La confession de Claude, Emile Zola.
12.01.2002 (13.01.2002)
Avantages:
- -
Inconvénients:
- -
Recommandable:
Oui
 Rovigo
Plus à mon sujet:
" LIRE pour être LU...! ", hélas pas pour tout le monde.
Quand je m'éxamine, ...
Membre depuis:23.06.2000
Avis:150
Lecteurs satisfaits:49
Cet avis a été évalué par 40 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Ne soyez pas étonné de ce que je vous annonce, je viens de relire 'La confession de Claude' cinquante ans après la première lecture. A 16 ans lors de la connaissance de ce roman, je n'ai vraiment pas été très pris par ce genre de littérature. Qu'elles en étaient les raisons ?. Sûrement un manque de maturité. Trop jeune pour écouter cette musique de mots. Cette différence dans l'écriture comme Zola en est le créateur (pour moi). Prendre des années n'apporte habituellement que d'ennuis, sauf dans certains cas, ou l'esprit est plus libre et le jugement plus raffiné. Cela va t il durer ?. Nul le sait. Je profite donc pour revoir mes classiques, c'est loin du cauchemar que j'ai pu ressentir, au contraire c'est un plaisir plus profond que je retrouve. Vraiment l'âge n'a pas que du mauvais.Zola a écrit ce roman à l'âge de vingt cinq ans. IL avait écrit à cette époque que peu de romans. quelques nouvelles, et les 'contes de Ninon'. Il s'est ensuite mis à écrire 'La confession de Claude'. Pourquoi ce roman. Bien que beaucoup de critiques de son temps ont soutenues que ce n'était pas autobiographique, je pense bien le contraire. A cette époque Zola est très pauvre, très déçu de la vie, il a échoué 2 fois a son bac . Il a comme bons souvenirs que le début de sa vie à Aix. Ses amis ne sont pas encore "montés" à Paris. Il a dans cette ville qu'un vague petit cousin qui d'ailleurs apparaîtra dans son roman. Un soir dans la chambre voisine de la mansarde où il demeure, regardant le plafond tout lézardé, des plaques de plâtre manquantes, il rêvasse avec dans sa tête ses amis d'Aix. Son beau soleil, ses escapades dans la campagne.... << Où sont mes prairies et mes ruisseaux? où mes soleils couchants qui doraient les cîmes des peupliers et changeaient les rochers de l'horizon en palais étincelants>>. (Phrases du roman) Comme c'est dur de s'y faire à la capitale.... Et se préparant a commencer son travail, il entend les portes s'ouvrir et se fermer. Des cris étouffés montent jusqu'à lui. Quelqu'un vient lui dire que la voisine de l'étage plus bas, fait une crise de nerfs. Il se couvre d'un pull et descend à l'étage inférieur. Il aperçoit dans un lit une forme blanche, indécise. Il croit être en présence d'un cadavre.Au chevet du lit se trouve une très vieille personne décharnée qui soutient la tête de la personne qui gémit. Le voyant , la vieille lui demande de rester près de la jeune femme, car elle est trop vieille pour rester plus longtemps, elle n'est plus solide et risque d'attraper mal. Claude se trouve donc seul avec cette femme qui ne connaît absolument pas. Pas de siège, il est donc obligé de s'asseoir sur le bord du lit, il ne peut pas rester debout surtout qu'il ne sait pas combien de temps cela peut durer. ll a devant lui une femme laide comme on ne peut pas l'imaginer. Elle dort, et pourtant dans furtif sourire endormi donne a sa laideur une sorte de beauté douce et amère. Claude se rend contre qu'il a devant lui une fille de ruisseau, une 'pute'. Il est fasciné par ce corps a demi nu, la fille se réveille, lui souri, un sourire vague, fatigué. Un sourire peut être de professionnelle de femme de vie. Elle ne lui parle pas, et lui tend les bras. C'est sa première nuit d'amour avec Laurence.A plusieurs reprises, Claude n'accepte pas de vivre avec Laurence, il n'en a pas les moyens. Un soir transie de froid et grelottante, il n'aura pas le courage de la renvoyer. Elle s'installera donc chez son amant. Il se met dans la tête pouvoir la sortir du ruisseau, mais Laurence n'est pas une fille qui veut sortir de son monde, au contraire elle reprochera a son ami de vouloir vivre de son travail quand il lui propose de faire un travail décent. Incapable pour le moindre travail manuel, elle se dit lingère, les quelques essais sont loin d'être concluants, Claude lui fera croire que son travail est bon. Ça ne durera pas longtemps. Laurence est paresseuse et ne veut rien faire....Claude, malgré cette différence qui peut avoir entre ces 2 êtres croit l'aimer. Je dis 'croire', car la façon dont Zola décrit certaines scènes me laissent penser à ce doute. Il baise les parties de son corps, et les décrit en même temps laides et sans attrait. Comment à 25 ans peut on aimer de cette façon. C'est vraiment du Zola. Laurence ne l'aime pas, elle est incapable d'aimer un homme d'un amour sincère.Un jour il rencontre son petit cousin Jacques qui loge dans le même immeuble. Il est plus argenté et vit que pour son avenir et fait fi de tous les principes. Il fera la connaissance de Marie l'amie de Jacques. Très malade cette fille fait pitié à Claude. Après tout n'existent ils pas des unions fatales. Lui avec Laurence et Jacques avec Marie. Cette dernière sort du ruisseau, mais Jacques ne fait rien pour Marie. Ce n'est pas le genre à s'occuper de faire du bien. Il est trop égoïste pour cela. Durant les 2 tiers de ce roman, Zola nous fait vivre et ressentir les caractères de ces 4 personnages. Le montant très haut pour de suite les mettre au plus bas. L'écrivain sait très bien faire cela, les mots sont toujours justes et bien appropries à leurs rôle.Marie meurt dans la nuit ou Jacques et Laurence s'envoient en l'air. Claude passe toute la nuit près du corps de la jeune Marie, el n' en veut même pas à Laurence et Jacques. La mort de cette jeune femme lui a sans doute ouvert les yeux. Il sait que pour oublier ce passage de sa vie, Zola peut compter sur ses amis de toujours. Il appelle ces moments 'La confession de Claude'.Pour bien comprendre la fresque' Les ROUGON-MACQUART', peut être commencer par 'la confession de Claude' aiderait a cerner le caractère de Zola, et mieux suivre celui ci dans ses raisonnements. - Etant un inconditionnel de Zola, il me sera peut être reproché d'être partial. J'en ai bien conscience et pourtant, je peux affirmer que ce roman est une belle histoire, peut être un peu poussée aux extrèmes par l'auteur. Comme je l'ai ecrit plus haut, pour cerner le caractère de Zola, assez compliqué pour moi, lire cette histoire permet de voir et aussi de comprendre ce fabuleux écrivain. Je recommande donc cette lecture à tous les Ciaonautes qui veulent un peu se replonger dans les classiques litteraires. J'espère qu'ils ne seront pas déçus. -Merci d'avoir eu l'attention et l'endurance de lire cet avis.
Comparez les prix
Trier par Prix
Produits intéressants pour vous
Tags en relation avec La Confession de Claude - Emile Zola
|
|
14.02.2002 18:54
Dis, tu serais pas un peu fan d'Emile? :-)
14.02.2002 12:42
Je me trompe peut etre mais toi, tu a accroché avec Zola ! au plaisir de te lire / chryss
31.01.2002 15:26
j'avoue je n'ai pas tout lu. je critique juste Zola en general