L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
Hardcore, Lent, Geulard |
| Inconvénients: |
production un peu légère mais bon . . . |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Sortie en février 1998 et non pas en 2001.
Que dire de cet album, tout d'abord qu'il n'y a pas besoin d'avoir un prénom à consonance anglophone pour faire du hardcore car Didier, Thierry, Philippe et Roderic nous assènent une torture mentale et physique tout au long de cet galette, les rythmes sont souvent lents et décalés, les guitares flirtent entre dissonances et distorsion bien pêchus, alors que Thierry au chant éructent une sorte de glaviot guttural très stylé...
Mais que se passe t' il en suisse depuis une dizaine d'années, ce pays d'abord réputé pour ses montagnes et ses paysages sublimes est en faite le vivier d'un pléiade de groupes hardcore tout aussi malsain les uns que les autres : Knut, Unfold, Impure Wilhelmina, Cortez et j'en passe et des meilleurs.
Ce Bastardiser commence par une décade sonore répétitive "Crawling On All Fours" et se termine dans un tourbillon de lenteur agonisante avec "Crouch", au passage quelques riffs mémorables comme dans "Engine" et "The Whip" et quelques ambiances atmosphériques dans "High-Low".
Au final le groupe oscille entre un Meshuggah noyé dans l'acide et un Will Haven pris de maux de ventre pour le plus grand plaisir de tout fan de Hardcore et Post Hardcore.