L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
tou |
| Inconvénients: |
rient |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Sé la méyeur oto de tou les tan, et je sé de keske je parle !
Y'en nabien qui dize que les zalemande son bien myeu que les franssaises, mé sui pas dacor avec eusse !
Jé vu le tou nouvo frrilandeur à la télé, dans une pub pour dé voatur !
Et bien mé zamis, je suis con-vinku, sé peu dir !
El a tou pour el et donke ne lésse rien au zotreu !
Sé kat roue possed dé bon peneu pour divagué maim dans les chan, ya pa mieu ducou pour alé à la chass et à la paich !
Pour finire mon navi, je con-seye à touss de lacheté si vou zavé des sou
A biento.
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….Reprise, en version longue et intéressante, pour celles et ceux qui veulent en savoir un peu plus, dans un contexte plus personnel et distrayant !
Un soir pluvieux de ce mois d'Août 2007, rentrant de Paname centre et accessoirement du taf', je béquille mon fidèle destrier à une demi-longueur d'un magnifique « tout terrain » bien maladroitement stationné, en partie sur le trottoir, à cheval sur un passage bateau !
Je reconnais immédiatement l'allure « so british » d'un Land Rover, je m'approche malgré l'averse persistante et relève ce modèle aux fières allures qu'est le Freelander 2, du spécialiste reconnu qu'est Land Rover !
Comme vous pouvez le constater sur les images jointes au présent avis, la réussite esthétique est parfaite (d'un point de vue segmentation TT voire SUV)
Au petit matin, m'en revenant de la boulangerie voisine, je croise un de mes nombreux voisins qui, d'une brève pression sur sa télécommande, fait scintiller à 4 reprises les clignotants du magnifique Freelander !
C'est ce bon et brave Jean-Luc (pas le mari d'Elodie, oups !). Il laisse échapper un sourire narquois en voyant mon regard pétillant, je comprends qu'il a réussi à se débarrasser de son ancienne version du même TT pour faire le « beau » avec cette merveille !
« T'as gagné au Loto pour pouvoir t'offrir ce fort sympathique Land Rover ?
- Que nenni…juste aux canassons !
- Et l'ancienne, tu l'as refourguée à des Bohémiens ?
- Non plus, je l'ai lâchée pour 5.000 euros à des Romanichels !
- La belle affaire, c'est également la version diesel ?
- Oui, un 4 cylindres aux origines françaises, 160 ch et une bonne boîte 6 vitesses !
- Le cuir le GPS et tout ce qui va bien en plus ! Ça doit valoir une petite fortune non ?
- Un peu, mais avec l'excellente remise, on peut arrondir à 35.000 euros !
- Tu me l'prêtes quand ?
- Hum…tu risquerais fort de l'abîmer, on verra ça plus tard ! Je vais bosser, tu vois de quoi je parle ?
- Non, mais comme c'est bien vulgaire, je ne préfère pas savoir ! Bonne journée !
- Pareillement »
*** Présentation ***
Je ne vais pas vous narrer avec moult détails l'Histoire merveilleuse de Land Rover.(Once Upon A Time…)
Il s'agit d'une firme britannique, qui a sérieusement démarré son activité quelques années après la Seconde Guerre Mondiale, grâce aux frères WILKS, Spencer et Maurice, dans les locaux de leur nouvelle usine, située dans la banlieue sud-ouest de Birmingham (à Solihull).
Elle a d'abord proposé le Defender, un barroudeur pur et dur (utilitaire, rustique et très fiable !), qui a su évoluer depuis près de 60 ans…pour toujours figurer au catalogue actuel, proposant un délicieux mélange de confort et raffinement, tout en conservant un caractère bien trempé et de réelles capacités de franchissement (le tout à des tarifs assez élitistes : jusqu'à 34.600 euros pour un « haut de gamme »)
Bien plus tard et fort d'un succès mérité, Land Rover propose son fameux Range Rover (Juin 1970 - une bien belle époque !), aux aptitudes routières supérieures à celles du Defender, mais toujours possesseur de cet esprit « barroudeur » !
Actuellement, les déclinaisons « normales » et « Sport » sont la vitrine de la marque, ce qui a pour fâcheuse conséquence une bien indécente proposition tarifaire (exemple : un RR Sport V8 SC à plus de 80.000 euros hors options !)
Les autres modèles commercialisés sont donc le Freelander et le Discovery.
Ce dernier est apparu en 1989 et s'est placé sur le marché des SUV à vocation familiale, orientant son design et ses nombreux aspects pratiques sur les loisirs, tout en conservant ce fameux esprit cher à la marque, les escapades hors des sentiers battus, en ayant pris soin de choisir une monte pneumatique adéquate !
Les évolutions esthétiques et techniques se sont succédées en 1998 puis 2003/2004.
Actuellement, il figure en bonne place entre le Range et le « petit » Freelander, proposé en multiples finitions et motorisations, à des tarifs s'échelonnant de 41 à 63.000 euros (hors options)
Pour finir cette présentation, quelques mots sur le nouveau Freelander (le 2 !)
La 1ère présentation officielle s'est déroulée en Septembre 1997 (salon automobile de Francfort) avant que ce modèle moins typé TT ne remporte un franc succès.
Diverses modifications techniques et esthétiques ont été apportées au fil des années (moteur 6 cylindres diesel en 2001, version Sport en 2004), avant d'être profondément bouleversé (design RR, motorisations et transmissions, entre autres) pour à nouveau rencontrer un réel succès lors de sa présentation au nombreux public du Mondial de l'Automobile (Porte de Versailles, tous les deux ans) l'année dernière (2006 pour ceux qui suivent encore !!!!)
Il est donc proposé, depuis Janvier 2007, en version « essence » et « diesel », décliné sur quatre niveaux de finition (sauf V6 essence - deux) pour des tarifs (hors option comme toujours !) allant vaillamment de 30.500 à 45.500 euros ! Qu'on se le dise !
*** Segment concerné et concurrence visée ***
Esthétiquement d'abord, ce Freelander est tout bonnement superbe !
Certes, les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais le style « so british » et les faux airs de petit frère du RR Sport font de ce modèle un petit bijou routier, bien différent des exotiques Nissan, Toyota et autres coréens qui parfois ont le mauvais goût de vouloir copier certains modèles germaniques (Touareg pour seul exemple !)
De face, de profil puis en vue arrière (cf photos), le Freelander est simplement magnifique !
Massif et compact, d'une rare élégance, une calandre virile et soignée, des blocs d'optique très modernes et non étirés (à l'inverse des allemandes et autres marques plus lointaines), un gros bouclier intégrant les anti brouillard, des tôles épaisses de « protection basse » apparentes, les ouïes latérales empruntées au RR, de larges surfaces vitrées, un « arrière » au caractère bien trempé, montants puissants, optiques bien visibles (et pratiques), le tout sur une assise suffisamment rehaussée !
Le Freelander est un « mâle »….que les minettes en RAV4 et autres Qashqaï se rhabillent ou retouchent leur maquillage !
Land Rover, avec cette superbe proposition, s'attaque donc au segment des SUV Premium, mais dans la catégorie L, supérieure aux « Compacts » et donc inférieure aux XL (ML, XC90, Touareg, …) et XXL (GL, Q7, Pathfinder, nouveau X5, …)
Le modèle principalement visé est donc le BMW X3, sans pour autant faire l'impasse sur le Toyota RAV4 et autres Nissan XTrail pour raccourcir la liste, non exhaustive !
En termes de dimensions extérieures, ce beau gosse anglais affiche une longueur totale de 4m50, pour un empattement de 2m66, limité par des porte-à-faux avoisinants les 93 cm.
La largeur est conséquente, avec 1m91, mais plus de 2m18 avec les rétroviseurs, ce qui impliquera une place de parking assez grande pour éviter les premiers petits bobos !
Par rapport à l'ancienne mouture (5 portes), le « gain » est évalué entre 10 et 15cm (L/l)
Les voies avant et arrière (1m61) semblent en adéquation avec l'ensemble, dont la hauteur culmine à près de 1m74, gage certain d'un excellent comportement routier (malgré une garde au sol oscillant entre 21 et 26cm), assuré par le châssis bénéficiant des dernières technologies en matière de trains roulants et suspension active.
L'espace intérieur, sans être hyper généreux (empattement en cause) permettra à une famille entière (2 adultes et 3 enfants) de voyager à son aise, avec une bonne quantité de bagages (coffre modulable, proposant de 405 à 755 litres banquette en place, 1.670 en « mode utilitaire »)
Bref, la clientèle visée est clairement affichée, Land Rover ratissant donc « large » !
*** Technologie ***
A nouvelle version, nouveaux équipements, divers et variés.
Démarrons par les motorisations (facile) avec un partenariat à peine dissimulé avec le groupe PSA (collaboration avec Ford), qui fournit le « 4 cylindres diesel », multi soupapes (16) fort de 160 chevaux !
Il s'agit du « 2 litres 2 » (2.179 cc) installé sur quelques « haut de gammes » Peugeot et Citroën notamment, dans une configuration de suralimentation à turbo unique (contrairement aux 407 et C5 - bi-turbo et 173 ch), mais à géométrie « variante » (Variable Nozzle).
Pour la version « essence », la marque anglaise a arrêté son choix sur le « 6 en ligne » éprouvé sur le XC90 du suédois Volvo !
Fort d'un cubage de 3.192 cc, il propose quelques 232 ch et un couple de 317Nm (à 3.200 trs/mn), suffisant pour rivaliser avec le BMW X3 2.5 et ses 218 ch, mais pas sa déclinaison « 3 litres » forte (et exubérante) de 272 ch !!!
Silence et souplesse, boîte séquentielle réactive, mais près de 12 litres de SP95 (entre 1.25 et 1.45 euro le litron) tous les 100 kms ! Un gros budget carburant donc !
Le châssis est de type monocoque, en acier « biphasé » qui confère une excellente rigidité, synonyme de sécurité tant en comportement routier qu'en protection des occupants.
Il est associé à des suspensions totalement indépendantes, couplées à un différentiel électronique (4WD permanent), dont la gestion est couplée au Terrain Response, suivant qautre modes prédéfinis et sélectionnables via un bouton molette (Normal, Herbe-Gravillons-Neige, Boues-Ornières et enfin Sable).
La panoplie d'aides électroniques s'étoffe avec un freinage ABS de très haute volée (en urgence, en virage, contrôle de vitesse en descente, disques de freins avant rétro-ventilés - 300mm) ; divers systèmes indispensables tels l'anti patinage, le contrôle dynamique de stabilité et du roulis.
Tout ce « matos » de pointe risquant d'être sollicité (et fort utile) dans certaines situations périlleuses (pas les trottoirs des beaux quartiers parisiens !) à la lecture des chiffres annoncés à propos du poids de la bête : 1.770 kg à vide, et près de 2 tonnes 5 en « utilisation forcée » !
Les nombreux Airbags (même aux genoux !) n'éviterons cependant pas au Freelander de couler à pic, si par mégarde une conductrice audacieuse (voire blonde) le faisait osciller un peu trop près des bords de Seine !
Je pourrais sans forcer (même pas un peu !) vous détailler les nombreuses informations disponibles pour ce modèle, mais il me semble bien plus judicieux de passer à l'efficacité du contact et de l'essai.
Le site de Land Rover est très fourni, bien présenté et propose une navigation d'une logique à faire le bonheur des jolies blondes, ce qui est une sacrée performance !
Rendez vous sur :
http://www.landrover.fr/fr/fr/Vehicles/Freelander2/Freelander_overview.ht m
(page dédiée au Freelander)
*** Second contact ***
Son Jean-Luc passe son gros museau par la fenêtre de sa piaule alors que je m'apprêtais à poser quatre parpaings sous son beau 4x4, pour le soulager de ses belles jantes de 17 pouces en alliage !
« Tu veux un coup d'main ou mon pied au Q ?
- Descend ! J'ai un truc à te montrer ! »
Bon, cézigue s'amène en robe de chambre (sans pomme de terre) et je l'informe qu'il est le chanceux du jour avec une belle crevaison lente au pneu arrière gauche (un clou monténégrin, un maousse mon Croqui !)
Je lui file un coup de main pour le remplacement (demi roue de secours !) et en profite pour le tanner afin de prendre le cerceau un de ces quatre matins !
Va pour une ballade en direction de sa maison de campagne (c'est bien un banlieusard chikos son Jean-Luc !), pour y amener quelques cartons, des pots de peinture et de vernis, puis de conneries dont bobonne n'a plus besoin sur le secteur 9/2 !
A défaut d'avoir choisi une chaumière à retaper intégralement en Normandie ou dans la Nièvre (pur hasard), il a opté pour un « ptit gourbi » à deux pas de Tourouvre, dans l'Orne, un beau département pluvieux et verdoyant !
Ainsi, un samedi matin, même pas 8h30, me voili voiça à toquer avec une rare brutalité sur la porte blindée du triplex de folie qu'occupe son brave Jean-Luc CEZIGUE, avec bobonne et leur dernier rejeton, un grand tabanard de 16 ans même pas bon à donner l'heure !
Le gars me propose un café (les binouzes, ce sera pour midi) que j'accepte en rechignant, en l'absence effroyable de calva !
Il me file ensuite la grosse clef (ou télécommande) et deux gros pots de peinture (25 litres) et me voilà dans le parking en sous sol !
Déverrouillage des cinq portes, puis accès à celle de la malle arrière, dont l'ouverture montée sur vérins hydraulique, se fait sans un bruit, avec une facilité enfantine (du gâteau pour les blondes !)
Le seuil est haut perché, ce qui est très sympa pour les vieux qui ont mal au dos.(ce n'est pas mon cas, je n'ai jamais mal au dos et suis jeune - plus que Mr Tututte !)
Je pose mes deux seaux de peinturlure puis vais ouvrir à son Jean-Luc, qui est mal embringué avec une caisse de type Ikéa, remplie de pots divers et variés, dont le vernis à bois.
« Y'a encore trois cartons à descendre !
- C'est de l'exploitation ! »
Je remonte, il remonte…nous remontons ! Bien, pas besoin de Bescherelle !
Je descends, il descend…mais pas les binouzes tant espérées !
Bon, comme en plus de tout ce merdier, il doit aussi charger des battinsses, son Jean-Luc me fait une belle démonstration de manipulation de la banquette rabattable (60/40), sans ôter les appuis-tête, proposant un plancher quasi plat d'une longueur frisant les 1m60 !
Bon, les cartons, les pots taille XXL et tout le reste entrent sans problème, une fois le couvre bagages retiré. Y'a donc du volume et de bonnes possibilités de déménagement, même s'il faut être très précautionneux (c'est le cas de cézigue !) avec les revêtements précieux des portes. Par ailleurs, il a même pris soin de retourner la protection de plancher, la positionnant avec la face en caoutchouc plastifié lavable.
Je m'attarde encore sur le look extérieur du Freelander : il a vraiment fière allure !
*** On board ***
Son Jean-Luc se la pète grave tout de même !
Intérieur cuir beige, applications en ronce de noyé (fallait moins boire !)…non, l'arbuste, le noyer (avec ses fruits, on fait du Tahiti Douche !), GPS et toit panoramique !
« J'veux pas faire le mesquin comme Mike, mais c'est le summum de la finition Land Rover là ?
- Non, c'est bien le SE, mais avec quelques options, que je n'ai pas payé !
- Ah ouais ?
- Je voulais des trucs en plus, mais pas les jantes de 18 pouces, ni l'autoradio à changeur 6CD, ni les phares au Xénon !
- Le client est roi, le Freelander ton beau carrosse ! »
Sur ces bons mots, il appuie sur un gros bouton noir (Start Stop Engine), au niveau de la console centrale, pas loin du volant (à droite) et….rien !
Sa caisse pourrie, elle démarre pas !
Mort de rire !...hop, vroum vroum quelques instants plus tard !
C'est quoi ce délire ?
Zesplikassions :
Bouton de mise en route du moteur ! En effet, à froid, le délai entre la pression effective et les premiers tours de vilebrequin est assez longuet (préchauffage et gestion électronique des paramètres dont l'injection, pour simplifier), et ici, ça a dû faire pas loin de 5 ou 6 secondes !
Un peu bruyant, mais on est loin du 1.9 TDI made by VW AUDI !!!
Je pose la main….sur…sous….délicatement, au niveau de la planche de bord : aucune vibration ! La classe !
Cela dit, tout semble d'une part, parfaitement en accord, mais ajusté au millimètre, tout pareil que l'intérieur d'une Audi, A6 même, ce qui est une référence de tout premier ordre.
Son Jean-Luc commence alors une série de manœuvres pour extraire son beau TT de sa petite place de parking, bien aidé qu'il est par l'excellente direction assistée, malgré des pneus de 235 et un diamètre de braquage handicapant (11.3 m)
En moins de 20 mns, nous voilà « outside » ! Faut l'excuser l'ancien, il voulait pas bugner ses beaux pare-chocs !
Sur un filet de gaz, il remonte la rampe et se stationne un temps pour dire au revoir à bobonne !
Luxe, calme et volupté dès lors…on quitte le milieu urbain pour rejoindre l'A86 en direction de Versailles, avec une aisance royalement britannique, dans un confort très appréciable (et savouré), le parfum du cuir est délicat, tout comme son toucher et son assise moelleuse !
J'ai parfaitement réglé mon siège, je n'ai aucun mal à placer mes longues guitares et donc mon « mètre 86 », le confort est digne d'une berline de grand standing !
La vue proposée via le grand pare-brise est rassurante (car surélevée) et panoramique grâce aux surfaces vitrées latérales, non amputées à l'excès par les montants avant !
Tutti va bene…vas-y roule son Jean-Luc, vers ta campagne !
Bon, son Freelander est raide de neuf, à peine âgé de quelques semaines (3 mois) et n'affichant qu'un gentil 1.200 kms au compteur !
On en reparlera dans 3 ans (terme de la garantie Land Rover, excellent !), après 80.000 kms…
Sans vous balancer bien malhabilement la liste complète des équipements de série, je mentionne que le principal est là, à savoir les quatre vitres électriques, le régulateur de vitesse, la clim' auto bi-zones, le toit ouvrant (plus le panoramique, teinté de surcroît !) les sièges avant à réglages électriques, l'ordinateur de bord, les détecteurs d'obstacles (AV/AR), les rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement, etc…
*** Perfs et Consos ***
Cela peut paraître insignifiant car ces performances sont à relativiser avec le type de véhicule ici essayé, puis son usage intrinsèque !
Fort de sa puissance (160 ch à 4.000 trs), le Freelander bénéficie d'un couple nominal de 400 Nm, à 2.000 trs, et ce vaillant moteur est parfaitement épaulé par une boîte manuelle à six rapports dont l'étagement semble excellent (à confirmer par mézigue, une fois au volant).
Son Jean-Luc, sans faire le vioc de base et après avoir fait chauffer le cœur de sa bête avec un « amour paternel » nous a gratifié de bien franches accélérations, autant pour s'insérer dans la circulation que pour effectuer des dépassements n'ayant rien à envier au ferrariste Massa !
Pourtant un peu lourdaud, le Freelander est très vif et se comporte sereinement.
Capable (sur un circuit - Maranello ?) de tabasser à plus de 180 kms/H, il cruise avec facilité et élégance à 110 (limitations obligent !)
Pour le 0 à 100, Land Rover annonce un temps inférieur à 12 secondes…à vide ou pleine charge ? Ce n'est pas ce qui compte…
Les reprises sont assez franches et malgré la disponibilité « haute » du couple (2.000 trs), il n'est pas nécessaire de jouer du levier de vitesse toutes les 30 secondes !
Les rapports 4 et 5 sont un peu longs, la 6ème ne représentant qu'un simple atout pour réduire la consommation au delà de 100 kms/H.
Les infos distillées par l'ordi indiquent tout de même un appétit coriace (en urbain) avec une moyenne affichée à 10.5 l/100.
Au fur et à mesure du parcours (environ 140 kms), cette dernière info s'est infléchie vers le « bas » pour se stabiliser à quelques 7.2 l , un chiffre relativement correct.
Pour votre info, la capacité du réservoir est limitée (68 litres) en raison de l'agencement technique global, mais susceptible de permettre un parcours autoroutier (en respectant la mécanique et les vitesses légales - oups !) d'environ 850 kms avant le passage « en réserve ».
Barroudeur-Pollueur ?
Contrairement aux versions françaises, cette motorisation est dépourvue de Filtre A Particules de série, lequel est disponible moyennant finances : c'est dommageable !
A propos des rejets de CO2, on flirte avec les 200gr/km, ce qui est « mauvais » voire « vilain pas beau » (la moyenne actuelle - véhicules neufs vendus en France - est de 149 gr/km), mais toujours « mieux » que le BMW X3 2.0D (223 gr/km)
Pour le « reste », les dérivés plombés, le monoxyde de carbone, les oxydes d'azote, le dioxyde de soufre (je limite la liste), aucune information n'est disponible, évidemment !
*** Terrain Response ***
L'utilisation dudit système est simplifiée par l'accès aisé à une jolie molette imitation « alu brossé » proposant 4 choix de terrain !
En usage « normal » (routes et autoroute)…tout se passe…normalement !
Le Freelander se comporte et s'utilise comme un monospace classique, sécurisé par tout l'arsenal électronique cité supra.
Dans la campagne à son Jean-Luc, on a pu tester le mode « HGN » en quittant une départementale (qui haït les routes départementales ?) pour emprunter un long chemin partiellement gravillonné.
Le changement de mode s'effectuant à très basse vitesse, en 1ère ! On continue, 2ème et 3ème, sans dépasser les 50 kms/h.
Résultat ? Bof…car en fait, on ne se rend compte de rien (sauf son Jean-Luc, dithyrambique à ce sujet !) et c'est en cela donc que résident la magie et l'efficacité du Terrain Response !
Il marque l'arrêt devant une grande porte en chêne massif (d'où les pots de vernis !), me demande d'ouvrir la grande boîte à gants et de prendre une clef (une bien grosse clef, celle qui manque au Fort Boyard !) pour pouvoir entrer sur son grand domaine à l'orée d'un bois !
Il me fait signe de remonter à bord…car il veut me démontrer les qualités inouïes du Terrain Response dans ce qui s'apparente à une voie forestière, gorgée d'eau et donc de boue, avec des ornières de 15 cm de profondeur !
Même topo que d'taleur donc, il fait tourner la molette avec un petit sourire de vioc qui s'amuse et on roule, 1ère 2nde à allure très modérée !
Un soupçon de patinage rattrapé en quelques millisecondes puis….RIEN !
« T'as vu ça ?
- Ouaip…j'suis scié en deux à la base ! C'est l'avenir de l'automobile cette Réponse aux Terrains Vicieux ! »
Bilan du TR : efficacité et discrétion totales !
Un vrai 4x4 Tout Terrain ce nouveau Freelander ? Oui, malgré une garde au sol un peu faiblarde (22cm), il semble bien capable d'aller où bon vous semble, volontaire par un moteur et une boîte bien étagée, dégourdi grâce au Terrain Response, puis assez bien protégé à l'avant comme à l'arrière par deux grandes plaques métalliques « façon alu ».
A noter les angles de franchissement : 31° et 34° (AV/AR) et 23° en « ventral » !
Pour les plus exigeants, le Defender permettra d'autres aventures, hors du bitume !
NB : une partie de l'aide électronique est déconnectable (touches proches de la fameuse molette TR)
*** Confort global ***
Comme précisé précédemment dans mon interminable propos (j'vous avais prévenus non ?), la qualité du confort est remarquable, pour un peu prodigieuse !
A l'avant, c'est la grande classe avec deux sièges d'exception et un raffinement savant, proposant style « so british » et accessoires variés « germaniques ».
A l'arrière, l'espace n'est pas compté pour les gabarits inférieurs à 1m75 même limité par la position « radicale » des dossiers avants !
Le confort de la banquette est très bon malgré l'absence de réglage du dossier.
Les suspensions, pourtant fermes, proposent un confort de roulage appréciable, renforcé par la hauteur des pneus (ici des 65/17) et envisager une transhumance supérieure à 900 kms, en une journée, ne parait pas insurmontable !
Les différentes ambiances invitent au voyage. En effet, l'intérieur est accueillant, lumineux grâce aux toits, ouvrant et panoramique, ainsi que les vitres latérales assez larges et hautes.
La climatisation efficace et facilement réglable, la sono embarquée de bonne facture là encore (Alpine - CD et MP3)
Le GPS tactile est intuitif et très lisible.
L'isolation phonique est du même acabit, rendant les vilaines vocalises dieselées acceptables et les bruits aérodynamiques extérieurs convenables.
*** Aboule le cerceau ton Jean-Luc ***
Bon ! Après avoir vidé la soute du Freelander, son Jean-Luc a déclaré solennellement qu'une binouze était bien méritée (une à la fois que je lui rétorque !)
On fait le tour de sa chaumière pour voir si les Rabouins n'ont rien chouravé depuis 15 jours !
Il s'enfuit dans les bois pour chasser les hérissons…
« C'est tout du bon, on s'arrache car j'ai volley vers 17h ! »
Me voilà donc bien assis, tout bien réglé à ma mode (siège et volant, accoudoir droit indépendant, rétros) l'ancien à la place du mort !
Concernant la « clef » qui n'en est plus une, son Jean Luc bénéficie (sacré veinard de turfiste !) du système « pas besoin - ça marche tout seul ».
Donc, ciao l'emplacement classique au niveau de la colonne de direction (ou à gauche de la console centrale).
La fameuse télécommande déverrouille les cinq portes et met le « contact », sans bouger le petit doigt !
Pour démarrer, il suffit alors d'être au « point mort » et d'appuyer à donf' sur la pédale d'embrayage (pour les blondes, c'est bien celle de gauche !)
J'enfonce avec ma douceur légendaire le sombre bouton…et le doux vacarme du diesel retentit dans les deux secondes suivantes !
Son Jean-Luc vérifie son Terrain Response (Alzheimer pas loin ?) et j'enclenche la 1ère puis la 2nde, pédale des gaz effleurée…un petit moment délicieux !
Après sept bières chacun et de la charcut', son Jean-Luc roupille (on a parcouru 200 mètres !) et c'est encore à moi de refermer la « lourde » (en faisant gaffe que le Père Fouras soit pas en « mode sournois » dans le fossé pour récupérer la grosse clef !).
Je remonte et referme ma portière avec tact, mais l'ancien ouvre un œil et retripote sa molette (incorrigible je vous dis !)
On arrive en bout de piste et il en remet donc une dernière couche (pas pareil avec son vernis de chez Casto !) et se décide enfin à me foutre la paix !
Ce Freelander est vraiment un cadeau !
En mode « routes dégueulasses » et promenades champêtres, il est totalement rassurant !
On traverse le bled puis j'attaque gentiment sur la Nationale 12, respectant à la lettre (et à l'image) les instructions claires et précises du GPS, à l'écran couleur haute définition et tactile !
Le tableau de bord est épuré, organisé de manière cohérente, avec deux grands compteurs (tachymètre et compte-tours) séparés par l'écran rectangulaire dédié aux informations de l'ordinateur de bord (très complet), placé sous l'indicateur de température d'eau et de niveau de carburant disponible.
La console centrale est très large (intégrant deux longues ouïes de ventilation) et regroupe l'écran GPS, l'autoradio et toutes les commandes associées à la climatisation.
Simples puis doubles voies se succèdent, pour mon plus grand plaisir de conducteur du jour, malgré une pluie battante, bien aidé par la synchro parfaite de la boîte manuelle !
Les essuie-glaces sont très efficaces, le désembuage intégré aux commandes de la climatisation est instantané !
La rétrovision globale proposée par les imposants rétroviseurs extérieurs est excellente, malgré la faiblesse de celle distillée par celui de l'habitacle (hauteur de caisse oblige)
La tenue de route est remarquable, tout comme le cap, grâce au châssis dynamique et les artifices électroniques.
Ce Freelander se conduit avec simplicité et dans un climat de confiance conférant une grande sérénité à ces occupants.
Le freinage, appuyé ou non, tant en courbes qu'en droite ligne, est efficace, endurant et donc à la hauteur des performances pures du véhicule !
Nous rejoignons enfin Dreux, sous un ciel affreux puis accédons à la portion « toute autoroutière » de la N12, limitée à 110 kms/h.
Régulateur actionné, allumage automatique des phares (sous l'orage et désespoir !), on file bon train en 6ème sous la limite autorisée !
Le volant multifonctions, permettant de contrôler la sono et le régulateur, est large et précis, agréable au toucher.
Dans des conditions plus favorables, je m'autorise à forcer « un peu » l'allure (170 compteur) et constate (sono éteinte) que les nuisances sonores (moteur et aérodynamique-rétroviseurs) sont correctement contenues.
NB : 6ème longue et régime à l'approche des 4.000 trs, la conso instantanée frise les 15 l/100 !
Après 90 mns (sans arrêt de jeu !) ce match est loin d'accoucher d'un résultat nul, bien au contraire !
Je réveille l'ancien, qui a bavé sur sa chemise de bûcheron, et lui dit qu'il est temps de boire sa soupe et d'aller au lit (avec bobonne).
Je stationne son beau Freelander à l'extérieur, puis d'une simple pression sur le bouton noir, je coupe le moteur ! Simplicité, efficacité !
*** Bilan ***
Très positif pour les multiples raisons évoquées plus haut.
Le look d'abord, massif et élégant, les dimensions extérieures et donc l'espace intérieur proposé.
La fonctionnalité et les capacités de chargement.
Les rangements multiples et les différents accessoires judicieux.
L'ambiance très chic, des choix de matériau adéquats, un ajustement des différentes parties intérieures digne des berlines teutonnes !
Une mention spéciale pour la qualités des plastiques, agréable tant au regard qu'au toucher, résistants et ne présentant aucune vilaine rayure (son Jean Luc étant très soigneux !)
Idem pour la peinture de la carrosserie (ici un gris foncé de toute beauté) dont l'épaisseur et le vernis sont conséquents (690 euros).
Techniquement (moteur, Terrain Response et arsenal électronique), le Freelander n'a rien à envier aux « icônes » du segment, proposant puissance, souplesse et aptitudes variées.
(pour info, le BMW X3, dans sa version 2.0D de 150ch, se monnaye à près de 46.000 euros - peinture métallisée -890 euros- comprise !)
Quelques remarques défavorables au sujet de certains plastiques disgracieux, mais non exposés à la vue des occupants, ainsi, en étant extrémiste (lol) à propos de l'absence de lunette arrière ouvrable indépendamment du hayon.
Les tarifs sont évolutifs en fonction des finitions et des options choisies, mais pour un équipement « satisfaisant », il vous faudra préférer les versions HS (37.100 euros) et HSE (40.200 euros) puis vous acquitter des frais divers (préparation à la route et Carte Grise - 10CV)
A propos des forfaits d'entretien, Land Rover semble s'être aligné sur la « concurrence » pour la fréquence (30.000 kms) et les tarifs (ce sont des « Tout Terrain »).
Par contre, la garantie « constructeur » est de 3 ans (100.000 kms), extensible à 4 et 5 années en échange de plusieurs centaines d'euros !
Concernant la prime annuelle d'assurance, c'est en fonction du profil du conducteur et du lieu de résidence (de 1.000 à 3.000 euros pour un véhicule neuf).
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Voilà qui devait être précisé !
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« i na un ki coné supair bien le frilandeur ! »
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