entre les morts, Albert Uderzo n'a pas fait tourner les tables pour le convoquer. Il s'agit tout simplement d'un recueil d'inédits, publiés dans des journaux divers, réunis en album pour la première fois ici. La collecte de planches éparses est un classique des séries dont l'auteur est disparu, et par exemple les aventures de Gaston Lagaffe, après avoir été rééditée en dix-huit tomes strictement chronologiques, se sont enrichis après coup d'un dix-neuvième, histoire d'exploiter un peu mieux le filon, et de rompre la chronologie péniblement reconstituée. Le phénomène n'est pas encore aussi développé que dans le disque, et les bédéastes ne mènent pas encore des carrières posthumes aussi remplies que celles de Dalida ou Pierre Desproges. Ces recueils posthumes sont d'ailleurs souvent un peu hétéroclites, fonctionnant plus sur la nostalgie que sur leur qualité intrinsèque !L'album "La rentrée gauloise" se compose d'une douzaine d'histoires. Les longueurs en sont inégales, une planche pour la plus brève, cinq ou six pour les plus longues, chacune d'elle étant introduite par une page façon cahier d'écolier, sur laquelle Uderzo resitue l'épisode. Les épisodes sont les suivants, dans l'ordre de l'album, qui ne respecte pas la chronologie : - La rentrée gauloise, 1966, note 4/5. L'épisode titre était réalisé pour un spécial rentrée de pilote, et expose avec humour les péripéties de cette ouverture de la saison scolaire dans le légendaire village gaulois. - La naissance d'Astérix, 1994, 2/5. Cette variation assez terne sur la venue au monde de notre héros semble surtout préparer l'album Astérix et Latraviata. - En 50 av JC, 1977, 2/5. Ces trois pages étaient conçues pour présenter la série au National Geographic américain, elles valent surtout pour leur côté un peu décalé, genre Astérix pour les Nuls. - Chanteclairix, 2003, 4/5. Le héros de cette histoire est le coq du village, qui se révèle aussi redoutable que ses autres habitants ! - Au gui l'an IX, 1967, 4/5. Cette courte histoire, deux pages seulement, est un petit gag très plaisant, assez inhabituel dans son esprit dans la série. - Midi, mini, max, 1971, 2/5. La mode à l'époque gauloise est le sujet de cet épisode un peu facile. - Astérix tel que vous ne l'avez jamais vu, 1969, 5/5. Ces trois planches proposent six variantes graphiques et textuelles d'Astérix, en un délire digne des meilleurs moments de Gotlib. - Lutèce Olympique, 1967, 3/5. Cet épisode est un travail de commande pour la canditature de Paris pour les JO 1992, pardon MCMLXLII, classique mais amusant. - Le printemps gaulois, 1966, 2/5. Encore un numéro de saison, deux pages assez quelconques, Goscinny avait lâché la bride à Uderzo faute de temps. - La mascotte, 1968, 4/5. Idéfix, ce chien d'abord innommé, prend ici la vedette pour la première fois, devenant la mascotte en un épisode assez croquignolet. - Latinismes, 1973, 4/5. Le franglais est ici transposé en invasion du latin dans le gaulois, suivant le principe de décalage si fréquent dans la série. - Obélisch, 1963, 5/5. Les auteurs rencontrent le lointain descendant d'Obélix, en un délire franchement hilarant. - Naissance d'une idée, 1962, 3/5. L'inspiration des auteurs est ici la source d'un gag sympathique, mais mineur. Le recueil est donc bien hétéroclite. Les épisodes oscillent finalement entre le très quelconque et le vrai chef d'oeuvre, et trois d'entre eux sont postérieurs au décès de Goscinny, seul Chanteclairix étant à sauver dans ce trio purement uderzien. Le dessin est par contre très homogène, mais sans doute aussi parce que certains épisodes ont été repris par Uderzo avant publication, il est conforme au classique de la maturité uderzienne. L'ensemble est de bon aloi, sans atteindre sauf par instants les sommets de la série. Cet album est agréablement anecdotique. Le recueil d'inédits ne comprend pas que des chefs d'oeuvre, mais quelques planches sont vraiment d'anthologie, et justifient la lecture, voire l'achat, de l'album. Ce n'est évidemment pas par cet album qu'il faut commencer la collection, il s'adresse plutôt aux fans, aux vrais convaincus, qui s'amuseront des clins d'oeil. Note : 7/10* Astérix et la rentrée gauloise - René Goscinny et Albert Uderzo - Editions Albert René, 2003 - 56,40 FF (soit 8,60 euros)
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27.02.2009 08:50
je ne l'ai pas encore mais comme je fais la collection ça ne tardera pas
31.08.2006 00:54
JE ne connaissais pas cet album
28.08.2006 20:13
Connaissant les albums Asterix (de l'ère d'or, quand les deux auteurs travaillaient ensemble...) presque par coeur, j'aurais bien aimé posséder celui là... pour le plaisir de le relire... merci et bisous :o)