Cet avis a été évalué par 6 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
VEYS et BARRAL signent une magistrale série de bande dessinée publiée chez DELCOURT : BAKER STREET. Pour ceux n'ayant jamais ouvert cette BD, sachez que quatre tomes sont déjà parus, et on attend la parution du cinquième tome pour le mois d'avril. Le tome 1 : Sherlock Holmes n'a peur de rien. Le tome 2 : Sherlock Holmes et le club des sports dangereux (je vous rassure, c'est Lestrade qui s'y colle). Le tome 3 : Sherlock Holmes et les hommes du camellia. Le tome 4 : Sherlock Holmes et l'ombre du M.
Il me faut préciser que ces deux derniers tomes se lisent ensemble, eh oui, le tome quatre est la suite du troisième. Pour la compréhension, il vaut mieux lire d'abord le troisième, à moins de passer à coté de beaucoup de subtilités...
Cette oeuvre est magistrale, je n'en demords pas.
Une très grande oeuvre, signée par Sir Arthur Conan Doyle, et bien d'autre (J.Dickson Carr, pour ne citer que lui), sous bien des formes, série télé, films, et romans en tout genres, ne permet pas de prime abord une grande originalité, sinon de faire un énième erzatz de l'oeuvre originale. Et bien, VEYS et BARRAL nous ont prouvé par cette série que l'originalité est encore permise dans ce domaine. Une vision somme toute rafraichissante du détective privé le plus célèbre au monde...
Cette série est placée sous le signe de l'humour, il ne faut pas chercher dans ces planches le nom du véritable Eventreur de Whitechapel...
Non, les tomes trois et quatre traitent d'un problème bien plus graves les stupéfiants, plus spécialement les méfaits du thé sur la population britannique (je ne parlerai même pas des méfaits de l'excès de caféine sur Madame HUDSON).
Ces oeuvres sont bien plus qu'un excellent divertissement, sous couvert de parodie de classiques en tout genre (notamment Blake et Mortimer), BARRAL et VEYS nous offre une plongée dans un univers déjanté d'un Sherlock Holmes accessible à tous. Un mot, un seul: MAGISTRAL!
Il est vrai que les personnages décrits par Sir Conan Doyle ne sont pas crédibles. BARRAL et VEYS ont su montrer Holmes et Watson de façon bien plus convaincante et humaine.
Sur un scénario déjanté et plein de bonnnes surprises, le dessinateur sait restrancrire une époque victorienne dans toute sa splendeur : ligne droite, sèche, précise et sans fioritures convenant admirablement aux histoires les plus incongrues. Le contraste entre l'époque relatée formidablement mise en valeur par le dessin et les couleurs sobres ne révèlent qu'une chose : le talent des auteurs.
04.01.2004 13:56
très bon avis ! merci...bye++
04.01.2004 13:45
Je ne connaissais pas du tout. Content d'en apprendre un peu plus, je vais aller faire un tour à ma librairie un de ses quatres pour voir çà.