☼ A Story (sans sex toy) :
♫♫ Le téléphoneuh…sonne, quand t'es en vaaah-cances ! ♫♫
« Ouais l'archouf…c'est moi ! T'es en bas ? »
- Exact, depuis Samedi. Pourquoi ? »
- Peux passer te récupérer demain matin, vers 7h00 ?
- Hum…y'en a pour combien de temps ?
- Ca dépend de comment tu roules et si t'as personne en chemin ! Au plus 5-6 heures.
- Y'a combien au bout ?
- 2.5 ! 1 demain matin et le reste à l'arrivée !
- OK…t'envoie un SMS pour te dire où passer me prendre !
- Pas de problème. »
D'un premier abord, cette conversation peut vous sembler un peu curieuse, mais bon, chacun son job et les moutons…bla bla bla…on fera un grand méchoui (sur la pelouse de Xama).
« Grand Yo » arrive donc pile à l'heure (un gars sérieux) et discrètement, me file une enveloppe glissée à l'intérieur de L'Equipe (pour une fois, y'a quelque chose de nouveau et d'intéressant dedans, ce qui change des camés de cyclistes !).
Sans vérifier son contenu (Grand Yo ne déconne jamais avec les talbins), je la range avec soin dans mon véhicule personnel (ici un Q7 4.2 raide de neuf) et monte en passager sur la meule de Grand Yo, en l'occurrence une Yamaha de forte cylindrée, au confort acceptable (qui trouve le modèle gagne un porte clés « diapasonné »)
Après une grosse heure de roulage, à la fraîche, nous arrivons devant l'entrée de l'un des parking de l'aéroport international de … Nice, ou Marignane ? On s'en moque…
Mon pilote du matin me distille les quelques informations nécessaires à la réalisation du rapatriement puis récupère le second casque, me donnant rendez-vous en début d'après midi, non loin de la frontière franco-italienne.
Et c'est parti…
☺Présentation :
J'accède rapidement au niveau -1 de l'immense parking payant (et très cher) et après quelques secondes, découvre la « Belle », dans une robe noire nacrée, relevée par quelques chromes idéalement placés et non envahissants.
Sans être isolée (entourée d'une myriade d'allemandes toutes aussi claquantes), elle se détache radicalement du lot.
L'immatriculation plaquée correspondant à mes informations, j'ouvre la malle arrière (non verrouillée) et y récupère l'unique « clef de contact », judicieusement planquée dans une ouverture pratiquée au cutter dans la partie moquettée…ainsi que quelques biftons pour mes faux frais.
AUDI, modèle A5, finition très haut de gamme, transmission intégrale, motorisé par l'un des meilleurs V6 diesel actuels !
Tarif clefs en main ? On approche l'aberration… 56.000 euros, TTC (ouf !)
« Votre mission Jim… » PTDR…ma mission, amener ce magnifique coupé quatre places, fraîchement tombé du camion, à sa destination finale, en marquant un « pit-stop » audacieux et enfin le livrer à qui de droit, le tout, sans se faire gauler par les bleus ou les autres (ce qui n'est pas très compliqué en fait !)
Audi fabrique des voitures depuis la Saint Glinglin (voir dans un précédent avis - Q7 il me semble…)
A propos du catalogue, la marque aux 4 anneaux (rien à voir avec anal Croqui - quoique !) distille, dans une parfaite légalité, des modèles destinés aux célibataires (A3, TT, R8), aux couples sans enfant (mais avec un greffier ou un clébard, voire même des potes) et également des familiales (berlines ou break dits « Avant ») (famille A4 et A6, voire A3 Sportback), mais pour terminer, une luxueuse limousine, la splendide A8 (cf avis S8 V10 à suivre), sans oublier les versions sportives, estampillées « S » et « RS » (au choix et très prisées)
Il ne reste que quelques modèles exotiques, un SUV de grande classe (Q7) et un nouveau coupé très raffiné, l'A5 !
Cette A5 (une Audi) est bien un coupé, dans la tradition, proposant des lignes d'une grande fluidité et donc d'une rare élégance, un capot moteur (à l'avant) immense et pour finir le tableau, une chute de reins radicalement provocatrice (ou évocatrice).
Deux portes, sans montant supérieur, très lourdes et de grandes dimensions.
Les liens de parentés avec le TT ou le R8 sont évidents, malgré la différenciation certaine vers la malle arrière, qui destine donc ce modèle à un père de famille exigeant, susceptible d'emmener femme et enfants (deux maximum et des plus jeunes - 12 ans maxi) en week-end prolongé et tout au plus une semaine à la Baule (ou aux Sables d'O)
Ainsi, à titre de comparaison, cette A5 pénètre (hum !) le marché plutôt confidentiel des coupés-diesels en concurrence directe avec la BMW 330xd (seule autre intégrale) et moins radicalement avec le CLK 320 CDI (bientôt une version 4WD) ou la franchouillarde Peugeot 407 Coupé V6 HDI (la moins chère des quatre, la moins puissante, la « moins tout » !)
Audi affiche cependant crânement ses prétentions tarifaires, en présentant à sa clientèle (chérie) un véhicule esthétiquement abouti (sauf réserves), puissant et réputé sûr (Quattro), à la finition frisant la perfection !
Mon point de vue sur la ligne globale diffère cependant des nombreuses critiques lues ici et là, surtout à propos du « Q » de cette A5, que je trouve bien trop massif, très masculin et presque en contradiction avec la face avant (de toute beauté) et les lignes plongeantes, jusqu'à la trappe d'ouverture du réservoir !
Les formes des optiques (séparés par la découpe de la malle) sont trop banales, le becquet intégré à la carrosserie et cette bande en relief alourdissent donc la forme générale.
Même les sorties d'échappement au chrome avantageux ne se distinguent pas, trop simplement intégrées et au design insipide.
Enfin, les goûts et les couleurs ne se discutant pas…
Je ne m'attarderai donc que sur la « gueule » de cette A5, laquelle est à tomber, même si elle est moins affinée que celle du TT.
La calandre « single frame » est impressionnante, les optiques avants étirés sur les ailes sont subjuguant (les diodes « façon R8 » sans doute de trop), tout comme l'intégration des anti brouillard au sein d'un spoiler très typé sport (et peu protégé).
Les rétroviseurs extérieurs, pourtant proéminents, bénéficient d'une finition exemplaire, avec une peinture de très haute volée (sur des coques plastifiées) dans la même veine que l'ensemble de la carrosserie (excellence Audi dans ce domaine, la couche de vernis est d'une bonne épaisseur).
Les rappels de clignotants latéraux sont dans la lignée des diodes aperçues dans les blocs d'optiques, un petit détail qui bien entendu vous coûte cher !
Un dernier mot sur les jantes en alliage (ici des « 20 pouces » optionnelles) qui sont de toute beauté (7 branches doublées), et équipées de gommes « tendres » estampillées Continental SportContact2 (en 265/30/20), dont je n'ose
Photos pour Audi A5 3.0 TDI Quattro
vous annoncer le tarif global (plus de 3.000 euros !)
☻Les dimensions :
Avec 4,63 m de longueur, on a à faire à une grande voiture, surtout si l'on prend en compte la largeur supérieure à 1,85 m.
C'est un coupé, ainsi, le toit culmine à moins d' 1,40 m, ce qui est assez révélateur de l'agencement intérieur et donc des manœuvres à effectuer pour se glisser dans le siège conducteur (ras du sol) ou pire, accéder aux places arrières (malgré une manipulation facilitée des dossiers avants)
A l'intérieur, l'espace est compté, notamment pour les accompagnateurs arrières, au nombre de deux, et à la taille ne dépassant pas les 160 cm !
Oui, comme tout coupé indigne, c'est bien le conducteur qui est choyé, tout comme son co-pilote de passager (une fois le GPS déconnecté)
La faute à quoi ?
Déjà à cet empattement qui dépasse à peine (+ 10 cm) celui de l'A4 actuelle (pas une référence en matière d'espace vital), puis sans aucun doute le caractère affirmé du coupé et la catégorie annoncée du segment.
Vous l'aurez compris, la clientèle visée sans être exclusive est assez spécifique. Quatre adultes de bonne consistance ne voyageront pas à leur aise, notamment à l'arrière.
Les occupants des places avant se voient ainsi proposer des sièges « Sport », enveloppants et au maintien latéral irréprochable, recouvert de cuir somptueux, aux réglages multiples, très complets pour le conducteur.(mémorisations disponibles)
Le basculement des sièges est ici à avancée électrique puis propose un angle d'ouverture vers les places arrières assez satisfaisant, mais demandera aux grands gabarits des efforts de contorsion inacceptables…mais, c'est un coupé !
☺Ambiance :
Avec la finition Ambition Luxe (agrémentée de quelques options en or), Audi met quasiment tous ses petits plats dans les grands !
L'ambiance est feutrée malgré quelques notes de sportivité évidentes (plaquages en alu brossé) et un agencement global invitant à la conduite musclée (levier de vitesses court, pédalier spécifique, tableau de bord avenant, etc…)
Le cuir et l'alcantara sont omniprésents, ce qui pour la finition proposée est le minimum syndical, le choix des différents matériaux ne souffre d'aucune critique, les revêtement sont épais, odorants et accueillants, malgré la présence de quelques caches en plastique dignes d'une Skoda Octavia milieu de gamme (ce qui dénote franchement).
Pire encore, j'ai noté le choix contestable des caches latéraux, au niveau de la console centrale, qui au moindre coup de genou malencontreux prennent immédiatement du jeu, ce qui chez Audi est intolérable (je m'insurge ? presque…)
☺Equipement :
On atteint des sommets dans la multiplication des gadgets et assistances en tout genre !
GPS sur un écran à faire pâlir la plupart des « mini consoles » de jeux vidéo, tout le système hifi embarqué (de l'excellente came) et encore un tas de bordel gérable par l'entremise d'un unique gros bouton (molette et poussoir - une énième souris informatique, le MMI, extrapolé ou chouravé chez BMW)
Phares à décharge (oui mon Croqui !) au Xénon et quelques diodes diurnes (inouï), ABS version 8.0, des air bags dans tous les sens, aide au stationnement, rétroviseurs électriques dégivrables et escamotables, trappe à skis (formats courts), allumage automatique des phares et des essuie-glaces (avant uniquement), etc…le « minimum » est là, tout comme chez la concurrence, on en a un peu pour son argent (un peu seulement, ensuite, il faut regarder les options)
Electronique à gogo, une climatisation multi zones réglable au 1/10ème de degré (indispensable !)…et un manuel d'utilisateur qui n'entre plus dans la boîte à gants !
Du coup, Audi propose (en option) un CD Rom (ou un DVD 7 couches !) qui va vous détailler avec une précision chirurgicale le pourquoi du « Comment j'utilise tout ce matos sans cartonner à 199 km/h sur l'autoroute » !
Mieux encore, votre concession adorée (celle qui va vous dépouiller pendant les années d'entretien de votre belle caisse) va organiser un colloque (eh ouais), aux Bahamas (Paradise Island fera l'affaire) pour vous démontrer que l'utilisation du MMI est enfantine !
Préparez l'Amex Blue Edition, même avec la conversion dollar/euro avantageuse, ça va faire mal !
☻En route :
J'insère aisément la grosse clef ? qui n'en n'est plus une, Audi ayant adopté le système de Mercedes avec la « clef boîtier » qui sert à faire de multiples choses (même ouvrir électriquement la malle arrière - c'est en option !) sauf décapsuler les binouzes (ici, de la « monténégrine »)
Je démarre enfin, et ne tarde pas à savourer le vacarme vibrant du V6 TDI !
Le moteur est froid, ça devrait rentrer dans l'ordre d'ici 7 à 8 mns maxi, d'autant que l'isolation phonique me semble plus efficace que sur les autres modèles Audi découverts auparavant.
Allumage automatique des phares, et donc du tableau de bord, qui sans être aussi séduisant que celui de la petite frangine (TT) propose un rétro éclairage blanc et de grandes aiguilles rouges (tachymètre et compte tours)
Les multiples voyants (zone supérieure) m'ont indiqué que tout allait bien dans cette voiture n'affichant que 12 kms !
La plupart des informations sont disponibles sur un écran LCD (couleurs) central, après manipulations d'un énième petit commodo (c'est trop, ça va déborder bientôt)
Les nombreux et précis réglages (siège, volant, rétroviseurs) me permettent donc de trouver une installation de conduite proche de la ...perfection !
Malgré une assistance dans la direction assez démultipliée, les manœuvres sont bien handicapées par un rayon de braquage bien trop important (près de 6 mètres) et la monte pneumatique délirante !
Après avoir défoncé (et proprement mon Croqui) la portière d'une 320 CD mal garée, en reculant (ou avançant…) sans bien regarder, je quitte cet infâme sous sol et rejoins sans tarder la sortie.
Il est utile de faire appel à l'aide au stationnement (et donc, prendre cette option) car le gabarit de l'A5 est difficile à jauger d'emblée, la vision globale rendue par les rétroviseurs extérieurs est correcte sans plus, mais celle de l'habitacle est quasi nulle !
De plus, en raison de la longueur du capot et d'ici une assise radicalement basse, je ne donne pas cher de la longévité des éléments de carrosserie inférieure voire des beaux yeux de la Belle.
Pendant quelques longues secondes, une vilaine alarme m'indique que je ne l'ai pas bouclée, cette ceinture, ce que ma chasteté automobile semble reprouver (à peine)
Une rapide pause au guichet pour régler la « nuit » au tarif de « l'heure » et me voilà enfin prêt (ceinture en position, la bonne) pour démarrer mon périple.
Je profite encore quelques instants de la protection naturelle du béton des sous sols (très épais, vraiment rassurant) pour brancher mon petit matériel (reposé, il s'agit d'un brouilleur un peu bidouillé) dans l'orifice (miam) découvert avec soin (re miam) après avoir ôté l'allume-cigare !
Du même coup, adieu GPS, Radio et GSM…temporairement, bien sûr !
J'enclenche le premier puis second rapport (sur six au total, plus la marche arrière) et remonte les rampes de sortie sur un filet de gaz (même mazouté)
L'A5 est large et demande quelques temps d'adaptation, puis se montre docile et facile à placer.
La fabuleuse option (420 euros) des phares directionnels est d'un réel confort, permettent d'éclairer parfaitement (les décharges…de Xénon) les endroits les plus sombres et obscurs !
Rapidement, je gagne une des autoroutes qui me permettra d'aller vers le Sud ? l'Est ? par là bas, oui, assurément !
A peine 8H30 et déjà beaucoup de trafic, ce qui ne m'arrange pas trop, j'aime bien savoir si je suis mal accompagné ou pas.
Le V6 monte rapidement en température et le synchro de la boîte (malgré l'absence de rodage) permet de passer les rapports suivants (3 à 5) sans avoir à forcer sur la commande d'embrayage (à la course saine et pas trop courte)
Je sens le moteur très volontaire et prêt à me prouver que les 240 chevaux du V6 ne sont pas seulement marqués sur le papier.
Encore tiède, il se montre envahissant dès que l'on taquine le compte-tours.
En me dirigeant vers un immense échangeur digne de ceux existants en Californie, je me permets d'ouvrir en grand et de faire quelques tours de manège, dans le but de me débarrasser d'éventuels « curieux » !
A l'amorce d'une bretelle d'accès, un joli panneau m'indique une courbe à négocier sous les 70 km/h, ce qui semble prudent.
Rétrogradant en 3ème, je remets gentiment un peu de gaz et profite du couple ravageur (ici plus de 50 mkg dès 1500 trs /mn, effarant !) pour enquiller directement la 4ème et avaler cette jolie arabesque goudronnée à près de 130 !
Audi a procédé à quelques modifications techniques sur cet excellent bloc (injection, etc…) qui va équiper une grande partie de la gamme actuelle et à venir.
Le châssis pourtant réputé de très haute volée (typé Sport en option), associé au combiné jantes-pneus extra large, (sans oublier le Quattro) est pris en défaut et c'est l'électronique qui me rappelle à l'ordre (gentil ESP de merde).
Oui, ce n'est pas une TT ni un Cayman S, la taille de l'A5, le poids du groupe moto-propulseur, la transmission intégrale et enfin, l'équipement d'une grande richesse (et finesse) font que ce coupé A5 s'approche dangereusement des deux tonnes, avec les pleins faits et un peu de bagages dans le coffre particulièrement généreux (455 litres), pesée à plus de 1.600 kg à vide, et ce, malgré l'utilisation d'aluminium au sein de la structure.
Donc, les garde-fous se mettent en branle (hum) dès que l'on taquine l'accélérateur.
Déconnexion obligatoire et mes petits tours de manège peuvent reprendre (si y'a un hélico, je suis dans la panade, quoique…)
Bon, ce coupé Quattro diesel n'est donc pas une vraie sportive.
Certes, ça accélère très fort sur la plage 1500 - 3000, mais il s'agit d'un diesel, pas une « atmo » délivrant sa puissance nominale à 7000 trs/mn
Les reprises sont fantastiques et on apprécie l'étagement parfait de la boîte manuelle à 6 rapports (pas d'automatique séquentielle pour le moment), dont le levier court tombe parfaitement sous la main, dans le prolongement de l'accoudoir central.
Je prends donc un malin plaisir à faire couiner les chaussettes (à défaut de les retourner), et à faire osciller l'aiguille du compte tours entre 2 et 3.500, quelque soit le rapport engagé.
Après quelques minutes, me voilà rassuré et je décide donc d'en terminer avec mes vieux fantômes en cherchant une vitesse de pointe inavouable sur la 6ème, trop longue à mon goût !
Plus de 200 sans forcer, évidemment, les 240 canassons sont là pour ça !
Le niveau sonore est désagréable, un TDI restera toujours un diesel bruyant !
Les consos instantanées donnent cependant le tournis, avec près de 22 litres aux 100 à grande vitesse.
Après une petite heure et une stabilisation à 130 (régulateur), on obtient moins de 6 litres (pile 5 en 6ème, régime moteur à 2.000 trs !) et une moyenne (sur près de 120 kms parcourus) d'environ 7,8 litres, ce qui me paraît très correct, vue la cylindrée du V6 (2.967 cc)
A noter que la capacité du réservoir est limitée en raison de la présence de la transmission intégrale, et ainsi, les quelques 64 litres pourront être engloutis en seulement 300 kms si vous avez le pied lourd, mais en étant raisonnable, une ballade de 700 kms sera envisageable avant de constater que le voyant orangé (et l'alarme sonore) désire attirer votre attention !
☻Les distractions :
Des boutons et commodos partout, un écran central, celui de l'ordinateur de bord, bref, tout pour vous déconcentrer et risquer de provoquer un accident avec une Logan roulant paisiblement.
J'ai accédé un temps (et sereinement) aux fonctions de la radio (je n'avais pas le CD de Sugarhill Gang, veuillez m'excuser) et choisi Autoroute FM (107.7 pour les accros au TGV ou Air France) dont la réception est simplement merveilleuse !
Après une série complaisante de vieux machins (à faire pâlir Tendi) dans le style si radical de ma belle voisine Elodie (donc, Demis Roussos, Sheila sans Ringo, Abba et les Village People !), je me suis branché sur une radio de djeunes, à savoir…RTL2 !
Bon, la sono embarquée est de qualité, même si les nombreux réglages (caisson de basses séparé) demandent un peu de temps. Un changeur de CD permet d'en glisser six, gage de musicalité de folie durant de longs parcours langoureux !
Pour le GPS, cela m'a paru assez clair d'emblée et facile à programmer, mais à défaut de fonctionner présentement (un brouilleur de folie), la manipulation à l'aide du gros bouton en retrait sur la console centrale est à la portée des plus simples d'esprit (même les blondes, c'est pour dire !)
☻Le confort et mon avis :
Le châssis sport, combiné aux grandes jantes et pneus de type taille basse, ne propose pas de confort digne de ce nom, bien au contraire.
L'ensemble est très communicatif et le moindre défaut du revêtement fait sursauter la voiture, ce qui est désagréable dans le volant comme dans votre colonne vertébrale.
Ce coupé aime le billard autoroutier ainsi que les grandes nationales à l'entretien parfait.
Inside, c'est cossu à l'extrême ?
Oui, sans le moindre doute, et ce ne sont pas ces quelques morceaux de plastiques mal choisis qui me feront dire du mal sur la présentation de cette Audi (CIAG, je ne suis pas pro-Audi, mais pas loin, tu as raison !)
Le cuir est magnifique, les tapis de sol très épais, les applications en alu somptueuses (je n'aime pas le bois), les plastiques moussés bien agréables (du latex ? non…), bref, que de la bonne camelote pour cette teutonne !
Enfin, vu la facture finale, on ne pouvait pas s'attendre à moins, je le concède !
☺« Pit Stop »
Ben oui, il faut bien terminer le périple.
Donc, après avoir quitté le réseau de l'ESCOTA (hors de prix), je rejoins ma ligne des stands et marque un arrêt prolongé (90 mns) afin de poursuivre mon chemin avec davantage de sérénité, mais toujours autant de méfiance.
Changement de pl.., nouveau N° de s…, une MAJ de l'électronique (compteur, etc…) et un joli carnet d'entretien dûment complété, je reprends ma place, cerceau en pogne et en route, d'abord pour faire un demi plein de gazole (1,14 euro le litre, ils abusent chez les gars pollueurs du hasard !)
☺Livraison :
Peu avant la belle ville de Monté Carlo, je me décide à reprendre l'autoroute pour rallier un autre pays de l'indispensable Communauté Européenne, et enfin remettre ce joli joujou aux quatre anneaux à un autre intermédiaire, à défaut de véritable propriétaire.
Comme il est 13 heures passées et que je commence à avoir les crocs, je me pose sur une aire de station service, après avoir profité d'une climatisation réglée sur 22° et ainsi éviter les 34° extérieurs, renforcés par la chaleur brûlante du bitume.
Petit coup de fil de cabine à cabine, à 13H30, pour rassurer « Grand Yo » lequel me confie que l'on m'attend impatiemment à la première sortie pour Bordighera, en Italie donc !
Ce sagouin se permettant de m'informer qu'une surprise me fera plaisir (je crains le pire !)
La frontière dépassée (sans grand intérêt), je m'évertue à respecter les limitations de vitesse et ne pas attirer l'attention des Carabinieri, malgré les plaques supportant dorénavant les références de San Remo.
Une fois les tunnels franchis, la sortie est habillement négociée (épingle serrée sur la fin) dans un dernier crissement de pneus, me faisant rappeler de reconnecter l'ESP.
Je retire mon matériel de son emplacement d'infortune, et viens me placer à l'arrière d'une S8 stationnée, warning en fonction, immatriculée en Suisse.
Un grand gaillard encostarisé m'invite à m'y introduire (encore ?) d'un simple signe de la main.
Je coupe donc le contact et retire la clef avant de m'extraire (difficilement ? non…) du coupé A5 et de le verrouiller !
« Rider, ça fait bien longtemps…
- Isabela !!! »
Une pure merveille de ritale, rencontrée à la fin de l'été 2000 sur le port de Nice…7 ans déjà, ça passe si vite quand on s'amuse !
« Toujours dans les bons coups on dirait ma belle italienne !
- Oui, on ne se range pas des voitures aussi facilement, tu le sais… »
Elle me donne un baiser que j'accepte sans hésiter une seule seconde…
« Alors, cette Audi A5, tu en penses quoi ?
- Hum, je suis assez mitigé vois-tu, car même si la ligne est assez réussie, et cette gueule presque latine…l'arrière est trop « allemand », je lui préfère la Béhème, c'est bien dommage !
- Oh toi, tu as des goûts difficiles à satisfaire...concernant les voitures évidemment ! »
Cette fois, c'est à mon tour de lui caresser les lèvres…
« Je te propose de repartir avec cette S8 !
- Heu…maintenant ? c'est pas sérieux ?
- Oh que si mon Rider, il faut même l'amener à Cannes, « Grand Yo » est déjà en route et t'attendra à l'entrée de l'aérodrome, c'est lui qui te ramènera ensuite !
- Elle est comment cette S8 ?
- Tout est « en règle », les documents sont dans la boîte à gants, avec une petite enveloppe bien entendu, mais…
- Mais quoi ?
- Je te propose de venir te rafraîchir chez moi, c'est à 15 mns à peine !
- Avec joie, tu le sais bien.
- Oui… »
☻Conclusion :
Ce coupé A5…quoi ? vous pensiez que j'allais vous détailler ? Isabela et ma pomme ? On verra ça pour l'avis Audi S8 V10 alors…
Bon, ce coupé A5, conduit voire piloté (à peine) quelques heures durant, sur une distance appréciable d'environ 400 kms, ne m'a pas épaté, contrairement à la TT ou au Cayman (des « essences » certes)
Pour en revenir à l'esthétique extérieure, le dessin arrière m'a fortement déçu, pour les raisons précédemment énoncées, le coupé de la série 3 est donc la Référence !
La « gueule » et les flancs ne font pas tout, c'est donc l'ensemble qui me paraît déséquilibré.
A l'intérieur, l'agencement est digne d'une Audi de haute volée, malgré quelques choix discutables.
Mais l'ambiance est encore trop sombre, trop classique pour certains et il me semblera bien plus agréable d'opter pour des cuirs et autres accords dans les tons clairs (un blanc bleuté, un sable lumineux, pour exemples)
Le confort routier est ici douteux et non exempt de reproches, malgré un accueil privilégié réservé au conducteur et son passager avant.
Les malheureux, à l'arrière de l'A5, seront contents d'en sortir le plus tôt possible.
La sportivité n'est pas au RDV pour des raisons évidentes de surcharge pondérale qui est de nos jours le défaut majeur des automobiles « normales ».
Malgré la bonne volonté du V6 à rampe commune désormais plus puissant et réactif, le coupé A5 ne vous fera ni briller ni vibrer (ou alors, gare à vos cervicales)
Relativement au système de freinage, il s'avère très efficace, couplé au frein moteur très important, mais pas très endurant dès qu'il s'agit de parcourir des routes sinueuses (montagnes) ou d'attaquer un peu si les consos instantanées ne vous effraient pas !
Sachez cependant qu'Audi propose une autre version diesel (2.7 TDI 190 ch) ainsi que des « essences » peu expressives si d'aventure le Quattro est de la partie (1.8 TFSI de 170 ch et V6 3.2 FSI de 265 ch), en attendant une version S puis RS pour damer le pion à BMW et sa nouvelle M3 à moteur V8 !
A quoi bon cependant de proposer des voitures luxueuses, équipée de V8 de plus de 400 ch et largement 2 tonnes à manœuvrer du bout des doigts ?
C'est un tout autre sujet, effectivement, pour s'amuser, une Lotus Elise « light » fera aussi bien l'affaire !
☼ En plus :
Pour finir, je vous propose quelques infos complémentaires (pour ceux qui en veulent davantage, allez sur le site dédié chez www.audi.com) sur ce coupé :
Le prix de base est de 46 500 euros pour la version 3.0 TDI Quattro
La motorisation est équipée de série (bravo) d'un Filtre A Particules.
Les rejets de CO2 sont de 191g/km.
La puissance fiscale est de 15 CV (les services préfectoraux vont encore se goinfrer !)
Les listes d'options sont démesurées, les finitions S Line et Ambition Luxe proposent un équipement sérieux, mais comme toujours, perfectible !
Pour les devis d'assurance, c'est du simple au triple, selon qu'on soit jeune et friqué ou un vieux con (donc, entre 900 et 3000 euros annuels)
Les photos proviennent du site Audi, une comparaison avec la Béhème s'imposant, devinez laquelle est "originelle" !
☺Enfin :
Toute ressemblance avec des faits, des personnages ayant existé, existants en ce moment voire à venir (ou à naître !), ne pourrait être qu'une énorme coïncidence ou l'œuvre du hasard !
Il en sera exactement de même pour l'avis à propos de l'excellente S8, le contraire n'aurait ainsi aucun sens.
10.11.2008 18:08
Un avis de grande classe, comme la A5 !
27.10.2007 19:51
Avis plus que complet !!!! J'adore les leds sous les phares çà donne un look d'enfer sur cette voiture.
13.10.2007 14:16
J'ai eu la chance d'en apercevoir une dans une concession Audi.. Malheureusement niveau budget je ne peux pas me permettre et je me contente de la Leon TDI 150 4Motion ....