Cet avis a été évalué par 3 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Après un album étonnant (dans le bon ou mauvais sens, à vous de voir...), Thornography, j'étais personnellement très impatient de voir quelle surprise nous réservait Dani Filth et sa nouvelle bande. En effet, de nouveaux changements de line-up sont à noter ! Martin Skaroupka arrive en force à la batterie (une tuerie !), de même que Rosie Smith prend les contrôles du synthé (un peu moins une tuerie...).
01- In Grandeur and Frankincense Devilment Stirs 02- Shat Out of Hell 03- The Death of Love 04- The 13th Caesar 05- Tiffauges 06- Tragic Kingdom 07- Sweetest Maleficia 08- Honey and Sulphur 09- Midnight Shadows Crawl to Darken Counsel With Life 10- Darkness Incarnate 11- Ten Leagues Beneath Contempt 12- Godspeed on the Devil's Thunder 13- Corpseflower
L'album s'ouvre avec "In Grandeur and Frankincense Devilment Stirs", l'immanquable introduction symphonique qui débute tout album de Cradle. Celle-ci est plutôt sombre et nous ouvre ce nouveau chapitre avec quelques parties narratives. "Shat Out Of Hell" débute et on retrouve le Cradle que l'on connait par cœur. Ce morceau rentre-dedans permet de faire connaissance avec Gilles de Raie et on prend un énorme pied à les retrouver en pleine forme et débarrasser de leurs envies d'autre chose. Le troisième titre "The Death of Love" est un petit monument à lui seul. On refait un bon de plusieurs années pour se retrouver avec un morceau de la trempe de Cruelty through the Orchids. On retrouve une fois de plus Sarah Jezebel Deva au chant féminin. Parties murmurées, synthés fantomatiques, batterie qui blaste, tout y passe, oui le Cradle de carnaval et de fêtes foraines est de retour, celui que vous aimer tant. Martin Škaroupka derrière les fûts martèle à tout va et effectue un énorme boulot. Un vrai métronome qui donne le ton des compositions tel un chirurgien qui manie ses baguettes comme les plus aiguisés des scalpels. Sur "The 13th Caesar" les synthés sont encore très en avant et les guitares doivent redoubler d'efforts pour se faire une place. Beaucoup d'énergie et des riffs made in Cradle, heavy à souhait. Derrière les claviers on retrouve Mark Newby-Robson, pas un inconnu pour le groupe puisqu'il collabore avec eux depuis 1999. Et là le boulot est énorme, sans jamais en faire trop toutes ses interventions sont remarquables. Les vocaux de Dani laisse de plus en plus tomber les cris de caniche enragé et se cantonne la plupart du temps dans un registre plus grave et caverneux.
L'album dure plus d'une heure (pour 13 titres), l'accent a été mis sur de nombreux passages atmosphériques, interludes ("Tiffauges","Corpseflower") et des passages narratifs interminables racontant l'histoire (effectués par Doug Bradley ou par Luna Scarlet Davey, la fille de Dani). Pas la peine de continuer à vous énumérer tous les titres car tout sort du même moule avec guitares heavy, riffs accrocheurs, synthé omniprésent et bien sur Dani au micro. Un petit solo très bien exécuté par Paul Allender sur "Tragic Kingdom" ou encore des chœurs puissants sur "Honey and Sulphur", tout s'enchaine sans surprise dans la pure tradition des premiers Cradle. On n'est vraiment pas perdu à l'écoute de ce skeud, tous les repaires sont présents. Débarque alors "Midnight Shadows Crawl to Darken Counsel With Life", titre aussi long que la durée du morceau. Là ça commence à faire un peu trop, trop tape à l'œil, trop de redite, trop calculé et on ne tombe pas dans le panneau des breaks sombres. Même constat avec "Darkness Incarnate", la longueur est encore de la partie et les clichés sont toujours au rendez-vous. Enervant, on frise l'indigestion! Les 2 derniers seront une formalité tant il ne se passe rien de plus. Le groupe a mis les bouchées double et n'a rien laissé au hasard, tout est très propre.
Cet album résonne comme une mise au point, vous voulez du Cradle? Voilà du Cradle. Donc on pourra reprocher au groupe son manque d'originalité et leur limite à se renouveler, je vous rafraichirais la mémoire en vous rappelant qu'ils ont essayé avec l'album précédent et que tout le monde leur a craché dessus. Donc avec plus d'une heure au compteur Godspeed on the Devil's Thunder marque le retour de Cradle de la meilleure des façons. En résumé, les fans vont être heureux d'autant plus que la production d'Andy Sneap est énorme.
30.05.2009 19:26
Je ne suis pas fan du tout mais super article en tout cas. J'ai du mala vec le black. Bravo pour ton premier écrit.