Je fais parti du club Chronique (gratuitement) depuis plus de 20 ans. En effet, les livres de cet éditeur très rare sont tous des bijoux d'informations et d'une passionnante qualité.
Aussi, il y a de très nombreuses années, j'avais craqué pour « chroniques du cinéma », un énorme pavé de plus de dix kilos avec un format de page plus gros que celui de l'A3. Imaginez un peu !!!!La couverture, selon les années, propose sous la forme de pellicule des images de films cultes. Pour le mien, que j'ai sous les yeux, je reconnais « le grand bleu », « casque d'or », « E.T » et tellement d'autres.
Il se trouve chez tous les vendeurs de livres à prix avoisinant les 30 € et comprenant plus de 1300 pages.
PRESENTATION
« Chroniques du cinéma » vous propose de vous raconter la fabuleuse histoire du Septième Art pas à pas, avec des milliers de photos, des anecdotes, et bien sur une foule d'articles datant de l'époque.Chaque page se présente de la même façon : Dans la marge de gauche, l'année, puis en dessous le mois et plus bas, sous la forme de petites dépêches, ce qui s'est passé ce jour-là.
Dans le reste de la page, des faits très importants comme l'arrivée du cinéma parlant, un film culte comme « Citizen Kane ». Généralement, il y a entre 4 à 6 coupures de journaux qui comportent un grand nombre de lignes et de paragraphes.En face, généralement un cliché comme pour le fameux film précité avec Maître Orson Wells.
Signalons qu'à la fin se trouve un double index par nom propre et un autre par film.
L'OUVRAGE
Il commence avec les prémices du cinéma, là ou l'on tâtonnait pour fabriquer la boite à images. On nous annonce qu'Untel a trouvé un moyen pour projeter une image sur un drap, puis les mois et les années passants, on progresse petit à petit avec la fabuleuse invention des Frères Lumière : Le Cinéma.On peut dévorer l'énorme livre de façon chronologique mais bien sur et surtout en prenant les pages au hasard, afin de retrouver un souvenir et simplement apprendre énormément de choses.
Dans la marge, on prend connaissance des naissances illustres du jour, mais évidemment des décès.
Jouant le jeu sur l'information, on apprend ici ou là que Machin se prépare à réaliser ce film, et que finalement pour telle ou telle raison, cela ne se fait pas.Inversement, on pourra suivre la construction de A à Z de chef d'œuvre comme « Autant en Emporte le Vent » avec au fil des feuilles, le succès planétaire de l'unique livre de Margaret Mitchell, le projet de l'adapter au cinéma, les castings pour les deux rôles vedettes, les choix, le tournage, les incidents de tournage, la sortie mondiale, le triomphe, les Oscars, la mort de Gable, la sortie Vhs puis DVD, etc…..
Des notes de fin de page vous permettent de retrouver très vite un article ayant un rapport avec ce que vous lisez actuellement.Passionnant de bout en bout, on se surprend à être hypnotiser par une telle somme de travail et de professionnalisme, que l'on apprend des milliers de choses. Pour peu que l'on s'intéresse au cinéma, évidemment.
J'adore lire qu'un presque illustre inconnu et assez jeune, galère pour monter son prochain film qui se passera dans l'univers avec des vaisseaux spatiaux et des personnages tous déguisés bizarrement. De plus, pour refroidir complètement les éventuels producteurs qui refusent tous en bloc, il s'agirait d'au moins une trilogie. Une hérésie complète, en cette belle année 1976. Sauf que celui que l'on prenait pour un cinglé se nommait Georges Lucas, et son projet « la guerre des étoiles » qui révolutionna complètement le film du genre.On apprendra avec délectation que la fameuse scène d'introduction du « corniaud » ne pouvait se faire qu'en une et unique scène. Les deux énormes comédiens n'avaient pas le droit à l'erreur lors de l'accident le plus célèbre en France. Non seulement, ce fut parfait, mais en plus De Funés et Bourvil improvisèrent le plus naturellement du monde pour la grande joie du téléspectateur. « Mais qu'est-ce que je vais devenir ? » « eh ben, piéton ! » n'étaient pas prévu au départ. Culte maintenant !!!
Des anecdotes de ce genre, il y a en a partout, comme cette dernière ou Indiana Jones, le beau Justicier au chapeau et lasso, devait se battre contre un impressionnant type au milieu d'une rue pour le besoin d'une scène.Sauf que Harrison Ford est malade, il a la turista ; alors au lieu de se lancer dans de nombreux efforts, il improvise une scène en sortant simplement son révolver et tirant rapidement sur le type. Scène terminée en 4 secondes. Depuis, ce moment fait rire tout le monde (c'est dans le premier opus je crois), vous savez pourquoi maintenant.
Notons que chaque année sort une nouvelle version avec les dernières informations des douze derniers mois. Ce qui permet de se tenir au courant.Soyons honnête, je conseille vu le prix de se laisser tenter deux fois par décennie ce qui se veut largement suffisant. Ma version a 15 ans je crois et, en tant que membre gratuit du club (voir leur site) je bénéficie sans cesse d'une réduction assez sympathique.
Mais quel bonheur de dévorer chaque page et en apprendre sur Chaplin, Lang, Spielberg, Truffaut et autres, par le biais d'articles tout simples et bien écrits.Au final, une très bonne idée cadeau, un travail de passionnés pour ceux aime l'histoire dans l'histoire et apprendre sans se prendre la tête.
Je vais très vite vous parler de l'autre livre de l'éditeur Chronique qui me passionne autant et dont je ne peux pas me passer. Mais patience, je vais essayer de l'écrire dès ce jour.Merci de vos visites.
Pascal
15.05.2009 14:20
sympa !! a++ jp
01.02.2009 20:18
Un livre qui peut être vraiment très instructif. Tu le présentes bien !!!
20.01.2009 18:02
J'ai déjà lu des "Chroniques" mais pas celle ci, avis TI