Tatouage

Images de la communauté

Tatouage

> Voir les caractéristiques

91% positif

373 avis de la communauté

Désolé, nous n'avons pas trouvé d'offre correspondante

Avis sur "Tatouage"

publié le 01/05/2006 | SIHAN
Membre depuis : 30/11/-0001
Avis : 58
Lecteurs satisfaits : 0
Plus à mon sujet :
Super
Avantages C'est à moi seule !
Inconvénients Attention aux erreurs !
très intéressant

"A vous de voir !.....L'expérience interdite..."

Ca fait mal et c'est très moche.

Ca fait mal et c'est très moche.

Automne 1989, je quitte le cocon familial. J'ai 22 ans.
Depuis que j'ai vu le tatouage de Béatrice Dalle dans 37.2 le matin, je rêve d'en avoir un. Ayant des parents un peu conservateurs, il est impossible d'en discuter. « C'est moche et ça fait mauvais genre…. ».
Je débarque dans une école militaire et là, je me rends compte que le tatouage n'est pas si exceptionnel que cela chez le personnel féminin… Mon désir (de tatouage) se renforce et une fois affectée à Paris, je décide de passer à l'acte avec ma première vraie paye…..

Une amie me conseille « Bruno », rue Germain Pilon à Paris. Côté Pigalle. Métro. L'impression de braver des interdits ! Dans le salon, deux tatoueurs travaillent. Des photos de stars ou de personnes célèbres sont accrochées au mur en train de se faire tatouer (David Carradine - un ambassadeur américain et quelques acteurs français..), cela me met en confiance et je prends rendez-vous.

(´¸.•*´¯`*•★ PREMIERE ERREUR

Je n'avais jamais réfléchi au motif et là, a été mon erreur ! Je me décide à la va-vite pour une licorne ombrée, grosse comme une pièce de 5 francs à l'époque. Cela ne symbolisait pas grand-chose pour moi. C'était plus le fait de braver l'interdit familial qui était grisant… Je suis fière et heureuse d'avoir mon tatouage à ce moment là…

L'endroit non plus n'a pas été pensé… de nouveau, je me décide rapidement pour l'omoplate….. Galère en 1994 pour trouver une robe de mariée qui le cache car personne n'est au courant sauf mon futur époux… galère pour trouver des tops à bretelles larges ou des maillots de bain qui le cache parce que je n'ose pas m'exposer devant mes beaux-parents qui habitent à Nîmes (pas génial pour le col roulé en été…)

(´¸.•*´¯`*•★ INSUPPORTABLE

Mars 1995. Je viens d'avoir mon premier enfant et mon tatouage me sort par les yeux. Je me sens décalée par rapport à ce motif et me renseigne pour l'ôter au laser dermatologique. Mais je reprends le boulot et l'oublie sous les vêtements...

(´¸.•*´¯`*•★ SECONDE ERREUR

Coup de tête en passant devant chez « Paul », tatoueur à Strasbourg, je lui demande si on peut le rafraîchir et faire en sorte que je l'aime à nouveau… pas de problème me dit le tatoueur et là, sans plus réfléchir, je repasse sous l'aiguille. L'horreur. Larmes. Ma licorne est bariolée de couleur bleu, rose et jaune et le tour est orné de gros nuages noirs. Pourquoi l'ai-je laissé faire ? Je sentais l'aiguille entrer et sortir de ma peau mais j'étais « hypnotisée » par la douleur. Je la supportais car je l'appréciais. Je ne suis pourtant pas maso… mais je vous l'ai dit le tatouage est une fascination…

(´¸.•*´¯`*•★ PRINTEMPS 2002

Rendez-vous est pris pour le détatouage au laser. Je pense au départ ne faire que les nuages qui me donnent l'impression d'avoir un tatouage hors norme. Ce n'est pas donné : 95 euros à chaque séance de laser qui ne dure que 3 minutes. Je paie cher mon erreur de jeunesse ! Le laser est plus douloureux que le tatouage. Après la séance, la peau suinte et il faut mettre des pansements de type antibiotulle pendant quelques jours et surtout, ne pas gratter les croûtes… Il faudra 4 séances pour venir à bout des nuages. La peau est comme neuve et il ne reste rien. Rien que cette licorne aux couleurs vives… Je demande au dermatologue si dans l'élan, on ne peut pas débarrasser de tout le tatouage. Il me met en garde car les couleurs partent moins bien que l'encre noire…. C'est reparti…
Sauf que je n'en vois pas le bout…. Nous sommes en novembre 2004 et mes séances sont espacées d'au moins 4 mois pour laisser la peau assimiler les particules d'encre explosées par le laser. C'est comme cela que cela fonctionne : le laser explose les pigments sous la peau et le corps (les globules blancs) viennent les éliminer. La couleur bleue persiste. Le dermatologue me propose une séance plus forte… c'est au moins la 5ème et cette fois, je ne la supporte pas. Ma peau est comme brûlée au 3ème degré et j'ai une réaction allergique autour du pansement (j'en ai fait la photo plus bas)….. J'ai énormément souffert mais le médecin m'a dit : « Il faut savoir ce que l'on veut… »

Cet avis, je l'écris pour ceux qui souhaitent sauter le cap du tatouage et qui hésitent encore. C'est bon d'hésiter, de réfléchir. De choisir son professionnel (je parle du tatoueur) et d'en discuter avec lui. Si vos enfants vous demandent un tatouage, plus que de leur interdire : montrer mes photos et ils comprendront combien l'erreur peut coûter cher et être douloureuse.

(´¸.•*´¯`*•★ MARS 2005

La couleur bleue est récalcitrante. J'ai l'impression de sentir encore la brûlure du laser sur la peau. J'ai rencontré un tatoueur très pro à qui j'ai confié ma peau et ma peur. Nous nous sommes vus deux fois avant que je ne me décide pour un recouvrement. La première fois, il a évalué les dégâts et m'a beaucoup écoutée. Nous avons pris un café et avons discuté 3 heures. La seconde fois, nous avons parlé recouvrement et choisi ensemble le motif qui me définissait le mieux. J'avais besoin de renouveau. Par ailleurs, j'étais à un tournant de ma vie professionnelle et c'est tout naturellement que le motif du papillon s'est imposé à moi. J'ai versé un acompte et ai pris rendez-vous pour le travail. Quand je suis arrivée, il m'a montré son dessin et je l'ai trouvé superbe. Il craignait que ma peau fragilisée ne me fasse souffrir le martyr et m'a proposé de réaliser le travail en deux fois mais j'ai tenu bon : je savais que cette fois, c'était la bonne.
J'ai un papillon posé sur l'omoplate et celui-là me suivra jusqu'à la fin de mes jours… Mes parents l'ont enfin vu et mon père l'a trouvé magnifique. Je suis réconciliée avec ma peau et avec moi-même. L'approbation de mes parents à 37 ans, enfin, arrive à point !

La douleur dans ma chair… les arabesques aujourd'hui… c'est moi. Et je vous les livre. Je vous les livre pour l'expérience à partager et le conseil que vous pourriez être amenés à donner en ce domaine… on ne sait jamais : il faut s'enrichir aussi des erreurs des autres ! « Ces erreurs que l'on appelle expérience ! »


Evaluation de la communauté

Cet avis a été lu 36602 fois et a été évalué à
61% :
> Comprendre l'évaluation de cet avis
très intéressant

Commentaires sur cet avis

  • vshelly publié le 03/08/2010
    se faire tatouer c'est accepter d 'etre marquée à vie...mon cinquième tatouage est en cours et je réfléchis encore comme s'il sagissait du premier
  • chypse publié le 12/02/2009
    t as eu du courage
  • cedric.bellenger publié le 26/06/2007
    Ton avis est très intéressant, tu as dû en baver pour le faire disparaître, et surtout payer un max. Moi, j'aurais penser au recouvrement assez vite, mais bon tu ne voulais peut-être pas te refaire tatouer après l'erreur de jeunesse que tu as commise. Ton papillon est magnifique.
  • Vous avez apprécié cet avis ? Vous avez une question ? Identifiez-vous avec votre compte Ciao pour laisser un commentaire à l'auteur. Se connecter

Information produit : Tatouage

Description du produit par le fabriquant

Ciao

Référencé sur Ciao depuis: 07/07/2000