L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
permet de faire le métier qu'on veut, coool ! |
| Inconvénients: |
fait stresser sa race, pas coool ! |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Ce qui est rigolo avec le CRPE (à part que, à moins d'avoir un parent ou un proche baignant dans l'univers chamarré de l'Éducation Nationale, personne ne sait ce que ça veut dire), c'est qu'il est toujours en phase avec son temps, c'est un concours en perpétuelle évolution. Pour preuve : en passant en revue les titres des avis déjà écrits sur Ciao à ce propos, le premier qui me tombe sous la rétine s'intitule « les nouveautés du CRPE » et date de 2003. Et il se trouve qu'à la rentrée prochaine, septembre 2005 donc, ces nouveautés seront déjà caduques. Ainsi, les formateurs et les postulants ont à peine eu deux petites années pour se faire à une nouvelle forme de concours qu'on nous en pond déjà une nouvelle encore plus nouvelle. Nous vivons dans un monde, ma pauvre dame, où tout va encore plus vite que le vaisseau d'Albator !
Du coup, ce concours, je suis doublement contente d'avoir réussi à le décrocher cette année : car il faut bien dire ce qui est, les pauvres étudiants de la promotion à venir vont essuyer les plâtres de nouvelles modalités, et c'est pas forcément un élément favorisant. Ceux qui passent par le CNED auront des cours encore moins aboutis que les années précédentes, tandis que ceux qui ont la chance d'intégrer un IUFM ou les moyens de s'offrir une école privée vont se retrouver face à des profs peut-être motivés mais sûrement déconcertés, ne sachant pas plus que ça ce qui sera attendu exactement le jour du concours. Et pour tous, pas d'annales, pas de devoirs types. Damned ! Heureusement, mon obtention de concours ne m'est pas trop monté à la tête et je n'ai rien oublié de ma mission envers l'Humanité... « Philanthropie » reste plus que jamais mon maître-mot. C'est donc avec abnégation et altruisme que je m'embarque dans cet avis qui tentera d'expliquer au mieux tout ce que l'on doit savoir si l'on veut passer le CRPE.
A commencer par le fait que ce sigle signifie Concours (x) de Recrutement de Professeurs des Écoles. Sachant qu'à la place du petit (x) se trouve une mention supplémentaire selon qu'on le passe en tant qu'Externe (qui débarque) ou en tant qu'Interne (« instituteur » voulant devenir « professeur » ou autre personnel enseignant désirant se réorienter). Le Concours Externe est celui qui rassemble la grande majorité des candidats, majorité dont je fis d'ailleurs partie. Pour cette excellente raison, et sachant que je ne parle que de ce que je connais suffisamment, c'est uniquement de celui-ci dont il sera question ici.
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Souvenirs
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Ce que je garde comme impression de cette année, c'est une grande plongée en apnée. Oh, pas que je sois du genre à trimer à m'en ruiner la santé, à ne plus faire que ça, à mettre ma vie sur pause durant un an pour pouvoir avoir un concours : tout le monde a vu que j'étais encore très active sur Ciao, et à l'instar de cette activité, l'ensemble de ma vie sociale était tout aussi rythmé. Cependant, l'impression d'apnée est tout de même très forte car, même si ce n'est pas une raison pour s'empêcher de vivre, on sait que sur une année, on joue drôlement gros : la concrétisation d'une vocation, la fin des galères d'étudiant, la possibilité d'être enfin indépendant en gagnant sa vie, et surtout l'assurance d'un job, qui plus est d'un job qu'on aime.
Alors bien entendu, un concours, ça se repasse. Perdre une année, ce n'est pas dramatique, si c'est pour réussir l'année suivante à poursuivre sa route et se rapprocher du but final. Perdre une année dans ses études pour réussir à décrocher le job dont on rêve, insister une année en cas d'échec et retarder d'autant son entrée dans une vie indépendante, ça fait chier sur le coup, mais à l'échelle d'une vie, c'est pas si grave. Ceci est le discours que je tenais avant de passer le concours : de toute façon, j'avais mis six années à avoir une pauvre licence qui se décroche normalement en trois, alors la technique de l'échec ou comment rebondir quand on touche le fond, ça me connaissait. J'étais la reine de la relativisation, la championne du retournement de situation et de l'optimisation de ses échecs. Ma confiance en moi en ayant pris un sacré coup, il fallait bien que je trouve une façon d'affronter ce concours sans me mettre trop de pression et sans me dire que j'étais une quiche et que c'était fichu d'avance. Du coup, je me suis dit que si je ne l'avais pas la première année, je le repasserai et l'aurai au second coup, comme au bon vieux temps de mes années fac. Seulement voilà, à l'issue des trois mois de révisions et quelques semaines d'épreuve, ce discours a bien changé : bien entendu, si on rate le concours il reste d'autres options que le suicide, mais au vu du stress et de la pression qu'il génère, on a tout intérêt à tout donner pour, d'une part, tenter de l'avoir du premier coup, et d'autre part, ne pas laisser de place aux regrets.
∆ Règle numéro 1 : être persuadé d'être un winner, et mener son année en fonction.
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Oxygène
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Bon alors ce chapitre, contrairement au reste des mes théories diverses, est discutable. En effet, il parle de méthodes de travail. Et il n'est rien de plus personnel que ça. Ainsi, certains ont besoin de compulser à mort tout ce qui a été dit, écrit, fait depuis la nuit des temps sur le sujet qu'ils ont à traiter, alors que d'autres préfèrent chercher moins d'infos mais les exploiter davantage. Certains paniqueront s'ils ont oublié la couleur des dessous de Charlemagne lors de son sacre, et d'autres ne pourront jamais se rentrer dans le crâne que ce sacre eut lieu en l'an 800. Certains feront des fiches à partir de leurs fiches, puis des fiches des fiches, puis des fiches des fiches des fiches, et d'autres ne voudront pas en entendre parler. Certains feront annale sur annale alors que d'autres préfèreront varier les lectures privilégiant une certaine culture générale à un entraînement systématique. Ces exemples, tout en étant contradictoires, se sont tous avérés payants pour au moins un de mes camarades : la méthode ne semble donc pas être déterminante, à partir du moment où elle est logique et suivie avec sérieux, il n'y en a aucune qui mérite d'être écartée.
Toutefois, là où je m'insurge c'est lorsque j'entends certains discours qui affirment que sous prétexte qu'on passe un concours, il faudrait ne plus vivre que pour ça. Ma préparation perso a semblé honteuse à plus d'une personne : je prenais toujours du temps pour moi, pour écrire, pour faire des trucs aussi creux qu'aller sur le net, je sortais encore jusqu'à la fermeture des bars le vendredi ou/et le samedi soir, parfois même en semaine, j'allais au cinéma avec ma carte UGC illimitée. Merde alors : je vivais ! Inadmissible. Sauf que si tu ne sors plus du tout, si tu ne vois plus tes amis, si tu ne fais plus ce que tu aimes, si tu ne trouves plus un dérivatif pour t'éclater et pour un peu lâcher la pression : c'est clair, tu pètes un câble avant même le début des épreuves ! L'année passe très vite et les écrits arrivent avant même qu'on ait eu le temps de dire ouf. A partir de là, c'est un stress non-stop et grandissant. Franchement, j'en ai vu des pétages de plombs de gens s'enfermant dans le boulot, se vautrant dans leur stress et leur pression : c'était pas beau à voir, y en avait partout… Déjà qu'en prenant soin de me mettre des soupapes pour la faire retomber, ma pression n'a jamais été aussi grande de ma vie, j'ose à peine imaginer le calvaire que s'infligent ceux qui ne vivent plus que dans et pour le concours…
∆ Règle numéro 2 : penser à continuer à vivre, s'oxygéner, s'accorder des break, nombreux.
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Modalités
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Alors, ami lecteur, toi aussi tu veux intégrer l'univers scintillant et virevoltant de l'Éducation Nationale ? Qui plus est, tu as choisi ton camp : tu seras professeur des écoles. Oui, ça claque. Mais hélas, tu ne sais pas comment t'y prendre ? Après t'avoir dis que quand même, ce n'est pas très sérieux de se la couler douce de la sorte, je vais quand même t'expliquer comment tu devras faire. Car si tu n'as pas encore passé ton bac, les choses ont le temps de changer encore plusieurs fois d'ici à ce que tu sois en âge de passer le CRPE, alors tu as bien raison de ne pas trop t'en faire à l'avance.
Néanmoins, je vais te retracer les grandes lignes.
-1-
Sache tout d'abord que pour te présenter au CRPE, il te faudra être détenteur d'une licence. Point de licence de football ni même de macramé, mais une licence obtenue à l'université, en faisant tes études, quoi. Une licence de ce que tu veux : ils sont pas regardant, ça c'est cool.
-2-
Une fois ta licence obtenue, il faudra penser à t'inscrire au concours. C'est à dire que dès la rentrée qui suivra l'obtention de ta licence, tu commenceras (par différents moyens que nous allons voir plus bas) à réviser pour ce concours, et que dès le mois de décembre tu devras te rendre sur le site internet qui finira probablement en page de démarrage sur ton ordinateur, à savoir le site de ton IUFM (différent selon les régions). Sur ce site, enregistrer ton inscription, surtout bien converser le mail de confirmation d'enregistrement, puis lorsqu'on te le dira (ou pas, car des fois il y a des couilles dans le potage) tu devras retourner sur le site, confirmer ton enregistrement puis bien garder le mail de confirmation de ta confirmation (c'est compliqué mais c'est fait exprès : les teubés qui ne pigent pas, ils seront pas profs, et pis voilà !).
-3-
Le concours ne va pas te tomber dans les bras, ça serait trop simple. Il te faudra le réviser. La voie la plus prisée (et réputée la plus complète quant à la formation, mais nous ne rentrerons pas dans le débat mené par ses détracteurs) est l'IUFM. Toutefois, on ne décide pas un matin qu'on va rentrer à l'IUFM. Le ticket se prend longtemps à l'avance : dans chaque académie se tient un concours d'entrée à l'IUFM. Là aussi les modalités changent d'une académie à l'autre mais dans toutes il faut s'inscrire au concours un an à l'avance. L'année où l'on est encore en licence, donc. Ce qui implique que, si on ne veux pas perdre un an, il faut se renseigner dès le début de l'année de licence, s'inscrire dès décembre ou janvier au concours d'admission à l'IUFM et passer les écrits de ce concours en avril (donc avant d'avoir passé ladite licence) et les oraux en juin. C'est encore un rien compliqué, mais c'est toujours histoire de faire le tri et de ne garder que les plus malins ou les plus opiniâtres.
-4-
Tu as validé le concours d'admission à l'IUFM et obtenu ta licence (oui parce que le concours d'entrée sans la licence, tu peux remettre une pièce et jouer encore) : tu es un étudiant épanoui qui aura la chance de suivre un cursus complet au sein d'un IUFM de ton académie, youpi. Tu peux passer au chapitre suivant…
-5-
Tu n'as pas validé le concours d'admission à l'IUFM, tu n'auras donc pas l'insigne honneur d'être PE1, à savoir étudiant préparant le concours (PE comme professeur des écoles, et 1 par opposition aux veinards ayant eu le concours et faisant leur année de stage sous l'étiquette de PE2) au sein d'un IUFM. Ne cours pas si vite chercher les yaourts périmés de ton frigo : tout n'est pas perdu. Si tu as du pognon, tu pourras trouver (pour moins de 3000 € l'année mais jusqu'à 5000 et plus si affinités) de gentilles écoles privées très désireuses de t'accueillir, toi et ton porte-monnaie. La formation sera à peu près aussi bonne que par IUFM (moins bonne au plan pédagogique, mais bien meilleure dans la préparation à la réalité du concours, par des entraînements plus fréquents par exemple). Tu veux quelques noms d'écoles ? C'est bien parce que je suis sympa : Formathèmes, Sup' de cours et Adonis pour les plus (re)connues. Tu revis, tu cries toi aussi « youpi », tu peux passer au chapitre suivant…
http://www.formathemes.fr/
http://www.supdecours.net/
http://www.prepaconcours.com/
-6-
En plus de ne pas avoir validé le concours d'admission (ou d'avoir oublié de le passer, ou de ne pas avoir su qu'il existait), tu n'as pas trop de pognon. Tu peux te débrouiller à choper les cours du CNED. Il faut compter à peu près 150 € pour chaque matière (sachant qu'il y a : Maths, Français, Histoire, Sciences, Oral Pro, Sport, Langue, Arts) ou environ 500 € pour le kit complet. L'intérêt de prendre les matières à l'unité est donc extrêmement réduit, sauf si tu es un killer dans plein de matières et que tu estimes être cap de les bosser par toi-même. Par ailleurs, la pertinence d'opter pour le CNED lors de cette année de « test » pour la nouvelle version du CRPE est discutable : le CNED n'aura eu que très peu de temps pour élaborer cours et devoirs types, donc c'est toujours une solution mais certainement pas la meilleure, les étudiants de cette années essuieront les plâtres. En tout cas, te voilà rassuré, tu sais comment tu vas faire et tu peux toi aussi rejoindre tes potes au chapitre suivant…
http://www.cned.fr/
-7-
Tu n'as vraiment pas de bol. Ni concours d'admission IUFM. Ni pognon. Tu vas donc devoir réviser ce concours par toi-même. Tu vas en chier, mais quand tu finiras second de ta promo d'ici un an, tu pourras te taper la frime du siècle (c'est arrivé à une amie l'année dernière). La première chose dont tu devras te soucier, c'est te procurer une carte de bibliothèque. Mais attention : de toutes les bibliothèques de ta ville, histoire de varier les possibilités de sources. Ensuite, dans la mesure de tes moyens, tu pourras te diriger vers certains livres de préparation au concours, des livres qui s'achètent matière par matière et coûtent une vingtaine d'euros chacun (éditions Hatier, Hachette). Perso, ces bouquins, pris en plus des cours IUFM m'ont beaucoup aidée, ils ont évité que je me fasse des fiches à foison en fin d'année et permis de résumer clairement tous les concepts abordés trop confusément ou trop vite durant l'année. Mais là, le hic est le même que plus haut, je ne te refais pas tout le topo : nouvelles modalités, manque de références pour les auteurs, etc. Et surtout, avis aux étourdis : attention de ne pas se ruer vers les éditions 2004 invendables que les libraires ne se gêneront pas malgré tout pour mettre en rayon dans l'espoir que des crétins les prennent par erreur. Toujours est-il que tu sais ce qu'il te reste à faire désormais, et toi aussi tu peux passer au chapitre suivant.
-8-
Tu ne passais pas le concours d'entrée. D'ailleurs tu ne veux même pas passer le CRPE. Tu es là simplement parce que tu m'aimes bien ou que tu t'ennuyais. Mais bon, il va falloir bouger, y a plus personne là. Allez, hop, chapitre suivant !
∆ Règle numéro 3 : Ne pas hésiter à multiplier les sources d'information.
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Les cours
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Oui, ça va un moment de s'extasier sur tout ce que sait faire la machine à café, sur la joliesse du petit parc qui enserre les lieux, mais il arrive un temps où il faut aller en cours ! Ces cours qui seront axés sur les matières d'admissibilité à savoir Français et Maths, mais aussi Histoire et Science pour la nouvelle rentrée. Par là dessus vient se greffer toute une batterie d'option, dont les Langues Vivantes, les Arts (Musique, Arts Plastiques) et le Sport.
Pour chaque matière l'enseignement se décompose en deux temps. D'une part il s'agit de voir ou revoir tout ce qui est à savoir dans chaque discipline : c'est la partie scientifique. Assurer ses connaissances des mécanismes de la langue en français, retrouver les vieux théorèmes et modes opératoires appris il y a des lustres en maths, passer en détail dix grands points de l'histoire de France et autant de points de géographie, se souvenir comment marche la Nature en sciences, etc… Notons que pour le français, tout ce qui est grammaire et orthographe ne vient pas polluer l'enseignement. On n'est pas sensé être des pignoufs et ceux qui ont besoin d'un peu d'aide dans ces domaines pourront assister à des cours de soutien.
Vient ensuite la partie didactique, qui dans une même tranche horaire n'est souvent séparée de la partie scientifique que selon le bon vouloir du professeur. En didactique, on aborde le plus intéressant (normalement, sinon c'est qu'on a dû se tromper en rentrant) du programme : les spécificités d'enseignement matière par matière. Et oui, après tout ça peut sembler simple de passer une épreuve de maths, mettons, car c'est pas sorcier de résoudre des exercices niveau seconde. Mais là où ça devient une autre affaire, c'est quand il faut analyser des méthodes de professeurs, des fichiers d'élèves, quand il faut décrypter un mode opératoire, expliquer les erreurs des élèves. L'aspect didactique est souvent celui qui fait la différence au moment du concours, et c'est d'ailleurs pour cela que les étudiants issus d'IUFM prennent une longueur d'avance, puisque c'est en IUFM qu'on a les meilleurs atouts (professionnels compétents + temps) pour bosser sa didactique.
Bien entendu, cette estimation de répartition n'est valable que dans le cadre des IUFM. Les écoles privées suivent à peu près le même rythme, rajoutant parfois des heures de cours selon les matières. Mais pour les candidats bossant par le CNED ou par eux-mêmes, la gageure est de tenter de répartir son travail personnel selon les mêmes axes. Ne lésiner ni les aspects théoriques ni les aspects scientifiques.
∆ Règle numéro 4 : Ne pas lésiner de matière, ne pas en garder 'pour plus tard'.
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Stages
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A u cours de l'année, deux stages sont à effectuer. Attention, pas de gaffe : à ce stade, on n'est pas encore habilité à manipuler la came, enfin les mioches. Donc il s'agit uniquement de stages d'observation : les stages en responsabilité ne viennent qu'en PE2, une fois le concours décroché (certainement une histoire d'assurance au cas où on casse un bout d'un des enfants ou en cas de perte ou de vol).
Donc ces stages durant l'année de préparation au CRPE ont une durée commune de 10 jours chacun (soit deux semaines effectives chacun, quatre semaines en tout) et doivent servir à nous bâtir une première expérience du terrain afin de nous aider à illustrer nos réflexions lors de l'entretien d'Oral Pro et de nous fournir quelques exemples concrets pour illustrer les cas d'école vus dans notre école où on apprend à faire l'école. Il faut savoir que dans la mesure du possible un des deux stages doit être effectué en maternelle, car il est vrai que ce vaste espace peuplé de petites choses pleureuses, humides, porteuses de doudous, qui agitent les mains en parlant de marionnettes et de cette plaie de Gipsy l'araignée et qui bavent sans cesse des longs et implorants "jeuveumaman", c'est assez particulier.
Bon en fait, les stages, il faut pas trop rêver, ça amuse les deux premiers jours mais ensuite ça saoule. A la limite en maternelle, c'est intéressant car on est amené à participer, même si le règlement nous cantonne à de l'observation : ne pas réagir quand un enfant de 5 ans nous sollicite, c'est idiot. Alors on est toujours en train de gérer un atelier, alors que la maîtresse s'occupe d'un autre et l'ATSEM (aide maternelle) d'un troisième. D'ailleurs je suis encore à ce jour éminemment fière de mon "arbre d'automne" réalisé avec des enfants de moyenne section et qui comportait même un somptueux nid pour hiboux. La classe. En revanche, lorsqu'on attaque l'observation pure au primaire, on a vite les yeux qui se ferment tout seuls. C'est que, on n'a rien d'autre à faire que suivre la classe, or il se trouve que l'addition de 10 en 10, en principe, on gère bien. Donc on s'ennuie. Les récrés deviennent salvatrices, on file s'injecter le kawa en intraveineuse et sauter en l'air pour un peu se réveiller.
Ainsi, quand on se pointe au mois de juin devant le jury d'Oral Pro, il ne faut pas rêver : la maigre expérience qu'on a du terrain est tout aussi inintéressante que celle des autres pékins passés avant nous et il faudra jouer de malice pour l'enrober de façon captivante. Donc, en ce qui concerne les stages, l'année de PE1 apporte peu : les expériences pro précédentes (colos, centres aérés, etc...) et à venir (stages en responsabilité de PE2) sont autrement enrichissantes.
∆ Règle numéro 5 : Profiter des stages mais ne pas les attendre comme le messie.
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Lectu res annexes
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Bien entendu, penser qu'on peut se contenter de l'unique masse d'information dispensée à l'IUFM pour avoir son concours est assez idiot. Il faut, à côté des cours, se gaver d'un certains nombres d'ouvrages, revues, documents. Je passe sur l'évidente importance de lire un max d'ouvrage écrits par des pédagogues, psychologues et consorts : je comptais le faire histoire de me la jouer sérieuse, mais je ne n'ai pas fait et j'ai tout de même réussi. Même si on ne lit pas Freinet, Montessori, Arendt et tous leurs potes, il suffit d'avoir une idée claire de ce que ces gens ont apporté au monde de l'éducation : des bouquins généraux pourront résumer ça à merveille.
Il s'agit par contre d'être au courant que Jack Lang n'est plus Ministre de l'Education depuis un bout de temps, que la grande enquête sur l'Ecole a donné lieu au rapport Thélot qui est depuis discuté de tous les côtés. Il est également judicieux de connaître deux trois trucs sur l'actualité de l'éducation dans les pays de l'UE et particulièrement dans le nôtre. Ainsi, la presse papier ou la presse sur le net sont de précieux atouts.
Enfin, il faut savoir que chaque IUFM possède un site internet consacré et qu'en plus des infos administratives usuelles sur les modalités d'inscription et compagnie, ils rassemblent souvent des petits trésors de fiches et documents à consulter. Google se fera un précieux allier, surtout en Sport où vous serez étonnés de tout ce qui peut exister de documents disponibles sur la didactique de l'EPS. J'ai également beaucoup utilisé internet lors de mes recherches pour les révisions d'Histoire. Et certains autres sites officiels, comme celui du CNDP ou de l'Education Nationale (pour lire des extraits de BO, chercher des renseignements quant aux modalités du concours, etc), deviendront de fidèles compagnons.
Les IUFM de France :
http://www.iufm.fr/
Les IUFM par académie :
http://www.education.gouv.fr/sup/iufm.htm
Le site incontournable :
http://www.education.gouv.fr
Le site du CNDP (Centre National de Documentation Pédagogique) :
http://www.cndp.fr/
La page du SIAC présentant les modalités du concours et le programme :
http://www.education.gouv.fr/siac/siac1/programmes/externe_2.htm#entreti en
Infos générales et sur l'éducation :
http://news.bbc.co.uk/
http://www.lemonde.fr/mde/
http://www.lemonde.f r/
∆ Règle numéro 6 : Potasser, bouquiner, butiner, se renseigner, être curieux.
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Concours
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Et voilà, une année passe entre prise de notes en cours et fluotage intempestif de bouquins de révision. Au foyer, entre discussions futiles autour d'un café pas bon et concertation à propos d'un exposé pas facile. Chez soi, entre ras-le-bol et course au devoir à terminer. Dehors, entre après-midis de détente et journées à bibliothèque. Et sans comprendre comment, alors qu'on a le sentiment que la rentrée est tout juste passée, on se retrouve un beau matin d'avril et on part passer les écrits dans un amphi bondé. Trois heures de maths le matin et quatre heures de français l'après-midi. Partie didactique et partie théorique pour chacune des épreuves, sachant que la réforme du concours amenuise l'importance de la partie didactique. Hélas.
Sept heures d'épreuves, entrecoupées de deux pauvres heures où on n'a pas faim, où on a le ventre trop noué pour qu'une quelconque graille puisse y descendre, où on se lamente parce qu'on a forcément raté tel ou tel morceau de l'épreuve du matin, où l'on panique parce qu'on est forcément pas au point sur telle ou telle partie concernant l'épreuve de l'après-midi. Une vraie journée de marathon, on ressort intellectuellement mort, incapable de faire une phrase de plus de cinq mots ou d'utiliser un mot de plus de trois syllabes.
∆ Règle numéro 7 > Avoir conscience de la fatigue qu'engendrent les épreuves
Ensuite il s'agit de procéder étape par étape. C'est valable aussi pour les oraux. Nous passons un concours : donc chaque point est précieux. On n'a pas le luxe de perdre du temps (car le temps c'est des points) à se lamenter parce qu'on a raté telle ou telle partie. Le pire exemple que l'on peut citer étant de rater la partie scientifique de maths et donc de perdre ses moyens sur la partie didactique, puis de passer la pause du midi au bord du suicide à ruminer et de repartir pour le français l'après-midi persuadé qu'on est une merde et bâcler l'épreuve, encore obnubilé par l'échec de la matinée et attaqué dans sa confiance en soi.
Il faut diviser chaque épreuve en étapes, et se concentrer sur chaque étape lorsqu'on est en train de la faire, mais la zapper totalement une fois qu'on passe à la suivante. A chaque nouvelle étape, il faudrait pouvoir retrouver un cerveau vierge de tout jugement par rapport à ce qu'on a déjà accompli : que l'exercice précédent ait été bien fait ou non, on n'y pense plus et on se concentre pour optimiser l'exercice présent. Diviser le concours en considérant les différentes épreuves, puis les différents temps dans les épreuves (théorie / didactique pour les écrits, ou préparation / entretien pour les oraux) , puis les différentes parties de chaque temps (théorie avec quatre exercices, etc…).
Par ailleurs, chaque point gratté est bon à prendre. Alors en maths par exemple, plutôt que de laisser un blanc sur un exercice, on tente quelque chose. Même si on n'a pas la démarche experte, on montre qu'on a des techniques de résolution de secours. Sur un exercice noté sur 2, ça ne donnera jamais la moyenne, mais peut-être 0.5 ou 0.25 points, et ça vaut toujours le coup d'aller les chercher.
∆ Règle numéro 8 : Ne rien lâcher par flemme ou par découragement, en vouloir jusqu'au bout.
Les résultats d'admissibilité tombent fin mai et les épreuves orales débutent en juin, s'étalant sur 3 semaines. C'est alors une deuxième phase bien plus stressante qui débute : les écrits, c'était du pipi de chat à côté de ce que représentent les oraux en fatigue, en pression et en investissement. Toujours être vif, souriant, perspicace, ne pas avoir peur d'oser exprimer son point de vue, rester mesuré tout en s'affirmant (c'est le grand paradoxe des oraux, seriné toute l'année par nos profs), et j'en passe. En plus de ça, gérer un stress montant, dû d'une part au fait qu'un oral c'est toujours angoissant même si on est quelqu'un d'avenant, et d'autre part au fait que ça fait plus de deux mois que les épreuves ont commencé, qu'on est épuisé aussi bien physiquement que mentalement, et que pour chaque nouvelle épreuve passée, la suivante revêt une importance encore plus grande.
Toutefois, un beau matin, après une nuit éprouvante de crampes stomacales, de nausées, de diarrhée, de cauchemars, on allume son petit ordinateur pour aller voir les résultats. On tombe sur un site surchargé qui ne répond pas, alors on se bouffe les moignons qui nous restent à la place des ongles, on s'avale dix litres de café, et on s'impatiente. Puis soudain le site se débloque, alors on cherche son souffle, puis son nom, et la seconde d'après on chiale sa race, de joie ou de déception. Si c'est de joie, on appelle aussitôt toute sa famille, ses amis et les voisins, sans encore trop bien réaliser que « ça y est ».
∆ Règle numéro 9 : fêter ça dignement en se prenant la cuite de sa vie.
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Le CRPE... L'épreuve
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ceci_pub
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...Et oui me revoici en avis sur Ciao, j'ai été beaucoup prise ces derniers temps par ma préparation au concours du CRPE, concours de recrutement de professeurs des écoles.
J'ai donc décidé de vous faire un petit avis là dessus histoire d'expliquer bien e ...
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26.06.2007
(05.07.2007)
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Viiiite, devenir maîtresse !!
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moilucie
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Quelle petite fille n'a jamais eu l'envie que plus tard, SES propres élèves la harcèlent de la sorte ?
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solea66
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Inconvénients: IUFM, stress permanent, un peu trop de théorie parfois
Je voulais mettre mon ancien avis à jour mais comme il risque de prendre trop de place (la maîtresse en a à raconter !) je le découpe donc en deux.
Avis suivant, sur ma 1ère année d'enseignement, ici:
www.ciao.fr/ProfesseurdesecolesAvis1011075 ...
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Les membres de Ciao ont trouvé cet avis très intéressant |
|
très intéressant
29.08.2008
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Maîtresse, oh ma maîtresse!!!
Evaluation du produit Concours Professeur des écoles par
bikette5
Avantages: cf avis
Inconvénients: cf avis
.*´¨ ) ,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨) (¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`* Bonsoir amis ciaonautes! . .*´¨ ) ,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨) (¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`* Aujourd’hui, un tout nouvel avis qui me tient à cœur. Pour ceux qui lisent régulièrement mes avis ou mes PAMS, vous avez s ...
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Les membres de Ciao ont trouvé cet avis très intéressant |
|
très intéressant
09.06.2010
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Le CNED plutôt que l'IUFM ou les boîtes privées
Evaluation du produit Concours Professeur des écoles par
titane_00
Avantages: on va faire le métier de ses rêves, on est prêt à tout
Inconvénients: quand on a enfin son cours on déchante pas mal
Il y a deux ans, je préparais le concours, avec le CNED, pour la première fois. Aujourd'hui j'ai ma classe, et je suis contente d'avoir réussi du premier coup parce que depuis les épreuves ont un peu changé. Les copines qui ne l'ont pas encore eu m'ont ra ...
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Les membres de Ciao ont trouvé cet avis très intéressant |
|
très intéressant
03.02.2007
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