El Mundo Salvaje, Serpentarium de San Jose, Costa Rica

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Un demi kilomètre sur l’autoroute de Limon depuis la sortie de San Jose selon les prospectus, environ le triple dans la réalité, le Monde Sauvage, c’est pas très loin, et encore abordable pour le touriste en visite. Je comprends que mes lecteurs sont en manque, je ne leur ai guère proposé ... Lire l'avis





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Mais où sont les tissotières ?
Avis par felis sur El Mundo Salvaje, Serpentarium de San Jose, Costa Rica
14.12.2004


L'évaluation de l'auteur:  


Avantages: Ils sont plutôt superbes
Inconvénients: Ca fait assez cher le serpent

Recommandation pour les acheteurs potentiels? oui 

Avis complet

Un demi kilomètre sur l’autoroute de Limon depuis la sortie de San Jose selon les prospectus, environ le triple dans la réalité, le Monde Sauvage, c’est pas très loin, et encore abordable pour le touriste en visite.

Je comprends que mes lecteurs sont en manque, je ne leur ai guère proposé qu’à peine quelques petites vipères, un (seul) crocodile faisant sa check-list sous le tarmac du Rio Sirena, un troupeau de pécaris du côté des animaux dangereux, et puis un simple marsupil, un paresseux, des aras et des cacatoès, trois espèces de singes, pour le reste.

Ajoutons des ibis, mais pas d’hôtel, un agouti, et teltes coutans (pardon, quelques toucans).

Pour voir du dangereux, il faut le vouloir, et ce matin, nous sommes deux à le vouloir.


==
SAUVAGE
========

Le prospectus en version anglaise annonce ‘Discover the wild world of Mundo Salvaje’, et continue sur ‘Scorpions, tarentulas, snakes, frogs, butterflies, fish’, et termine par Mundo salvaje, born to be wild.
Je frémis, c’est un bon début. Mais ce mélange d’espanish et d’anglol me dit qu’on nous attend avec la sébile.
Welcome soeur! semblent dires les reptiles.

Sur place, le taxi nous laisse (à peine un euro) à côté de la station d’essence Tourmon où deux gardes tiennent la porte d’entrée du monde.
Je m’étonne de ce qu’ils donnent plus l’impression d’empêcher les humains d’entrer que les monstres de sortir.
Ca va, on peut entrer.

Personne à l’intérieur dans un couloir d’accueil tout neuf.
Ah, si, le patron ou le caissier arrive, et nous donne deux tickets, enfin, vend plutôt, pour le doux prix de 20 dollars, soit 15 euros. Ca fait cher le serpent.
Une jeune fille nous offre ses services… pour la visite, mais nous déclinons, et à l’entendre un peu plus tard ânonner les affichettes lamentablement, nous avons bien fait.


Nous passons la porte, et nous voici dans un monde différent, peu sauvage, mais bien étiquetté.

Il s’agit d’une pièce unique, plutôt grande, avec deux rangées de terrarium. Dans chacun d’eux, un ou deux ou trois camarades animaux, rarement plus.

Grosso modo, on commence par les serpents mortels.
Que le lecteur se rassure, il n’y en n’a pas plus d’une dizaine d’espèces, dont quelques unes sont presque foudroyantes (Saint Pierre vous accorde généreusement une grosse demi-heure pour mettre de l’ordre dans vos affaires –dis, tu me donnes ton appareil photo ?- avant de vous présenter à sa porte), alors que les autres, -plus sympathiques-, vous annoncent quelques heures à quelques jours de souffrance avant de lâcher votre dernier souffle (Merci à eux).


Dommage, il n’y ait pas vraiment de description des symptômes (délires, essoufflement, gonflements, aveuglement, étouffement, je dois bien en oublier) ni de possibilité d’essayer, et pourtant nous avons payé cher.
Il n’est même pas possible aux motivés d’ouvrir facilement les cages, car les portes sont cadenassées.

Grosso modo, les plus grands spécimens ne sont pas les plus dangereux, et hormis les gros serpents à sonnettes, les autres sont des python ou des boas, serpents constricteurs qui ne vous mangent que si ils ont la taille requise, et que si ils vous ont lentement étouffé et broyés auparavant. Ceux-la sont sympathiques.

Une photo de python absorbant un gros mammifère montre que ça ne passe pas comme une lettre à la boite, il faut qu’il se décroche la mâchoire, et grossisse un petit peu avant d’absorber. C’est comme si nous absorbions un agneau par la bouche.

Pour les venimeux, certains sont au sol, d’autres sont plus arboricoles. C’est assez dire que, et surtout la nuit tombée, vous devez surveiller le sol pour ne pas marcher dessus, mais aussi les branches, pour ne pas vous les prendre dans la gueule. Vu qu’ils sont intégrés à leur niche depuis plusieurs centaines de siècle, il n’est d’ailleurs pas dit que vous les voyiez avant de vous serrer mutuellement la pince.
Salut, comment ça va, et toi ça va, et pof je te mords, salut à la prochaine.
Oui, même le plus dangereux des serpents est étrangement timide et discret.

D’ailleurs, on reste devant certains serpentariums vides pendant quelques minutes avant de découvrir que, tiens, il y en a quatre, là, roulés les uns contre les autres, dans le coin, mais c’est vraiment difficile de les trouver

Concernant les plus jolis, genre serpent corail, comme d’habitude, vous avez l’espèce gentille, très belle, et l’espèce mortelle, pareille, quasiment indistincte. En fait, ce n’est pas tout à fait exact, si les cercles jaunes sont séparés des cercles marron par des cercles intermédiaires noirs, c’est bon, sinon c’est mortel.
Euh, autant pour moi, c’est l’inverse.
Je crois plutôt que si vous n’avez que deux couleurs et non pas trois, c’est bon, sauf dans certains cas.
Enfin je crois.

Suit une grande collection de colibridés, ce sont ni plus ni moins que des couleuvres, plutôt grandes ou très grandes, et totalement inoffensive. Pour vous dire, on pourrait aller dans al cage et passer la journée avec.
Bon, dommage, pas le temps.

Après les pythons, et le petit boa de rien du tout que c’est qu’il est mignon pendu dans le haut de sa branche, voici un terrarium consacré aux grenouilles venimeuses; elles ne sont pas mortelles, mais si on en abuse, vous n’allez pas être beau a voir.
Bon, je ne suis pas encore mort, mais les grenouilles, elles sont à la messe, ou au WC, mais, la, désolé, y’a plus personne. C’est quand même pas le gentil boa qui nous les aurait goûté quand même ? Il a l’air bien content, ledit boa.

Ah, tiens, pas du tout.
En voici une, mais elle fait a tout casser deux centimètres de long. Et puis une autre, la, encore. Bon, ça ne rigole pas. Vu la grandeur, inutile d’essayer de ne pas mettre la main dessus, c’est impossible à repérer avec cette taille là !
Dire que les indiens les utilisent pour préparer une substance dont ils enduisent leur flèches avec lesquelles ils tuent les bêtes à la chasse, et aussi leurs ennemis a la guerre. Ces petites grenouilles inoffensives et superbes sont des catastrophes en puissance, qu’il vaut mieux éviter.

Une paire de scorpions, bon, y’a pas de quoi se relever pour les voir, y’a les mêmes au Maroc.

Question araignées, en voici trois ou quatre, plutôt grosses, mais ça ne donne pas lieu a hurlements, elles ont l’air bien occupées a tisser.
C’est pas un terrarium, ce sont des tissotières.

Tiens, nous revoici avec des serpents à sonnettes, mais ceux-la ne sont pas costariciens; qu’est-ce que vous foutez là les serpents à sonnettes, c’est pas raisonnable !

Passons la porte, et de l’autre côté, nous voici avec les papillons. Il y en a une dizaine à tout casser, et on peut passer un peu de temps à les regarder, mais il y a infiniment mieux en terme de papillons et de fermes à papillons dans le pays, il ne faut pas venir ici rien que pour çà.


Bon, on repart avec lequel, de serpent ? Un des deux coraux ?
=====
Mon OPINION
===========

C’est ici aussi trop cher, mais dommage qu’il n’y ait plus de concurrence a San Jose pour nous montrer les beaux serpents locaux. Il manque peut-être une paire de crocodiles et de caïmans, histoire de voir de près ce qu’on fuit dans la nature. J’ai passé les iguanes sous silence, mais c’est de leur faute, il ne font pas de bruit….

   

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