La robe d'une vie

5  18.03.2009

Avantages:
Stylisme remarquable, magnifiques matières, grand choix de robe, boutiques agréables

Inconvénients:
Prix élevé de certains modèles et des accessoires

Recommandable: Oui 

ssoume

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Membre depuis:16.02.2003

Avis:703

Lecteurs satisfaits:61

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Cet avis a été évalué par 12 membres de Ciao en moyenne: très intéressant

Etonnement, admiration et fierté, tels sont les sentiments que souhaite éveiller chez son futur époux et ses proches chaque mariée le jour de ses noces. Elle sait pertinemment que tous les regards convergeront vers elle. Ce sera sans doute l’unique occasion de revêtir une tenue d’exception tant par sa coupe, son luxe que son prix ! Une énorme pression s’abat sur ses épaules dès la demande acceptée.

J’ai compris l’envergure du challenge qui se présentait à moi très vite. Je me suis mise en quête de LA robe au mois d’octobre 2007 pour mes épousailles de mai. On m’a clairement fait comprendre qu’il était grand temps de m’y atteler. Il faut effectivement commander sa robe raisonnablement entre un an et six mois avant la date fixée. La meilleure manière de procéder selon mon humble expérience est de feuilleter les magazines spécialisés afin d’y repérer le style que vous souhaitez. Une fois les marques susceptibles de convenir choisies, il suffit d’aller surfer sur leur site Internet pour voir l’intégralité de leurs collections. Par contre, vous n’y trouverez jamais les prix ! Pour cela, il faut se rendre en boutique. Sur quelques forums consacrés au mariage, j’ai tout de même pu dégotter le coût de certains modèles. Malheureusement, il faut parfois revoir son choix initial en raison de son budget…

Mon premier coup de cœur a été pour Pronovias ; cette marque espagnole propose des robes à la fois glamour, élégantes et originales. Il y en a pour tous les goûts. Mon choix était quasiment arrêté suite à mes essayages dans leur boutique de Lyon mais ma conscience me poussait à aller – au moins pour la forme – chez une autre marque. Immédiatement, j’ai pensé à Cymbeline. Lorsque j’étais étudiante, je passais tous les jours devant la vitrine de leur magasin nantais. A chaque fois, immanquablement, je me rêvais dans leurs robes, toutes plus belles les unes que les autres. Depuis cette époque, j’avais gardé une affection particulière pour cette marque.

J’ai donc pris rendez-vous à leur boutique parisienne, rue St-Jacques dans le 5ème. Il m’a fallu un mois d’attente avant d’essayer les modèles. Ceux-ci ne sont pas en accès libre et vous ne pouvez donc les admirer sans avoir au préalable pris rendez-vous, en tous les cas chez Cymbeline. La boutique est dans une petite rue. Elle paraît vraiment exiguë au premier aspect. En réalité les cabines d’essayages sont au fond de la boutique et d’une taille suffisamment convenables pour les jupons les plus larges ! Ma grand-mère et ma tante m’avaient accompagnée ; une chaise a permis à la première de s’installer pour assister aux essayages. La vendeuse m’a demandé de choisir dans un book les modèles qui me plaisaient. Malheureusement, il s’est avéré qu’elle était loin d’avoir en stock tous ceux que j’avais retenus. Pour être honnête, il ne m’était pas venu à l’esprit que
Photos pour Cymbeline
Cymbeline DSCI1579 - Cymbeline
Cymbeline
cela puisse être le cas.

J’ai donc pu essayer : Beauté, Bizet, Belkis, Aladin de la collection 2008 et Antibes de la collection 2007. Il faut savoir que les modèles de la collection précédente les plus appréciés peuvent être reconduits l’année suivante. J’ai été enthousiasmée par la finesse des détails, la qualité des tissus et la perfection des coupes. Les robes – même celles qui me convenaient moins- sont vraiment raffinées et d’une extrême féminité. A mes yeux, le stylisme de cette marque est un cran au dessus de marques telles que Pronuptia ou Spla sposa. Il y a véritablement un esprit « créateur », très chic français. Je n’ai remarqué aucune faute de goût et dieu sait si j’ai pu voir des toilettes douteuses dans Mariée magazine.

La vendeuse s’est avérée à la fois discrète et présente, ses suggestions m’ont toujours paru judicieuses. Je n’ai pas ressenti de sa part une pression pour acheter la robe le jour-même, ni aucune pour accélérer l’essayage (qui a duré de 18h à 19h). Emballée par toutes ces tenues magnifiques, j’ai appelé ma mère qui affolée à l’idée de ne pas voir mon choix final, m’a poussé à reprendre un rendez-vous de plus, cette fois à Lyon. Je l’ai obtenu un long mois plus tard.

La boutique, 20 rue Paul Chenavard, est bien plus spacieuse que celle où je m’étais rendue à Paris. Il y a plus de cabines d’essayage et donc…plus de monde : les futures mariées sont presque toujours accompagnée que ce soit de leur famille ou de leurs amies (mais jamais de monsieur ). J’ai pu réessayer les modèles qui m’avaient particulièrement plu à Paris : Beauté, Aladin et Antibes. Je n’ai pu m’empêcher d’enfiler des modèles que Paris n’avait pas en stock. Et le coup de foudre a bien eu lieu ! Une robe de la collection 2007 –Agadir – m’a littéralement envoûté. Ma mère et ma sœur n’avaient pas manqué de froncer des sourcils et de faire la moue quand la robe portée n’était pas concluante. Or cette fois-ci, leurs visages se sont éclairés instantanément, les compliments ont fusé, j’étais conquise.

Cette robe fourreau a été coupée dans une soie champagne, recouverte de délicates dentelles où scintillent quelques paillettes. Près du corps, elle s’évase ensuite légèrement. Bien décolletér, elle demeure cependant très élégante avec sa traîne et son long ruban qui ceinture la taille. Nous nous sommes trouvées. Un voile dans la même teinte était proposé ainsi qu’une ample étole en soie. Cymbeline permet d’accessoiriser sa tenue : des chaussures aux bijoux. Je me suis laissée un temps de réflexion (une nuit) et ai rappelé pour confirmer la commande d’Agadir.

Le coût de la robe était de 1390€. Elle est loin d’être la plus chère du magasin. Si mes souvenirs sont bons, Beauté faisait 1590€ et Antibes avoisinait les 2000€ ! Le jupon qui me permettait de ne pas m’entraver dans la robe valait 110€ tandis que mon voile (très simple, sans aucune fioriture) coûtait 90€. Ma parure atteignait les 1590€ et cela sans les chaussures prêtées par ma mère. On ne mesure pas souvent le prix des accessoires. J’ai trouvé mes bijoux chez Agatha. Pour 50€, mon collier et mes boucles d’oreilles strassées ont tout à fait honoré ma robe. Il m’a fallu verser un acompte de 700€ pour que ma commande soit bien validée. Un ensemble de sous-vêtement m’a été offert : un caraco et un boxer en satin écru. Nous avons pris mes mesures et posé un nouveau rendez-vous pour le premier essayage de ma robe le 4 avril. Le temps paraît long, je vous l’assure.

Quelques jours avant la date, catastrophe ! Je reçois un appel de Cymbeline Lyon m’informant que ma robe ne sera pas prête en raison d’un problème avec un fournisseur. La vendeuse me demande si je peux repousser d’une semaine. Vivant sur Paris, je n’ai pas la possibilité de me déplacer facilement pour une seule heure d’essayage. Nous nous entendons sur un essayage le 2 mai, soit dix jours avec le mariage. Je suis inquiète, je m’imagine déjà affublée d’un sac à pommes de terre. Je recontacte par la suite la boutique pour leur demander de me réserver une étole : en mai, le temps ne nous permet pas toujours de mettre ce qui nous plaît. 140€ de plus me permettront d’avoir les épaules couvertes, au moins à l’église, si ce n’est toute la journée en cas d’intempéries.

Le 2 mai arrive, je suis fébrile. Nous sommes en famille pour cet avant-dernier essai qui a lieu cette fois au premier étage du magasin. Agadir est sur son cintre. Quand je l’enfile, je réalise combien elle est ajustée. Je ne pourrai prendre un kilo au risque de ne pas la fermer. La vendeuse, la même qu’à ma première venue, place quelques épingles afin d’adapter le décolleté, prépare l’ourlet comme j’ai mes chaussures aux pieds, ajoute quelques dentelles pour qu’on ne voit pas la démarcation faite par le jupon. Elle me montre comment le voile tombera, explique le système d’attache pour relever la robe lors de la soirée dansante. Je ressors convaincue de la justesse de mon choix et impatiente de repartir avec.

Le 6 mai, je règle le solde. Bien repassée, Agadir m’attend dans sa housse Cymbeline. Le voile, l’étole et le jupon sont également impeccables. Je suis en confiance pour le grand jour.

SAMEDI 10 MAI : cela paraît surréaliste mais je me marie aujourd’hui.
Le coiffeur a fixé mon voile dans mon chignon dans le salon de coiffure. Je suis obligée de manger le voile sur la tête, la traîne dans un sac en plastique pour ne pas l’abîmer. Deux heures avant la mairie, avec l’aide de ma mère, j’enfile ma robe en cinq minutes. J’apprécie combien la robe paraît tenir et son décolleté adhérer à la poitrine. Je ne risque pas de jouer les Sophie Marceau à Cannes. Agadir pèse un peu mais je me sens tout de même très libre de mes mouvements. Le jupon permet que la traîne n’accroche pas au sol et glisse derrière moi. L’ampleur de l’étole me permet plusieurs fantaisies : soit posée sur les avant-bras, soit croisée sur la poitrine…Elle habille véritablement la tenue. L’heure a sonné.

Lorsque je sors de la voiture, tous les yeux sont braqués sur moi. Futures mariées, je vous assure que l’on est le point de mire. Le traiteur m’avait prévenu : « les invités se souviennent de la mariée et du dessert ! ». Tout ce qui est de sexe féminin dans l’assemblée s’empresse d’admirer la robe de plus près. Les fillettes ne tarderont pas à me poursuivre, étant la reine de la journée. Durant mes déplacements, je m’inquiète d’abord pour les dentelles qui traînent sur le sol. Finalement, je finis par oublier la supposée fragilité du tissu et profite pleinement de mes noces.

Lors de la soirée, le système d’attache me permet de me défouler sur la piste de danse. Il a suffi d’attacher le bas de la traîne à un ruban cousu au niveau des genoux. L’astuce est quasi invisible : personne ne twistera sur ma robe. Mon décolleté étant fort ajusté, la peau de mes épaules est cisaillée par les dentelles mais dans l’énervement, je ne m’en rendrai compte que le lendemain. Le 11 mai, je suis mariée. Agadir a-t-elle résisté à toutes ces émotions ? Le jupon est un peu sale d’avoir traîné sur le sol, les dentelles au bas de la robe ont aussi un peu souffert mais globalement, ma tenue de rêve a encore énormément d’allure. Par la suite, j’ai reçu beaucoup de compliments sur ma robe ; la modestie n’a ici rien à voir : Agadir a remporté tous les suffrages.

Après un passage au pressing, elle a retrouvé une seconde jeunesse. Les paillettes n’ont pas perdu de leur brillance et les dentelles ne paraissent plus abîmées. Il me serait envisageable de revendre cette robe, me direz-vous…Eh bien, en ces périodes de crise, je ne pourrais nier y avoir pensé…Mais je ne m’y résoudrai jamais. Souvenir d’un moment exceptionnel, je ne souhaite pas la brader. Après une grossesse récente, j’ai peur de ne plus pouvoir jamais l’enfiler. Cependant, rien qu’ouvrir sa housse, apprécier la délicatesse de ses dentelles, la perfection de sa ligne me remémorera ce jour radieux. J’ose espérer que ma fille se prendra elle aussi à rêver grâce à cette toilette.

Je garde ainsi beaucoup d’affection pour Cymbeline. Je reconnais aller découvrir sur leur site internet leurs nouvelles collections. Il me vient parfois le regret de ne pouvoir me remarier, rien que pour revêtir l’une de leurs robes. J’attends avec impatience que mes amies se marient à leur tour et me convient à leurs essayages. Alors, oui, mesdemoiselles à qui on va passer la bague au doigt, courez, volez chez Cymbeline, vous n’aimerez jamais autant les miroirs.

www.cymbeline.com

PS : Agadir est reconduite cette année encore, cela fait au moins trois ans que cette robe est au catalogue de la marque.
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Commentaires sur cet avis
Veve78

Veve78

26.05.2009 09:18

Excellent avis :)

arj_zip

arj_zip

05.04.2009 22:41

C'est vrai que la robe, c'est important ! Le rêve d'une vie... Très bon avis, @plus,

odil13

odil13

23.03.2009 19:01

Tres important en effet de se sentir la plus belle pour ce jour là et la robe y contribue à 90%!!

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