L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
un chien très fidèle qui donne sans compter |
| Inconvénients: |
tout dépend de la façon dont vous l'élevez |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
ceux qui liront le titre de mon avis ne comprendront pas et penseront sûrement que je me suis trompée de rubrique, et pourtant non, j'ai tenu à écrire cet avis pour rendre hommage à mon chien qui est mort il y a un an, le 11 février 2003. Comme il n'a pas de tombe où je puisse me recueillir, j'ai choisi de raconter son histoire sur ce site, c'est ma façon de le garder toujours vivant même si ce n'est que virtuel....
J'ai fait ta connaissance en 1999 alors que tu étais âgé de 8 ans. Notre rencontre ? en fait tu es venu habiter chez moi quand ton maître et moi avons emménagé ensemble.
Au début, nous nous sommes un peu tournés autour car nous avions besoin de nous apprivoiser, puis au fil des mois, une vraie complicité est née.
Je t'ai d'ailleurs rebaptisé car ton nom d'origine (Gamma) ne me plaisait pas beaucoup et me faisait trop penser à une marque de lessive ; j'ai donc choisi de t'appeler Pinou. Ne me demandez pas où j'ai été chercher çà, je l'ignore, j'ai juste pensé que çà t'allait bien, et apparemment çà te convenait aussi, car tu as aussitôt répondu à l'appel.
Nous avons passé de merveilleux moments ensemble. Quand j'essayais de te piquer tes jouets et que tu grognais alors qu'en fait tu adorais çà, quand je te courais après à quatre pattes ; sans compter les milliers d''heures que nous avons passé à nous faire des câlins : tous les soirs j'y avais droit, je m'asseyais sur le canapé et tu venais te lover sur moi pour dormir. Le week-end, nous avions aussi notre rituel ; en nous réveillant le matin, tu faisais l'idiot sur le lit en te roulant dans la couette, et en m'apportant tes jouets pour me dire : "allez lève-toi", et tout çà finissait par un gros câlin où tu te laissais faire comme une peluche ; bon d'accord au bout de 5 minutes tu en avais marre, mais c'était vraiment génial.
Un truc que je n'ai jamais compris : quand on prenait un bain, tu attendais sur le tapis de sol et tu pleurais jusqu'à ce qu'on te donne de la mousse que tu te mettais à gratter avec tes pattes puis à manger !! c'en était d'ailleurs devenu un véritable casse-tête pour réussir à prendre un bain, car quand on te fermais la porte pour t'empêcher de venir, tu restais derrière et pleurait jusqu'à ce qu'on craque, allez vous relaxer dans ces conditions ! Puis quand la baignoire était vidée, tu sautais carrément dedans pour essayer de lécher la mousse qui restait sur les rebords ! Même ton maître qui te connaissais depuis plus longtemps que moi, ne savait pas d'où te venait cette manie ??!
Ces années que j'ai passées auprès de toi resteront les meilleures de ma vie. J'ai pourtant eu des chiens pendant toute mon enfance, mais je n'avais connu un chien comme toi qui ait une telle gentillesse et une telle générosité, car tu donnais tout ton amour sans jamais rien demander en échange, sans jamais nous tenir rancune quand parfois on t'engueulait ou quand on était pas assez disponibles pour s'occuper de toi.
Malheureusement, les choses ont commencé à se gâter en 2001 quand tu es tombé dans les escaliers et que tu t'es cassé la pâte ; il a fallu t'opérer 3 fois car la broche qu'on t'avait mise s'était cassée. D'ailleurs ce sont peut-être ces anesthésies à répétition qui ont généré tes problèmes de santé. En effet, l'année suivante, tu as commencé à avoir des quintes de toux et à t'étouffer. On t'a alors emmené au vétérinaire qui a décelé un souffle au coeur ; à priori ce n'était pas trop alarmant, il nous a prescrit des cachets pour le coeur que tu as pris quotidiennement sans jamais te plaindre.
Puis tout d'un coup, fin 2002, tu as commencé à être malade. Toi qui malgré tes 12 ans avait toujours une pêche d'enfer et un dynamisme digne d'un chiot, du jour au lendemain, on a eu l'impression que tu avais 80 ans : tu te trainais comme un vieillard, tu avais du mal à marcher ... on ne comprenait pas ce qui t'arrivait, est-ce que tu avais mangé un mauvais truc en te promenant dehors ? on ne sais pas, même le vétérinaire n'a pas su nous expliquer. Il t'a donné d'autres médicaments, et en quelques jours tu as guéri et est redevenu comme avant.
Deux mois passent, tout va bien, puis tu as fait une rechute, les mêmes symptômes qui sont apparus également d'un seul coup sans prévenir, sans qu'on comprenne. Mais cette fois-ci c'était bien plus grave ; les médicaments ne faisaient pas effet, et ton état s'empirait d'heure en heure. Le vétérinaire nous a dit que tu faisais une crise d'urée, et qu'il était impuissant, il ne pouvait rien faire, il fallait simplement attendre pour voir comment ton état évoluait. Là, çà a été terrible, après les problèmes de marche, tu as fait une syncope et tu es tombé sur toi-même comme tu ne tenais plus sur tes pattes.
Pendant 2 jours tu n'as rien mangé ni bu, tu n'avais plus aucune force, et le peu qu'on arrivait à te faire avaler, tu le revomissais. A la fin tu ne bougeais plus, on te portait pour te monter dans le canapé ou pour essayer de te sortir faire tes besois, mais là tu tenais à peine debout et tu restait statique. Ton maître et moi on ne savait pas quoi faire pout t'aider, on te regardait mourir à petit feu sans pouvoir rien faire.
Le 10 février en nous levant et en voyant que çà ne s'arrangeait pas, ton maître t'emmène à nouveau chez le vétérinaire ; moi je ne voulais pas aller travailler, je sentais que quelquechose de terrible aller arriver, et toi aussi tu l'as senti : tu étais allongé sur le canapé, immobile, et je t'ai enlacé pour te dire aurevoir, je t'ai dit de ne pas t'inquiéter, que tu allais guérir, puis je t'ai dit que je taimais et que je t'aimerai jusqu'à la fin de ma vie ; et là, le regard que tu m'as lancé, je ne l'ai pas oublié, toi aussi tu avais compris que c'était la fin ; et tu avais raison, car nous ne nous sommes plus jamais revus.
Le vétérinaire en voyant dans quel état déplorable tu étais à décider de te garder et de mettre sous perfusion car tu étais trop faible pour te nourrir. Quand j'ai appris que tu passais la nuit là-bas, j'étais effondrée, je voulais aller chez le vétérinaire et passer la nuit avec toi, je ne pouvais pas supporter de te savoir seul dans une cage, mais bien sût on me l'a refusé en me disant que c'était interdit et qu'on prendrait bien soin de toi.
Moi qui ne suis pas spécialement croyante, j'ai passé ma nuit à prier Dieu, à le supplier qu'il te guérisse.
Le lendemain matin, je devais téléphoner au vétérinaire pour avoir de tes nouvelles et savoir comment s'était passée ta nuit. Et là, il m'annonce que tu es mort une heure plus tôt, tu as eu un dernier souffle et tu t'es éteint.
Là je ne saurai vous décrire le ras-de-marée que j'ai ressenti en entendant ces mots ; j'ai eu l'impression qu'on m'arrachait le coeur à vif.
A midi nous sommes allés au vétérinaire pour régler les derniers soins, mais là je n'ai pas voulu te voir, je ne voulais pas garder une dernière image de toi mort. Ton maître lui, a eu la force d'aller te voir, et il m'a dit que tu avais l'air de dormir paisiblement.
Le vétérinaire m'a demandé si on devait t'incinérer et là je n'avais pas le choix car nous vivons en appartement donc on ne pouvait pas t'enterrer dans le jardin. Il nous a demandé si nous voulions garder les cendres, et j'ai également refusé ; je crois que c'était ma façon de refuser la réalité de ta mort.
Comment vous dire le vide et le néant quand on rentre chez soi et que l'appartement est vide ; tu n'étais plus là pour nous faire la fête, ta place sur le canapé était vide, tout l'appartement était rempli de tes souvenirs, de tes anecdotes, et même en rangeant ta gamelle et ta laisse, ta présence était partout. La nuit, tu dormais en boule dans le lit au bout de mes pieds ; pendant des semaines, j'ai continué à dormir recroquevillée par peur de te faire tomber du lit alors que tu n'étais plus là.
Cette mort si brutale à laquelle nous ne nous attendions pas et à laquelle nous n'étions pas préparée nous a anéanti, comment réapprendre à vivre normalement sans ton dynamisme, tes aboiements, tu étais notre joie de vivre, notre soleil ; et d'un seul coup on s'est retrouvé seuls comme deux idiots pour la première fois, sans savoir comment se réconforter mutuellement.
Moi qui n'ai pas encore d'enfant, je te considérai comme mon fils, et quand tu es mort, j'ai souffert autant que si j'avais rééllement perdu un enfant. C'est un véritable travail de deuil, au même titre que lorsqu'on perd un membre de sa famille.
Dans la vie, il y a plusieurs amours : celui qu'on ressent pour ses parents, pour son mari, pour ses enfants, chaque amour est différent, on n'aime pas ces personnes de la même façon. Cela explique le titre de mon avis : pour moi, tu étais l'Amour de ma vie car on avait une relation unique que je ne pourrais jamais retrouver. Ne vous méprenez pas, j'adore mon conjoint, je l'aime plus que tout, mais l'amour que j'avais et que j'ai toujours pour mon chien restera toujours gravé en moi.
J'ai lu sur des forums des témoignages de gens qui ont également perdu leur chien, qu'il faut en reprendre un autre de suite ; moi je ne peux pas, même si parfois j'en crève d'envie, je ne le ferai pas car j'aurai vraiment l'impression de te trahir. Tout le monde me dit que c'est idiot, que çà ne changera rien et que çà ne te fera pas revivre, mais je ne peux tout simplement pas accepter l'idée qu'un autre chien prenne ta place sur le canapé ou dans notre lit.
On dit également qu'avec le temps la peine s'efface, moi je peux vous dire que c'est faux, car un an après nous avons toujours autant mal, et il m'arrive encore souvent d'avoir des crises de larmes le soir dans mon lit car mon chien me manque ; la peine est toujours aussi forte comme s'il était parti la veille.
Des regrets ? Bien sûr j'en ai : de ne pas avoir toujours été sympa avec lui, d'avoir souvent râlé quand il fallait le sortir le soir ou quand il faisait mauvais. Je regrette également de m'être inscrite dans un club de fitness quelques mois avant qu'il meurt, car j'y allais tous les jours au midi et je ne rentrais chez moi que le soir, c'est donc des dizaines d'heures que n'ai pas passé avec lui. Je regrette également de ne pas l'avoir connu plus tôt, surtout quand il était un chiot, une boule de poils. Je regrette de n'avoir quasiment pas de photos de lui ; pourtant quelques semaines avant sa mort quand il a commencé à être malade, j'ai acheté un appareil photo jetable pour nous faire un maximum de souvenirs, mais quand après sa mort je l'ai porté à développer, il y a eu une mauvaise manipulation du photographies et toutes les photos ont été perdues, c'est comme si tu mourrais une deuxième fois car bien sûr on ne pouvait pas les refaire. Mais le pire c'est que je regrette de ne pas avoir voulu garder ses cendres, sur le coup je n'ai pas réalisé mon erreur, mais maintenant je le regrette car il ne me reste plus rien de physique de lui.
Heureusement mon conjoint avait fait réaliser une photo professionnelle de lui quand il était petit, et son portrait encadré est accroché dans le salon ; ainsi il est toujours avec nous.
Je rajoute une note sur la race du caniche pour tout ceux qui me critiqueront en disant que je suis hors sujet : c'est un chien adorable à condition de bien l'éduquer ; il faut savoir rester ferme par moment. Mes parents ont eux aussi un caniche qu'ils ont pourri gâté dès le début, et maintenant c'est devenu un monstre qui n'obéit à rien et essaye de les mordre.
En fait, c'est comme toutes les races, tout dépend du maître, même un doberman peut devenir un ange à condition de savoir s'y prendre avec lui.
| Autres avis |
Cyndie
Evaluation du produit Caniche par
axior
Avantages: Toutes les qualités des chiens de compagnie
Inconvénients: Cette réputation non méritée de chienchien à sa mémère.
Quand elle a enfin remarqué mes signes d'impatience à peine dissimulée, elle a fini par se décider et j'ai sorti le chéquier: 3600 francs !!! on n'était pas près de faire des économies...
Moi je ne voulais pas d'un autre canidé à la maison, on avait dé ...
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très intéressant
30.07.2001
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Qu'est ce que je peux aimer les chiens moi ...
Evaluation du produit Caniche par
nashwhy
Avantages: Je les adore !!
Inconvénients: Aucun !!
22/08/04
Malheureusement, Dick nous a quitté le soir de la Saint valentin 2003 .... dans d'attroces souffrances. Depuis le mois de décembre 2002, il souffrait d'épilepsie. La dernière lui a été fatale .. Cela a dégénéré en une attaque cérébrale et a du ê ...
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très intéressant
23.09.2001
(22.08.2004)
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Le toutou à sa Malou...
Evaluation du produit Caniche par
malou78
Avantages: Très calin, petit.
Inconvénients: Capricieux mais on lui pardonne.
Début septembre, mon frère est allée voir une copine qui lui avait promis un des caniches de sa chienne. Ma mère, quelque peu réticente au début, à complètement craqué pour cette petite boule de poils de 2kg à peine. Après une dure nuit passée à pleurer ( ...
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très intéressant
10.10.2001
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A ta mémoire Prunelle
Evaluation du produit Caniche par
leconsul
Avantages: Ne perd pas ses poils
Inconvénients: Aucun
Voici mon histoire d'amour avec mon caniche, enfin celui de toute la famille.
Tu es arrivée chez nous car maman voulait un 3° enfant. Papa a trouvé la solution. Un caniche. Tu es arrivée j'avais 11 ans et toutes mes dents. C'est encore le cas heureusem ...
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très intéressant
09.08.2002
(21.09.2002)
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Mon Néné.............
Evaluation du produit Caniche par
marjoriev
Avantages: Il tient compagnie, très convivial.....
Inconvénients: Il est aussi très CHIANT!
Pour ceux qui me lisent souvent ............et pour les autres aussi! (lol)
Je vous ai déjà parlé de Greg mon poisson, de mes zozio Léo et Léa.....mais pas un mot encore sur Néné.....Qui c'est celui là?
Ben c'est mon woua woua comme dirait ma fille. ...
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très intéressant
09.09.2004
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