L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
Du rap - metal à l'état brut, puissant à souhait |
| Inconvénients: |
Des textes parfois choquants |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Pour apprécier cet album à sa juste valeur, il faut le remettre dans son contexte : début des années 1990, le rap-métal n'existe pas. Certes, quelques groupes de rap se sont mis à utiliser un peu plus les guitares, à commencer par Public Enemy, suivi par Living Colour, ou bien des groupes de hard-rock utilisaient une base rythmique proche du rap comme Suicidal Tendencies avec l'arrivée de Robert Trujillo à la basse (futur membre de Métallica), mais rien de franchement rap-métal, chacun restant majoritairement dans son style d'origine à cette époque.
Encourageant l'initiative, le guitariste du rappeur Ice T., nommé Ernie C., propose à son chanteur d'allier la violence des textes et les rythmes syncopés du rap à un gros son de guitare, façon hard-rock. Le projet de Body Count démarre.
Et c'est une vrai claque !
Bousculant les clivages établis par les disquaires, le groupe Body Count est considéré au départ comme faisant partie des disques du genre "fusion", bref, un style fourre-tout où on classe tous les albums qui mélangent des genres musicaux (encore une idée des disquaires pour ranger les artistes dans des catégories bien ordonnées) tels Dan Reed Network par exemple.
Seulement voilà, Body Count est le pionnier d'un genre nouveau, suivi de peu par Rage Against The Machine, Cypress Hill et Clawfinger : le rap-métal.
Paroles engagées dans la défense de la cause des noirs aux Etats-Unis, violentes et pronant le meurtre des membres de la police si nécessaire : voilà ce qui fera connaître le groupe dès la sortie du disque, du moins aux USA. En effet, le disque est sorti au moment des émeutes sur la côte ouest des Etats-Unis suite au procès concernant les policiers ayant tabassé Rodney King l'année passée. Rodney King qui, comme Ice T., vient de South Central, un quartier de Los Angeles défavorisé peuplé essentiellement d'afro-américain.
Dans la chanson Cop Killer qui donne son titre à l'album, Ice T. cite Rodney King et encourage la violence contre les forces de l'orde ("Fuck Police Brutality" dans le texte).
Un tel album sortant pendant les émeutes de 1992 ne pouvait qu'attirer les foudres des pouvoirs publics Américains.
Résultat : album censuré, et la chanson Cop Killer interdite, non seulement d'antenne sur les radios, mais aussi à la vente aux Etats-Unis ! Seul le droit de pouvoir continuer à la chanter en concert fût autorisé, et Body Count en fit son symbole puisque cette chanson clôturait chacun de leurs concerts.
Les disques furent donc retirés de la vente partout dans le monde par la maison de disque (alors que l'interdiction était uniquement Américaine) et l'album fût réédité sans la chanson Cop killer (ni son intro "Out in the parking lot") et renommé simplement Body Count. A la place de la chanson Cop Killer, un texte d'Ice T. sur sa façon de penser de la liberté de paroles aux Etats-Unis dénommé "Ice T. - Freedom of speech".
La pochette en image sur Ciao est l'originale, celle de la première version de l'album. Si vous le trouvez sur une brocante ou dans une convention de disques, n'hésitez pas : cette première édition est désormais un "collector".
En dehors du contexte historique, cet album est musicalement excellent, aliant à merveille les 2 genres musicaux rap (rythmique syncopée et textes agressifs) et métal (gros son de guitare, et même des solos de guitare, chose impensable dans le rap pur et dur).
"The winner loses", un slow hard-rock à peine teinté de rap que ne renieraient pas les Scorpions, spécialistes du genre ("Still loving you", etc), vient apporter une cassure agréable au milieu de la violence des titres, confortant le talent de guitariste d'Ernie C.
Malheureusement peu connu en France (bien qu'ils aient participé à l'émission "Nulle part ailleurs" sur Canal+ lors de la sortie de leur second album "Born dead"), Body Count a été occulté par le succès d'un autre pionnier du genre rap-metal : Rage Against The Machine (RATM) et son premier album éponyme.
Pourtant, ces 2 albums sont complémentaires et non concurrents. Les textes de RATM sont agressifs aussi, certes, mais moins engagés dans la cause des afro-américains que ceux de Body Count.
Musicalement, si vous appréciez RATM ou Clawfinger, alors vous ne pourrez qu'adorer Body Count.
Si vous êtes plus jeunes et que vous ne jurez que par Linkin Park, Evanescence ou Limp Bizkit, alors prenez le temps de découvrir Body Count qui, avec 10 ans d'avance sur tous ces groupes, inventait le rap-métal qui allait plus tard dériver en Nu-Metal et EmoCore.
Bonne écoute.
| Autres avis |
Chant HipHop pour guitares grasses
Evaluation du produit Body Count - Body Count par
Johann13008
Avantages: Il est toujours bon de découvrir ce groupe qui ouvre de part son ouverture d'esprit ouvre le votre
Inconvénients: Les textes peut etre trop engagés pour une écoute répétée
Album Vintage au sens le plus premier car sorti en 1992, les textes du cd sont le reflet de ce que pouvaient ressentir les minorités noires d'il y a vingt ans sur la cote ouest : Drogue, Discrimination, Violences, tout cela posé sur un concept qui est "un ...
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Les membres de Ciao ont trouvé cet avis très intéressant |
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très intéressant
06.06.2011
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BODY MOTHER Fuxxxxx Count !
Evaluation du produit Body Count - Body Count par
Kasskooye
Avantages: Gros solos de guitares, ca tape très fort
Inconvénients: difficile à trouver
...je vais vous parler ici d'un de mes groupes préférés : Body Count.
Malheureusement pour le moment il n'y a plus grand chose à attendre de ce groupe, et le dernier album date déjà de 1997 :(
''Body Count'' est le nom du premier album du groupe Body Cou ...
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Les membres de Ciao ont trouvé cet avis intéressant |
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intéressant
03.01.2003
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