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Audi A4 2.0 Avant TDI DPF Ambiente

Evaluation générale (7): Evaluation totale Audi A4 2.0 Avant TDI DPF Ambiente

 

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Choix de "raison" entre 116 et 170ch !

5  23.10.2006

Avantages:
Joli design, bon moteur, excellente finition

Inconvénients:
"Break" limité, liste des options et tarifs  !

Recommandable: Oui 

henph

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Membre depuis:01.01.1970

Avis:206

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Cet avis a été évalué par 11 membres de Ciao en moyenne: exceptionnel

Pour en terminer avec « ma trilogie », je vous livre (enfin) l’Episode III, qui est cette fois encore consacré à un « break de chasse », bien éloigné des « utilitaires », et estampillé AUDI, la célèbre marque aux 4 anneaux, basée à Ingolstadt, en Allemagne.


Historique :

Pour ne pas déroger à « ma règle » et ainsi compléter le tableau (SAAB, B.M.W. et donc AUDI), il me semble utile de vous rappeler les origines de la marque teutonne, en m’efforçant d’être assez précis sinon CIAG va m’abreuver de corrections dans ses commentaires…

Le « père spirituel » d’Audi est « Herr August HORCH », fondateur de la marque du même nom, en 1899, en la vieille ville de Cologne (Köln)
August, forgeron de métier, a été chef de service au sein de la société Benz et Cie, où il a pu perfectionner sa technique et affûter ses connaissances.

En 1909, il fonde la société Audi pour se démarquer de la « HORCH » dans laquelle il occupe malgré tout des fonctions de « direction » (avant d’y revenir avec plus de passion).

Par la suite, en 1932, deux autres sociétés spécialisées (Wanderer et DKW) sont intégrées au couple déjà bien formé HORCH-AUDI pour donner naissance à un groupe d’une grande modernité, baptisé AUTO UNION AG et dont l’alliance est dès lors symbolisée par les « 4 anneaux » !

C’est bien plus tard (1969) que l’entreprise N.S.U. est intégrée à son tour, ce qui change l’appellation en « AUDI NSU ».
En 1985, le nom d’AUDI représente donc ledit groupe et en 1995, le logo aux 4 anneaux fait son retour définitif.

Les premières appellations commerciales des Audi produites en série et à la chaîne furent les « Super 90 », Ro80 puis 100 (années 60) pour des modèles « 4 portes » destinées « au peuple » (comme les VW), puis l’arrivée du petit « coupé » (la 50 en 1974) dont la ressemblance avec les premières VW POLO est tout à fait frappante !

Le premier pas dans le monde très fermé des véhicules « haut de gamme » fut amorcé courant 1979 avec la commercialisation de l’Audi 200, qui bénéficiait (enfin !) de tout le savoir-faire de la marque, tant en motorisation qu’en finition et équipement intérieur.
Il s’agit de la « grande sœur » de l’A8, véritable vitrine de la marque jusqu’à présent !

« 4 anneaux » « 4 roues motrices » …et voilà le célèbrissime QUATTRO qui se révèle au grand jour, au tout début des années 80, grâce à un certain Ferdinand PIECH, en 1977, alors responsable technique chez Audi.
La primeur de cette technologie fût « offerte » aux nombreux visiteurs du Salon de Genève cette même année (CIAG, t’étais où à cette époque ?) pour être ensuite appliquée à l’ensemble des modèles Audi.


« T.D.I. »

Ce fut là encore l’événement du salon de Francfort en 1989 avec l’innovante technologie d’injection directe de gasoil au niveau du « haut moteur », concrétisée par un « 5 cylindres » de quelques 2.500cc et 115 ch !

Depuis plus de 15 ans maintenant, Audi s’évertue à faire évoluer sans cesse la technologie liée à ce type de motorisation, que ce soit pour ses différents modèles de série et ses bolides engagés dans les différentes compétitions mondiales (R10 V12 TDI – Vainqueur aux 24H du Mans, entre autres).

Voilà quelques traits importants de la marque (pour faire court), mais j’aurais pu citer bien d’autres faits (victoires en rallyes, le département « S » père des S2, S3, S4 et autres RS, le F.S.I. et tant encore…)


Le « modèle » :

Il s’agit donc de vous parler un peu (beaucoup) de l’Audi A4, dans sa variante « Avant » (le break chic !), motorisée du vaillant « 2 litres » diesel, dans sa version « de base », 140 ch !

L’A4 trouve ses origines dans l’Audi 80, proposée dès 1972, modifiée ensuite en 1981 puis 1986 et 1992, avant de devenir A4 en 1994.

Dans un 1er temps, l’A4 était disponible dans sa seule version berline (4 portes + coffre) avant d’être déclinée en « break » (Avant) puis en cabriolet, dans la continuité de son aînée.

En 12 ans de « carrière », elle a subi plusieurs restylages dont le dernier en date courant 2004.

Concernant ses différentes motorisations, Audi a largement agrémenté ce modèle, tant en versions « essence (atmo et turbo) qu’en « diesel » avec des 4 et 6 cylindres, qui ont tous bénéficié de la technologie TDI.

Ainsi, on a pu avoir un choix conséquent, pendant ces 12 années, avec des « 1 litre 9 » aux puissances évolutives (90 à 130ch) côtoyant des « 2 litres 5 » (150/163/180ch) et plus récemment, les « 2 litres » (136/140/170ch) « 2 litres 7 » (180ch) et de très coupleux « 3 litres » (204 et 233ch), généralement « associés » au célèbre et indispensable système de transmission Quattro.


Extérieurement :

L’A4 Avant appartient à la catégorie « familiales », en déclinaison break, dans un segment dit « supérieur » de la production automobile européenne.
Cependant, nous avons à faire à une voiture BCBG, dont les dimensions sont identiques en berline ou break (comme BMW)

Ses dimensions sont dans la moyenne dudit segment, avec une longueur totale approchant les 4.59 m et une largeur de 1.77m.
Ce sont près de 7 cm de plus (en longueur) que la 320 Touring.

Malgré tout, l’empattement n’est que de 2.64m, bien « insuffisant » comparé à celui de la même BMW, mesuré à plus de 2.76m !
Cela est dû à une autre conception technique, et des porte-à-faux avant et arrière plus importants (934mm contre 755 à l’avant / 1010mm contre 1005 à l’arrière).

Les côtes intérieures sont là encore en retrait, ce qui sera dommageable à l’espace vital des 4 (voire 5…) passagers, avec des déficits de 59mm à l’avant et 98mm à l’arrière, qui à ce niveau, sont vraiment très « ennuyeux » et engonceront les grands gabarits.

Les hauteurs sous pavillon sont toutefois assez proches, mais l’assise arrière est plus haute de 8mm sur l’Audi, ce qui permettra aux plus jeunes de profiter d’une meilleure vue du paysage déroulé (à vive allure ?), « élargie » grâce à l’absence de séparation disgracieuse au niveau des vitres arrières.


Esthétiquement :

Pas de Chris BANGLE fouinant dans les bureaux d’étude d’Ingolstadt (j’ai vérifié CIAG) et ainsi, on peut affirmer que le design de l’A4 (et des autres modèles) fait l’unanimité.
Le dernier restylage opéré en 2004 fait la part belle aux lignes tendues et

Photos pour Audi A4 2.0 Avant TDI DPF Ambiente
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Audi A4 2.0 Avant TDI DPF Ambiente Photo 24367284 tb
Ancienne 1
éléments de carrosserie galbés, avec une face avant très expressive (et inspirée) dont l’harmonie entre le « single frame » prolongé du capot au bas de pare brise, et les nouveaux blocs d’optiques (sans oublier la parfaite intégration des projecteurs anti brouillard) semble parfaite.

Latéralement, la ligne est fluide et d’une grande simplicité, épurée par les 3 grandes vitres sans montant séparatif (cf BMW), des barres de toit choisies en conséquence, en « alu poli » du plus bel effet et d’une grande discrétion, le tout pouvant être rehaussé par une option (payante) : le Pack Chromes.
L’antenne a été miniaturisée, et placée à l’arrière du toit : discrétion et raffinement !

L’arrière n’est cependant pas en reste et rend la pareille au « museau », avec de splendides blocs d’optiques, à cheval sur les ailes et la « 5ème porte » dont l’ouverture, à défaut d’être très large (et « utilitaire ») se découpe de la plus belle manière.

La sortie du silencieux d’échappement est « semi intégrée » lui conférant de fait discrétion et look sportif en fonction de sa disposition et son apparence (chromée)

Le choix des jantes est conséquent, pour les diamètres « standard » en 16 et 17 pouces. Quelques modèles en 18 pouces sont proposés, ce qui nuira davantage au confort.

L’A4 Avant est-elle pour autant plus belle que la 320 Touring ? Pas de provocation ici….mais au niveau des protections extérieures, même combat : zéro pointé !

Espace, volume et modularité :

L’A4 est donc loin d’être la championne des utilitaires, et n’accueillera « que » 4 adultes à son bord (ou 3 enfants sur la banquette arrière)
Comme précisé supra, les chiffres parlent d’eux-mêmes et on est loin de la BMW, même très loin de la « cousine » Passat SW !

Ainsi et malgré l’amplitude des réglages des sièges avant, les « grands » (+1.90m) seront mal logés, sans parler des passagers placés derrière eux, sauf s’il s’agit d’enfants de moins de 12 ans !
La présence du tunnel de transmission (utilisé en Quattro) est bien sûr handicapante pour le 3ème passager arrière, central.

Le choix de cette version (Avant) ne tient donc qu’à sa modularité et son volume de chargement global, accentués par une ouverture haute de la porte du hayon, pourtant limitée dans sa largeur au seuil (1 mètre) alors que la largeur est annoncée à quelques 1m77 !
Look et design ont eu pour conséquences d’entraver les possibilités potentielles…ce qui est dommageable !

Une fois les dossiers rabattus (1/3 et 2/3), c’est comme sur la 320, il faut manipuler les deux assises avant pour obtenir un pseudo plancher plat, sur une longueur légèrement supérieure à 2 mètres, mais sérieusement étroite en raison de la présence de rangements latéraux, « lissant » les côtés de manière à masquer esthétiquement les imposants passages de roues arrières.

Donc, il ne s’agit pas d’un utilitaire (j’en remets une couche pour ceux qui lisent en travers)

Les volumes utiles annoncés par les constructeurs sont 442 litres, banquette en places, puis 1354 litres en blindant jusqu’au toit.
C’est peu là encore, même la 320 Touring, pourtant pas championne dans cette discipline, fait mieux (+18 et +31)

Finition et équipement :

En finition Ambiente, cette A4 propose d’excellentes prestations, mais il convient d’ajouter les options indispensables à celles qui vous feront plaisir.
Ainsi, au minimum, il faut prévoir les « rallonges » à la facture de départ (32.780 euros) pour l’ordinateur de bord (300), le réglage en hauteur du siège passager (100) sans oublier la peinture métallisée (780), pour un total de 34.000 euros (avant remise et hors frais)

Cela dit, l’accueil est à la hauteur malgré une teinte générale assez sombre (Audi propose différents agencements dont un mélange de gris très « lumineux »), les ajustements des différents éléments (tableau de bord, sièges, accessoires, etc…) sont dans la tradition Audi, ils ne souffrent d’aucune critique.

Le tissu des sièges m’a paru très résistant à l’usure, proposant de surcroît une certaine douceur.
Les matières plastiques moussées sont exceptionnelles, celles des éléments dits de « liaison » sont mats et paraissent insensibles aux coups légers et rayures occasionnelles.
Cependant, dès que l’on s’attarde avec plus de vice, on trouvera beaucoup à reprocher aux vilains caches esthétiques, au niveau des commandes des sièges, des réglages en hauteur des ceintures et partout ailleurs, dès que le regard se porte en dehors du volant, des compteurs, de la radio ou de la clim’ ainsi que la route !
C’est pareil sur les A3 et A6, moins visible sur l’A8 et le Q7 !

Sinon, Audi ne déroge pas à la règle et propose :

- accoudoir central avant et arrière
- autoradio CD avec 8HP
- volant 4 branches, multifonctions, en cuir (idem levier, pommeau et frein parking)
- 4 vitres électriques à impulsion
- régulateur de vitesse
- phares et essuie glaces auto
- surtapis avant et arrière
- « petit pack chromes »
- applications en bois « précieux »
- jantes alliage 16 pouces

Après, le « boulot » du commercial commence et s’il sort sa liste d’options (toutes plus chères les unes que les autres), il ne faudra pas s’étonner de dépasser allègrement les 35.000 euros et rattraper les tarifs proposés par BMW, pour sa 320d et ses 163 ch !

Motorisations :

Ici, on a à faire au « 2 litres » de 140 ch ! Sans filtre à particules ! ! !
La version D.P.F. demande un « petit effort », 590 euros !

Les autres choix, en diesel, sont conséquents, avec une version d’appel (2.400 euros moins chère), dans laquelle on a rappelé le vieux « 1 litre 9 » dans sa configuration 116ch (avec ou sans DPF).
Ensuite, le « 2 litres » en 140 et 170ch (DPF) à 920 euros en sus.
Pour terminer, deux V6 : un « 2 litres 7 » de 180ch et le « 3 litres » de 233ch (uniquement en Quattro), les prix allant de 36.870 à 44.680 (Ambiente)

4 cylindres donc, 1.968 cc , injection directe par « injecteurs pompe » et turbo.
La puissance est de 140ch à 4.000 trs/mn, le couple maxi est de 320Nm dès 1.750 trs/mn.
NB : seuls les deux V6 bénéficient d’une injection de type Common Rail, couplée aux « très modernes » piézo-injecteurs.

Cette cavalerie est transmise aux roues avants (la version Quattro se paye 3.000 euros de plus), via une boîte mécanique à 6 rapports.

A la lecture des chiffres concernant le poids total de l’engin (1490 kg « à vide »), cette motorisation sera suffisamment sollicitée pour peu qu’elle ait à emmener 4 adultes et leurs bagages, sur des autoroutes à reliefs.
Une fois encore (comme pour la concurrence), ce sont désormais 2 tonnes qui évoluent sur 4 roues, la version « 170ch » peut donc légitiment s’imposer, à défaut de pouvoir s’offrir un des V6 ! (et du même coup « taquiner » les 163ch du « 2 litres BMW »)

Pollution : 156 g de CO2 au kilomètre, contre 162 à la version DPF, 154 pour le 1.9 l et la "170ch".

Châssis et sécurité :

A l’instar de BMW, Audi propose une automobile au comportement exemplaire.
Le châssis est des plus dynamiques, avec un essieu avant allégé à 4 bras, des suspensions à roues indépendantes (triangulation spécifique) et une direction très précise et réactive, tout en étant assistée.
L’essieu arrière n’est pas en reste avec une conception en trapèze, dont l’efficacité confère à la prise de trajectoire un sentiment de précision absolue.
Audi a choisi de monter des amortisseurs de grande taille (bitubes à gaz + ressorts hélicoïdaux), assurant un confort certain dans l’hypothèse où le diamètre des jantes n’excède pas 16 pouces (pneus en 215/55)

L’électronique est encore omniprésente, Audi a toujours proposé le meilleur de la technologie dans ses véhicules.

ESP évidemment, dans une dernière évolution (8.0) incluant l’amplificateur hydraulique de freinage d’urgence, fonction Brake Disc Wiper, ABS, EBV ASR EDS, beaucoup d’abréviations désormais légion sur toutes les familiales (sauf les Dacia).
140 ch, 320Nm de couple à canaliser, des vitesses élevées, un « méchant cocktail » qui ne demande qu’à exploser !
Cela dit, il faut souligner une fois encore que malgré tous ces artifices, il appartient au « pilote » de conserver sa lucidité en roulant de manière responsable et en anticipant en permanence.

La sécurité dite passive est assurée par une protection latérale anticollision (barres antichoc spécifiquement intégrées), une multitude d’airbags (frontaux, latéraux et passagers arrières) ainsi que les indispensables prétensionneurs de ceintures, sans oublier les appui-têtes actifs.

L’essai :

Petite virée jusqu’en Bourgogne pour donner un coup de main à un ami de la famille, dans le cadre de la rénovation de sa maison de campagne.
Me voilà donc passager à l’aller, sur une distance de près de 200 kms.

L’auto est dans une configuration « utilitaire », remplie d’un tas de matériel électrique et de nombreux cartons (enfin, pas plus d’une dizaine).
Bref, sans avoir de passagers à l’arrière, on roule pleine charge, soit pas loin des 2 tonnes annoncées plus haut !

Ici, pas trop d’options, le choix a été restreint au « Pack Family » (950 euros), à l’ordinateur (écran couleur – 430 euros) et le réglage en hauteur du siège passager avant (100 euros).

La banquette arrière rabattue, l’amplitude de réglage est donc assez limitée et donc, sans avoir les genoux coincés au niveau du tableau de bord, l’espace est compté : ça commence mal…

Le maintien des sièges est parfait, l’assise plutôt dure mais le confort n’étant pas gâché par des jantes immenses (et des pneus taille basse), le parcours de deux heures n’est pas fatigant.

L’ambiance générale est sympa sans atteindre la « luxure » d’une sellerie cuir intégral, l’invitation au voyage s’accepte donc sans rechigner.
L’accoudoir de porte est suffisant, les vide poches bien utilisables tout comme la boîte à gants (en partie réfrigérée).
L’accoudoir central plutôt dédié au conducteur (zut) et ses petits rangements internes singulièrement…petits !

Au niveau des nuisances sonores, pas de commentaire sur le moteur (chaud depuis le départ), les différentes montées en régime sont bien filtrées par l’isolation réalisée au sein du capot et du tableau de bord.
Aucune vibration, seuls les bruits aérodynamiques (rétros, barres de toit, essuie-glaces) sont perceptibles, à différentes vitesses, au-delà de 110 km/H.
La configuration « utilitaire » ne génère aucun effet de résonance ni de roulement.

La qualité de la sono est au-dessus de la moyenne, et sans pousser à l’excès, pas la moindre distorsion n’est remarquable.

Les angles de vue proposée par le pare brise et la vitre latérale est excellente, relativement peu masquée par le premier montant.

Particulièrement adepte d’une conduite « sportive », cet ami sans vouloir m’impressionner, a pris un malin plaisir à rouler au-delà des limites autorisées, notamment dans les courbes (autoroutes urbaines et A6), mais la météo très clémente (soleil et 25°C) n’a pas joué de « vice » pour prendre en défaut le génial dynamisme de cette A4 Avant !

Par contre, la poignée de maintien a été la bienvenue, le placement des pieds parfait pour être très bien calé et un complément optionnel de sièges sport dès lors justifiable.

Une fois arrivés, passage à la pompe (de « marque » en l’occurrence) et « glouglou », le plein « raz-la-gueule » par un complément de près de 60 litres (réservoir contenant 70 litres)

Les infos de l’ordi précisent alors une conso moyenne de quelques 7.9 litres.


Au volant :

Retour en soirée pour effectuer le chemin de retour à la douce lueur des phares (sans Xénon).

A mon tour de conduire et je prends place avec cette fois, et règle mon siège et le volant « aux ptits oignons », la banquette arrière ayant retrouvé sa place, le cache bagages recouvrant les quelques bricoles emportées.
Je « redécouvre » le tableau de bord, sublimement rétro éclairé, bleuté clair, mettant en valeur les 4 cerclages chromés des différents indicateurs, aux aiguilles rougeâtres.
L’écran de l’ordinateur étant « couleur » propose donc ses infos en LCD bleu ciel (au lieu du classique rouge).

Les commodos sont des grands classiques de la marque, avec celui des phares, circulaire, à gauche sur le montant central de la console, les clignotants, essuie-glaces et régulateurs de part et d’autre du magnifique volant « 4 branches » tout en cuir ! (avec pilotage de la radio et en option le téléphone)

Les commandes de vitres (avant/arrière) ainsi que les rétros sont idéalement placées, à main gauche, au style simplifié et épuré…la classe !

Le design de l’auto radio (CD, RDS et Cie) est épuré, tout comme celui de la climatisation ; ces deux systèmes sont parfaitement intégrés au sein de la console central, dans le prolongement du levier de vitesses : simplicité et efficacité.

A noter la présence de porte-gobelets encastrés et du bouton de déconnexion de l’ESP (circulation sur routes « glissante », neige et boue par exemple)

Départementales et nationales sur une trentaine de kms, avant de reprendre l’A6 jusqu’au sud de Paris.

La voiture est vive, très réactive et pour autant, « facile ».
La direction est précise et en sachant que la technique est de haute volée (châssis et électronique), on apprécie réellement les enchaînements de courbes et virages, avec entrain (90/100).
Un bémol concernant la vision nocturne, avec quelques faiblesses dans l’éclairage des phares, notamment en courbes ainsi qu’en mode « plein feux », qui dans ce cadre champêtre, justifiera la très coûteuse option Adaptive Light (phares Xénon pivotants)

Le freinage est puissant, rassurant et n’embarque pas la voiture dans une espèce de roulis ou tangage à faire vomir les occupants au bout de 10 mns.

Le moteur est très coupleux, ce qui permet de rester sur le même rapport à différentes vitesses sans avoir à trop souvent jouer du levier.
Ainsi, en 4ème, le « 2 litres » reprend volontiers dès 1.800 trs (environ 60 km/h) pour emmener facilement l’ensemble à 100/110 sans « ramer » !

L’étagement de cette « boîte 6 » m’a paru des plus adaptés et même si la 1ere ne sert qu’à manœuvrer pour stationner la voiture, les 2 rapports suivants sont assez courts pour bien relancer, notamment dans les côtes.
La 4ème est donc très « large » et essentielle sur routes et départementales, les 5ème et 6ème permettant d’accéder à des vitesses de croisière élevées et/ou de réduire sensiblement la consommation instantanée puis moyenne.

Ainsi, sur 20 mns « d’extra-urbain », j’ai relevé 5.2 litres, ce qui me paraît honnête (Audi indiquant un bien prétentieux 4.6 litres).

Nous voilà (enfin ?) sur l’A6, préparé à 200 kms de ruban autoroutier et sa limitation à 130 km/h ! De quoi s’endormir au volant si on est seul…

Les 3 premiers rapports s’enchaînent avec douceur et fermeté, à près de 3.000 trs/mn dans une relance appréciable des 320 Nm !

Forte accélération dans la bretelle d’accès (en 4ème) pour enclencher la 5ème à plus de 120 km/h et ainsi devancer un convoi de 2 ou 3 semi-remorques en toute sécurité.

Les consos instantanées font frissonner en sautillant légèrement de 5 à 30 litres.

Le rétro intérieur est de type jour/nuit automatique, efficace mais donnant un angle de vue assez limité, pour les mêmes raisons que la concurrence (montants arrière et appui-têtes).
Les « visions » rendues par les rétros extérieurs sont toutefois bonnes, mais les fameux « angles morts » sont présents et il faudra être très vigilant dans les manœuvres de dépassements.

Encore une fois, le confort est au rendez-vous même si le conducteur bénéficie du meilleur traitement dans cette voiture.
Malgré tout, on est loin d’une certaine exclusivité orientée comme sur la 320D.

A vitesse stabilisée (au régulateur) à près de 140 km/h, l’A4 ne « bronche » pas !
Le cap est maintenu avec facilité, grâce à une assistance moindre de la direction, d’une grande précision.
Les grandes courbes sont avalées à la même allure, sans défaillir ce qui en dit long (une fois encore) sur les qualités du châssis dynamique.

Les quelques freinages « appuyés » permettent de mettre en évidence la grande stabilité épaulée par l’électronique, d’autant plus que la pluie nous avait donné rendez-vous à hauteur de Fontainebleau.

Les bruits aérodynamiques toujours présents, malgré le silence de balayage des essuies, accentués par les projections d’eau des 4 pneus sous la carrosserie, et des rafales de vent.

A l’approche du péage, force est de constater que l’appétit de cette version n’est pas gargantuesque, avec une nouvelle moyenne affichée de 6.1 en ayant roulé à 117 de moyenne (c’est l’ordi qui l’a dit !)
Audi annonçant 5.8 en mixte, y’a pas l’ombre d’une arnaque !
Pour la ville, ce sont 7.9 litres, on peut donc tabler sur 8.5 sans problème !

J’abandonne donc cette A4 Avant et son heureux propriétaire, en ayant toutefois passé un bon moment à son bord, tant au volant qu’en co-pilote.


Conclusion :

Une bien belle auto que cette Audi (n’est-ce pas Ciag ?) qui sans vouloir se prendre pour une « déménageuse » saura facilement vous donner un bon coup de main pour le transport d’encombrants (électroménager, meubles en kit, tondeuses, tronçonneuse, cartons de vaisselle, et tant d’autres choses amusantes !) grâce à une modularité intéressante même si elle reste limité (surtout en largeur).

La finition est une fois encore exemplaire, si l’on ne s’attarde pas sur quelques détails fâcheux.
L’équipement et la dotation est complète, par rapport à la concurrence, mais certaines options seront indispensables (Adaptive Light, GPS, Prépa GSM, etc…) pour peu que vous utilisiez cette voiture dans le cadre de votre travail, ou alliez souvent à la campagne, mais au prix d’un sacré sacrifice financier (1460 euros + 1220 euros + ….)

La motorisation présentée est « suffisante » à l’usage commun et permet d’envisager les voyages avec sérénité.
La version 1.9 116ch me semble un peu ridicule et souffrira d’un chargement conséquent et des longs voyages en famille, le couple proposé n’étant « que » de 285Nm, le poids à vide ne gagnant que 40 kg !


Pour les plus exigeants (ou ceux ne voulant pas rouler en 320D…Ciag, t’étais là ?), la version sur vitaminée de 170ch comblera leurs attentes (lesquelles ?) , mais fera encore alourdir la facture….et dépasser les 40.000 euros, en version Quattro avec les options de base.

Reste que tout dépend des goûts et des couleurs…et cette A4 Avant a (tout ?) pour plaire.

Bilan :

Après les essais « écourtés » des Saab 9-3 et BMW 320D, dans leur version « break BCBG », cette « longue » découverte de l’Audi A4 Avant me permet de faire un point comparatif plutôt intéressant !

La Saab n’attirera peut-être que les « passionnés » de la marque car elle est loin de proposer l’espace de ses deux concurrentes du jour !
En plus, la finition ne semble pas irréprochable, mais certes, égaler une BMW ou une Audi dans ce secteur n’est pas aisé.
Les 150ch de son 1.9 l italien (FIAT) sont moins « vindicatifs » que les 140ch d’Ingolstadt et trop éloignés des 163ch de Munich !

Le duel peut légitimement opposer les deux allemandes et c’est dans le registre des 163/170ch que le combat peut commencer.

C’est donc la version 140ch de l’Audi qui retient le plus mon attention, en raison du rapport qualité/prix (2.200 euros au bénéfice d’Audi), malgré une Béhème proposant davantage d’espace…

A vous de voir…et merci de m’avoir lu jusqu’au bout (pour les 3 avis)

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Commentaires sur cet avis
lamori

lamori

21.03.2013 13:19

Un avis complet et insturctif à tous les niveaux

ameflo

ameflo

13.06.2007 22:46

je dois me décider ce soir pour trocker mon 4x4 mitsubishi contre une cette A4 ton avis est vraiment instructif merci encore !!!!!!

richardbertrand3

richardbertrand3

05.01.2007 00:33

Quel plaisir de lire un passionné de l'auto maitrisant son sujet !!! bravo ;-)

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