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Front of the Class fait partie de ces films dont je n'avais jamais entendu parler, dont je ne connaissais pas les acteurs mais dont le titre et l'affiche m'ont donnés envie... et c'est là que je me pose des questions, parce que franchement le titre et l'affiche n'ont rien d'extraordinaire... ... Lire l'avis
Tout le monde sait que les films au Maroc poussent sur les trottoirs... :D Bon évidemment il y a les films comme Avatar qu'il faut impérativement aller voir au ciné surtout si c'est pour la 3D et puis ceux qui de toutes façons ne sortiront jamais sur grand écran alors tant pis pour la légalité. Bref, quand on paie un film à peine 50 centimes d'euro, on peut se permettre de prendre tout et n'importe quoi et de trier ensuite les navets des pépites. . Front of the Class fait partie de ces films dont je n'avais jamais entendu parler, dont je ne connaissais pas les acteurs mais dont le titre et l'affiche m'ont donnés envie... et c'est là que je me pose des questions, parce que franchement le titre et l'affiche n'ont rien d'extraordinaire... lol . .
Brad Cohen est un enfant comme les autres. Il aime sa Maman, il se fait souvent gronder par son papa, il aime se chamailler avec son petit frère... Il n'aime pas beaucoup l'école, mais elle lui rend bien. En effet, si Brad essaie de grandir normalement, ça n'est pas gagné d'avance puisqu'il est atteint du Syndrome de Tourette et qu'il est pris de toutes sortes de TOC qui sont considérés par son entourage comme une lubie de sale gosse. Malgré tout ça, Brad a continué sa route jusqu'à vouloir devenir maître d'école. Là encore, le combat n'est pas gagné d'avance pour trouver un emploi. . Entre ses relations avec ses proches, sa recherche d'une école qui l'acceptera malgré son handicap et les flashbacks sur son enfance, on découvre une partie de la vie de Bradley Cohen. . .
Pas évident de trouver des informations sur ce film, puisqu'il n'existe tout bonnement pas sur mon habituel allociné. Heureusement, il y a toujours imdb.com ! ;o) . Il faut savoir que Bradley Cohen n'est pas un personnage de film, mais un jeune enseignant américain qui a écrit un livre en 2005 pour expliquer sa maladie qui a servi de base au scénario. Il est difficile d'avoir des informations sur ce film puisqu'il s'agit d'un téléfilm extrait d'une série intitulée Hallmark Hall of Fame et dont Front of the class est un épisode. . Qui dit téléfilm, dit casting quasi inconnu malheureusement. A noter que Peter Werner qui est le réalisateur, travaille principalement sur des séries télé comme Medium ou Ghost Wisperer et qu'il est notamment à la réalisation de bon nombre d'épisodes de New York Section Criminelle. . A savoir que le rôle de Brad Cohen adulte est interprété par Jimmy Wolk qui n'a pas une filmo bien fournie, mais qui sera tout de même à l'affiche en 2010 de You Again aux côtés de Sigourney Weaver, Jamie Lee Curtis et Kristen Bell. Le même rôle, enfant, est interprété par Dominic Scott Kay qui pour le coup a beaucoup plus d'expériences sur grand écran. Il a notamment joué le fils de Tom Cruise dans Minority Report et Jack Sparrow enfant dans Pirate des Caraïbes : Jusqu'au bout du monde. . .
Ca ne se discute pas, j'ai adoré ce film. Alors oui c'est clair que ça ressemble un peu aux téléfilms de l'après-midi sur M6, mais je l'ai trouvé franchement intéressant et très bien interprété. La force de ce personnage est d'autant plus émouvante d'ailleurs, lorsqu'on sait que c'est une histoire vraie. Brad Cohen, à partir du moment où il a compris que ce qui l'empêchait d'être normal était dû à une maladie, a décidé d'en parler le plus possible. Il l'a d'abord fait lorsqu'il était enfant autour de lui. A continué en grandissant. Et quand son travail a été récompensé, il en a écrit un livre qui est devenu ce film. Ce besoin de parler, d'expliquer, qui est mis en avant pendant tout le film est très intéressant car c'est de cette manière qu'il arrive à se faire accepter. . Certaines scènes dépeignent très bien la cruauté des gens face à ce qu'ils ne comprennent pas. Le syndrome de Tourette se manifeste de façon différente chez chaque malade, mais est souvent synonyme de troubles compulsifs de la parole et de nombreux tics nerveux. Et il faut bien l'avouer, quand on ne sait pas ce que c'est, cela peut étonner, choquer, déranger. La maladie et la tolérance sont très bien expliquées dans ce film, de la même façon que Brad éduque ses jeunes élèves, il le fait avec le téléspectateur. . Les proches aussi sont des personnages importants car ils réagissent de façon différente. Le père est persuadé que son fils peut maîtriser ses TOC mais qu'il ne le veut pas et n'arrête pas de l'engueuler, même adulte. La mère se bat comme une lionne pour que son enfant ait une vie normale et qu'il soit accepté. Le petit frangin s'en fout royalement et considère que son frère n'a aucun handicap... Le fait que le père ne réagisse pas de la même façon est d'ailleurs très intéressant. J'ai beaucoup aimé aussi les rôles des enfants de la classe de Brad. Tous différents, à croquer et très attachants. . Et puis il y a évidemment le jeu des acteurs et notamment des deux interprètes de Brad. Jimmy Wolk, outre le fait avéré d'être terriblement mignon, joue merveilleusement bien car cela doit être compliqué de donner l'impression que les TOC sont comme leur nom l'indique compulsifs et non maîtrisables. Le jeu du jeune Dominic Scott Kay est tout aussi naturel et admirable. C'est d'ailleurs leur qualité de jeu qui permet de s'attacher vraiment à ce personnage et apprécier le film. . Je vous conseille donc vivement si vous avez l'occasion de le voir, de ne pas le louper (ou de le chercher quelque part sur le net). Ca n'est pas un chef d'œuvre du cinéma, mais c'est un très joli film ! (et moi je me note le nom de Jimmy Wolk ! lol). . Merci de votre lecture et à tout bientôt ! :D