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Cet avis a été évalué par 45 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Oslo n'est pas seulement un petit félin avec la fourrure duquel j'aimerai me faire un manteau, c'est aussi la capitale de la Norvège. Les habitants de ce pays scandinave, surnommés les émirs aux yeux bleus, sont parmi les plus riches du monde en terme de PIB par habitant. Cette richesse vient de l'or noir du plateau continental entre la Norvège et l'Ecosse. Exploité depuis la fin des années 70, le pétrole coule à flot pour alimenter une politique sociale d'Etat providence sans égale.
Qu'adviendra t-il après ? Et bien, la Norvège constitue depuis le début de l'exploitation des réserves financières en vue de pérenniser le système une fois les puits taris. Qu?en résulte-t-il ? Un pays dont le niveau de vie est finalement assez proche du notre voire inférieur, un système fiscal très confiscatoire, des taxes sur les produits courants monstrueuses et une grande partie de la population inactive, notamment les femmes. On retrouve donc bien des similitudes avec les pays du moyen orient ?
Dernière singularité, le pays veut être auto suffisant pour l'alimentation de sa population. A coup de subventions insensées, les agriculteurs cultivent tout ou presque à un coût sans mesure avec le marché mondial. Cela implique une dépense publique élevée, des prix inouïs pour le consommateur et le touriste, l'absence des marques habituelles remplacées par des ersatz de qualité médiocre, et bien sûr un refus d'intégrer l'Europe et le libre échange. Je me demande si les Norvégiens ne partagent pas autre chose que la mer du Nord avec les Anglais.
Oslo, est la capitale d'un point de vue administratif mais elle a peu d?intérêt. Ville du nord, elle n'est cependant pas colorée comme peut l'être Bergen ou Copenhague. L'absence de boutiques connues, habituellement présentes dans les capitales donne un air provincial à cette ville portuaire. L'artère principale qui mène au château est le centre de la vie locale. L'ambiance est surprenante, dérangeante. Finalement, l'intérêt touristique de la ville, très relatif pour moi, tient surtout à l'absence de repères communs en Europe de l'Ouest.
Nous avons choisi de dormir dans ce Best Western parce que nous avions un bon d'achat sur cette chaîne hôtelière. Plus ou moins en périphérie mais proche de tout, cet établissement nous avait paru correct en terme de confort et de géographie. Nous nous trompions, enfin, l'Ours s'est trompé. Le quartier disons populaire n'est fréquentable qu'accompagné d'un ours surtout le soir quand la nuit tombe, vers quatorze heures en hiver. Des tas de types plus ou moins louches se déplacent vers des coins tout aussi louches pour des activités encore moins claires que le ciel. Nous nous rendions pour la deuxième fois ici. La première, sept ans plutôt n'avait pas donné lieu à la découverte d'un quartier chaud et nous étions à mille lieues de soupçonner son existence.
L'hôtel en lui-même est un bâtiment des années 70 pas trop beau proche d'un parc, devant un centre commercial couvert sans intérêt, derrière un parking ouvert aux quatre vents. Sordide comme endroit, l'hôtel l'était à peine moins avec sa décoration digne d'une administration soviétique de la fin de l'URSS. D'ailleurs, à bien y réfléchir en rédigeant ces lignes, c'est bien ce sentiment de délabrement qui m'a saisi en entrant. Des murs vert pâle, un comptoir en bois, des ascenseurs vieux et sales à la peinture rayée, un sol malpropre à cause des pieds mouillés des arrivants, un accueil suspicieux à cause de notre bon d'achat, rien ne me va.
Le mobilier ancien du hall, la lumière trop blanche d'une salle d'opération, les plantes vertes d'un autre age, je n'avais qu'une idée, quitter au plus vite ce lieu pour rejoindre notre chambre. Nous avons emprunté les cabines d'ascenseurs souillées pour monter quelques étages. Les communs tout aussi bien décorés que le reste sont toutefois moins sales. C'est fou comme la neige en ville offre un spectacle abominable alors qu'à la campagne, tout semble propre, aseptisé. Nous arrivons devant notre porte que l'Ours pousse d'un coup d'épaule. Je me faufile dans le faible espace qu'il me laisse.
L'impression négative du hall est remontée avec moi dans la chambre. Le mobilier, l'éclairage, les huisseries, tout me déplaît. Quand je pense à Ikea et aux meubles design, je me rappelle que la marque est suédoise et non norvégienne. Le mobilier est une somme de planches de pins vernies assemblée avec un bonheur brisé. Le stalag 13 était sans doute plus joli que cette horreur. Le lit, qui n'est pas inconfortable est étroit. L'éclairage blanc, froid comme l'accueil glace l'ambiance, la fige. La qualité générale ressemble à celle des vieux immeubles administratifs français des années cinquante.
Le chauffage fonctionne bien. La température par contre ne se règle pas ce qui entraîne des séances d'habillages / déshabillages dès que vous voulez sortir. Ce n'est pas en fait que la chambre soit inconfortable car les chaises, la table, la télévision remplissent bien entendu leur usage mais l'atmosphère est immonde. J'ai le sentiment d'être dans un hôpital, je suis très mal à l'aise. Par ailleurs, la vue de la fenêtre de la chambre sur un parking et des gros tas de neige sale n'améliore rien. Si le petit parc était bien vert et s'il n'y avait pas ces mecs louches qui déambulent sans arrêt, cela irait certainement beaucoup mieux.
La salle de bains, vieillotte mais fonctionnelle offre un niveau correct de prestations. Ce n'est pas un palace bien sûr et la dotation de produits de bain n'est pas terrible. Pas non plus de chaussons de bain ni de peignoirs mais les serviettes relativement neuves sont propres et larges ce qui compense leur faible nombre. L'eau chaude ne manque pas et l'éclairage passable n'altère pas le confort visuel. Je regrette néanmoins l'absence d'un chauffage spécifique de cette pièce. Un chauffe serviettes aurait été parfait.
Nous n'avons pas pris le petit déjeuner pour cause de réveil tardif et de bons rideaux occultants aux fenêtres. Nous avons payé pour la nuit l'équivalent d'une centaine d'euro ce qui est peu cher pour la Norvège. Attention, la monnaie locale est la couronne norvégienne code ISO NOK qui varie suivant les revenus pétroliers. Il vous faudra payer des frais bancaires sur chacune des transactions que vous effectuerez. Les petites sommes induisent beaucoup de frais. Pour le voyage, confère mon avis sur la NORWEGIAN qui offre des tarifs très bas. Mais je vous conseille de trouver un autre hôtel et un autre quartier.
16.03.2009 04:49
Ville du nord, elle n'est cependant pas colorée comme peut l'être Bergen ==> c vrai c plus joli bergen
16.03.2009 04:48
les fjord en norvège c sublime mais c vrai c pas à oslo...
16.03.2009 04:46
quand j'aillais à oslo... ct toujours chez mes parents... pendant 4 ans...