Viiiite, devenir maîtresse !!
16.08.2008 (12.06.2008)
Avantages:
Le métier de nos rêves
Inconvénients:
Pour y arriver, il faut bosser !
Recommandable:
Oui
 moilucie
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« Maîtrèèèèèèèsse ??! » Quelle petite fille n'a jamais eu l'envie que plus tard, SES propres élèves la harcèlent de la sorte ? ____________________________________________________________________ _____________
Pour cela, celles (et ceux) qui auront toujours envie de devenir maîtresse (maître), devront, avant 2010, décrocher une licence et passer avec succès le Concours de Recrutement de Professeurs des Écoles (car "bonne" nouvelle ! Après 2010 il ne suffira plus d'avoir une licence mais un master pour avoir le droit de passer le concours…). Pour décrocher la licence, rien de plus simple : il suffit de choisir la licence de son choix, n'importe laquelle (du STAPS aux LEA, des lettres modernes aux sciences pures…), soit à réussir les 3 premières années de fac (après avoir eu son bac !), sachant qu'en comparaison au concours, une licence ça fait bien rire (et le bac encore plus) : il suffit d'avoir 10 de moyenne pour la décrocher, et en plus, il y a même des rattrapages ! Si on ne l'a pas, c'est vraiment qu'on ne la voulait pas… ou qu'on n'a pas eu de chance les jours d'exams. Dans la logique du concours, et par expérience de "camarades" de classe à l'IUFM, je conseille plutôt les licences scientifiques (et le bac S ou ES) : la licence de biologie devant être celle qui est le plus utile au concours (une fois qu'on l'a, on n'a plus rien à apprendre des sciences de la vie pour le concours, un très gros pavé déjà acquis).
Pour réussir le concours, plusieurs choix s'offrent à vous : pour les plus motivés rester chez soi pour apprendre seul et sans aide le programme lourd du concours, s'inscrire au CNED (Centre National d'Enseignement à Distance) ou à Forprof, ou encore le préparer dans l'idéal dans un IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres). * Préparer le concours seul est une lourde, très lourde tâche : tout d'abord, il faudra trouver tous les cours de français, maths, sciences et histoire-géo pour passer l'épreuve écrite, sans compter les savoirs nécessaires à acquérir pour les oraux. Il existe bien sûr des manuels très complets (Hachette, Hatier, Foucher… environ 20€ chacun et souvent à raison de 2 pour le français), mais insuffisants. Qui vous donnera la méthode et vous évaluera sur vos synthèses de français ? Qui saura corriger vos exercices de maths quand les réponses et explications ne sont pas dans les livres ? Qui pourra répondre à cette question en bio que vous vous posez ?
* Alors, le CNED est peut-être une solution mieux adaptée aux besoins des candidats. Pour quelques 400 à 500€, il fournit les cours nécessaires, et par retour de correspondance, vous donne et corrige des exercices. Pas mal, sauf que les cours sont nuls, mal faits, que les retours d'exercices envoyés sont très tardifs, et qu'on ne peut poser de questions à personne. * La grande majorité des admis est passée par l'IUFM. Selon l'IUFM dans lequel vous souhaitez entrer, vous devrez soit avoir un bon dossier scolaire (c'est là qu'avoir eu de bons résultats à la licence est important), soit passer un concours d'entrée à l'IUFM. Je n'ai pas eu besoin de passer ce concours d'entrée, j'en connais donc mal les modalités. A l'IUFM, les candidats (aussi appelés PE1, pour Professeur des Ecoles) sont regroupés par classes d'environ 25. Comme à l'école, les journées sont organisées en cours donnés par des professeurs (profs d'une certaine matière, anciens instits ou directeurs d'école…) : maths, français, histoire-géo, technologie, physique et sciences de la vie et de la Terre d'une part pour préparer aux écrits, formation générale, sport, musique, arts visuels, littérature de jeunesse, langues d'autre part pour préparer aux épreuves orales. Une formation solide qui devrait permettre à chaque candidat d'avoir de très bonnes bases pour passer le concours.
D'ailleurs, ce concours, comment se présente-t-il ?
Le CRPE est divisé en deux parties : les épreuves écrites, puis les épreuves orales. Pour passer ces dernières, il faudra tout d'abord être admissible aux épreuves écrites, dont voici le descriptif :
* le français : après avoir fait la synthèse des documents proposés (8 points), il faudra répondre à une question de grammaire (4 points) puis à une question complémentaire sur la mise en situation d'enseignement de notions abordées dans le dossier (8 points). Une dure épreuve qui dure quatre heures mais qu'on ne voit pas passer. En effet, il faut gérer son temps en français plus qu'ailleurs, car la rédaction de la synthèse est éprouvante et peut prendre beaucoup de temps. Les autres questions ne doivent pas être négligées car elles rapportent ensemble plus de points que la note de synthèse (4 points en grammaire et 8 pour la question complémentaire). La difficulté en français réside donc BEAUCOUP dans la gestion du temps. * les maths : il faudra résoudre 3 ou 4 exercices, puis répondre à des questions d'ordre pédagogique. Les exercices de mathématiques correspondent au niveau du collège, soit jusqu'à la troisième, ce qui est tout à fait réalisable pour tous, mais davantage pour les candidats ayant choisi une orientation scientifique pour le bac. La partie pédagogique est accessible à chacun.
* l'histoire-géographie : il faudra répondre à deux questions sur le programme de l'épreuve (qu'on ait choisi histoire-géo en majeure ou en mineure) (6 points) et faire l'étude d'un dossier se rapportant au programme et susceptibles d'être exploités par des élèves du cycle 3 (en majeure) (14 points). * les sciences : ici aussi il faut répondre à des questions de connaissance relatives au programme (3 questions, qu'on ait choisi sciences en majeure ou en mineure) (6 points) et exploiter un dossier en référence au cycle 3 (quand on a choisi sciences en majeure) (14 points).
L'histoire-géographie et les sciences sont regroupés dans la même épreuve. Comme je l'ai évoqué auparavant, une licence de sciences sera très avantageuse pour chaque candidat. Le programme de sciences (tout comme celui d'histoire-géo, d'ailleurs) est énorme, alors avoir les bases n'est absolument pas superflu ! Car apprendre tout ce programme est long et difficile. Par expérience, je conseille de s'y mettre dès septembre.
Il est certain qu'un travail régulier tout au long de l'année concernant ces matières est la garantie de passer le cap des épreuves écrites, et ainsi de faire partie des candidats admissibles, c'est-à-dire autorisés à passer ensuite les épreuves orales. Un peu moins d'un mois sépare la fin de ces épreuves écrites du résultat des admissibilités. Un peu moins d'un mois sera ainsi disponible pour se préparer aux épreuves orales, dans l'éventualité de son admissibilité. Car le plus dur dans tout cela, c'est de devoir réviser l'oral sans savoir si l'on va pouvoir le passer. Certains s'acharneront… alors que d'autres préfèreront attendre les premiers résultats, quitte à perdre d'utiles heures de travail pour cartonner aux oraux. Ces oraux sont composés de quatre épreuves (minimum), dont certaines sont divisées en deux épreuves :
* la langue vivante : au choix parmi plusieurs, et après 30 minutes de préparation, il faudra pendant 5 minutes présenter le texte soumis. Cette présentation est suivie d'un entretien de 15 minutes avec le jury. Le texte à étudier doit comporter environ 20 lignes. * en épreuve facultative (seuls les points au-dessus de 10 sont pris en compte), une seconde langue vivante, dont le principe est le même.
* l'épreuve orale d'entretien : celle qui fait le plus peur, celle qui effraie chaque candidat. Et pour cause, son coefficient est 4. Elle est divisée en deux : l'entretien professionnel consiste en l'étude d'un dossier fourni par le jury (exposé suivi d'un entretien), et les arts visuels, la musique ou la littérature de jeunesse (au choix) sont également composés d'un exposé suivi d'un entretien. * l'épreuve de sport : coefficient 4 également, au choix la danse (réaliser une chorégraphie de 2 minutes maximum) ou la course de 1500 mètres, notée selon un barème. Les épreuves sportives sont suivies d'un entretien composé d'un exposé et de questions du jury.
Ainsi, les exposés d'arts visuels, musique, littérature de jeunesse et EPS sont préparés à l'avance, chez soi et doivent être "récités" au jury. De ce fait, j'imagine que le jury prend beaucoup plus en compte les réponses données aux questions posées que l'exposé préparé à l'avance pour attribuer la note finale.
Les notes, et le verdict final, arrivent dans le meilleur des cas une semaine après les épreuves. La période de stress n'est donc pas interminable !
Pour réussir les oraux, il faudra donc s'appuyer sur ce qui a été appris tout au long de l'année, mais également sur l'expérience personnelle que l'on a. Certains candidats ont la chance de faire des stages en école, et ce par le biais de la fac (pendant les années de licence) ou de l'IUFM pour ceux qui y sont.
Ces stages sont une véritable opportunité pour permettre au candidat de (re)découvrir le fonctionnement de l'école et de la classe, les tâches de l'enseignant et le rôle de chacun. A l'IUFM, trois stages d'une semaine chacun sont à effectuer, un pour chaque cycle (cycle 1, cycle 2 et cycle 3). En général, les maîtres d'accueil sont sympas et nous proposent d'observer les deux premiers jours, et de pratiquer les jours suivants. C'est ainsi que le candidat, assis au fond de la classe les premiers jours, prend des notes lors de ses observations pour mieux mettre en place des séances qu'il aura réalisées lui-même ou empruntées à l'enseignant. Je peux vous assurer que c'est à ce moment-là qu'on comprend qu'être professeur des écoles demande beaucoup de travail ! Le mercredi m'a servi à réaliser les séances que j'allais mettre en place, à revoir ensuite avec la maîtresse. Bref, une fois que vous avez les élèves devant vous et que vous devez vous débrouiller tout seul, observé par l'enseignant, il ne reste plus qu'à assurer. Et entendre les élèves vous appeler « maîtresse » est déjà un élément motivant, une première récompense. En tout cas, les stages sont une véritable expérience, très courte mais de laquelle on peut tirer des leçons et avoir le recul nécessaire pour comprendre ce qui a été ou non, ce qu'il faudra éviter ou refaire, ce qu'il y a à raconter aux jurys lors des oraux à venir, un début pour savoir si maître(sse), c'est vraiment ce que l'on veut faire.
Finalement, le verdict tombe début juillet : le candidat qui est admis se verra aller en PE2 dans un IUFM à la rentrée suivante afin d'acquérir des savoirs plus basés sur la pratique que la théorie. Le PE2 est également en stage filé. Autrement dit, une journée par semaine, il dirige une classe qui lui a été attribuée et qui lui fournira tout au long de l'année une expérience non négligeable, car c'est tout de même du travail de gérer une classe, même un seul jour par semaine. En PE2, on est donc déjà rémunéré : c'est là une grande joie que d'être encore en formation et de recevoir une paie.
Liste complémentaire Néanmoins, beaucoup de candidats ne sont pas admis et sont complètement éliminés ou se retrouvent sur la liste complémentaire (LC). C'est ici que l'affaire se corse, car être sur liste complémentaire constitue une deuxième chance, mais plonge le candidat pendant minimum deux mois dans l'incertitude. Si je vous évoque la liste complémentaire, c'est que je suis en plein dedans. J'ai passé le concours cette année et suis 38ème sur une LC de 234 personnes dans mon académie. En fait, si des personnes se désistent de la liste principale (LP) des admis (il faut être fou, mais merci pour moi !), le classement remonte d'une place et le premier qui était sur LC est finalement admis et rejoint la PE2 à la rentrée. Par contre, il n'y a pas tant de personnes qui se désistent ! Le concours est déjà assez difficile, alors je comprends que personne ne laisse sa place une fois admis ! Cependant, ce n'est pas pour autant que les LC sont fichus : non, car dans l'année scolaire, ou avant même qu'elle ne commence, il y a toujours des professeurs des écoles qui tombent malade, enceinte, qui partent à la retraite laissant ainsi leurs élèves dans la solitude complète au grand bonheur des LC qui sont appelés dans ces cas-là à prendre la place du maître parti. Commence alors pour les personnes de la LC une dure année de travail dans une classe (ou plusieurs), sans même avoir été suffisamment formé (pour ne pas dire PAS formé) pour être sur le terrain avec vingt-cinq petites têtes face à vous. A la rentrée suivante, l'ex-candidat LC se verra dirigé en PE2 pour suivre enfin sa formation, de laquelle il n'aura pratiquement plus rien à apprendre. Ces deux dernières années (en tout cas dans mon académie, Nancy-Metz), beaucoup de personnes de la LC ont été appelées dès la rentrée, ce qui laisse ainsi beaucoup d'espoir ! Si tel est mon cas (appelée dès la rentrée ou plus tard), je ne manquerai pas de vous faire part de mon expérience.
Pour terminer, je tiens à donner quelques petits conseils à tous les futurs candidats du CRPE qui me lisent.
Passer un concours, et tout d'abord CE concours, prend du temps, beaucoup de temps. Il y a celui qui a la niaque et qui veut coûte que coûte aller au-delà des épreuves écrites et cartonner aux oraux pour être le meilleur et être affecté dans le département souhaité, quitte à s'enfermer chez soi pour ne faire qu'apprendre, lire et relire, réviser et corriger. Et puis, il y a celui qui travaille sans s'acharner mais consciencieusement, doucement sans se prendre la tête, en s'accordant souvent des pauses, en continuant à sortir avec ses amis, en s'autorisant des soirées sans révisions mais en ayant toujours en tête que pour réussir un concours, il ne suffit pas d'avoir 10 mais de faire partie des meilleurs… et pour cela il ne faut pas négliger le travail. C'est plutôt cette seconde attitude qu'il faut avoir, car travailler trop durement coupe du monde et aliène complètement… Il faut avoir le concours, certes, mais il faut vivre, aussi ! Une seconde chose très importante est de ne pas négliger le travail en groupe, en binôme, bref le travail autre que soi-même face à ses cours. Les plus compétitifs seront individualistes pour « garder tout pour soi », mais le partage des connaissances et l'aide entre pairs sont bien plus enrichissants et avantageux pour réussir ce concours.
Une fois le concours en poche et le métier de nos rêves juste là, devant nous, on aura bien envie de remercier nos anciens camarades...
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05.10.2008 13:51
Je sais, ca fait tres tres tres longtemps ... je retourne sur ciao et je vois dans ta phrase perso que tu es prof !!!! du coup je tombe sur ton avis ... et ca me booste car moi aussi je passe le concours ... cette année .... ca va etre dur ! mais jsper reussir car l'année prochaine y'a ces putains de réformes, alors pas le droit a l'erreur ! En tout cas, je suis ravie pour toi, jsper pouvoir y arriver aussi ... Gros bisous
04.10.2008 02:21
Bon courage. il n' y a plus la technologie comme épreuve?
07.09.2008 13:40
Bonne chance pour la suite