Je n'attendais plus rien...

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Avis sur "Je n'attendais plus rien..."

publié le 04/12/2017 | emeraldsea
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"je n'attendais plus rien..."

La vie, comme un gigantesque puzzle décoloré par les affres de la solitude, poursuivait son cours fantasque au rythme des heures, du temps qui passe et que l'on voudrait bien saisir pour le ralentir et en faire une éternité gracieuse et chaleureuse.

Je n'attendais plus rien de cette vie tonitruante de folie, bruyante de désespoir, de désirs enfouis. Je cherchais, espérais un regard, un simple regard dans lequel je pourrai me noyer et oublier. Le soir, seule dans ma chambre vide et froide, je criais.

Je criais à n'en plus finir cette douleur terrible qui dévore mon coeur, mes tripes. J'aimais l'impossible, le vide ; mais j'aimais d'un amour inconsolable, insassiable.

Quand venait le soir, quand le soleil descendait lentement se noyer derrière l'infini et que la lune, paisiblement, hissait sa lumière blanche parmi les étoiles brûlantes, je m'enfermais dans cette pièce à laquelle la vieille tapisserie, jaunie par la fumée des trop nombreuses cigarettes consumées, donnait cette odeur de tristesse présente dans les vieux hôtels de passe au bord de la faillite, où le patron, un homme gras et nonchalant, vous livre les clefs de l'amour bestial non sans un sourire empreint d'ironie et un air malsain.

La lumière de deux petites bougies qui se consumaient lentement comme les heures égrainent les secondes, faisaient du moindre de mes gestes une symphonie d'ombres animées sur les murs. C'est à cette lumière blafarde que ma douleur s'écrivait, se dessinait, prenant parfois la forme de simples phrases folles, insencées, jettées au grès des humeurs, au balancement de mon coeur sur du vieux papier froissé.

Amoureuse effrénée de rien ni de personne, de tout et de tout le monde, je passais mes nuits à chercher qui et quoi je désirais tant que j'en avais mal partout dans mon corps.
Mal d'une douleur qu'on ne peut pas décrire, sur laquelle on ne peut mettre aucun mots. Une douleur que l'on peut juste sentir au fond de soi grandir pour devenir immense. Ce mal qui nous fait nous sentir si vide et pourtant si plein. Si vide de sens, de couleur, d'envie et si plein de musiques, d'odeurs et de passions.

Comme une fleur printanière qui ne demande que les premiers rayons du soleil pour éclore enfin ; comme un enfant qui attend patiemment sa naissance comme une révélation ultime ; comme un oiseau qui apprend à voler et qui sent monter en lui le vent qui lui permettra de s'élancer si soudainement dans l'immensité d'un ciel trop grand, j'attendais.

Je ne croyais en aucun Dieux, en aucune force si mystique soit-elle, et comme les romantiques j'aimais les âmes déchirées, j'adorai cette douleur que je savais apprivoiser.

Je vivais dans la peur, je rêvais de la mort ; j'imaginais des pays froids où la neige ne laisse de place à aucune autre vie. J'aimais la solitude de l'esprit, les tempêtes en mer quand les effroyables rafales de vent obligent les vagues rochers, laissant leur écume blanche et mousseuse comme une empreinte sur le gris de la pierre terne. Quand le ciel noir de pluie pèse comme une enclume sur les coeurs et devient étouffant, j'imaginais des landes sauvages perdues dans de sombres marais.

Mais je savais aussi que si un jour mes rêves touchaient de prés la réalité, alors je fuirai de peur de me brûler, et de ne plus jamais connaître cette envie si profonde et infinie, jamais assouvie... Ce désir d'irréalité, d'inaccessible qu'engendrent les fantasmes les plus fous, les plus flous...

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