Burning Sun - Helloween

Avis sur

Burning Sun - Helloween

Evaluation générale (1): Evaluation totale Burning Sun - Helloween

 

Tous les avis sur Burning Sun - Helloween

 Rédigez votre propre avis

annonce


 


 


Chronique de Burning Sun, d'Helloween

4  09.12.2012

Avantages:
Un morceau plus qu'attrayant

Inconvénients:
2 dispensables

pupure

Plus à mon sujet:

Membre depuis:09.02.2008

Avis:216

Lecteurs satisfaits:42

Partager cet avis sur Google+
Cet avis a été évalué par 16 membres de Ciao en moyenne: exceptionnel

UN PETIT AVANT-GOUT DE STRAIGHT OUT OF HELL

AVEC EN BONUS LA REAVIEW DU TITRE NABATAEA


EXTRAIT DU NOUVEAU SINGLE DU GROUPE


Date de sortie de l’album: 24 Octobre 2012 .

Sur Victor Entertainment .

Origine: Allemagne .

Style : Speed/heavy metal.

Durée: 17 minutes

Version: Mini-CD (Import Japon)


BIOGRAPHIE


L'histoire du futur grand groupe allemand débute en 1979 avec la collaboration de 2 guitaristes, Kai Hansen et Piet Sielck. Ils jouent à l'époque dans un groupe local nommé Gentry. Après de nombreux bouleversement dans le line-up du groupe, ils décident de se renommer Ironfist lorsqu’ils sont rejoint par le batteur Ingo Schwichtenberg et le bassiste Markus Grosskopf. Piet quitte le groupe sans qu’une raison soit officiellement connue. Il finit par être leur ingénieur du son, ainsi que celui de Blind Guardian, Grave Digger, Gamma Ray et de son propre groupe : Iron Savior. A noter que tous ses groupes sont allemands ! Vient l’arrivée du luron final Michael Weikath en provenance du groupe Powerfool. C'est à partir de ce moment que la bande à Hansen prend le nom d'Helloween. En 1984, le groupe est en studio et enregistre 2 titres pour une compilation appelée "Death Metal". Ce qui marque leur début, sur le label Noise record. Le premier titre s'intitule "Oernst For Life", il écrit par Weikath, et le deuxième est une première version plus lente, plus lourde et plus crade de "Metal Invaders" qui paraîtra plus tard sur album. Ce morceau est écrit par la paire Hansen-Weikath. Lors de l’année 1985, le groupe allemand enregistre son premier album intitulé sobrement "Helloween", plus connu sous le nom de "Mini LP" qui a d’ailleurs une pochette assez horrible. Il est composé de 5 morceaux. Durant la même année, ils enregistrent leur premier "vrai" album avec une production assez horrible : "Walls Of Jericho".


L’année suivante paraît l'EP "Judas", qui contient entre autre la chanson éponyme , Judas, qui finira en bonus caché sur le premier Keeper. Ainsi que quelques titres joués en live. Kai Hansen commence d'ailleurs à avoir de plus en plus de mal à jouer et chanter « correctement » en même temps. Le groupe se met donc en quête d’un chanteur après la tournée. Après avoir auditionné Ralf Scheepers de Tyran Pace qui sera embauché plus tard par Hansen pour chanter dans Gamma Ray puis in fondera son propre groupe Primal Fear, ils tombent sur un impressionnant chanteur issu d'un groupe local. Le bougre s’appelle Michael Kiske. Il possède une amplitude vocale de dément. Le groupe désire enregistrer un double album, mais leur maison de disque qui est toujours la même qu’à leur début leur refuse cet honneur. Ils finissent par sortir l'album "Keeper Of The Seven Keys, part. 1". Album d’une durée de 41 minutes, possédant un titre de 13 minutes, qui leur fournit un succès mondial, et leur permettent de très bien se classer dans les chartes américains et dans d'autres pays. Ils font les premières pages de plusieurs magasines et sont presqu’adulé par la critique. L’album a eu un impact tel que le groupe fût invité au MTV's Headbanger's Ball Tour qui se déroule aux Etats-Unis en première partie d’Armored Saint et Grim Reaper. Helloween profite de ce succès auprès des fans pour enregistrer leur album le plus connu à ce jour (et que les fans de la première heure prennent comme référence musicale ultime): "Keeper Of The Seven Keys, part. 2". Celui-ci accomplit l'exploit de rencontrer encore plus de succès que son prédécesseur, et reste le plus vendu du groupe (il se vend encore bien aujourd'hui !).


Les ventes énormes qu’ils feront aux Etats-Unis pour un jeune groupe européen, leur permettra d’être réinvités à la tournée Headbanger's Ball. Le groupe allemand joue avec les grands groupes de Thrash que sont Exodus et Anthrax. Avec ses deux albums Helloween invente le speed mélodique qui est l’un des styles les plus répandus aujourd’hui dans le mode du métal et certainement l'un des plus vendeurs ! Après la partie européenne de la tournée de "Keeper 2", Kai Hansen quitte le groupe en décembre pour s’en aller fonder Gamma Ray et est remplacé par Roland Grapow qui finit la tournée. Hansen serait partie à cause du problème de leader chip entre lui et Weikath. En 1989, profitant de la tournée MTV, le groupe enregistre un album live qui se nomme "Live In The UK" en Europe, "Keepers Live" au Japon et "I Want Out Live" aux Etats-Unis. Il est composé des live enregistrés avec Kai Hansen pendant les différents shows donnés en Europe en 1988. Pendant les deux années qui suivent, Helloween entre en conflit avec sa maison de disque Noise Records, et rompt son contrat avec eux, puis signent chez EMI. La dispute est causée par l'argent. Le band allemand croit et craint que leur maison de disque leur en cache.Les procès débutent et durent presqu'une année et finalement Helloween les perd. Non seulement ils sont obligés de payer des dommages et intérêts à Noise Records, mais ils n'ont plus le droit de sortir d’albums hors Europe ! Le début de la fin pour le groupe qui commence à se déchirer.


Leur prochain album, « Pink Bubbles Go Ape » sortira en 1991, malgré de nombreuses rumeurs concernant la séparation du groupe. Ce sera un cuisant échec. Les critiques, comme les fans n’apprécieront pas du tout l’album. Les tensions déjà visibles entre les membres se firent de plus en plus fortes et dégénérèrent souvent en disputes. Ce qui n’aidera en rien les ventes. Malgré un gros budget production, cet album ne rencontrera donc pas de succès. Flop commercial et musical total. L’après Kai Hansen s’annonce difficile. Mais le pire reste à venir… Pour l’année 1993, Le nouvel album d’Helloween est évidemment attendu au tournant après le décevant « Pink Bubbles Go Ape ». Ce sera une nouvelle déception pour les fans, plus grande encore. Là où tous espéraient voir le groupe se relever, c’est l’inverse qui se produit.

Photos pour Burning Sun - Helloween
Burning Sun - Helloween Burning Sun Helloween Pumpkin
Retour de la citrouille humoristique oubliée lors de l'album précédent.
Ce « Chameleon » est souvent considéré comme le pire album enregistré par les Allemands, et son accueil sera à la mesure de sa qualité. C’est-à-dire mauvais. De plus Ingo tombe malade et est remplacé pour la tournée. L’ambiance au sein du groupe n’a jamais été aussi mauvaise. Et ce qui devait arriver arrivera avec un important changement de line-up. En 1994, le grand ménage commence chez Helloween. D’abord, le groupe signe avec Castle Communication. Ensuite, Uli Kush, batteur de Gamma Ray vient remplacer Ingo (instable mentalement). Et, surtout, Michael Kiske est remplacé par Andi Deris, chanteur de Pink Cream 69, groupe fort apprécié de Weikath.


C’est avec ce tout nouveau line-up que l’album « Master Of The Rings » est enregistré. Les critiques réagissent enfin positivement, grâce en partie à un retour au style originel d’Helloween, un speed metal sautillant. Le succès sera donc au rendez-vous, bien que certains fans abandonnent définitivement le groupe, n’acceptant pas le remplacement de Kiske. L'album ressortira un an plus tard aux USA à l’occasion d’Halloween, avec, en bonus, un disque des faces B de ce « Master Of The Rings ». En 1996, surfant sur la vague du succès de « Master Of The Rings », Helloween en profite pour enregistrer un très bon « Time Of The Oath », qui confirme le retour aux sources du groupe. L’album sera très bien accueilli et fait partie des incontournables de leur discographie. Beaucoup de fans le considèrent comme le meilleur disque de l'ère Deris. Une triste nouvelle va pourtant ternir l’excellente ambiance du moment : l’annonce du suicide d’Ingo Schwichtenberg, leur ancien batteur, qui s’est jeté sous un train. Une tragédie qui aura un impact néfaste sur le moral du groupe qui sort tout de même un live en cours d'année : « High Live ». Parallèlement, l’ancien chanteur d’Helloween et son groupe, « Michael Kiske » sort son premier album; album qui sera récompensé par plusieurs prix. L’année 1997 verra deux membres d’Helloween sortirent un album solo. Roland Grapow sort son premier album, « The Four Seasons Of Life », qui contient le single « I Remember » sur lequel Ralf Scheepers chante.


Andi Deris sort lui aussi un album, « Come In From The Rain », dont on retiendra les singles « 1000 Years Away » et « Goodbye Jenny », cette chanson étant un hommage à sa Grand-Mère. En l’an de grâce 1998, Helloween sort tout d’abord un coffret best-of. « The Pumpkin Box »continant 3 CD avec les meilleures chansons de la période 1985-1993 ainsi qu’un disque d'interviews. Le groupe sort ensuite son 8ème album studio, "Better Than Raw". Il se révèle être dans la lignée des précédents. En 1999, Roland sort un nouvel album solo sous la dénomination « Kaléidoscope » avant de partir en tournée avec Helloween. La tournée sera triomphale, l’accueil du public européen et brésilien est excellent. C’est ensuite au tour de Markus Groskoppf de sortir un album solo « Shockmachine », avec Uli à la batterie notamment. Les membres du groupe ne chôment pas puisque Uli proposera lui aussi un projet solo : « Catch The Rainbow ». Un projet regroupant plusieurs des meilleurs musiciens de Metal de la scène allemande, pour rendre hommage au groupe Rainbow en reprenant leurs meilleures chansons. Andi Deris n’est pas en reste puisqu’il sort quant à lui son second album solo : « Done With Mirrors ». En plus de tous ces projets en solo, les membres d’Helloween sortent un album de reprises, « Metal Jukebox ». A noter que Michael Kiske, ex chanteur d’Helloween sort son second album du nom de «Readiness To Sacrifice ». Celui-ci a totalement abandonner le metal.


Pour 1999, l’album « The Dark Ride » sort en fin d’année. Helloween part ensuite en tournée, tournée qui sera fort appréciée avec notamment un Deris très en forme vocalement. Mais, au terme de celle-ci, le groupe fait une annonce : Uli Kush et Roland Grapow quittent le groupe. Plus vraisemblablement Weikath les vire car il les trouve trop peu investi dans Helloween. Le groupe sort encore un best-of cette année : « Treasure Chest ». De 2001 à 2003, le remplaçant d’Uli est connu : il s’agit de Mark Cross (Metallium). Malheureusement, il ne peut participer à l’entièreté de l'enregistrement de l’album « Rabbit Don’t Come Easy », car il contracte une mononucléose. Il ne joue au final que sur quelques titres. Mikkey Dee assurera les parties de batteries sur les autres chansons. Le poste de guitariste déserté par Roland Grappow est, quant à lui, attribué à Sascha Gerstner. L’album sort donc en 2003 et reçoit un bon accueil, malgré ce changement de line-up. De 2004 à 2005, Helloween retourne en studio pour enregistrer un nouvel album avec cette fois Dani Löble derrière les fûts. L’album sort en 2005 et se nomme « Keeper of The Seven Keys-The Legacy », un nom qui est sujet à controverse pour les fanatiques des légendaires « Keeper Of The Seven Keys ». L’album reçoit néanmoins très bon acceuil. En l'an 2007, Helloween sort son meilleur album depuis plus de dix ans (d'après une majorité de critiques)l! Il se nomme "Gambling With The Devil". Silence radio pendant 2 ans puis après le groupe annonce la sortie d'un mystérieux Best Of symphonique. Un cadeau pour les fans d'après Andis mais qui est assez mal passé. Après ce demi-ratage que j'ai chroniqué ici, le groupe sort le jour d'Halloween leur nouvel opus, 7 Sinners. L'album le plus sombre depuis The Dark Ride et certainement le plus violent jamais enregistré par le groupe allemand.


L'album est très bien accueilli par la critique qui y voit un renouveau indéniable chez Helloween et malgré quelques petites réticences des fans, le disque se vend bien voir même très bien. L'album se classant 25ème en Allemagne, 13ème en Grèce et neuvième en République Tchèque. Pays dans lequel le groupe reçoit quelques mois après la sortie de 7 Sinners un disque d'or certifiant la vente de plus de trois milles disques! Une tournée avec Stratovarius en première partie sillonne plusieurs continents et rencontre un franc succès. Les morceaux tirés de 7 Sinners passant admirablement bien en live. Après la tournée le groupe prend un peu de repos avant de relancer la machine en 2012 à Ténérife dans le studio personnel d'Andi Deris. Une semaine avant Halloween le groupe sort un mini CD nommé Burning Sun composé de 4 titres. L'album ne sort normalement qu'au Japon mais il est facile de se le procurer en import par le biais d'Amazon notamment.


TRACKLIST


1. Burning Sun 5:35
2. Wanna Be God 2:03
3. Another Shot of Life 5:15
4. Where the Sinners Go (Live Woodstock) 3:56


CHRONIQUE


Quand on parle d'un album, EP, single d'Helloween, il y a mille façons d'entrer dans le sujet. On peut râler en disant que le groupe ne propose plus rien de bien depuis que Kai Hansen est parti. On peut aussi râler sur le fait que Deris chante "moins bien" (en fait surtout moins haut) que Kiske. Ou encore faire une comparaison entre cette mise en bouche et l'album de Unisonic (chose totalement stupide, les deux groupes ne jouent pas dans le même registre). Voir même si on pousse le bouchon au niveau du pur true fan du vieux Helloween parler du style de la pochette qui n'est plus dans la thématique vieux dessin kitch humoristique.


Je débuterais personnellement cette chronique en introduisant ma propre rencontre avec le groupe allemand. Une rencontre purement musical mais que j'espère physique un jour. Et je conclurais sur l'incapacité chronique qu'avait Helloween de sortir des EP intéressants et vendeurs. Je ne fais pas partie des vieux, n'était âgé que d'une vingtaine d'année, ayant découvert Helloween par leur premier album l'année de sa sortie. Non, moi j'ai commencé par la période Andi Deris et même par un album plus que moyen, à savoir Rabbits Don't Come Easy . Du coup je n'ai pas rencontré tout les problèmes de transition qu'ont les fanatiques de Hansen et Kiske. Et oui, vous ne pouvez pas vous imaginez ce que ses pauvres gens doivent subir! Une production bétonnée, puissante et carrée qu'impose Bauerfind à la place de la magnifique vieille production grésillante, molle mais qui donnait, comme ils disent, une telle âme au groupe! Moyen comme argument car passez vous la production du Walls et vous allez en pleurer tellement il est dur d'y reconnaitre quelque chose. Celle du premier Keeper est meilleure mais reste très molle même par rapport au standard de l'époque.


Ensuite il faut se farcir la transition de chanteur. Il est vrai que passer de Kiske à Deris n'est pas simple mais parfois il faut accepter qu'un chanteur parte et que quelqu'un d'autre viennent relancer le groupe. Car qui d'autre qu' Andi Deris a réinsufflé une âme, un esprit d'équipe, de combattant à cette formation? D'accord Andi n'est peut être pas le meilleur compositeur du monde mais il sort de très bonnes chansons contrairement à Kiske dont la contribution d'écriture dans le succès d'Helloween est presque inexistant. Je reconnais au détracteur de Deris qu'il n'a pas l'amplitude vocale de son prédécesseur mais sa puissance et son style caractéristique (à mi-chemin d'un Biff Byford , d'un Kai Hansen voir d'un Halford) sont aujourd'hui une signature des citrouilles au même titre que le style de compositions qu'il a apporté. A savoir les power ballades un peu chiantes, les morceaux plus axés sur le piano que la guitare (Forever and One) et les morceaux assez basiques rythmiquement mais qui envoie du bois en concert (voir ses compositions sur 7 Sinners pour s'en convaincre).


En plus je trouve qu'il faut relativiser le fait qu'Helloween soit si différent de son époque Keeper of the Seven Keys. Il est vrai que le groupe délaisse un peu le coté happy metal depuis quelques albums mais c'est juste une apparence car en fait à chaque fois une bonne moitié des morceaux de chaque album s'y raccroche. C'est surtout les pochettes qui ont légèrement abandonné le style (en façade du moins cf. le visuel de promotion que j'ai mis en fin d'avis). C'est vrai que la pochette n'est pas des plus joyeuse mais on est loin du film Saw , loin du coté glaciale de la pochette métallisée du précédent opus. Ici on est plus au niveau d'un soleil caniculaire de Tenerife que d'une salle de bain ensanglantée (les amateurs du film d'horreur susnommé comprendrons). Ca tombe bien, l'album a été enregistré là, dans le studio personnel de Deris. Une pochette pas tellement belle mais bien dans l'optique du titre du morceau et je m'aventure déjà plus loin, de l'ambiance du morceau. Le concept a été poussé jusqu'au bout. Les coins noircis, carbonisés, les arbres survivants (dé)séchés, le sol stérilisé par les rayons ardant du soleil. Soleil au visage carnassier , presque vengeur qui rappel l'imagerie du logo lui-même très brûlant. Un visuel qui se veut donc violent par l'action du soleil mais en même temps chaud se qui nous semble à mille lieux du précédent disque du quintet allemand.


Ayant déjà "teasé" l'atmosphère du premier morceau, je continue plus en profondeur l'analyse... Michael Weikath a déclaré: « Straight Out of Hell est le développement conséquent des deux albums précèdents. Les nouvelles chansons sont une suite directe de 7 Sinners, seulement moins reliées à la mort et nettement plus positives. Ces chansons donneront un coup de pied au cul même à l'auditeur le plus paresseux.» Je pense que l'écoute de Burning Sun lui donne raison, du moins pour la première partie car le titre est finalement un poil trop classique pour me mettre un coup de pied au cul (contrairement au single Nabataea mais j'y reviendrais). Le duo Weikath/Gerstner débute le morceau qui met un peu de temps à décoller jusqu'à ce que la voix puissante, un poil chimique et très agressive de Deris (dans la lignée d'un Kill It de Gambling With The Devil) ne déboule et mette tous son petit monde d'accord. Le morceau est certes assez classique avec des couplets plutôt composées à la manière des titres de 7 Sinners et des refrains, soli plutôt typés premier style d'Helloween. En soit un titre de Weikath qui reste dans sa ligne de composition depuis ces débuts dans le groupe, permettant à celui-ci de garder une partie de son âme première. Une pièce très bonne avec un très bon solo, un son agréable et un Deris qui manie parfaitement la voix agressive au début puis le chant aérien, doux que l'on lui connait. Ma seule vraie remarque est qu'au bout d'une trentaine d'écoutes on se rend compte que le morceau est un poil trop calibré pour débuter un disque, pas assez engageant. Heureusement il sera placé en milieu de disque sur Straight Out Of Hell ce qui laisse présager une très belle pièce une fois incruster au milieu d'un disque que l'on espère au moins aussi bon que ce Burning Sun.


Pour en finir avec ce premier morceau, je dirais qu'il est bien plus chaleureux voir joyeux que la majorité de ceux de 7 Sinners. Là où Burning Sun nous met l'eau à la bouche, Wanna Be Good nous rebute un peu. Ce titre de 2 minutes est interminable. Andi Deris qui signe sa première composition de la galette par cette chanson a tenté de nous pondre une pièce à la We Will Rock You célèbre morceau de Queen composé par Brian May. Et sans vouloir être méchant, il s'est un peu raté. Ce qui aurait pu devenir une hymne n'est malheureusement qu'un morceau poussif au refrain presqu'irritant. L'ambiance tribale laissait pourtant promettre un bon morceau mais après quelques écoutes le refrain lourdeau bloque le plaisir d'écoute, vraiment dommage car Andi Deris est très convainquant lors des couplets. Maintenant sans chercher d'excuse je suis presque sur que le rendu sera meilleur en milieu d'album voir même en milieu de concert. Le troisième titre est la première chanson bonus de la future édition digipack (cover en fin de chronique). Un titre composé par le bassiste, habitué des chansons bonus avec notamment I'm Free sur 7 Sinners, Find My Freedom et See the Night sur Gambling , etc. Le morceau est relativement correct pour un bonus. Rien n'y est bien transcendant, le riff est d'ailleurs très classique mais le tout s'écoute plutôt bien grâce à l'ajout de violons pour compenser le manque d'originalité de la rythmique. Deris porte encore une fois impeccablement le morceau qui se révèle être un bon mid-tempo pas trop lourd avec un refrain sympa, se limitant à une ligne vocale engageante et quelques accords de guitare en son clair allégeant au passage considérablement le titre.


J'en termine avec cet EP par la dernière pièce lancée par le groupe, à savoir une version live du premier morceau de leur précédent opus, Where the Sinners Go captée en Pologne. Et je dois avouer ne pas mettre trompé quand j’avançais que ce genre de morceau donnerait mieux en live si Deris arrivait à suivre vocalement. Andi tient parfaitement le micro et chante superbement bien ce qui me conforte dans l'idée qu'il ne vieilli pas tant que cela, si il pouvait supprimer la clope et limiter la picole je pense que l'on pourrait le garder en bon état bien plus longtemps. En attendant vous pouvez profiter d'un très bon moment avec cette partie de concert car le groupe y prouve sa maitrise et donne même une autre dimension au morceau lors de ce show.


NABATAEA


Je tiens d'abord à clarifier les choses, cette chanson ne figure pas sur cet EP mais n'ayant pas envie de faire un avis sur un simple single j'en profite pour faire d'une pierre deux coups. Je regrette d'ailleurs que Nabataea ne figure pas sur ce 4 titres car la future chanson d'ouverture de Straight Out Of Hell est juste une tuerie monumentale qui surclasse presque l'entièreté de 7 Sinners! Cela faisais longtemps que le groupe allemand n'avait plus aussi bien mélangé les sonorités légèrement arabisante et sa musique typiquement européenne et teutonique. Cette pièce de 5 minutes dans sa version single et qui en fera 7 sur album ne souffre d'aucun temps mort, se développe superbement et s'enrichit au fils des écoutes. C'est un tube en puissance qui réuni tout ce que Helloween fait de mieux à savoir une superbe introduction mélangeant sample électronique et ligne de guitare avec une petite ligne de notes détachées, voir même piquées (que l'on pourrait de loin rapprocher à la ligne d'introduction de Mrs. God sur Keeper of the Seven Keys-The Legacy ) qui nous fait directement rentrer dans l'ambiance du morceau qui se veut une suite logique de 7 Sinners, mais en plus positif et avec une petite touche orientale qui passe très bien. Andi Deris est incroyable de maitrise et change de registre vocale avec une très grande aisance. Je n'en dirais pas plus, vous laissant découvrir cette nouvelle perle à cette adresse: https://soundcloud.com/theendrecords . Un seul petit conseil, si la voix vous semble légèrement agressive au début, donner sa chance au morceau et continué l'écoute vous ne serez certainement pas déçu.


CONCLUSION


Sorti le jour d'Halloween pour ne pas déroger au mythe d'Helloween qui nous propose dès que c'est possible un album, single, live ou EP pour "commémorer" cette fête au centre de son histoire. Le problème qui agite Helloween depuis l'arrivée de Deris c'est son incapacité chronique à sortir des singles ou EP intéressant. Malédiction largement levée avec ce duo de sortie qu'est Burning Sun dont le morceau éponyme est une très belle pièce de musique classique et le single Nabataea qui est juste la meilleure chanson de power/speed sortie cette année. Pour une fois les b-sides de l'EP ne dépasse pas le morceau titre à la différence d'un I'm Free sur Are You Metal ou d'un Find My Freedom sur As Long As I Fall voir même Can't Fight Your Desire sur Mr. Ego. Wanna Be Good peut être sympathique au premières écoutes mais on passe vite son chemin comme avec le mid-tempo Another Shot of Life qui fait le boulot mais sans plus. Comme souvent avec les EP je conseillerais donc aux fanatiques de se jeter dessus car bien qu'exclusivement réservé au marché japonais à sa sortie on peut actuellement le trouver facilement par l'intermédiaire d'Amazon. Aux amateurs d'Helloween et même de metal à chant clair en général je conseillerais fortement l'écoute du morceau Burning Sun et surtout de Nabataea qui m'a déjà convaincu d'acheter le cd qui sortira en janvier!


Deux petits mots pour finir. Tout d'abord merci pour vos lectures et futures critiques sur mon premier avis fleuve depuis près d'un an! Ensuite je tiens je tiens à signaler aux amateurs de vieux hard rock et de metal ainsi que de power/heavy actuel, l'existence de cette webradio: http://www.radionomy.com/fr/radio/metalheart/index# . Metalheart qui vous fera découvrir ou redécouvrir de superbes groupes de Deep Purple à Helloween en passant par Megadeth, Kiss ou Iron Maiden. Bonne écoute!


LIENS


Metalheart (webradio hard rock/metal): http://www.metalheart-webradio.com/programmation.ws

Nabataea: https://soundcloud.com/theendrecords/helloween-nabataea

Burning Sun: http://www.youtube.com/watch?v=lEvTl4HlNwM

Another Shot Of Life: http://www.youtube.com/watch?v=A46wTv6qkyk


Partager cet avis sur Google+
Liens sponsorisés
Evaluer cet avis

Quelle est l'utilité de cet avis pour prendre une décision d'achat ?

Guide d'évaluations

Commentaires sur cet avis
dany67

dany67

14.12.2012 23:27

Une superbe chronique cela dit ! Un chouilla trop chargée dans le contexte ciaotique, ... je trouve hu hu ! :o)))

dany67

dany67

14.12.2012 23:25

T'as écouté le dernier Kiss ? ... euh franchement, c'est pas transcendant et d'un commun à te tuer le moral non ?

dany67

dany67

14.12.2012 23:24

je garde le lien pour la radio :o)

Ajouter un commentaire pour cet avis

max. 2000 caracteres

  Postez votre commentaire


publicité
Evaluations d'avis
L'avis sur Burning Sun - Helloween a été lue 856 fois et a été évaluée:

exceptionnel (81%) par:
  1. dany67
  2. kikibou
  3. fragar
et aussi par 10 autres membres

"très intéressant" (19%) par:
  1. zetrukmuch
  2. boneparole
  3. zonderk

Comprendre l'évaluation de cet avis.
publicité