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Beggars Banquet - Rolling Stones (The)

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Stones go back to their roots...

5  22.05.2005

Avantages:
l'essence de ce qui a fait la gloire des Stones, des titres plus qu'excellents

Inconvénients:
contrindiqué aux allergiques de blues et de rock, si ça existe

Recommandable: Oui 

Détails:

Textes

Chant/voix

Musique

Arrangements

Créativité


gabbro

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Avis:47

Lecteurs satisfaits:22

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Cet avis a été évalué par 6 membres de Ciao en moyenne: exceptionnel

Après les détours psychédéliques de « Satanic Majesties », les Stones, Keith Richards à leur tête, décident de revenir aux racines de leur musique, le blues. L'année 1967 baignait dans le summer of love et le psychédélisme ambiant. Jagger et Richards réalisent, avec le semi échec de « Satanic Majesties », qu'ils ne sont jamais meilleurs que dans les domaines pour lesquels ils sont faits : le rock et le blues. Exit donc, la pop et le rock psychédélique, et leurs débauches d'effet : 1968 sera l'année du retour aux sources.

Le groupe est alors agité de nombreux changements. Les Stones changent d'abord de producteur, remplaçant Glyn Johns par Jimmy Miller. Mick Jagger calme un peu sa consommation de drogue et fréquente des milieux plus cultureux, sous l'influence de Marianne Faithfull ; et comme Paul McCartney quelques années avant lui, cela lui ouvrira certains horizons. Brian Jones, lui, ne cesse de se bousiller par sa consommation croissante de drogues et d'alcool ; de plus en plus fantomatique, il est de moins en moins influent sur le groupe, et avec lui disparaissent progressivement les expérimentations d' « Aftermath » ou de « Between the Buttons ». Il abandonne peu à peu les guitares, se consacrant à des instruments secondaires, comme l'harmonica ou le mellotron.

Au contraire, Keith Richards monte en puissance lors de cette année 1968. Il est omniprésent au niveau des guitares, contraint de remplacer Brian Jones : un processus qui s'amplifiera d'autant plus en 1969, sur l'album « Let it bleed ». Tandis que Brian Jones, pourtant au départ fanatique de blues, conteste le virage bluesy entrepris par le groupe, Richards lui donnera toute sa force, faisant renaître littéralement les Stones et signant quelques unes de ses meilleures compositions. Toute sa puissance artistique s'exprime au travers de titres mythiques comme « Street Fighting Man » ou « Jumpin' Jack Flash ».

Début mars 68, les Stones commencent l'enregistrement de leur nouvel album. Ils seront énormément influencés par l'actualité internationale de l'époque, détonante : Vietnam, vague contestataire de mai 1968, assassinat de Martin Luther King… Les textes de Jagger et Richards deviennent les plus durs et les plus crus jamais écrits par les Stones jusque là, dans un style se rapprochant par plusieurs aspects de l'écriture de Bob Dylan.

En mai 1968 sort au Royaume Uni le premier single extrait des sessions de « Beggars' Banquet » : il s'agit du célébrissime « Jumpin' Jack Flash », un des plus grands standards du rock. Si la pochette montre les Stones déguisés de façon grotesque dans une joie enfantine, le titre, au son très dur, contient l'un des riffs les plus célèbre de l'histoire du rock avec celui de « Satisfaction », un riff dont la paternité est revendiquée par Bill Wyman. Jagger a retrouvé sa voix hargneuse de 1965, et l'engagement de ses textes. Numéro 1 au Royaume-Uni, « Jumpin' Jack Flash » annonce, par son riff violent, le retour aux sources de « Beggars' Banquet »

Fin août, les Stones assistent, avec peur et admiration, à la révolte estudiantine de mai 1968. Leur nouveau 45 tours, « Street Fighting Man / No Expectations », en est l'écho. Le son est plus rock que jamais et les paroles font scandale. Les Stones acquièrent de façon presque définitive une image de révolutionnaires contestataires, le cliché monté par Oldham quelque peu oublié en 1967.

Pour poursuivre dans la provocation, les Stones proposent à leur firme Decca l'image d'un WC public couvert de graffitis pour la couverture de leur album, « Beggars' Banquet » (le banquet des mendiants). Decca censure cette pochette au dernier moment, y substituant une couverture blanche en forme de carton d'invitation, le titre de l'album et le nom du groupe étant inscrits dans une police distinguée et snob… Une ironie dont les Stones avaient le secret. Heureusement pour nous, la couverture originale a été utilisée lors de la réédition CD, c'est donc celle-ci que vous pourrez voir si vous achetez l'album.

Sorti le 6 décembre 1968, soit deux mois après le « White Album » des Beatles, « Beggars Banquet » aura un impact énorme et ouvrira pour les Stones une période bénie, celle des « Let it bleed » et autres « Sticky Fingers ». Des chansons comme « Street Figting Man » ou « Salt of the Earth » louent la rebellion et la classe ouvrière et font des Rolling Stones les porte paroles des divers mouvements contestataires. Quant à la musique, elle réalise une très belle synthèse rock-blues et contient plusieurs morceaux de bravoure qui font de ce disque une référence pour le rock de l'époque ; on peut même, en exagérant un peu, le considérer comme le premier « vrai » album de rock des Stones, les précédents étant empreintés de la touche bluesy ou pop de Brian Jones.


SYMPATHY FOR THE DEVIL * * * * *
L'album s'ouvre sur ce titre splendide et mythique, l'un des meilleurs si ce n'est le meilleur des Stones. Dès les premières mesures, le rythme de samba impitoyable imposé par des congas déchaînés nous met dans le bain : ce morceau est une vraie transe, envoûtante et diabolique du début à la fin. D'abord faussement calme, il s'accèlère peu à peu… Sur une mélodie simple et splendide, se succèdent des accompagnements plus fous les uns que les autres : une partie de piano déjantée, ces congas si dansants, les fameux « Oooh Oooh » chantés par un chœur comprenant les Stones et leurs femmes, et plusieurs petits solos de Richards, aussi magnifiques qu'ils sont grinçants. Le titre entier baigne dans une ambiance paradoxale : festive par son rythme, sa mélodie et son ironie, menaçante par ses cris, la gravité de ses solos et de son texte, amplifiée par la voix fantastique de Jagger. Le diable rôde…
Le texte, signé Jagger et inspiré par une nouvelle russe, est à mon avis le plus abouti qu'il ait jamais écrit, surpassant même le maître des paroliers, Bob Dylan (je vais me faire taper dessus…). Au travers des paroles, Jagger incarne Lucifer, présenté comme « a man of wealth and taste » (un homme de richesse et de goût) qu'il faut respecter et même admirer… Il débite, sur un ton cynique, toutes les horreurs dont il est responsable : la Passion de Jésus, la révolution russe, le blitzkrieg en 1940, l'assassinat de Kennedy… Comme vous l'aurez remarqué, c'es très branché « mal puritain » et le texte semble avoir été fait pour choquer les mœurs de nos amis américains… Le dernier couplet est jouissif : le Diable menace quiconque ne le respectera pas et ne sera pas sympathique avec lui (d'où le titre de la chanson), après avoir inversé le système des valeurs de façon chaotique (« Every cop is a criminal… »). Jagger s'amuse, et ça se sent dans sa voix, faussement froide et moqueuse…
« Sympathy for the Devil » s'achève sur un tourbillon aussi chaotique que son texte : entrecoupé de chants quasi bestiaux de Jagger, Richards nous offre un solo qui ressemble à de l'impro tandis que l'accompagnement se déchaîne plus que jamais… Lorsque le calme retombe, on en demande encore… Ecoutez « Sympathy for the Devil », si ce n'est déjà fait ! Ce morceau a vraiment sa magie à lui.
"Just as every cop is a criminal
And all the sinners saints
As heads is tails, just call me Lucifer
'Cause I'm in need of some restraint
So if you meet me, have some courtesy
Have some sympathy and some taste
Use all your well learned politesse
Or I'll lay your soul to waste, yeah !"

NO EXPECTATIONS * * * *
Après la tempête, retour au calme avec cette chanson acoustique, douce et désabusée. Très empreinte de blues avec notamment une guitare slide omniprésente (la dernière fois que Brian Jones jouera de la guitare sur un enregistrement des Stones, et aussi la dernière fois qu'il s'investira personnellement), la chanson est très belle, avec sa mélodie regorgeant d'une mélancolie décelable dans les paroles : un homme déchu a perdu l'amour et la richesse et n'attend plus rien de la vie… A noter une sympathique partie de piano jouée par Nicky Hopkins soulignant la tristesse de la chanson

DEAR DOCTOR * * *
Chanson country consécutive à l'engouement de Richards pour ce style de musique, « Dear Doctor » tient aussi par certains côtés du blues et de la folk. Il s'agit là aussi d'une piste acoustique, marquée par l'harmonica de Brian Jones et les guitares acoustiques tenues par Richards et Dave Mason, guitariste de Traffic. La mélodie, à la fois plaintive et insouciante, est merveilleusement assortie aux paroles humoristiques, décrivant un homme ayant peur de se marier et qui se fait plaquer le jour de son mariage (le passage où Jagger imite une voix féminine vaut le détour !).

PARACHUTE WOMAN * * *
Enregistré sur cassette pour obtenir un son suffisamment "sale", ce morceau est, dans la lignée du précédent, très blues, mais contient une guitare électrique. On y retrouve tous les ingrédients qui font la grandeur des blues Stoniens : harmonica, riff, guitare électrique dans les ponts instrumentaux, section rythmique prédominante… Le texte évoque apparemment le sexe de façon imagée (« Parachute woman, join me for a ride »).

JIG-SAW PUZZLE * * * *
Dans le même genre que « Sympathy for the Devil » (chanson longue et rapide, s'appuyant sur un piano frénétique et quelques riffs, brillant par son texte), « Jig-Saw Puzzle » est une excellente chanson, malheureusement trop ignorée par le grand public (les Stones ne l'ont jamais jouée sur scène !). Le texte de Jagger est une fresque sociale ne manquant pas de piquant : les clochards, les groupes de rock, la reine, les retraitées… Tout y passe, avec ce ton cynique dont Jagger a le secret. Musicalement, on est gâtés, avec une bonne mélodie et la densité de l'accompagnement (notamment la guitare de Richards et le synthé de Bill Wyman).
"Oh the singer he looks angry at being thrown to the lions
And the bass player he looks nervous about the girls outside
And the drummer he's so shattered trying to keep up time
And the guitar players look damaged, they've been outcasts all their lives"

STREET FIGHTING MAN * * * *
Réponse au « Revolution » des Beatles appelant au calme paru début 68, et inspirée par les évènements de mai 1968 en France, cette chanson, un des classiques des Stones, est aussi une de leurs plus engagées. Le texte de Jagger encourage à la révolution et à descendre dans la rue, mais déplore dans le même temps l'immobilisme des jeunes à Londres alors qu'à Paris, la jeunesse s'est battue dans les rues. Considérée à raison sans doute par certains médias comme un appel à la révolte, la chanson fut interdite sur plusieurs radios et conforta l'image des Stones comme défenseurs des mouvances révolutionnaires.
Mais il n'y a pas que les paroles. Musicalement, « Street Fighting Man » assure : malgré les apparences, la chanson n'est pas électrifiée, basse à part, et c'est l'ajout d'un sitar joué par Brian Jones qui imite les notes aigues d'une guitare électrique. Basé sur un riff dévastateur et sur une mélodie quasi monochorde (refrain à part, où l'air s'élève et se révolte en même temps que le texte) que la voix courroucée de Jagger sublime, le morceau déborde de la même énergie rock destructrice que « Gimme Shelter » ou « Satisfaction » : la fin de la piste, notamment, contenant une partie de shehani (genre de hautbois indien qui produit le son proche du saxophone qu'on peut entendre) transporte une ambiance un peu chaotique grâce au piano de Nicky Hopkins, et ça vaut vraiment le détour.

PRODIGAL SON * * *
Unique reprise de l'album, ce morceau originellement composé par Robert Wilkins dans les années 30 est un blues pur et dur, dont l'histoire, parodiant un peu la Bible, raconte l'épopée d'un enfant prodigue des temps modernes. Les Stones ont donné un peu de tonus à ce morceau à la mélodie un peu plate avec une très bonne guitare slide omniprésente et un harmonica plus discret que prévu. La voix de Jagger est quasi méconnaissable, imitant celle des bluesmen américains de jadis. Le résultat final est très agréable et très Stonien, on ne jurerait pas qu'il s'agit d'une reprise !

STRAY CAT BLUES * * * *
« Stray Cat Blues » n'est pas vraiment un blues, mais un très bon morceau rock s'appuyant sur une grande section rythmique et en particulier sur la batterie de Charlie Watts. Les paroles évoquent le sexe et un pédophile, de façon sauvage (« I bet your mama don't know you can spit like that »), ce qui se retrouve dans les envolées de la guitare de Keith Richards et dans la voix de Jagger, juste animale comme il faut dans le refrain (à ce niveau, sa voix est au même niveau d'expression que dans « Midnight Rambler »). La fin de la piste est marquée par un passage instrumental rapide et déchaîné basé sur un rythme quasi militaire, sur le piano de Nicky Hopkins et un solo halluciné de Keith Richards. Un titre génial, mais hélas trop méconnu…

FACTORY GIRL * * *
Cette bonne chanson folk contient, de façon innatendue, des congas apportant à la chanson son rythme et son animation, une mandoline jouée par Dave Mason et une très belle partie de fiddle, donnant une petite touche d'originalité. La mélodie chantée, un peu bateau, est rattrapée par les paroles, évoquant une fille de la classe ouvrière de façon humoristique et volontairement cliché (vêtements sales, pauvreté..)

SALT OF THE EARTH * * *
« Salt of the Earth » est la première expérience de Richards en tant que chanteur pour les Stones. Sur cette chanson, il chante le premier couplet seul et le refrain en duo avec Jagger (je n'aime pas trop sa voix sur ce titre). Le morceau est un hymne à la classe ouvrière sur une mélodie simple et efficace répétée à l'extrême, débutant par un folk acoustique pour finir en rock un peu gospel (un « You Can't Always Get What You Want » avant l'heure et en moins bien !). Si le texte est sympathique et dénonce des malheures, il lui manque ce petit quelque chose pour être exceptionnel, peut-être le manque d'humour, je ne sais pas… Le dernier refrain est entonné par un chœur gospel, amplifiant encore le côté hymne social populaire de la chanson.


« Beggars' Banquet » contient trois des meilleurs titres jamais écrits par les Stones : « Sympathy for the Devil », « Street Fighting Man » et « Stray Cat Blues ». Il contient d'autres excellents titres, comme « Parachute Woman », « Jig-Saw Puzzle » ou « No Expectations ». S'il n'atteint pas la virtuosité et la magie de Let it Bleed, ce disque est un des tous meilleurs des Stones, mélangeant blues et rock de manière quasi parfaite. Mieux, il ne contient aucun mauvais titre , seulement des titres trop méconnus. On pourra toujours chipoter (raah, ils auraient pu mettre « Jumpin' Jack Flash » et c'était l'album du siècle…) mais franchement, ne pas acheter ce disque quand on aime le rock, ça ne tient pas debout. A déconseiller par contre à quelqu'un qui veut découvrir les Stones : le son trop blues, trop dur parfois en repoussera certains et mieux vaut d'abord s'initier aux Stones via « Let it bleed », « Aftermath » ou « Sticky Fingers », un peu plus accessibles.
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Commentaires sur cet avis
guy64

guy64

12.06.2005 19:13

J'ai toujours énormément les avis qui non seulement sont d'une excellente qualité rédactionnelle mais qui en plus, vont plus loin que de décrire simplement le produit et raconte l'environnement de ce produit (ici : une petite histoire des Stones avant de présenter cet album).

wilburchu

wilburchu

23.05.2005 19:28

Parfait comme toujours

Here.in.my..Head

Here.in.my..Head

23.05.2005 02:50

Oui, comme tu le fais si justement remarqué Beggar's est un vrai virage dans la carrière des Stones. Avec cet album, ils abandonnent enfin les errances musicales que leur a imposées Brian Jones, se détachent également de l'influence de la paire McCartney/Lennon pour revenir à ce qu'ils savent faire de mieux, à ce pourquoi ils semblent être faits, le détonnant mélange de pop et de blues blanc qu'on leur connaît. Bon, personnellement j'ai moi aussi une petite faiblesse pour cet album, non pas parce qu'il prépare "Let it bleed", mon chouchou, mais plutôt parce qu'il est très abouti musicalement et aussi parce que pour une fois Jagger a pris le temps d' écrire de vrais textes, collés à l'actualité. Certes il n'a pas la subtilité de Bob Dylan, ni son aisance et encore moins la poésie d'un Leonard Cohen, mais le fait que cet album ne contienne pas de bluettes pour filles en minijupes à fleurs mérite à lui seul d'être salué ! Encore un excellent avis, hyper complet, magnifiquement écrit, je me demande d'ailleurs s'il n'est pas le meilleur de ta série. Tiens, juste une remarque pour finir, je crois que tu peux abandonner là la saga des Stones, car j'ai comme l'impression que tout ce qu'ils ont pu faire après le duo Beggar's/Let it bleed ne mérite pas d'être rappelé... Enfin ça, c'est ce que je pense !

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