Beaucoup de déplacements professionnels impliquent une ou plusieurs nuitées sur Paris intra-muros. Dans ces cas là, il est fréquent de passer ces moments dans un hôtel inconnu, ce qui fût mon cas avec l'hôtel Fiat situé 36 rue de Douai sur le 9ème arrondissement . Ma centrale de réservation m'a proposé cet établissement qui correspondait à l'ordre de prix négocié par ma structure. Sans tarification spécifique, la nuitée est à 73,5 euros et le petit-déjeuner à 6 euros. L'établissement est classé 2 étoiles, ce qui correspond en général à une qualité supérieure à la moyenne.
Situé non loin de la station « Blanche », donc du moulin rouge, à un arrêt de Pigale, l'hôtel est dans une rue transversale à l'artère principale. La circulation est notable et la population locale des plus bigarrées. Le quartier est très désagréable.
L'accueil :
Composé d'une banque à gauche en entrant où l'on trouve la réception proprement dite et d'un salon sur la droite avec un écran et les salles pour le petit-déjeuner, on est accueilli de manière agréable par le personnel lorsqu'il est derrière le comptoir puisque, le reste du temps, celui-ci bavarde dans diverses langues étrangères dans l'entrée et fume.
L'accès aux chambres s'effectue assez logiquement par un escalier ou par l'ascenseur. L'escalier est étroit et sombre mais d'apparence plus sécurisante que l'ascenseur dont certains bruits sourds engendrent des questionnements sur sa pérennité.
La chambre :
Deux types de chambres sont proposées qui donnent soit sur la rue, soit sur l'intérieur. La rue étant bruyante et mon sommeil précieux, j'ai opté pour l'intérieur.
La pièce principale est très sombre et le plancher comme le plafond ne sont pas droits mais penchent, ce qui donne un sentiment étrange. La moquette n'est pas d'une qualité irréprochable mais plus propre que le couvre-lit du petit lit annexe de la pièce. Ce dernier présente en son milieu une tâche suspecte que je me garderai bien d'analyser. Deux rideaux épais masquent un espace extérieur étroit composé de trois murs qui se font face et dont les crépis ont été très attaqués par la pollution. Le rebord de ma fenêtre est boursouflé par une texture grise identique.
La chambre est mal insonorisée et l'on entend beaucoup le voisinage et les allées et venues. De plus, le placard de ma chambre jouxte la machinerie de l'ascenseur.
Une minuscule télévision est fixée dans un coin de la pièce avec les chaînes satellites réglées à la va-vite et une qualité de réception très médiocre.
Les sommiers présentent des traces d'humidité ancienne et j'avais des traces de piqures au bras en me réveillant le second jour. Seul point positif, il y a de vrais coussins.
La salle de ... bains
La seule pièce autre que la chambre principale. Il est souvent agréable, après une journée de voyage ou de séminaire, de prendre un bain et, effectivement, il y a une baignoire... mais dans quel état !
Des traces de coulures depuis les bords, les joints jaunes et mangés par la moisissure, la robinetterie pleine de calcaire... Pour preuve, la coulure de l'échantillon de gel douche posé sur le rebord de la baignoire y était toujours le lendemain.
Assez surprenant également, il y a de la moisissure dans les fibres des murs.
Les toilettes, à côté de la baignoire, présentent une ceinture à leur base de 4 à 5 centimètres de calcaire (j'espère que ce n'est que du calcaire !) et des tâches devant la base sur la carrelage.
Le lavabo est dans un état similaire et la seule prise permettant de se raser est absente. L'ayant signalé à l'accueil, elle a néanmoins été changée.
Dans ces conditions, j'ai eu soin d'établir un parcours de déplacement en posant sur le sol les serviettes mises à ma disposition histoire d'éviter les mauvaises surprises bien que ne pouvant assurer ainsi toute la surface de la pièce. Le second jour, au sortir de la douche (inutile de préciser que je n'ai pas pris de bains), je me suis fait mal au pied en quittant la baignoire en raison d'un éclat détaché du carrelage.
Le petit-déjeuner :
Il se déroule dans la petite salle à côté de l'accueil. Les nappes en papier sont positionnées à la va-vite mais la personne en charge du petit-déjeuner fait des efforts pour s'exprimer du mieux possible en français et cherche à être agréable.
Synthèse :
Si je n'avais pas réglé d'avance, j'aurais quitté la chambre sitôt après y avoir pénétré. Si d'évidence le niveau de l'hôtellerie en France a énormément baissé, sauf à dépenser des sommes conséquentes, cet hôtel mérite à coup sûr d'être déclassé. D'un point de vue personnel, j'estime que proposer un hébergement de ce type est une honte, à tous points de vue.
07.09.2009 14:30
Quelle horreur!
05.07.2009 13:35
Déjà quand je lis rue de Douai dans le 9è, craignons !! Et vu le quartier, le reste n'étonne pas ! A éviter et fuir rapido !
03.07.2009 15:29
pinaize! j'aurais dégagé vite fait! une salle de bains pleine de calcaire et de moisissures, non merci!berk berk et berk!