Allez, venez renifler mes boules près du sapin...
29.11.2008
Avantages:
Un remake de slasher avec plein de clins d'oeil, de références et tout
Inconvénients:
Mais un scénario faiblard trop démonstratif
Recommandable:
Oui
 evilash
Plus à mon sujet:
Je sais que je suis en vacances prolongées par ici... Mais je sévis chez Podsac ! jetez un oeil sur ...
Membre depuis:06.10.2000
Avis:127
Lecteurs satisfaits:94
Cet avis a été évalué par 15 membres de Ciao en moyenne: exceptionnel
BLACK CHRISTMAS ou JE SUIS CONTENT DE VOIR LA NEIGE TOMBER, CA ME PERMET DE REVASSER AU BOULOT…
(Voici un avis écrit dans l'urgence… L'urgence de ces mots qui avaient besoin de sortir… Le besoin de les éparpiller, de les laisser se rencontrer, se toiser, et s'unir sur ces pages blanches… Je déconseille cet avis aux âmes sensibles… Il y a du coquin, du violent, et du sadique dedans… )
This Christmas, He'll Treat Them Like Family...
On the 25th day, of the 12th month, one man will creep around your house... and leave... no one alive.
L'autre jour, ça m'est venu comme ça… Il faisait un temps gris, et malgré cela, je m'étais sorti de ma tanière. Je circulais ainsi dans les rues de ma formidable ville, (pas forcément le genre d'endroit où l'on risque de se perdre, certes, mais quand même…). Je flânais de ci de là, poussant la porte d'un magasin suivie d'une autre sans savoir vraiment ce que je cherchais, mais peu m'importait tant que cela me faisait vagabonder et me détendait. J'avais besoin de m'aérer, ça ne fait pas de mal à personne. Et puis bon, j'ai beau être un type habillé comme l'as de pique (pas étonnant quand on joue au poker… quoique daubet le sait bien je n'ai jamais d'as de pique dans les mains moi, mais toujours le 2 de carreaux…) cela ne m'empêche pas d'aimer regarder ce qui est sorti ces derniers temps, les dernières tendances et tout… J'essaie de rester classe quand bien même je ne porte que des chemises à fleurs vous savez. Ainsi, au travail, sous un blazer vert, je mets une chemise à fleurs. Comme ça, ça fait le gazon et les fleurs. Et oui, tout est calculé et réfléchi chez moi, que croyez vous, rien n'est jamais laissé au hasard, ou presque.
Ms. Barbara MacHenry: Didn't I see Clair earlier? Kelli Presely: Isn't she upstairs writing a card to her sister? Melissa Kitt: No, I think her sister picked her up earlier. Remember, this is the occasion for Clair and her sister and her mom to bury the hatchet and rediscover each other. Dana Mathis: I'd like to bury the hatchet with my sister... right in her head.
Mais voilà, revenons en là où je me trouvais, dans les rues, à la rue, les yeux comme la lune vague après la pluie. Je me retrouvais à moitié somnolent dans cette grande rue commerçante qui porte le nom d'une couleur qui n'a presque rien de rose. Plus précisément devant le magasin de journaux où je me prends régulièrement mes revues intellectuelles destinées à me rendre encore plus intelligent que je ne le suis déjà, mais ça tout le monde le sait. Et donc, moi, le gars super malin, il était en train de bloquer devant ces petits panonceaux avec les dernières revues sorties et tout. Je faisais le pied de grue, l'air sûrement stupide, puisque j'entendais des rires derrière moi. Mais voilà, c'est comme ça des fois, je bloque. Je suis là, je rêvasse, je suis complètement endormi, je me promène, je me pose, et je bloque. Sur quoi ? ben des fois, ça peut être une voiture, ou une chaise, ou une table… et puis d'autres fois, je bloque carrément sur des gens. C'est très gênant mais je ne peux l'empêcher. C'est plus fort que moi. Je peux être installé à une terrasse, et je vais fixer un gars ou une fille d'une manière que je sais incorrecte mais je ne peux arrêter de faire cela. Ça m'a valu des regards furieux, hein, je n'en suis pas toujours sorti indemne… (c'est même souvent qu'une bonne paire de gifles infligées par une belle pouffe me réveille instantanément, me faisant bredouiller comme si j'avais mangé des 50 chewing gums king size….)
Bref, déjà deux paragraphes ennuyeux et je n'ai toujours pas bougé, je suis toujours là, debout comme une truite ( non, mais une truite, ça ne se tient pas debout constate intelligemment Bobounet, en train de lire son dernier album de Martine pour la cinquième fois de la journée en souriant de toutes ses dents), les yeux fixés sur la couverture du dernier Hot Video. J'ai toujours trouvé curieux que les maisons de la presse mettent bien en évidence les couvertures de ce super mensuel (auquel il fut un temps j'étais abonné par mes parents… Je leur avais fait croire que c'était pour un travail de sociologie prévu en 1ère année de droit… Bon depuis j'ai résilié mon abonnement, j'ai été traumatisé par la vision de ce truc avec une doctoresse qui se tapait un des acteurs du MIEL ET DES POUFFES… Heu des ABEILLES, je voulais dire…) et franchement, je serais un membre du clergé, j'en serais profondément outré et je volerais au secours de la veuve et de l'orphelin en brûlant les présentoirs de ce marchand du temple impie. Mon regard alangui (mais très choqué ouh la laa) descendit donc sur la couverture du dessous et là je restais estomaqué devant le dernier numéro du Nouveau Détective où cette fois encore un confrère psychopathe avait sacrifié des pouffes parce qu'il avait lu l'intégrale de Howard Philip Lovecraft en 48 heures sans dormir… Des fois, je me dis que ça fait trop peur de tomber sur des couvertures pareilles, j'en ai des frissons dans le dos rien qu'à me dire que ce sont des histoires vraies. Et puis les couvertures, elles m'empêchent trop de dormir…. Ces belles pouffes poursuivies par un bonhomme tout poilu armé d'une hache, brrrrrr…
Partie 1 - JE VOUDRAIS BIEN SENTIR LE SAPIN MAIS JE N'EN AI PAS ENCORE MIS CHEZ MOI
Leigh Colvin: Fuck you, Santa Clause!
Bon je dois bien avouer que je plaisante, je sais bien que ces revues sont du bidon, tout comme ces slashers dans lesquels j'aime plonger mes yeux gourmands. Sauf que les slashers, j'ai nettement moins de problème de conscience pour les regarder. Les slashers… Je devine vos regards interloqués… vous savez, ce sont ces films à tendance horrifique qui sont nés dans les années 70 et ont été popularisés par des séries de films tels que HALLOWEEN, VENDREDI 13 ou NIGHTMARE ON ELM STREET… Des films dans lesquels une tripotée d'ados qui se tripotent se font tripoter les viscères à l'arme blanche par un tripoteur affublé d'un masque tout sale à force d'être tripoté. Vous en avez tous vu un, et vous avez tous levé les yeux au ciel en vous demandant ce qu'il vous avait pris de perdre votre temps devant tant d'inepties. C'est dommage, parce que le slasher, voyez vous, c'est super bon pour le moral… Il n'y a rien de mieux pour s'enlever le stress de la journée, ce n'est peut être pas aussi orgasmiquement pouffe comme peut l'être un bain lush, mais on en est pas loin, on entend les mêmes clapotis humides et les mêmes cris de jouissance… ( Moi de toutes façons, je préfère mater un film d'horreur dans un bon bain Lush se dit Psychosexy, en train de corriger, avec un gros stylo feutre rose, ses copies d'un air concentré parce qu'il y a Plus Belle La Vie qui est diffusé en même temps)
Melissa Kitt: I'm sorry, but that-that fuckin' voice, that was not Megan or Kyle. That was the fucking devil, and he was not talking to us, he was talking to Billy. Or il faut savoir qu'une vilaine erreur est souvent commise en ce qui concerne ce genre de films (vus comme particulièrement stupides, par la presse dite intellectuelle, comme Télérama par exemple. Et ils ont bien raison,
Photos pour Black Christmas (DVD)
et cet avis aussi devrait être jeté aux orties tellement il est ridicule se dit Madmike, mécontent de perdre son temps à décompter le nombre de fois qu'intervient le mot pouffe dans cet avis, alors qu'il aurait bien autre chose à faire, genre demander à sa compagne de lui faire à manger et de lui repasser ses chemises). En effet, dans la plupart des dossiers étudiant cette question, ou dans les articles de presse qui y sont consacrés, il est régulièrement dit que HALLOWEEN de John Carpenter est le papa de tous ces films d'horreur. Mais c'est totalement faux, c'est du bidon ( aussi bidon que cette vieux papier peint, je m'en suis mis partout se plaint jiji54, alors qu'il est en train de se reposer comme une feignasse au bord d'une piscine pleine de pouffes dont il se demande laquelle a le pompon le plus joli), parce que le tout premier slasher de l'histoire du cinéma interplanétaire, et bien c'est BLACK CHRISTMAS. Réalisé par le sympathique Bob Clark (dont je vous avais parlé au travers de mon pénible avis sur la comédie campy culte PORKY'S, vous savez, ce film avec des jeunes puceaux et des folles ingénues menées par une jeune Kim Catrall pas encore passée du côté du sexe dans la ville) en 1974, ce film aura marqué les esprits en abordant pour la première fois le thème du tueur dont on ne voit pas le visage, des victimes innocentes très souvent féminines, et des crimes à l'arme blanche.
Lauren Hanon: Oh, yeah, she get me anything good? Melissa Kitt: Oh yeah... it's a music box. It plays "Dance of the Sugar Plum Fairies". Lauren Hanon: Oh, fuck no. I'm already startin' to see the Sugar Plum Fairies, I don't need to hear the little fuckers too! Ms. Barbara MacHenry: Language, language!
Or, il n'est pas ici question d'étudier ce célèbre film parce que sinon, je sens que je vais vous perdre dans les couloirs de la maison, mais son remake, réalisé plus de 30 ans après par Glen Morgan. Ce sera ainsi l'occasion de vous exposer les subtiles différences apportées par son aimable remake, certaines malheureuses et d'autres bienvenues.
De toutes façons, dans le film original comme dans son remake, le sujet est le même. L'action se passe le soir de Noël, moment doux et précieux où tout le monde accroche des chaussettes qui puent et des strings à pompons, près des cheminées ( ben oui moi c'est ce que je fais, le père No', il doit se sentir seul avec ses rênes… se lamente Rustimous, attristée par le triste sort que doivent subir ces pauvres animaux, laissés seuls face à l'appétit sexuel d'un bonhomme en salopette rouge). Et plus précisément, au sein d'un couvent, heu non, d'une résidence étudiante où réside une charmante confrérie de pouffes toutes occupées à manger des macarons et des chocolats, et à se tirer le string par-dessus la jupette. Ah, qu'est ce que je donnerai pour être avec elles…
D'ailleurs, il y en a bien un qui s'invite à la fête, le précédent occupant des lieux, qui y a vécu il y a quelques années an arrière quand il n'était qu'un enfant maltraité par une belle mère enragée. Et la maison, il la connaît comme sa poche, et ça fait des années qu'il voulait y retourner. Faut dire que le garçon, très charmant avec sa peau toute jaune comme le Old Dirty Bastard de SIN CITY, vient tout juste de s'évader de l'asile psychiatrique où il était retenu depuis longtemps. Ben oui, il avait dévoré sa belle mère après l'avoir faite cuire au four (Il y a pire comme repas, vous me direz, genre de la brandade de morue. Je dis ça parce que je déteste la brandade de morue. Ça évitera les ennuis le jour où vous m'inviterez à dîner chez vous. Vous savez, je suis quelqu'un de gentil, quand vous enlevez mon côté prétentieux et excusez toutes mes maladresses.). Et donc, le brave gars est revenu dans sa maison, et il a bien l'intention de se faire de nouvelles copines pouffes et de se les inviter à dîner. Le sien… pas le leur…
Partie 2 - JE VOUDRAIS AVOIR DE JOLIES GUIRLANDES POUR M'EN FAIRE DES ECHARPES VU QU'IL FAIT FROID
Dana Mathis: Eve, you crazy bitch, I can see your breath.
Le canevas est donc très simple et il était déjà le même dans le film original. Alors pourquoi en avoir fait un remake, me direz vous… Et bien pour ajouter un peu de sang neuf à un métrage qui a quand même bien vieilli, et surtout redorer le blason d'un film qui est tombé dans les oubliettes de l'histoire du cinéma après l'énorme succès que connut cinq ans plus tard John Carpenter et son tueur de baby-sitters. Je ne vais pas vous refaire la leçon sur les raisons qui amènent nos amis américains à commander des remakes, je l'ai déjà fait par le passé ( Ouais et tu vas éviter de citer ton avis sinon je te pique ton fric la prochaine fois que l'on jouera au poker me menace le gentil Daubet, une vodka caramel entre les mains que je lui ai préparée il y a quelques mois et qu'il n'a toujours pas finie) mais ici, le but était de moderniser un classique, le transposer à notre époque où les films d'horreur ont de nouveau droit de cité, et du succès dans les foyers plein de gens qui sourient.
Alors si le remake est un pur produit de consommation comme il en est souvent produit à Hollywood, il en sortirait comme bien souvent hélas un produit sans aucune saveur dont l'unique intérêt est de voir des acteurs plus connus que les acteurs étrangers, ou plus récents que ceux de l'antiquité dont tout le monde se moque aujourd'hui. Ce qui est amusant est que dans le film original, les acteurs étaient pour la plupart des inconnus et n'avaient eu que des petits rôles au cinéma, comme c'est presque le cas dans le remake. Dans le BLACK CHRISTMAS de 1974, en tête d'affiche, nous avions Olivia Hussey, qui ne fut finalement célèbre que pour le rôle de la jolie Juliette du ROMEO ET JULIETTE de Franco Zeffirelli, et nous avions également Margot Kidder, pas encore passée à la postériorité pour son interprétation de Loïs Lane, la copine de qui vous savez, c'est à dire le type en collant rouge auquel soi disant tous les geeks veulent ressembler (d'où mon grave cas de conscience, ce type en collants m'ennuyant au plus haut point, suis je donc vraiment un geek ?). dans le remake, nous retrouvons des actrices à la gloire naissante, et au talent tout aussi relatif, c'est à dire naissant… ( des bimbos, alors, là, moi je suis intéressé se dit Ptitju, encore traumatisé par la vision de Battle Royale, et qu'il lui a même fallu remater le dvd de Cali pour se réchauffer un peu) Petit point commun certes léger mais au moins ils ont respecté dans le remake le bénéfice des visages inconnus, permettant plus facilement de s'identifier aux héroïnes que si on avait des pouffes super célèbres…
Leigh Colvin: ..._I mean, this was supposed to be such a big fucking weekend, excuse my language, but I drove all the way up here in this shitty, shitty weather, after blowing off a weekend with a cardiologist and..._ Dana Mathis: [interrupts Leigh] I love your coat.
Bien heureusement, ce film ne se contente pas de reprendre au plan près le film originel, le scénario se permet quels détours bienheureux notamment dans la construction du film. Si dans l'original une grande part du métrage se déroulait dans la maison et certaines parties se passaient en extérieur (le conservatoire, la faculté, le lac…) , le remake lui se situe dans sa quasi intégralité dans la maison. On en quitte jamais les murs, du début jusqu'à la fin, quasiment, cela accroissant le sentiment d'emprisonnement du spectateur, se retrouvant comme les héroïnes, totalement prisonnier des murs. Le remake se déroule en effet en huis clos, en gros, on passe de l'asile psychiatrique du début à une maison dans laquelle Billy le sadique se retrouve enfermé à nouveau, mais cette fois en un lieu connu par lui et lui seul, dont il a l'entière maîtrise. Glen Morgan explore tous les coins et recoins de cette grande bâtisse, on en voit tous les éléments extérieurs en détails (plans très beaux qui rappellent ceux de Dario Argento pour un de ces gialli mais j'y reviendrai), et on en visite tous les couloirs, toutes les pièces, et on en pénètre même les murs (heureusement, il nous évite les toilettes, ça aurait été TNP). En gros, Glen Morgan a cherché à faire de cette demeure un personnage clé du film, alors que chez Bob Clark et son film seventies il n'en était rien, la maison de la confrérie n'était qu'un lieu de plus parmi tous ceux vus dans le film.
Kelli Presely: [shouting at Megan's door sarcastically] If you dont come downstairs, I'm taking your presents!
Ensuite, le remake prend le temps d'expliquer par des flashbacks l'identité du meurtrier inconnu alors que dans l'original, du début la fin du film nous ignorions tout de son passé. Dans la version de 2006 nous apprenons tout sur l'enfance du vilain boogeyman, nous voyons ses yeux, nous devinons légèrement son visage, tandis que dans la version seventies, nous ne le voyons jamais, nous ne savons rien de lui et le mystère demeure encore à la toue fin du film. Un fantôme donc alors que dans ce remake, il porte un nom, on le voit, et on le sait vraiment présent dans la maison. Dans l'original, Bob Clark jouait avec les nerfs du spectateur en laissant planer le doute sur l'identité de l'assassin. On ne savait pas trop s'il était un visage demeuré jusqu'alors inconnu parmi les acteurs, ou si c'était tel petit copain de telle fille ou non. Dans le remake, on ne cherche pas à brouiller les pistes, on sait tout de suite que ce désaxé s'est échappé de l'asile et qu'il est déjà dans la maison ( Ah, mais moi mon chien il te le désosse direct, hein, ton tueur prétend Tequiladrenaline, folle amoureuse de son chien au point de collectionner les albums photos de son molosse et de les faire voir à tous ces prétendants humains). Cependant, si le suspense est ainsi gâché il demeure tout de même une ombre sur le plan du scénario, ombre qui sera éclaircie à la lumière d'un twist franchement abusé mais sommes toutes très marrant. Ce qui fait que ce remake se démarque de nouveau du film original. Ce remake apporte des réponses, des éclaircissements, à ses spectateurs, là où l'original n'expliquait rien et ne condamnait rien. L'original était donc bien plus glacial quelque part, malgré son côté soft, que ce remake par trop explicatif.
[Melissa is taking care of drunk Lauren, who is hugging the toilet] Lauren Hanon: You know, you're a better sister to me than my own sister. Melissa Kitt: Yeah, and Dick Cheney is a better sister to you than your sister. Lauren Hanon: You know what I mean. [Melissa begins shaking vomit off of her hand] Melissa Kitt: Yeah, I know, eww, I love you too, but honey, you're really, really smelly. You need to take a shower, can you handle it?
Puis, dans l'original, nous voyions les héroïnes se faire harceler au téléphone pendant des plombes par le sadique, nous n'entendions que sa voix, dans des séquences stupides que Michel Blanc dont sûrement du se rappeler lorsqu'il jouait le cinglé au téléphone dans LE PERE NOEL EST UNE ORDURE… Le film prêtait déjà sourire j'imagine à l'époque et dans ce remake, on oublie totalement la partie du harcèlement téléphonique pour se concentrer sur un tueur infiltré dans la maisonnée qui dessoude une par une toutes les protagonistes pouffes du film. Heureusement si la figure du boogeyman trouve ici plus de forme, est plus incarnée, on aurait pu craindre que cela aurait gâché le caractère ignoble du personnage. Car tout le monde sais que quand on suggère l'épouvante, le film n'en est que plus traumatisant ( ouhlà, fais gaffe à ta syntaxe me prévient Lucieh, trop occupée à ce moment à éviter les roues d'un énorme camion noir conduit par une horrible tueuse en série dénommée Parenthèse). Dans ce remake, Glen Morgan a voulu affubler son monstre d'une maladie de peau très particulière, tandis que dans l'original, jamais n'avait été évoquée cette idée. C'est donc bien une nouveauté, une pure exclu pour un film qui aurait pu s'en passer finalement, car elle alourdit un peu le propos. Que l'on en voit un peu plus du tueur, pas de problème, que l'on voit son regard de fou, bien, cela demeure effrayant, mais qu'on fasse deviner qu'il a la peau toute jaune pisse, là, ça relève du phénomène de foire, et le film perd malheureusement en crédibilité ( en plus c'est TNP le jaune pisse, ça gâche tout se dit Lilybee85 alors qu'elle essaie vainement d'enlever un masque pâteux depuis une dizaine de jours, et que sa patience a des limites).
Partie 3 - JE VOUDRAIS QUE VOUS M'AIDIEZ A CHOISIR LES BOULES POUR MA DECORATION
Heureusement, le remake n'oublie pas qu'il utilise comme canevas de départ le tout premier slasher du cinéma, et il lui rend donc un très bel hommage en offrant au spectateur averti un bodycount bien dans la tradition du slasher. Les victimes tombent comme des mouches les unes après les autres, sous les mains d'un tueur invincible, au visage presque intégralement caché. Chaque scène de meurtre est comme d'habitude complètement prévisible dans son déroulement, la victime trouvant toujours un prétexte stupide pour s'éloigner du groupe. S'en suivent les inévitables confrontations avec le meurtrier qui se terminent bien entendu toujours de la même façon. La mort. BLACK CHRISTMAS vous prépare donc à un véritable petit défilé de scènes stressantes pour qui n'a jamais goûté aux joies de ce genre de film. La caméra poursuit les jeunes pouffes aux quatre coins de la maison, chaque pièce se refermant sur elles comme des pièges mortels, dont seul le tueur connaît l'issue. Que ce soit le grenier, les combles de la maison, l'intérieur des murs, tout est potentiellement dangereux si on porte jupette. D'ailleurs, il est particulièrement difficile de deviner laquelle s'en sortira. Comme dans l'original qui comportait trois tempéraments féminins des plus forts ( Normal, ce sont les filles les plus fortes, tout le monde le sait bien , se dit Supermiky, enfin contente de voir que je ne lui ai pas écorché le pseudo, tandis qu'elle pose son Gala à côté du Martine de son frère), il en est de même encore ici, et même si vous avez déjà vu l'original, et bien il est moins évident de connaître l'issue de ce long métrage.
[phone begins ringing, and everyone goes silent and looks at each other] Melissa Kitt: I got it. [caller identification reads Megan Helms] Melissa Kitt: Why is Megan calling here? [answers the phone] Melissa Kitt: Hey, where are you? Billy Lenz: [again, in a muffled and maniacal voice] She's my family now. Everyone should be home for Christmas! I'll be home for Christmas, and I'm going to bury the hatchet in your head. [Melissa quickly hangs up] Melissa Kitt: That was not Megan...
Je l'ai déjà dit ailleurs (autre temps, autre lieu) mais le slasher est une variante du film d'horreur, gore, et donc, comme ce cinéma ci, il épouse les mêmes règles que le cinéma pornographique (mon dieu dans quoi je m'embarque). Et oui. Tandis que dans un film porno, vous êtes tout content de voir débarquer sur votre écran une scène torride toutes les 15 minutes, un bon fil gore donc un bon slasher se doit d'apporter la même « jouissance » toutes les 15 minutes également, sinon, son spectateur sera franchement déçu. D'un côté la scène pornographique se solde par une éjaculation (ouhlala, quelqu'un peut me dire de me taire ?), souvent faciale, souvent sur les seins (mais arrêtez moi, je vous en prie, ligotez moi à ce putain de fauteuil) (faites quelque chose, ce n'est pas moi qui écrit, c'est ma voisine du dessous) ( Oui, c'est ça, rejette la faute sur les filles ! s'énerve Kmk57 en me balançant son lait fraise dans la figure, e même temps qu'elle prend ses clés de voiture et son antivol pour me détruire la chetron) tandis que la scène gore, de meurtre, se solde par des giclées de sang rouge vif sur le visage de la victime, sur ses vêtements… le tout (ac)couplé à ses gémissements de douleurs… ou de plaisirs dans l'autre cas… On parle de l'orgasme comme d'une petite mort, rien d'étonnant donc à cela… Et dans les deux cas, le spectateur est content…
Ensuite, dans les débuts du slasher, donc dans ce BLACK CHRISTMAS version 1974, les meurtres sanctionnaient certes des ados, mais ils sanctionnaient surtout ceux qui avaient eu le malheur de découcher, de coucher, ou de fumer. Le slasher était donc une représentation peut être involontaire de la mainmise religieuse sur nos comportements. En gros, si vous ne faisiez pas les choses bien comme il faut, vous vous faisiez découper en rondelles par un père fouettard. Ou par le curé de votre paroisse, votre percepteur, votre cousin issu de germain que vous n'avez pas vu depuis un pfiouuuu d'années, et j'en passe… Le tueur venait un peu faire la loi divine parmi les ouailles qui avaient oublié la foi.
Le plus amusant (ah oui que c'est drôle vous allez voir, ça va vous faire rire…) est que les victimes ne portaient pas de noms précis, n'étaient pas vraiment dotés de caractères forts, ils n'étaient que des prénoms : John, Mary, Jack, José… (Ben pourquoi vous ne riez pas ? ce n'est pas drôle ?) (Bon, j'ai encore utilisé une expression préconçue toute nase qui ne voulait rien dire alors…) Tous prêts à se faire dessouder à la tronçonneuse sauf les deux seuls adolescents encore purs qui avaient un poil (de fesse) plus de jugeotte (et donc de décence aux yeux de l'église) que les autres. Ces films véhiculaient donc une image un peu nauséabonde qui prête à sourire. Et aujourd'hui, avec ce remake, on remarque que les choses n'ont guère changé. Nous avons toujours les mêmes personnes qui se font tuer, et elles sont anonymes dans leur vie (du moins ce qui est transposé à l'écran) comme dans leur mort. C'est un point qui a très souvent fait l'objet de vives critiques, cette absence de caractère des personnages de slashers, et en même temps, c'est ce qui en fait le sel… Surprenant, n'est ce pas… ? (vous pouvez me contredire, hein...).
Dana Mathis: Merry Christmas asshole.
En outre, il faut savoir qu'au départ, les slashers étaient relativement gentillets en ce qui concernait la représentation graphique des meurtres. Il fallait certes punir les impies mais ne surtout pas tomber dans le piège de la représentation graphique à outrance des meurtres. Les slashers étaient donc très souvent sujets à censure sévères, et bien souvent elles étaient tellement injustifiées que le film en sortait difforme. Le premier BLACK CHRISTMAS (comme le HALLOWEEN un peu plus tard) avait joué la carte de la suggestion des meurtres, et cela lui avait réussi. Il n'y a rien de plus effrayant pour le spectateur quand on lui laisse tout imaginer. Or, dans le remake, c'est l'inverse, BLACK CHRISTMAS 2006 est plutôt impitoyable envers ses victimes, le film est d'une grande violence qui révulsera ceux qui craignent pour leurs yeux. Le remake va à fond dans la violence décomplexée, et multiplie les séquences sympas où le tueur arrache de ses doigts les yeux de ses victimes (ce qui nous vaut de jolis gros plans tous sales. Mais moi j'adore quand c'est sale). Bref, les victimes sont toujours des pantins anonymes entre les mains d'un énième tueur, les règles du slasher n'ont donc pas été bafouées. C'est juste que les années 2000 sont un poil plus permissives sur le plan de la violence que par le passé. Et moi, ben ça me rend heureux tout plein.
D'ailleurs, au sujet de cette violence, Glen Morgan a tenu à rendre un hommage évident aux gialli italiens ( chouette alors, là, j'en ai la chair de poule se dit Morticiaaa ravie de voir que j'ai encore trouvé un prétexte pour parler de Lucio Fulci, tandis qu'elle range ses fouets par ordre de taille), ces films aux thématiques proches du slasher (des victimes apeurées poursuivies par un tueur masqué, ganté, et des meurtres violents commis à l'arme blanche) dont des cinéastes aussi divers que Dario Argento, Lucio Fulci, Aldo Lado, Umberto Lenzi, Sergio Martino et beaucoup d'autres ont été les chefs de file. Que ce soit déjà sur le plan de la couleur, on remarquera que Glen Morgan a particulièrement chargé sa palette graphique, en accentuant outrageusement les nuances de rouge, vert et bleu. BLACK CHRISTMAS 2006 est un petit festival de couleurs criardes, et la photographie est particulièrement soignée. De plus, le réalisateur se permet de reprendre à plusieurs reprises ce plan de la façade de la maison, pris à la grue, où on voit ce qui se passe dans chacune des pièces, ainsi que dans le grenier. Ce plan est un énorme emprunt à Dario Argento (la scène du meurtre des deux colocataires dans TENEBRES ) et Glen Morgan ne s'en est d'ailleurs pas caché dans les interviews.
JE VOUDRAIS DIRE DEUX TRES LOOOONGS MOTS SUR
Le Réalisateur : Oui, il vous faut quand même savoir que Glen Morgan est un des responsables des séries télés crées par Chris Carter, savoir X FILES et MILLENIUM. Il s'y est d'ailleurs fait un ami en la personne de James Wong, avec qui il a souvent travaillé, en tant que scénariste, sur la série des DESTINATION FINALE, WILLARD, ou le (navet) THE ONE. Le bonhomme est donc un passionné du genre, connaît très bien toutes ses références. Il est entièrement acquis à la cause du cinéma de genre.
L'interprétation : Tout un gang de jolies pouffes, donc, prêtes à se faire arracher les yeux par le gentil Billy. Que des actrices pouffes que vous avez vu pour la plupart à la télévision. des visages que certains auront déjà vu ailleurs, donc, mais sans savoir comment elles s'appellent. Ainsi, vous retrouverez la gentille Mary Elisabeth Winstead que vous aviez déjà croisée dans RING II, DESTINATION FINALE 3, et surtout dans BOULEVARD DE LA MORT et DIE HARD IV. Une certaine Katie Cassidy qui décidément aime bien les remakes (elle a été vue dans le remake de TERREUR SUR LA LIGNE ), vous la reconnaîtrez pour son rôle de possédée dans la série SUPERNATURAL. Ajoutez à ces pouffes Michelle Trachtenberg qui avait un rôle récurrent dans BUFFY, Lacey Chabert qui elle a eu une grosse carrière depuis sa découverte à la télé avec la série LA VIE A CINQ. Que peut on dire de ces pouffes ? ben, que du bien, parce que vu ce qu'on leur propose de faire dans le film, on ne peut que les applaudir d'être venues se faire trancher en morceaux pour le fun. Leur interprétation est donc dans la moyenne, mais heureusement elle demeure un cran au dessus des actrices de slashers de la grande époque. Je ne saurai vous conseiller, mes chers amis, grandes et petites, grands et petits, de vous connecter sur ce site pour en voir plus... http://www.blackchristmas.com/
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14.12.2008 15:37
je sais bien que ces revues sont du bidon >>>> Je peux pas te laisser dire ça...biensur que c'est des vraies histoires dedans, y a même des dessins-photos pour le prouver...
14.12.2008 15:35
Nouveau Détective >>> (j'adore ce magazine)
14.12.2008 15:30
les séquences sympas où le tueur arrache de ses doigts les yeux de ses victimes (ce qui nous vaut de jolis gros plans tous sales. Mais moi j'adore quand c'est sale) >>>>> Je me sens moins seule^^ (j'avais essayé de le télécharger mais j'y suis toujours pas arrivé du coup je pense que je vais devoir l'acheter parce que ton avis donne trop envie!)