Cet avis a été évalué par 7 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Lancée en France par Aznavour il y a 2 ou 3 ans, Lynda la Québécoise n'a pas été longue à se faire connaitre et apprécier par ici. Elle est passée en un temps record des petites salles à 80 places des Halles à l'Olympia, et des ventes confidentielles au carton de 300 000 exemplaires vendus. Tout nouveau tout chaud (il est sorti le 24 octobre), ce nouvel album studio ne devrait pas décevoir les amateurs : on y retouve, avant tout, la qualité d'écriture et l'inspiration qui privilégie les descriptions de tranches de vie quotidienne, histoires de couple ou de famille, traités selon les morceaux sur un mode humoristique et satirique ou plus dramatique. Comparé aux précédents albums, Du coq à l'âme serait, aux premières coutes, plutôt plus sombre que les précédents. On ne retouve que peu de titres de la veine "comique", style "J'Veux pas de Visite" ou "Alphonse" par exemple. Il y a bien "les maudits français", un brocardage pas méchants des hexagonaux vus par les québécois. Mais nombre de morceaux sont d'une veine grave voire poignante ("Roule-moi", "Une place au sous-sol"...). A première vue Lynda n'a pas perdu la main, le disque apparait comme très réussi, à part peut-être un morceau (Crétins), qui sonne banal et convenu tant dans le thème (les enquiquineurs dans les soirées)que dans la réalisation. Pas grave. Ah, et puis aussi, histoire d'être mesquin et critique : j'aime pas les essais de voix au synthé sur l'un des morceaux. Voila. Basse vengeance (parce que j'ai pas trouvé de place pour les concerts à l'Olympia en mars, c'est complet).
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