Fès, Maroc

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Bons baisers du Maroc

5  30.05.2005

Avantages:
Pas loin de la France, dépaysement total, on y parle français

Inconvénients:
Les températures deviennet très vite caniculaires

Recommandable: Oui 

Pacotille

Plus à mon sujet: Pffff... Une éternité que je n'ai pas rédigé d'avis... En page perso : tous mes avis voyages classé...

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Avis:177

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Cet avis a été évalué par 33 membres de Ciao en moyenne: exceptionnel

Il est 14h20 et, au terme de 3 heures de vol, l’avion en provenance de Paris se rapproche sensiblement de la terre ferme. De là-haut, l’aéroport de Fès paraît tout petit. Une fois sorti du Boeing 737-500 de la Royal Air Maroc, l’impression se confirme. Cet aéroport est tout petit. Mis à part un petit jet privé et deux minuscules Cessna, l’avion duquel je viens de descendre, est le seul présent. Après avoir traversé une partie du tarmac à pieds et passé les formalités de police, je constate que le hall ne compte que 4 comptoirs d’enregistrement, un bureau de change, une cafétéria, un loueur de voitures et un buraliste. C’est peu, mais c’est le minimum vital qui rend ce petit aéroport récent très fonctionnel.

Pourquoi je vous parle autant de l’aéroport ? Tout simplement parce que ce lieu a été mon premier contact avec la ville de Fès et que j’ai été vraiment surpris par sa taille compte tenu du fait que Fès compte plus de 1,5 millions d’habitants, ce qui n’est pas rien. Bref, passons. En changeant quelques brouzoufs (en réalité des dirhams au taux de 1 Euro = 11 dirhams en mai 2005), j’en profite pour apprendre que les deux moyens de se rendre dans la ville de Fès sont : le grand taxi (des vieilles Mercedes blanches) pour un prix fixe de 120 dirhams, sachant qu’il peut contenir de 1 à 6 personnes, chauffeur non compris ; et le bus qui passe environ toutes les ½ heures et ne coûte que 3 dirhams. Va pour le bus.

Mais en sortant de l’aérogare, je vois le bus me filer sous les yeux. Aussi, bien que tout seul, j’opte pour le grand taxi. Une fois à bord, je demande incidemment au chauffeur si on est loin de Fès. « Un peu beaucoup. Environ 20 km » me répond-il. Mais, à peine a-t-il mis le contact de sa Mercedes qu’il se fait alpaguer par un autre chauffeur de taxi. Les esprits s’échauffent, le ton monte, et je me fais sortir du premier taxi pour me retrouver dans celui du second chauffeur, qui m’explique que le précédent a tenté de me charger en douce en lui piquant sa place dans la ligne d’attente. A vrai dire, je m’en fous un peu. Alors je luis demande incidemment si on est loin de Fès. « Un peu beaucoup. Environ 30 km » me répond-il. En réalité, le centre de Fès n’est qu’à 13 km de l’aéroport. Bienvenue au Maroc, pays dans lequel les notions de temps, de distances, de quantités et de prix peuvent s’avérer toutes relatives.

La circulation étant plutôt fluide dans cette ville, en ¼ d’heure, j’étais à l’hôtel Ibis. J’avais réservé une chambre dans cet hôtel, car, renseignements pris, il était situé à proximité de la gare ferroviaire et d’une des principales gares de départ des taxis collectifs (pratique pour les excursions avec départ matinal), pas trop loin des premiers centres d’intérêt touristiques de la ville, et surtout il dispose d’une belle piscine entourée d’un grand et beau jardin. Pour le reste, cet hôtel présente une décoration standard, à l’européenne. Il est très propre, les chambres sont saines. J’y ai surtout très bien dormi, sur des matelas confortables et dans un environnement très calme. Bref, une adresse pas très dépaysante, mais plutôt confortable pour moins de 30 Euros par nuit + petit déjeuner. C’est cher pour le pays, mais bon, voilà, j’avais vraiment du sommeil à récupérer et aucune envie d’être réveillé en permanence par des motos ou des klaxons.

La valise à peine posée, je décide de partir à l’aventure. Il n’est même pas 15h30 et l’hôtesse d’accueil de l’hôtel m’affirme que le soleil se couche vers 19h30 à Fès à cette période de l’année. Cela s’est avéré tout à fait juste. Première étape, se trouver un café pas loin de l’hôtel pour se désaltérer. Il fait bien plus beau et plus chaud qu’à Paris ce matin. Ca tombe, bien, Fès est une ville où l’on cultive l’art du café. Dans cette ville, on trouve des terrasses à tous les coins de rues. Je m’assieds donc et commande un Sprite. Ben oui, en dehors des bars d’hôtels un peu classe, il est rare de trouver de l’alcool. Je crois bien être le seul des nombreux clients (tous des hommes, pas une seule femme) de la terrasse à boire un Sprite. Les autres ont tous face à eux deux petits verres : l’un est rempli au tiers de café très fort, l’autre d’eau bouillie. Je me suis par la suite laissé séduire par ce café noir à la marocaine. Il suffit d’en prendre deux coup sur coup le matin pour se donner un bone coup de fouet pour la journée entière.

Je profite de cette pause café pour me replonger un instant dans les guides et les plans de la ville. J’ai encore vaguement en tête les grandes notions de repérage dans cette ville, lues dans les guides potassés durant le vol. Alors, Fès, c’est très facile. La ville se compose de 3 parties nettement distinctes. La ville nouvelle, dans laquelle se trouve mon hôtel, construite selon des plans à la française, avec de larges avenues bordées d’arbres, de places et de cafés. Une seconde
Photos pour Fès, Maroc
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Fès, Maroc Photo 4619247 tb
La tannerie - Vue générale
partie, appelée Fès El Jedid est nettement plus petite et collée au Palais Royal. Enfin, il y a la Médina, autrement dit la vieille ville, également appelée Fès El Bali. A mes côtés, mon voisin de table se fait cirer les pompes, au sens propres du terme, tout en lisant tranquillement son journal. Pour ma part, j’ai enfilé mes vieilles baskets, totalement inadaptées au cirage. Un peu plus loin, un autre client achète à un gamin quelques cigarettes à l’unité. Derrière moi, la musique arabe diffusée dans le café est entêtante. D’une manière générale, la musique est permanente et partout présente dans cette ville.

Mon Sprite enfin fini, je m’engouffre dans la rue qui doit me mener sur la place du Palais Royal. Pas de bol, 100 mètres plus loin, je suis bloqué par un barrage de police. La rue dessert le stade football et le Racing Club de Fès joue à ce moment précis contre le Football Club de Casablanca. J’apprendrai un peu plus tard dans la soirée de la bouche d’un chauffeur de taxi que l’équipe de Fès a été étrillée par celle de Casablanca. Bon, donc, obligé de faire un détour par la rue parallèle, un peu plus haut. Un gamin m’aborde alors d’un grand « Bonjour ! Ca va ? ». « Oui, oui. Ca va bien et toi ? ». « Ca va. Merci. Tu es français ? Première fois à Fès ? Il n’y a rien à voir à l’endroit où tu te diriges. Si tu veux, je te fais visiter la ville, par là ». Il a l’air gentil le gamin, mais là, je suis trop près de l’hôtel pour être perdu et ne pas me rendre compte qu’il me pipote totalement. Je me dirige droit vers le Palais Royal et la vieille ville, alors que lui veut m’emmener vers la ville nouvelle. La raison est simple. Les autorités marocaines ont depuis peu considérablement durci leur politique contre les faux guides et autres personnes susceptibles d’importuner les touristes. Cette politique sévère est assez efficace dans les zones ultras touristiques. En revanche, les attrape-touristes, tel ce gamin qui m’a abordé, chassent en bordure de ces zones et tentent d’entraîner leurs proies vers des endroits qui n’ont qu’un intérêt modéré, voire aucun intérêt si ce n’est le restaurant ou le magasin de tapis de son cousin ou de son frère, mais où la surveillance policière est beaucoup plus légère.

Je continue donc ma route seul, le nez au vent. Au bout de quelques minutes, j’arrive en vue du Palais Royal. A vrai, ce que je vois n’est que la porte principale du Palais qui est gigantesque. Entouré de hautes murailles, on ne voit pas grand chose de l’extérieur et il n’est pas possible de le visiter. La porte principale est imposante mais pas vraiment magnifique. Elle fait un peu trop kitsch et restaurée pour vraiment marquer les esprits. En revanche, les petites ruelles sur les côtés me font d’un coup prendre réellement conscience que je me trouve loin de mes bases. Des petites boutiques et échoppes se succèdent sur toute la longueur de la rue. On y trouve aussi bien des piles que des dattes, des ustensiles de cuisine, des djellabas … Je suis impressionné. Et pourtant, je n’ai encore rien vu. Au bout de la rue, je débouche sur un souk organisé autour d’une rue beaucoup plus large et couverte d’une canisse pour protéger du soleil. Un monde fou se croise à pied, à vélo, en voiture ou à dos de mulet, achète, vend, discute, gesticule. Dans ce souk, on trouve surtout des vêtements et des tissus. Et curieusement, des stands entiers de lingerie fine.

Continuant ma promenade, je débouche sur un parc que j’imagine assez beau les jours où il y a de l’eau dans les bassins et lorsque les jets d’eau fonctionnent. Mais ce jour là, ce n’est pas le cas et le parc fait un peu pitoyable. Il s’agit pourtant de l’unique ( ?) jardin public de Fès, entretenu par toute une batterie de jardiniers, et qui est fermé là la nuit tombée. En bordure de ce parc, un charmant petit café propose en terrasse ou à l’intérieur, des boissons ou un repas, pour un tarif modique. Il s’appelle la Noria, rapport à l’énorme roue à aubes qui le jouxte. Ce jour là, elle non plus n’était pas alimentée en eau. Dommage.

Ce qui me frappe le plus au cours de cette promenade, c’est le nombre d’enfants que je croise. La ville fait vraiment jeune. Et puis, ces enfants semblent à première vue livrés à eux-mêmes, à jouer dans la rue, sans réelle surveillance de quelque adulte que ce soit. En réalité, on est dimanche et les écoles sont fermées, ce qui explique la présence de tous ces enfants. Et d’autres part, la surveillance est discrète mais bien réelle. Il y a toujours un frère, une tante ou un voisin à portée de vue. En sortant du parc, je longe une longue muraille qui me mène jusqu’à une gigantesque place. Chaque soir sur cette place, se tiennent des spectacles offerts par des amuseurs ou des conteurs. La foule se presse alors en cercle autour du dresseur de singe, du conteur ou du charmeur de serpent, applaudit, s’ébahit, donne quelques pièces au passages. La visite de cette place en fin d’après midi début de soirée vaut vraiment le détour.

Au bout de cette place se trouve la porte principale de la médina, la Bab El Jeloud. Cette porte est vraiment très belle, décorée d’un côté de céramique bleue, symbole de la ville de Fès, de l’autre de céramique verte, symbole de l’Islam. Ici commence véritablement ce qui fait l’intérêt majeure de Fès, sa vieille ville. Celle-ci s’étale sur une vaste zone extrêmement concentrée et en pente. Aucun véhicule ne peut se frayer un chemin dans les ruelles étroites et surpeuplées. Seuls les humains et les ânes peuvent y passer, et encore. L’activité ici fait penser à une ruche ou une fourmilière. 400.000 personnes vivent et généralement travaillent aussi dans cette partie de la ville (sur 1,5 millions d’habitants à Fès). L’endroit est si étonnant, tant par son activité que par son architecture compacte, que la Médina dans son intégralité a été classée au patrimoine mondiale de l’humanité par l’Unesco. Petit à petit, elle est rénovée, réparée, ce qui la rend encore plus belle.

Je me suis donc lancé dans cette ruche en prenant soin toutefois de rester sur l’une des deux grandes rues principales de la vieille ville. Ces deux rues sont extrêmement touristiques, mais donnent un premier aperçu de ce qui m’attendait le lendemain. De plus, en suivant l’une de ces rues, il est impossible de se perdre. Il faut savoir à ce sujet qu’aucun plan de la Médina n’a pu être établi tant les rues sont étroites, sinueuses, nombreuses. Pour se retrouver dans la vieille ville, il n’y a qu’une seule solution qui n’est pas donnée à tout le monde : y être né et y avoir vécu de nombreuses années. L’autre solution consiste à se perdre volontairement, en allant au hasard. On finit de toute façon toujours par retomber sur un endroit plus fréquenté, une rue connue, ou une porte vers l’extérieur. Le moyen le plus simple de se retrouver consiste à suivre la pente dans le sens de la montée en allant toujours du côté qui monte. En procédant ainsi, on retombera systématiquement sur la Bab El Jeloud.

Une balade dans la médina donne à travailler tous les sens. Mon odorat a été chatouillé par la forte odeur de l’activité de tannerie, par celle plus douce et agréable des sculpteurs sur bois de cèdre ou du marché aux épices. Mes yeux frôlaient la saturation face aux multiples couleurs des tapis, des djellabas, des épices, mais aussi des étals plutôt singuliers proposant par exemple de la tête de chameau ou de la viande de mouton séchée … Mes oreilles étaient abreuvées de musique et de conversation, parfois très animées, en arabe. Dans ces rues étroites et très fréquentées, le contact physique est aussi permanent. Avec mes grosses baskets, j’ai écrasé (par inadvertance) je ne sais combien de talons dépassant malencontreusement d’une babouche mal enfilée. J’ai très vite compris en revanche que lorsque j’entendais les mots « Balek ! Balek ! », j’avais tout intérêt à me ranger le plus vite possible sous un proche ou à l’abri dans une échoppe. En effet, ces mots qui veulent dire « Attention, faites place » annoncent bien souvent l’arrivée d’un âne déboulant à toute vitesse et chargé comme une mule de bouteilles de gaz , de boîtes de conserves, de peau de moutons tout juste arrachées à la bête ou de toutes autres sortes de marchandises.

A force de descendre et grimper les ruelles en pente, mon 5ème sens se rappelait à mon souvenir. L’envie de manger se faisait de plus en plus pressante. Je me décidai pour un restaurant situé tout près de la Bab El Jeloud, disposant de plusieurs terrasses, parmi lesquelles une terrasse surplombant l’ensemble de la Médina. Bien sûr, dans ce restaurant, on ne croise que des touristes. Mais le cadre est sympa, la vue est belle de là-haut et la nourriture correcte et pas trop chère. Pour mon premier repas à Fès, je commandai une soupe de haricot, un tajine de poulet, une grande bouteille d’eau et un thé à la menthe pour faire passer le tout (total : 50 dirhams). Il est encore tôt mais je ne suis pas encore habitué au décalage horaire de 2 heures par rapport à la France. Et tout à coup, je me sens vraiment ailleurs. La musique tendance raï diffusée dans ce restaurant est entraînante, quasi hypnotique. Et soudainement, les mosquées du quartiers se mettent toutes les unes après les autres à crachoter et à lancer à grands coups de hauts-parleurs leur appel à la prière. Les oiseaux depuis un moment semblaient être devenus fous. Par milliers, les hirondelles tournoyaient en hurlant à très basse altitude. Une ambiance irréelle.

Fatigué par cette première après midi à Fès, je décidai de rentrer en taxi. Dans la ville même, il faut prendre les « petits taxis ». Facile à reconnaître, ce sont tous des petites Fiat rouges et on en trouve partout. Ils ont des compteurs et les prix sont modiques. Je n’ai jamais payé plus de 16 dirham pour une course, même en tarif de nuit pourtant majoré de 50%. De retour à l’hôtel, je passe un instant au bar. Certains marocains viennent ici, dans les bars d’hôtel pour touristes, afin de boire un peu d’alcool, généralement une bière locale comme la Flag Special ou la Casablanca.

Le lendemain, au terme d’une bonne nuit de sommeil, je repars de bon matin à l’aventure. Direction l’Office de tourisme de Fès, où j’ai la ferme intention de me faire mettre en relation avec un guide officiel. Manque de chance, l’Office de tourisme est fermé pour une durée totalement indéterminée. Mais des tas de guides rôdent autour du bâtiment et s’abattent sur les touristes de passage afin de vendre leurs services. Je me retrouve donc avec un guide fort sympathique, totalement sourd et équipé sur une oreille seulement, ce qui nécessite de se placer du bon côté pour lui parler, connaissant bien la ville et surtout la Médina, un peu scolaire peut-être dans sa présentation historique de Fès. J’ai passé la journée avec lui, au tarif de base, à savoir 150 dirhams les 6 heures. Grâce à lui, j’ai pu découvrir la Médina sous un tout autre angle. Il m’a bien sûr fait voir les lieux incontournables tels que la Mosquée Karaouiyine, l’une des plus grandes du Maroc, les tanneries, les rues les plus touristiques de la Médina. Mais il m’a également emmené dans des médersas (écoles coraniques) plus discrètes, il m’a fait admirer des fontaines en céramique absolument magnifiques, découvrir les quartiers résidentiels de la Médina, plus calmes, moins commerçants, mais tout aussi beaux, fait entrer des de somptueux riads, ces petits palais richement décorés masqués derrière des portes austères et de hauts murs.

L’activité artisanale de la Médina m’a vraiment impressionné. L’habileté des graveurs de pierre, des sculpteurs de bois et de ceux qui travaillent le métal est très marquante. A côté, le travail des tisserands paraît beaucoup moins impressionnant. Même si au final, les tapis et kilims sont superbes. Dans le quartier des tanneurs, en bordure de l’oued qui irrigue la Médina, l’odeur est pestilentielle, et les conditions de travail particulièrement éprouvantes. D’autres métiers sont aussi très étonnants, de par leur caractère quasi-artisanal. Je pense par exemple aux pharmaciens, qui jouent également le rôle de médecin. Leur échoppe est remplie de fioles multicolores contenant des liquides ou produits indéterminés, mais qui tous ont leur utilité dans la lutte contre telle ou telle maladie.

A 15 heures, mon guide et moi étions morts de faim. D’autant que la promenade dans la Médina est vraiment physique. On grimpe, on descend. Fès n’est en tout état de cause pas la destination idéale pour les personnes à mobilité réduite. Mon guide me propose, moyennant un petit supplément, de m’emmener à la campagne, à quelques kilomètres de Fès, dans un restaurant tranquille. Je lui dis banco. Et nous voilà partis, en compagnie d’un de ses amis, chauffeur de taxi, et d’un autre guide. Le restaurant (le Diamant Bleu) était certes un peu kitsch, mais présentait l’avantage d’être en pleine campagne, perdu dans les champs de blé et d’oliviers. C’était magnifique. Quant au menu, il était tout simplement classique pour le Maroc. J’ai retrouvé les habituels couscous, brochettes, tajines, pastilla, comme partout. Toutefois, si la carte peut paraître identique partout, chaque restaurant a sa façon bien à lui de servir le plat, ce qui fait qu’on n’a pas du tout l’impression de manger deux fois le même plat.

En fin d’après midi, nous nous quittions, avec de grands sourires et des grandes tapes dans le dos, en s’échangeant bien sûr les n° de téléphone, au cas où j’aurais besoin de quoi que ce soit, du genre un taxi pour la journée. Après les avoir laissés, je décidai de monter aux Tombeaux des Mérinides, une petite colline qui surplombe la ville, d’où l’on a une vue magnifique pour admirer le coucher de soleil sur Fès. Des tombeaux de cette ancienne dynastie de princes marocains (12è siècle), il ne reste plus grand chose. Mais les ruines qui subsistent constituent un bon premier plan pour de belles photos de la ville. De là-haut, on bénéficie d’une vue panoramique sur toute la ville. Au coucher du soleil, la ville et ses remparts semblent s’embraser. Les contours des bâtiments deviennent nets et les couleurs beaucoup plus tranchées. De nombreux fassis (les habitants de Fès) viennent passer le début de soirée ici, à discuter ou jouer aux dames, profitant de la relative fraîcheur.

Voilà mes premières impressions après deux jours passés dans cette grande ville, dont les habitants sont souriants et prompts à discuter. J’avais encore devant moi près de 5 jours à passer à Fès et ses environs. Je suis bien sûr retourné à plusieurs reprises dans les principaux lieux de la ville. Et mes premières impressions ne se sont pas démenties. En particulier, je me suis rendu pour ainsi dire tous les soirs admirer le coucher du soleil sur la ville depuis les Tombeaux des Mérinides, et je ne m’en suis pas lassé. Je conseille cette destination du Nord Maroc à tous, bien qu'elle soit éloignée de la mer. Son intérêt historique, sa beauté et surtout le charme de sa Médina sauront vous séduire.


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nounouille32

nounouille32

16.12.2010 17:20

j'ai adoré me plonger dans ton avis, j'avais déja l'impression d'y être ( je pars d'ici 3 semaines)

Sara75

Sara75

17.08.2007 20:47

surtout le charme de sa Médina sauront vous séduire.>>> je la trouve plus authentique que celle de Marrakech... Très bel avis

lapopo59

lapopo59

14.01.2007 23:31

E parce que mon amour est de Fès il habite à coté du palais royal et parce que ton avis est E tout simplement

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