Cunnilingus (Le)

Avis sur

Cunnilingus (Le)

Evaluation générale (64): Evaluation totale Cunnilingus (Le)

 


Personnel et pas du tout confidentiel

3  02.02.2002

Avantages:
hihihihihihihihi

Inconvénients:
mmmmmmmmmmmmmmmpfffff

Recommandable: Non 

Mouche-pieuse

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Membre depuis:01.01.1970

Avis:2

Cet avis a été évalué par 62 membres de Ciao en moyenne: très intéressant


DEFINITION


L’activité en question requiert la présence d’au moins 2 personnes, de sexe indifférent. L’une de ces 2 personnes au moins sera équipée d’une bouche, l’autre des attributs, au moins extérieurs, de l’appareil génital féminin.
Elle s’exerce par l’application de l’une sur les autres.
Je me restreindrai à l’étude du cas simplifié où n’entrent en jeu que 2 personnes. Un plus grand nombre de joueurs présente un indéniable attrait, mais ne relève plus tout à fait de la même rubrique. J’y reviendrai peut-être dans un prochain avis. En règle générale, il est préférable que les participants soient en nombre pair et se distribuent équitablement les rôles ; j’entends par là qu’il y ait autant de cunnilingués que de cunnilingueurs.

On observera que j’écris cunnilingué au genre neutre. C’est délibéré. Je suis pour les définitions les plus larges possibles et je préfère tenir compte du maximum de possibilités biologiques ou chirurgicales que nous offrent dès aujourd’hui la science et la technologie.

Dans la suite de cet avis, nous conviendrons d’appeler Y le cunnilingueur et X le cunnilingué, par commodité et aussi parce que je ne me vois pas écrire pendant 2 pages : le cunnilingueur et le cunnilingué, et encore moins : le lécheur et le léché. La petite touche fable de La Fontaine pourrait être pittoresque, mais ce serait au détriment du caractère factuel et personnel que je souhaite conserver à cet avis.

Les puristes de la « langue » exigeront de la bouche qu’elle en soit garnie. (D’une langue).
Je ne partage pas cet intégrisme qui exclurait de cette délicieuse pratique tous ceux à qui on l’a coupée (oui, toujours la langue). Ou qui l’ont donnée au chat.

Je le répète, cet avis a pour objectif principal d’être UTILE. Par conséquent, j’ai choisi de lui donner la forme de réponses aux questions que l’on me pose couramment. Parce que oui, on me pose souvent des questions à ce sujet ! Qu’est-ce que vous croyez ?


FAQ


1) Comment s’y prendre ? Quelle technique adopter ?

Il est bon de commencer par ôter tout ce qui protège les attributs sexuels féminins, notamment les sous-vêtements, mais pas seulement (les truismes sont parfois utiles aux personnes de tempérament pressé).
Le rôle de X est essentiellement passif. Il n’a pas grand chose à faire, si ce n’est d’éviter de croiser les jambes ou de s’en servir pour faire une clé et dévisser la tête de Y.
Y dispose en principe d’une bouche, de lèvres et d’une langue s’il lui en reste une. Muni de ces aides précieuses, charge à lui de puiser dans les ressources de son imagination et de sa créativité.
S’il est pourvu de dents, il aura soin de les oublier provisoirement. S’il est équipé d’un appareil dentaire, il le mettra de côté ; de préférence hors de portée de vue de X, dont les sens pourraient s’en trouver émoussés.
Dans le déroulement de l’action, ne pas perdre de vue qu'X est toujours libre de fournir à Y d’utiles indications s’agissant de la méthode, des angles et du rythme.


2) Le cunnilingus comporte-t-il des dangers pour la santé ?

Soyons adultes. Sachons reconnaître qu’IL EXISTE des risques, qui concernent essentiellement Y. J’en relèverai de 2 ordres.

a) La suffocation
Il est important pour le candidat Y de ne se livrer au cunnilingus que s’il a l’entière disponibilité de ses narines à fins respiratoires. Il s’apercevra rapidement que même quand c’est le cas, c’est tout juste suffisant. Il est par ailleurs parfaitement exclu par le code de bonne conduite de l’Association Intercommunautaire des Cunnilinguistes Français (AICF) de se moucher ou d’éternuer pendant toute la durée de l’activité.
Question de savoir-vivre élémentaire.

b) Lumbago, névralgies et contracture des cervicales

Quand 2 personnes s’adonnent au cunnilingus, il arrive le plus souvent que l’une des deux soit dans une position inconfortable. En général, il s’agit de Y, X étant en situation de domination momentanée.
C’est une question de géométrie et d’anatomie.
Pour que bouche et sexe se rencontrent, il est d’usage que ce soit bouche qui descende, et non l’inverse. D’où risque de traumatisme lombaire pour Y.
Mais ce n’est pas suffisant, car le positionnement relatif dans l'espace de la bouche et du sexe conduit fréquemment Y à compenser par extension des cervicales.
D’où un risque considérable de contracture des cervicales, toujours pour Y.
Quelques mouvements d’assouplissement préalables seraient donc particulièrement indiqués, si seulement le cunnilingus était une activité prévisible et planifiable. Ceci est un point sur lequel je reviendrai plus tard.


3) Peut-on pratiquer au bureau ?

Personnellement, je vois plusieurs avantages au bureau :
- Pas de risque d’être dérangés par les enfants (a priori);
- Choix très large de partenaires ;
- La photocopieuse.
Celle-ci mérite un petit développement.
Précisons que c’est X qui doit s’allonger dessus. Y se contentera de se pencher. Ne pas oublier de plier les genoux, comme pour soulever un poids. Le principal atout de la photocopieuse est sa hauteur, en général supérieure à celle d’un bureau ou d’un lit, qui exige de Y un moindre effort au niveau de l’articulation de la hanche.
Il n’est pas indispensable de la mettre en route ni d’ouvrir le capot, même si je connais des pratiquants pour qui la diffusion dans le département Marketing de 50 copies sous-titrées « Saurez-vous nous reconnaître ?» constitue un piment ludique supplémentaire à ne pas négliger.
Si Y doit animer une réunion par la suite, il veillera à se repoudrer le nez avant de s’y rendre, sous peine de s’attirer des remarques ou des questions désobligeantes.
Le seul inconvénient de la photocopieuse, ce sont ceux qui voudraient éventuellement l’utiliser dans son emploi courant, dans le cadre d’attributions professionnelles.
Les importuns sont partout, comme les peine-à-jouir.


4) Est-il nécessaire de bien connaître son partenaire ?

Je pense - c’est mon opinion personnelle mais j’ai constaté qu’elle était largement partagée – qu’il est bon que les partenaires aient été préalablement présentés. Aient échangé quelques mots. Et se soient découvert quelques intérêts communs, qu’il s’agisse de la pelote basque, de la pêche hauturière ou du macramé. C’est très appréciable si l’on souhaite pouvoir retrouver sans effort un sujet de conversation immédiatement après l’activité et se séparer avec urbanité, entre personnes civilisées qui ne viennent pas de s’adonner à une quelconque activité bestiale.

Je suis un peu vieux jeu, il est vrai.
Ca, c’était pour le côté personnel.


5) Faut-il demander la permission ?

C’est une question qui se présente fréquemment à l’esprit de ceux, dont je suis, pour qui le consentement mutuel en matière sexuelle est extrêmement recommandable .
En l’occurrence, le cunnilingus s’apparente davantage à la fellation (cf. avis de MissLunatique) qu’à la sodomie (cf. avis de Tizibou) : Y étant, comme le fellateur, le prestataire de service et X, comme le fellationné, l’obligé(e), on peut estimer que c’est une permission qu’Y peut s’octroyer de lui-même.
Ce serait toutefois une réponse un peu rapide, car certaines personnes, un peu strictes, je vous l’accorde, estiment que la place d’une bouche n’est pas sur leur sexe, et encore moins à l’intérieur.
Le mieux, si vous voulez mon avis, c’est de feindre le malentendu.
Y commencera donc par embrasser X. D’abord dans le cou, puis sur les épaules, puis un peu plus bas, puis encore plus bas. Dans le feu de la passion, on a vite fait de s’égarer. Genre : « Mon Dieu, déjà si bas, j’ignorais que la distance fût si courte des lèvres à la coupe ! ». Or, le mieux à faire, lorsqu’on est perdu, c’est de rester sur place jusqu’à ce que les secours arrivent, c’est bien connu. A moins, bien sûr, qu’X n’enjoigne à Y de retrouver au plus vite un chemin pavé de meilleures intentions.
Si X est d’accord pour prolonger le moment d’égarement, il est bon cependant qu’il feigne une surprise au moins équivalente à celle d’Y. Toute attitude laissant entendre que les projets d’Y ont été percés à jour, du style : « Oui-oui, je vois où tu veux en venir ! Grand fou ! » sont à proscrire im-pé-ra-tive-ment ! Ceci est de la plus haute importance. Le cunnilingus doit rester une pratique « malgré soi » et « par inadvertance » et le fait qu’elle se répète entre 2 mêmes partenaires doit rester un insondable mystère à propos duquel on veillera à ne jamais s’interroger à voix haute.


6) Quelles conditions extérieures doivent-elles être réunies pour que l’expérience soit réussie ?

C’est une question essentielle pour que l’expérience soit pleinement satisfaisante, a fortiori si l’on désire qu’elle puisse se renouveler avec le même partenaire.
L’éloignement des enfants est à mon sens une condition primordiale. A défaut, sachez que leur irruption dans la chambre au moment critique est inévitable, et qu’elle exigera de vous la mobilisation de toute votre imagination pour leur apporter une explication satisfaisante et plausible de l’activité à laquelle vous êtes en train de vous livrer. Si vous ne pouvez faire en sorte que cette irruption soit rigoureusement impossible, je ne saurais trop vous conseiller de préparer à l’avance une telle explication, l’improvisation s’avérant généralement désastreuse.

Pour d’autres motifs, notamment leur propension fréquente à prendre part à toutes les activités humaines, la présence d’animaux domestiques dans l’environnement immédiat est vivement déconseillée.


7) Peut-on demander que l’on vous fasse un cunnilingus ?

Pas à n’importe qui, évidemment. Ici, X doit faire preuve d’un minimum de psychologie.
Certains Y aiment être invités à s’exécuter, d’autres moins. Certains le tolèrent à condition que l’on ajoute « s’il vous plaît ». (Le vouvoiement a son importance).
Quoi qu’il en soit, il faut garder à l’esprit que le demander, c’est se priver par avance de l’effet de surprise, dont on ne soulignera jamais assez l’importance.


8) Que peut et doit faire le cunnilingué pendant la cunniliction ?

La déclamation de vers est une alternative intéressante, trop méconnue, à l’émission d’onomatopées entrecoupées de prénoms. Elle offre l’avantage appréciable de variations pratiquement infinies et harmonieuses. Ce qui est loin d’être le cas des onomatopées, sous l’angle de l’harmonie en tout cas.
Si l’on souhaite malgré tout s’en tenir aux traditions, on veillera à n’employer qu’un seul prénom et, de préférence, le bon.
Le flegme n’est pas de mise. Les signes, propos et gestes d’enthousiasme sont au contraire recommandés. Dans la chambre à coucher, attention toutefois au chat, aux lampes de chevet et à ne pas crever les oreillers en plume. Toutes ces manifestations de satisfaction devront être soigneusement dosées et n’intervenir qu’en temps opportun. A défaut, Y, dont on ne doit jamais oublier qu’il est en train de fournir un effort physique appréciable, sera tenté de brûler les étapes.
Se taire, garder les yeux ouverts, poser des questions n’ayant pas de rapport direct avec l’activité en cours, évoquer les Teletubbies … etc. … sont des attitudes à éviter, car souvent perçues comme attestant une faible conviction dans la participation.
Citer Bourdieu sera interprété comme un signe d’hostilité violente et déclenchera une perte de moyens et de motivation immédiate chez la plupart des Y que je fréquente.
En revanche, hurler au moment ultime « l’existentialisme est un humaniiiiiiiiiiiiiiiiiisme ! ! ! ! » ou bien « je ne suis pas une marchandiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise ! ! ! Halte à la mondialisatiooooooooooooooouhhhhiiii ! ! ! » sont des interventions libératoires tout à fait admissibles par un Y expérimenté.


Voilà. Si c’est pas de l’informatif et du personnel, ça, je me demande ce que c’est.


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Commentaires sur cet avis
antesite

antesite

15.10.2004 13:59

Informatif et burlesque..........j'achete !!!

antesite

antesite

15.10.2004 13:57

Les importuns sont partout, comme les peine-à-jouir. ==>> ah les empecheurs de tourner en rond (la langue) bien sur !!!! lol

Kolline

Kolline

01.02.2004 12:54

"évoquer les Teletubbies" Je me suis bien fendue la gueule sur ton avis en tout cas, particulièrement ce passage et celui de la photocopieuse. C trop bien !

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