Comment décririez-vous et vous occupez-vous de votre jardin ?

Images de la communauté

Comment décririez-vous et vous occupez-vous de votre jardin ?

> Voir les caractéristiques

93% positif

3 avis de la communauté

Désolé, nous n'avons pas trouvé d'offre correspondante

Avis sur "Comment décririez-vous et vous occupez-vous de votre jardin ?"

publié le 03/03/2017 | mythiquesolsen
Membre depuis : 21/02/2010
Avis : 722
Lecteurs satisfaits : 122
Plus à mon sujet :
DODO....
Excellent
Avantages Découvrir plein de choses ; Passer de bons moments entre amis
Inconvénients La flemme, parfois !
exceptionnel

"Convivialité & Découverte"

Comment décrirez-vous et vous occupez-vous de votre jardin ?

Comment décrirez-vous et vous occupez-vous de votre jardin ?

Pas de jardin ? Essayez d'en louer un !

Quand on habite en ville, difficile d'avoir un jardin, surtout quand on a un petit revenu. Les appartements avec jardin commun existent, par chez nous, mais les prix sont souvent exorbitants, donc pour nous c'est exclu. Trouver une résidence avec un jardin sympatoche est par ailleurs des plus complexes : quand j'étais en coloc, on avait bien un jardin commun à tout l'immeuble mais c'était juste un grand bout de gazon, personne n'y allait jamais et il n'avait rien de convivial.

Il y a un peu plus d'un an, lors d'une expo, je suis tombée sur un dépliant proposant la location de potagers citadins bio : ni une ni deux, j'en ai parlé à Monsieur et à un ami et nous avons opté pour une parcelle de 40 mètres carrés. Nous nous sommes partagé les frais de location ainsi que, bien sûr, le travail et la récolte.


A la découverte de Dame Nature

Pour la citadine que je suis, avoir un potager a été une expérience très enrichissante. Mon père faisait bien pousser quelques citrouilles et autres courgettes dans notre jardin familial mais, pour être honnête, je n'y connaissais pas grand-chose, voire même franchement rien du tout : je me souviens qu'adolescente, mon père m'avait demandé de ramasser les courgettes, alors que j'étais seule à la maison, et j'avais paniqué en ramassant un énorme machin, persuadée que j'avais attendu trop longtemps et que cette courgette était foutue. Mon cher Papa s'est bien payé ma tête en m'expliquant que « ah mais non ça c'est une citrouille donc tu l'as ramassée trop tôt » ! Gnagnagna !

Pour notre potager citadin, Monsieur, jardinier et fils d'agriculteur, nous a été d'une grande aide : notre ami étant à peu près aussi quiche que moi, on aurait bien galéré sans lui ! Cela ne nous a pas empêchés de faire moult conneries : achever les radis en attendant trop longtemps avant de tout ramasser, rebelote avec le maïs, perdre totalement la trace de nos betteraves rouges (« qui est le con qui les a confondues avec des mauvaises herbes ? »), trop espacer les oignons si bien qu'on en a eu beaucoup beaucoup moins que les autres (« qui est le con qui n'a pas su lire la feuille ? »), et j'en passe et des meilleures.

Pour autant, toutes ces conneries ont été très enrichissantes elles aussi car on fera davantage attention cette année ! Car oui, on a décidé de rempiler, mais cette fois à 4 : on a embarqué un autre ami dans l'aventure et, cette fois, nous avons choisi une parcelle de 40 mètres carrés et une parcelle libre de 12 mètres carrés en sus. Pourquoi « libre » ? Parce que sur la parcelle de base, tous les participants plantent la même chose lors de soirées communes : on ne choisit pas ce qu'on y met et, pour être honnête, c'est parfois un peu pénible. Les panais, par exemple, on trouve tous ça franchement beurk, donc on ne savait pas quoi en faire et on a fini par tout jeter (la boîte qui nous loue nos potagers nous avait filé l'adresse d'une association à qui on pouvait refiler tout ce dont on ne voulait pas, mais malheureusement comme on a trop attendu lesdits panais faisaient bien trop la tronche pour qu'on ose les donner à qui que ce soit). La bonne nouvelle, c'est qu'on ne doit pas être les seuls à détester car on a dû répondre à un sondage il y a quelques mois pour savoir si on voulait oui ou non des panais cette année (NON !). Quant aux concombres, ça n'est pas qu'on n'aime pas, mais les organisateurs ont un peu craqué sur la quantité : on ne savait plus quoi en faire mais c'était intéressant puisque j'ai ainsi appris à faire des cornichons ! Pour les pommes de terre, au contraire, c'était trop léger, et ça ne nous aurait pas dérangés d'en avoir deux voire même trois fois plus !

D'un point de vue culinaire, c'était néanmoins intéressant de se retrouver avec des trucs qu'on n'avait pas vraiment choisis. J'ai notamment appris à faire cuire des graines de tournesol, à cuisiner les betteraves rouges de multiples manières et j'ai aussi fait pas mal de coleslaw : cette année, j'aimerais bien investir dans le matériel nécessaire pour faire de la choucroute, on verra bien.

Je suis très contente d'avoir élargi mes connaissances grâce à cette initiative et j'ai plus que hâte qu'on récupère notre parcelle, ainsi que la nouvelle, car l'hiver on n'y a pas accès. Notre location s'étale d'avril à novembre environ et, pour être honnête, ça me manque un peu, même si j'étais aussi bien contente d'avoir une pause en novembre car on commençait à se les geler et à avoir mal aux doigts.

Ce jardin potager nous a permis de nous sentir moins bêtes pour tout ce qui a trait au jardinage et de connaître le plaisir de cuisiner et de manger sa propre récolte. Les parcelles étaient bien organisées donc on avait de quoi faire : pommes de terre, carottes, panais, salades, pois gourmands, haricots verts, radis, oignons, betteraves rouges, maïs, poireaux, chou blanc, chou vert, chou rouge, chou-rave, tomates de différentes sortes, poivrons, courgettes, concombres et potirons (et j'en oublie sans doute encore !). Et des tournesols en déco ont on a pu récupérer les graines ! On avait même ajouté des herbes aromatiques, du chou-fleur et des blettes.... Avant de comprendre qu'on n'avait pas le droit car ça n'est pas si simple que ça pour l'entreprise avec sa certification bio ! Nous nous réjouissons donc d'autant plus d'avoir droit à une parcelle « libre » cette année, même si ça va nous pousser à devoir prouver que tout ce qu'on plante est bel et bien bio. J'aimerais bien pour ma part y planter quelques fleurs aussi, on verra bien !


Moments de partage

Le fait de louer ce jardin à plusieurs nous a permis de passer plein de bons moments entre amis : la nouvelle recrue de cette année, d'ailleurs, nous avait déjà pas mal aidés l'an passé.

Ça nous a toujours beaucoup plu de nous retrouver à plusieurs pour bosser un peu. Bon, parfois, on avait un peu la flemme, certes, mais on n'hésitait pas à se partager le boulot quand ça arrivait : « T'y vas demain toi ? Bon bah nous on ira la prochaine fois alors comme ça tu pourras te reposer ! » Ceci était d'autant plus pratique quand l'un de nous partait en vacances : il y avait toujours quelqu'un pour s'occuper de notre jardin et celui-ci était toujours au top ! Sans mentir, il faisait partie des plus beaux de toutes les parcelles, si si ! En prendre soin est d'ailleurs très important car en cas de grosse grosse glande, l'entreprise n'hésite pas à tout raser pour protéger les parcelles des autres : c'est notamment arrivé à nos voisins qui ne venaient plus et qui embêtaient tout le monde avec leurs doryphores (bah oui parce que quand bien même on arrivait à se débarrasser des nôtres (et qui dit bio dit pas facile !), les leurs risquaient de finir par emménager chez nous et de foutre en l'air tout notre travail).

Si cette expérience s'est avérée très conviviale, elle permet aussi de renforcer son amitié ou du moins sa confiance : au début, nous partagions très exactement ce que nous récoltions mais quand nous avons commencé à venir séparément, c'est devenu plus compliqué et on a décidé de s'en foutre et de se faire confiance, tout simplement. Il serait quand même con de s'engueuler pour un concombre et quelques carottes ! Ceci est aussi vrai pour tout ce qui est bourdes en tous genres : si, pour les betteraves, on ne sait toujours pas « qui est le con qui les a confondues avec des mauvaises herbes », pour d'autres problèmes on savait très bien qui était le coupable, par exemple, mais on ne s'est jamais disputés pour autant. Certaines boulettes sont juste devenues des blagues récurrentes qui nous amusent beaucoup. (« Alors on est d'accord hein : l'année prochaine tu ne plantes PAS les oignons Monsieur-l'ingénieur-qui-ne-sait-même-pas-compter-quelques-centimètres, ah ah ah ! »)

Malheureusement, nous n'avons pas le droit de mettre des tables de jardin et autres installations sympatoches près de nos parcelles, mais ceci ne nous a pas empêchés d'organiser un barbecue à 6 ou 7 personnes pendant l'été : un grand plaid posé par terre et le tour est joué ! C'était très agréable de faire griller du maïs ou de grignoter les tomates qui poussaient juste à côté !


Une très belle expérience

Nous n'avons jamais regretté d'avoir loué ce potager - même si nous avions parfois la flemme de nous en occuper (et d'y aller, parce que ça grimpe pas mal même si ça n'est pas bien loin !) - et je ne saurais que conseiller cette expérience à tous ceux qui habitent en ville et qui ont cette possibilité près de chez eux.

Cette belle initiative nous a permis de mieux comprendre Dame Nature et ses aléas, de prendre l'air très régulièrement, de nous activer un peu, de passer des bons moments entre copains et, bien sûr, de profiter de délicieux produits bio et locaux nés de la force de notre travail (je ne sais pas si c'est cette idée même qui rend les produits meilleurs mais nos pommes de terre notamment étaient hallucinantes de saveur !). J'espère que cette entreprise perdurera (cette année, ils ont un peu augmenté les prix car apparemment ils ont eu du mal à rentrer dans leurs frais l'an passé) et que nous pourrons nous adonner à cette activité longtemps encore.

Ça n'est probablement pas demain la veille que nous aurons un jardin et je trouve ça super que des initiatives de ce type permettent aux citadins d'avoir un petit bout de terre eux aussi. Est-ce que je ne préférerais pas avoir un vrai jardin ? Sans doute, mais lézarder ça n'est pas trop mon truc et, si j'en ai envie, j'ai moult parcs agréables près de chez moi ainsi qu'un espace naturel protégé à quelques stations de tramway seulement de mon appartement, et pour l'instant ça me convient parfaitement !

Pour finir, ce potager est aussi très enrichissant pour notre fille de 2 ans qui peut ainsi découvrir plein de choses intéressantes sur la nature. L'an dernier, elle adorait nous aider avec son petit arrosoir et ses autres outils, tout comme elle adorait chiper des tomates cerises, et j'espère qu'elle s'amusera tout autant cette année encore !


Evaluation de la communauté

Cet avis a été lu 156 fois et a été évalué à
70% :
> Comprendre l'évaluation de cet avis
exceptionnel

Commentaires sur cet avis

  • celestine1 publié le 21/04/2017
    J'aimerais bien investir dans le matériel nécessaire pour faire de la choucroute/ Je te conseille de planter de la naveline pour faire varier les plaisirs: lol avec une si grande parcelle j'essayerais même le houblon et la graine de moutarde: j'ai 20 m2 de jardin sur 1024 de terrain: et c'est très compliqué à aggrandir!
  • celestine1 publié le 21/04/2017
    , j'aimerais bien investir dans le matériel nécessaire pour faire de la choucroute/ Je te conseille de planter de la naveline pour faire varier les plaisirs: lol avec une si grande parcelle j'essayerais même le houblon et la graine de moutarde: j'ai 20 m2 de jardin sur 1024 de terrain: et c'est très compliqué à aggrandir!
  • jacquesherve publié le 12/03/2017
    Excellente expérience. Dommage qu'on ne puisse utiliser une table pliante pour pique-niquer !
  • Vous avez apprécié cet avis ? Vous avez une question ? Identifiez-vous avec votre compte Ciao pour laisser un commentaire à l'auteur. Se connecter

Information produit : Comment décririez-vous et vous occupez-vous de votre jardin ?

Description du produit par le fabriquant

Ciao

Référencé sur Ciao depuis: 02/03/2017