L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
Hiver en hiver ; à 3 heures de Paris |
| Inconvénients: |
Hiver en été ; cherté de la vie |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
** PROLOGUE MALCHANCEUX **
Si je me suis fait gentiment hué à l'aéroport d'Orly ce samedi 7 août 2002, vers 00:45, à l'annonce de l'annulation du vol de Reykjavik, c'est parce que je jouais le rôle volontaire de bouc émissaire d'oiseau de malheur.
En effet, 3 jours avant, une escapade bovine sur les rails à Laval avait retardé mon TGV de 4 heures.
3 semaines avant, notre voyage au Yémen avait été annulé par Nouvelles Frontières car nous étions malheureusement les seuls dans toute la France à fronder d'éventuels terroristes.
Et la veille, j'avais vécu une autre avatar qui si longtemps après, a fondu dans mes neurones. Peut-être une grève de RER. Banal quoi.
Toujours est-il que au lieu de dormir étagé dans l'auberge de jeunesse de Reykjavik, nous nous retrouvions, seuls individuels, avec les groupes de rando NF dans un hôtel au pied de l'aéroport d'Orly.
** NOS TERRIERS EN ISLANDE **
Au moins avions-nous une chambre confortable bien au chaud à nous tous seuls. Quoique les auberges de jeunesse que nous avons assidûment pratiqués en Islande étaient confortables et dans de superbes sites. C'est la formule la plus économique (environ 35 euros pour 2 sans petit déjeuner) et la plus sympa. Nul besoin de réserver sauf peut-être pendant la haute saison touristique qui doit bien occuper 3 semaines de juillet. En août, nous nous retrouvions seuls dans les chambrées (6 lits max.) avec quelquefois même l'auberge pour nous tous seuls. La voiture est quand même bien utile pour dénicher ces adresses du bout du monde.
Seules les AJ de Reykjavik et d'Akureyri nécessitent réservation. Mais pour à peine plus cher, les hébergements chez des particuliers peuvent s'avérer d'excellentes surprises.
Une autre option pour passer une nuit mémorable est le camping. Nous avions bien sûr planté notre tente les jours les plus pluvieux et venteux.
** PERIPLE **
Notre voyage a duré trois semaines. Trois longues semaines à cerner consciencieusement l'Islande par la fameuse route périphérique n°1, dont les 3/4 sont asphaltés.
Allumons les feux de croisement de notre voiture de location, obligatoires de nuit comme de jour, et en route !
Mais comment raconter un itinéraire en Islande ? Je peux vous décrire aisément toutes les villes traversées lors de mes précédents voyages. Mais en Islande, impossible sans l'aide d'une carte détaillée et d'un dépoussiérage méningique. A part Reykjavik, Akureyri et Vik, les noms s'entr'égorgent et finissent en bouillie façon truc-machin-chosefjördur.
La péninsule de Snaefellsness (100 km nord de Reyjavik) rappelle l'Irlande avec de sombres nuages se mirant dans des étendues d'eau si planes. Le soleil se fraie un passage juste pour éclairer la calotte blanche du Snaefellsjökull, volcan qui culmine à 1 446 m. Nous sommes au cœur du monde car Jules Verne situe dans ce glacier la porte d'entrée de son Voyage au centre de la Terre : «Descends dans le cratère du Yocul de Sneffels, que l'ombre du Scartaris vient caresser avant les calendes de juillet, voyageur audacieux, et tu parviendras au centre de la Terre. Ce que j'ai fait. Arne Saknussemm. »
La balade de Hellnar à Arnarstapi, ex-village de pêcheurs gardé par un demi-dieu en pierre de 3 mètres de haut, vaut le détour : le chemin est vallonné et les arches en orgue basaltiques offrent refuge aux sternes arctiques, fous de bassans et autres oiseaux. Au retour, nous retrouvons notre voiture emboutie sur un parking désert par un italien maladroit. Gardons le sourire, le soleil brille encore. Il fait 12° C, température max. record du voyage.
Du petit port pittoresque de Stykkisholmur, nous embarquons sur un ferry pour les fjords du nord-ouest, peu fréquentés par les touristes. A l'arrivée un simple ponton, et quelques rares bâtiments : on est bien loin de la grosse infrastructure portuaire.
Vers le Kaldbakur, la route montagneuse se veut scénique et dévoile d'admirables points de vue jusqu'à Flateyri dont la chute d'eau de Dynjandi (aussi appelée Fjallfoss). La cascade supérieure, large et tumultueuse se jette en traîne de mariée, dans cinq cascades plus petites avant de rejoindre la mer. Les amateurs de grande tranquillité trouveront au pied de la chute un petit camping, avec le minimum de facilités. Les distances sont longues car l'Opel Corsa méthodiquement contourne les méandres brumeux des fjords. Une ligne directe de 10 km peut en certains endroits, équivaloir à plus de 100 kms de circonvolutions ! Fastidieux. Les paysages sont désertiques et la végétation reste rase la plupart du temps.
Le seul danger est peut-être de se faire attaquer par les sternes qui ont une fâcheuse tendance à se suicider sur les pare-brise. Nous recueillions quelques backpackers égarés, grelottants avec l'espoir congelé de voir poindre un bus fantôme.
A Saudarkrokur, 1er et dernier pique-nique du séjour, sur la plage. Je teste le kaviar local, des œufs roses de poisson sortis d'un tube de dentifrice. A étaler sur le pain de mie. Je cache ma joie.
Les villages sont décevants et n'ont pas le cachet des villages riants des pays nordiques (Lofoten…).. Des maisons en tôle aux toits colorés ont remplacé les traditionnelles maisons aux toits prairies, maintenant transformées en musées. Des rues désertes. Un supermarché. Achetons à Siglufjördur de la morue séchée à mâchouiller dans la voiture. Surprise gustative à la première bouchée suivi de haut-de-cœur définitif à la 2e. En prime, fibres dans les dents, ankylose des mâchoires et goût tenace. Un équivalent du biltong de gemsbok (viande séchée d'antilope), le chewing-gum namibien.
A Akureyri, 2e ville après Reykjavik, une chouette idée pour distraire les longs après-midis pluvieux : la piscine extérieure, alimentée par de l'eau naturellement chaude, la pluie naturellement quotidienne et par les potins dont sont paraît-il friands les autochtones. Plusieurs bassins de températures différentes, le sauna, le jacuzzi…
Le circuit commence vraiment à exciter ma curiosité quand nous arrivons à Myvatn, situé au niveau de la faille mid-atlantique. Un magnifique lac parsemé d'îles aux formes arrondies formées par un flot de lave voilà plus de 2000 ans, et entouré de sites géothermiques parmi les plus intéressants du pays. C'est, paraît-il un des endroits les plus secs du pays... on y a connu les averses les plus diluviennes ! Au moins ont-elles le mérite de chasser les p… de moucherons mutants qui nous envahissent et nous empêchent de photographier.
Après une exploration des grottes de lave de Dimmuborgir, nous allons crotter nos chaussures de rando (l'imperméabilité des miennes a vite fait défaut) dans les circuits glaiseux alentours et à la centrale de Krafla. Les mousses, végétation pionnière de ces lieux hostiles, grignotent progressivement la noirceur minérale.
Avez-vous déjà marché sur un couvercle de cocotte minute ? Des fumerolles, de la lave en ébullition, ça chuinte, souffle, sent le soufre. L'enfer sur terre et j'aime ça.
Au pied d'une usine géothermique, un bassin invite à se déshabiller vite fait dans le froid, l'auto servant de vestiaire, et à mijoter dans l'eau bouillante. Une alternative au Blue Lagoon (le classique des circuits touristiques) mais gratuit, sans la foule et les soins esthétiques.
Les pistes de l'intérieur sont accessibles seulement aux 4x4. Aussi, le 15 août, emmitouflés dans nos polaires+ K-Way, nous embarquons pour une virée de 13 h. en bus direction Herdubreid. Traversées de champs de lave, voyage en noir et blanc. Facile de comprendre pourquoi la région a servi de camp d'entraînement aux astronautes avant leur alunissage.
Arrêt dans le ravin de Drekagil. Pluie glacée. Le vent se lève. Nous nous dirigeons titubants, sous une tempête de neige vers la caldera d'un bleu saphir d'Askja. Toujours est-il qu'aveuglée par la neige, les abords du site non protégés, un pas de trop et je tombais à jamais 200 m. plus bas dans l'eau chaude.
Non loin, une sente patinoire donne accès au cratère Viti où nous aurions pu nous baigner (peut-être un 15 décembre). Je garde peu de souvenirs de cette escapade polaire si ce n'est l'image d'un gigantesque gâteau au chocolat boursouflé sapoudré de sucre glace. Et avez-vous déjà marché sur un gâteau au chocolat ? Des fissures, des bosses, ça craque mais ne sent pas le cacao.
Après avoir quitté le "ring" et roulé sur une piste de tôles ondulées et de nids-de-poule longeant la rive est du Bakkalhaup, nous atteignons la chute d'eau de Dettifoss, la plus puissante d'Europe : 500 m3 d'eau déversés en 1 seconde produisent un barouf d'enfer. Qu'il pleuve ou non, nous sommes abondamment brumisés et assourdis.
Un peu plus au sud, à l'écart de l'itinéraire de la plupart des touristes, nous tombons sous le charme de Selfoss, une cascade qui n'a rien à envier à sa grande sœur. Toute en longueur, elle offre de meilleurs points de vue.
J'ai froid. Après une virée dans le charmant canyon en fer à cheval d'Asbyrgi, nous remontons au nord jusqu'au phare d'Hraunfafnartangi, à 2 pas du cercle arctique. Joie de repérer quelques macareux (puffins) qui ont eu pitié de notre malchance et ont attendu quelques jours pour décoller. Pour représenter l'Islande, j'aurais opté pour le tyrannosaure si seulement celui-ci avait survécu à l'ère glaciaire car le macareux gracile, tout rond, tout mignon n'est, à mon avis, pas l'emblème le plus représentatif de ce pays âpre.
Cap à l'est. Nous dégustons le lax (saumon) tranché sur le capot de la voiture au milieu d'une route rose et sablonneuse filant à travers des paysages gris.
Les fjords de la côte ouest sont plus montagneux. En haut d'une côte, je pile net devant 3 petits nuages laineux tout benoîtement sortis d'un nuage brouillard. Bêlements scandalisés.
L'arrivée sur Seydisfjördur par une route secrète est en particulier fastueuse. Explosion de lumières sur les montagnes et sur un océan de diamant.
Le périple devient de plus en plus beau. A gauche la mer, à droite des murs de verdure. Si seulement le paysage n'était pas enfoui sous une gangue de brume, je le devine magnifique. Les petits chevaux sont immobiles, lovés les uns contre les autres.
Du magnifique parc national de Skaftafell, gorgé d'eau (!), nous admirons la langue de glace du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Europe, qui dévale les pentes et vient mourir dans le désert côtier.
Après des kilomètres dans un désert de cendres, le vert reprend ses droits vers Kirkjubaejarklaustur, village épargné par le sermon fervent du pasteur de la spectaculaire coulée de lave de 1783.
Dans le lac de Jokulsarlon, des blocs gigantesques de glace grisés par les moraines, se détachent du glacier et sont acheminés dans l'océan par la plus petite rivière d'Islande, seulement d'1,5 km de long. Nous admirons le spectacle sous le soleil pendant 2-3 heures. Nous avons rencontré des touristes moins chanceux qui venaient pour la 3e fois en quête d'un rayon de soleil.
Même sous la pluie, la mini-station balnéaire (mais peut-on employer ce terme en Islande ?) de Vik rappelle Étretat. Sous le ciel bas et gris, les falaises de basalte grises campées dans le sable gris, sont chatouillées par une écume blanche. Des plages grises à perte de vue…
Selon les guides, le site de Landmannalaugar n'est accessible qu'en 4x4. Nous sommes d'autant plus ennuyés que ce site est apparemment le must. Nous nous risquons donc avec notre voiture classique et ça roule !!
En fond la musique envoûtante de Björk, la belle et originale islandaise, en prime l'exceptionnelle journée du séjour de presque grand soleil et nous Y voici. De hautes montagnes striées ocres, vertes, grises, brunes, jaunes aux veines bleutées encadrent des plaines irréelles aux discrètes fleurs et des champs de lave labyrinthes. Nous prolongeons ce séjour sur-naturel en dormant au gîte (la tente n'ayant pas résisté au vent violent) après un bain entre 30 et 37° dans le torrent.
Un peu de culture à Thingvellir, 50 km à l'est de Reykjavík. Le plus vieux parlement au monde s'y est réuni en 930 pour promulguer des lois, dont celle introduisant le christianisme dans l'île. Ce site est encore un lieu rassemblement lors de grandes festivités.
La dérive des continents de 2 à 3 cm par an est ici stigmatisée par une longue faille. En effet, l'Islande géologiquement parmi les pays juniors de la planète (20 millions d'années, ère tertiaire), est à la confluence de deux plaques tectoniques, l'une américaine, l'autre eurasienne.
Non loin des impressionnantes gorges et chutes de Gullfoss, nous sacrifions à la visite très touristique des geysers, pitoyables par rapport à leurs cousins de Yellowstone et même à ceux des hauts plateaux andins. Le grand Geysir est une vraie marmotte. Heureusement que son petit frère Strokkur jaillit tous les 5 minutes à plus de 20 mètres pour justifier le déplacement.
Une dernière escapade dans la péninsule de Reykjanes aux champs de lave déserts et ô combien déprimants sous la pluie sonnent le départ. Malgré la beauté des paysages, je suis pour une fois ravie de décoller vers mes pénates, vers des cieux plus cléments.
** Quid des islandais ? **
Ils ne sont que 280 000 habitants à peupler ce territoire de 103 000 km2, le cinquième de la France, 175 000 à Reykjavik, la capitale !
Les islandais sont certainement des gens des plus charmants. Reste à m'en convaincre. Certes après la Birmanie et avant l'Argentine, des gens particulièrement souriants et prévenants, ils faisaient figure d'ours.
Dès notre arrivée, l'agent de change tout sourire dedans nous truande d'une jolie somme sans s'excuser ensuite de son erreur.
Les gros 4x4 narguaient notre petite auto. Et même dans les coins les plus reculés, c'est-à-dire partout, pas un appel de phare ou un signe amical.
Pas de petite phrase d'adieu dans les auberges : "Enjoy your trip" ou "Thanks". Les 2 seules personnes adorables rencontrées étaient d'origine écossaise ou australienne, je l'avais parié !
L'accueil dans les syndicats d'initiative (encore faut-il les trouver car peuvent être en bout d'un rayon de supermarché) est glacial. Seul accueil sympa (à noter) à Akureyri.
L'agence de location (Europcar) nous a tout simplement facturé une journée de plus. Nous avons eu beau protesté mais leur anglais s'est vite transformé en islandais et leurs mines commerciales en fronts butés et haussements d'épaules.
Mais comment respirer la joie de vivre avec des conditions climatiques âpres, le manque de distractions hormis dans la capitale, les longues journées d'hiver dans le noir, la cherté de la vie. Nous avons été aussi surpris par le nombre d'adolescentes enceintes, victimes du désœuvrement ambiant.
La majorité des islandais n'exclut pas l'existence des elfes et trolls, et est friande de sagas littéraires dans un pays à la pointe de la technologie.
En effet, la quasi-totalité de l'électricité est produite par hydro-énergie ou par vapeur géothermique. Les islandais utilisent l'activité géothermique pour le chauffage domestique, l'industrie et les multiples piscines où ils viennent se détendre après le travail.
** NOURRITURE **
N'allez pas en Islande pour la gastronomie. Des amis m'ont bien parlé de plats succulents mais le moindre petit resto est tellement onéreux que nous n'avons fréquenté que les supermarchés. La viande, les légumes et les fruits sont bien sûr denrées rares. Seuls "délices" : le poisson que nous préparions dans les auberges : le skyr, sorte de fromage blanc très épais, souvent parfumé à la myrtille (mérite : caler l'estomac ) à déguster avec le rúgbraud, pain noir bien bourratif (mérite : caler encore l'estomac). Nous n'avons même pas été tentés par la grande spécialité locale, l'aileron de requin vieilli, au goût strange de vieux munster. Si jamais vous êtes invité chez l'habitant, vous ne boirez que le vin (hors de prix) que vous apporterez en présent et pourrez même remporter la bouteille si elle n'est pas finie !
** QUAND Y ALLER ? **
La période conseillée pour visiter l'Islande s'étale entre juin et septembre, période des longues journées. Ainsi, le 21 juin, le soleil se couche à minuit et se lève à 3 h. A partir de fin août, quand les touristes sont partis, de splendides aurores boréales peuvent être admirées.
Bémols : en juin, peu de pistes intérieures sont ouvertes et en septembre, les journées raccourcissent déjà très vite. Dès août, nous avons observé une diminution rapide du jour.
La température moyenne en été est normalement de 12 oC. Nous avons connu ce 12 en maxima et un 0° le 15 août. Au nord-est de Statafell, à Teigarhorn, une pancarte atteste de la température la plus élevée enregistrée en Islande : 30,6° C… en 1939 (no comment). A notre passage, le thermomètre affichait courageusement 9 ° C.
Et si jamais vous doutiez de ma bonne foi, un tour sur le site météo islandais : www.vedur.is vous rafraîchira.
** PARLONS MONEY **
Budget approximatif pour 2 personnes, 3 semaines (août 2002) :
vol direct avec Nouvelles Frontières : 875 euros (incluant taxes, frais de dossier..)
Location de la voiture catégorie A : env. 1250 euros
Dépenses hébergement + nourriture + essence : 1600 euros
soit 1870 euros TTC par personne. A titre d'information, un circuit organisé d'une semaine s'élève à 1700 euros minimum.
** ISLANDE SUR LE WEB **
http://www.icetourist.is : site de l'office national du tourisme d'Islande exceptionnellement bien fait avec de jolies photos sous ciels bleus et réponses à toutes vos questions sur le transport, le logement, les infos locales, les circuits, la religion, la cuisine, etc. - version française
http://www.tourist.reykjavik.is : site officiel de la capitale (en anglais)
http://www.south.is : les sites les plus intéressants se trouvant dans le sud de l'île (en anglais)
http://www.hostel.is : site également super sur les auberges de jeunesse (photos de tous les sites avec prix, possibilité de réservation en ligne) - version anglaise
ET :
http://marmotus.free.fr
:-) NOTA BENE :-)
Si mon avis est quelquefois non touristiquement correct, il ne doit pas vous rebuter à découvrir un pays magnifique. Si vous avez peu de temps à consacrer à l'Islande, optez pour le treck Landmannagauger - Porsmork - Skogar qui dure 4-5 jours. Certifié magique si visibilité.
Amateurs de grandes solitudes, sortez couverts et faites le plein d'oxygène.
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skizotim
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Avantages: paysage, état sauvage, activité géothermique
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13.03.2003
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28.07.2004
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très intéressant
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(16.03.2002)
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très intéressant
28.06.2000
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