L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
Pousse rapide, vigoureux . |
| Inconvénients: |
Souvent mal utilisé . |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Pour changer un peu, je vais vous saouler avec ma petite science, les plantes. Je lis souvent des avis (trop rares) sur le jardinage et les végétaux sur ce site. Cet « autre » art, ne semble pas déchaîner les foules ici, mais bon, c'est mon truc et je compte bien, de temps à autre, vous faire part de cette passion qui est la mienne.
Même si pour vous le règne végétal se limite à la salade verte, le sachet de poireaux du congélateur ou les palmiers d'un autre hémisphère bordant une plage de sable blanc, vous ne pouvez pas avoir loupé un cotonéaster. Il y en a sûrement un près de chez vous. Largement utilisé par les jardiniers paysagistes, c'est un des classiques avec les « spirées », les forsythias et autres arbres à perruques, largement plantés dans les parcs et jardins ces trente dernières années.
Le cotonéaster, nom phare d'une immense palette de végétaux qui compose cette famille est une aubaine pour nos parcs et nos jardins, du fait de sa rusticité, sa vigueur et sa bonne santé. Je vous livre ici, les variétés les plus répandues, mais sachez qu'il existe toute une tripotée de cotonéasters avec, bien sur, les plus répandus et les plus rares, aussi, réservés aux passionnés et collectionneurs.
Le plus grand reproche que je puisse faire aux professionnels, est la mauvaise utilisation de ce végétal. Du fait de sa vigueur, sa bonne résistance à la taille (souvent n'importe comment), le cotonéaster est planté, là où en ne savait pas quoi mettre d'autre. Un bouche trou en quelque sorte. Ce végétal s'exprime pleinement et donne le meilleur de lui-même sur un talus. Même pour les variétés couvre sol de petite taille comme « Damnerii » et « Eicholtz », le meilleur terrain est un terrain en pente. Il poussera entre les pierres et se contentera même des terrains les plus pauvres. La plupart des cotonéasters, au lieu de pousser vers le haut, ont tendance à évoluer en « cascade ». C'est-à-dire que leurs rameaux très souples se plient vers le sol pour « rebondir » etc. C'est probablement leur manière de profiter au maximum de la lumière. Mais aussi de se multiplier et de gagner du terrain. Le végétal a une extrême facilité à se marcotter, c'est-à-dire qu'une branche qui touche la terre, va émettre des racines, et ainsi créer une nouvelle plante. De nombreuses plantes font de même, mais le cotonéaster est un champion dans le domaine de la conquête du territoire.
Les principales variétés que j'utilise et que je connais bien, mais il y en a beaucoup d'autres (du plus petit au plus grand) :
- Cotonéaster « Damnerii ».
Variété rampante, un plant tout les 40 cm pour couvrir rapidement de grandes surfaces. Ce cotonéaster ne laisse que peu de place aux « mauvaises herbes » et mérite bien son appellation de couvre sol. Toutes les expositions (nord ou sud), pour peu qu'il bénéficie d'un max de lumière et d'un minimum d'arrosages. Rameaux ligneux, horizontaux, couverts de feuilles ovales cireuses d'un vert brillant toute l'année de la taille d'une petite olive. Floraison discrète et blanche au printemps, suivie de petits fruits rouges décoratifs de l'automne à la fin de l'hiver. Reproduction facile par bouturage. Il est également très élégant lorsqu'il retombe sur une paroi verticale, c'est celui que je préfère.
- Cotonéaster « Eicholtz ».
Mêmes caractéristique que « Damnerii », avec des feuilles plus petites et un port légèrement différent. Il gagne du terrain en se marcottant sans retenue, mais a également tendance à s'élever. Il demande une taille régulière qu'il supporte très bien. Son bois est très dur et très dense.
- Cotonéaster « Horizontalis ».
Comme son nom l'indique, pousse à l'horizontale. A planter dans une grande rocaille en pente ou au bord d'un muret et nom en haie basse comme on le voit trop souvent. C'est l'un des rares cotonéaster qui a un feuillage caduc. Il reste décoratif en hiver grâce à ses nombreux petits fruits rouges offerts aux oiseaux. Très petites feuilles vert foncé et brillantes en été.
- Cotonéaster « Franchetti ».
Arbuste pouvant atteindre plus de deux mètres. Développe de longs rameaux couverts en alternance de feuilles en forme de fer de lance de deux cm de long d'un vert pale sur le dessus, duveteuses sur le dessous et d'un vert très clair. Il se garnie à l'automne de petits fruits oranges éparses. L'arbuste est très décoratif, si on le laisse s'exprimer. Il a besoin d'espace et de lumière. Il supporte bien la taille, bien que celle-ci soit néfaste à son aspect naturel gracieux et aérien.
- Cotonéaster « Lactéa » ou « Lactéus ».
Très bel arbuste de grande taille. Probablement le plus utilisé. Il peut atteindre plus de trois mètres en tous sens. De longs rameaux noirs exposent pour notre plus grand plaisir, de grandes feuilles nervurées d'un vert lumineux en forme de spatules. L'arbuste illumine les massifs en automne, lorsque ses baies en forme de petites pommes d'un rouge éclatant, complètent une scène harmonieuse pleine de grâce. Une taille efficace, lorsque cela est nécessaire, consiste à supprimer les branches les plus longues à leur base, pour laisser « revenir » les plus jeune. Inconcevable d'y aller au taille haie, attention massacre.
- Cotonéaster « salicifolia » (à feuille de saule)
Le plus grand, avec ses longues feuilles élancées et nervurées d'un vert très sombre sur le dessus et clair sur le dessous. Très gracieux, il peut devenir un petit arbre de trois quatre mètres de haut avec le temps.
Les tailles indiquées sont approximatives et concernent des sujets de moins de trente ans. Un cotonéaster cinquantenaire peut atteindre de très grandes tailles avec des troncs d'un bois très dense qui peut atteindre de 15 à 20 cm de circonférence.
(Bon, si vous êtes arrivé là sans vous ennuyer, vous pouvez continuer à lire, sinon abrégez votre souffrance…)
Le cotonéaster fait partie de la grande famille des rosacées (comme par ex : l'aubépine, le pyracantha, le rosier, l'églantier, le pommier, le poirier, le cognassier etc). Son nom lui vient du latin « cotoneus aster », coing sauvage. Ses baies ne sont pas considérées comme comestibles, bien que je ne connaisse pas d'indications de toxicité grave (à vérifier). Les oiseaux en raffolent et les fruits des cotonéasters sont souvent leur dernier casse croûte avant la fin de l'hiver. Une certaine utilité biologique donc en plus de la qualité décorative induite principalement par les couleurs vives des fructifications contrastant avec un feuillage persistant.
La plupart des cotonéasters sont originaires de l'Himalaya, de l'Asie tempérée et de l'Afrique du nord. Ce sont des plantes rustiques, c'est-à-dire qu'elles supportent très bien le froid de l'Europe du Nord, en considérant une ligne théorique à partir de la Loire. Ils font partie de ces plantes de nos jardins qui s'accommodent de tous les types de sols et d'expositions. Ils préfèrent tout de même un endroit bien exposé, clair et illuminé.
Bien que les cotonéasters connaissent peu de maladies et de ravageurs, ils sont souvent sujets à l'attaque de pucerons verts. Ceci est souvent sans gravité pour la pérennité de la plante. Traitez avec un insecticide adapté si l'infestation persiste, mais souvent les auxiliaires (oiseaux, insectes) suffisent à enrayer le problème. J'ai rarement rencontré des problèmes de maladies dues à des cryptogames parasites (champignons microscopiques) sur les cotonéasters, bien que les rosacées (rosiers, arbres fruitiers) soient généralement menacées par ce genre de parasite végétal. Sinon, traitez avec un produit qui est commercialisé par la marque « SEM » sous le nom de « Fongis Duo » pour les particuliers. Ce n'est pas un produit « bio », mais il reste pour l'instant un bon compromis.
Il est enfin important de signaler, que le cotonéaster salicifolia, le pyracantha et l'aubépine (cratægus) ont été les principaux vecteurs en 1976, de cette terrible maladie nommée le feu bactérien qui concerne la famille des rosacées. Ces trois plantes ont d'ailleurs été interdites de plantation et de culture durant plus de dix ans pour cette raison. De nouvelles variétés ont été créées et produites par les pépiniériste, plus résistantes à cette terrible maladie. Il est important de ne pas multiplier ces plantes par semis pour l'amateur (et les professionnels) car elles perdraient leurs caractéristiques génétiques, mais par bouturage pour créer des clones de la plante mère. Des plantes de cultures considérées comme sensibles à cette maladie, sont toujours interdites de culture aujourd'hui. (ex : la poire « passe crassane »)
Quelques précisions sur le « feu bactérien » (après j'arrête !)
Le feu bactérien est pour les plantes de la famille de rosacées, ce qu'est la leucose féline pour les chats et le sida pour les humains et ça ne rigole pas. L'agent pathogène est une bactérie répondant au nom de « Erwinia amylovora ». Bien que la maladie ait considérablement reculée ces dernières années, il reste toujours des foyers actifs aux alentours de la Suisse. La bactérie se transmet à travers les plaies de taille ou les fleurs.- Les extrémités des rameaux fleuris dessèchent rapidement et prennent une couleur brunâtre en formant une sorte de crosse. La bactérie s'attaque à l'ensemble de la plante qui se dessèche et meurt en deux ou trois semaines. Apparaissent en même temps des suintements brunâtres et gluants à l'extrémité des rameaux. C'est dans ces secrétions que la bactérie se propage et il est important de détruire l'intégralité de la plante contaminée (partie aérienne et souterraine) en l'incinérant. De toute manière, en informer le centre de protection sanitaire des végétaux le plus proche.
Voilà, j'espère ne pas vous avoir ennuyé avec mes zamours les plantuches. Si vous avez aimé, je continuerai des avis jardins, si ça vous a gonflé, je reprendrai mon ancienne plume, pour vous parler de ma nouvelle brosse à dents ou de mon dernier DVD, LoL. @+
| Autres avis |
C 'est pas du coton !
Evaluation du produit Cotoneaster par
Fabrice013
Avantages: voir avis
Inconvénients: voir avis
...On va parler un peu jardinage aujourd’hui et plus exactement d’ un arbuste qui se nomme le cotoneaster et qui mérite d’ être un peu plus reconnu.
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Le cotoneaster est originaire de l’ hémisphère nord et fait partie de la famille des Rosa ...
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Les membres de Ciao ont trouvé cet avis très intéressant |
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très intéressant
02.07.2004
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