Salut,
Ça fait un bon moment que je n'ai pas pris mon clavier ; je vous ai manqué ? C'est gentil ça…
J'avais pourtant des tonnes de trucs à dire mais manque de temps, d'inspiration peut-être, va savoir ; bref, me revoilà ; tout comme revoilà Michael Myers et son masque terrifiant.
Perso, même si j'aime les films d'horreur et leurs dérivés (comment ça, tu savais pas ?), je n'ai jamais été fan de Jason et son Vendredi 13 et Michael Myers et son Halloween ; ce sont pourtant parmi les précurseurs des tueurs psychopathes au ciné et aussi des films à suite dont regorge le cinéma aujourd'hui.
Penses donc : entre ces deux sagas, on doit bien en être à pas loin d'une vingtaine de films…de quoi largement être gavé.
Pourtant, lorsque j'ai su que c'était Rob Zombie qui allait pondre ce remake de Halloween, la nuit des masques, film de 1979 avec Jamie Lee Curtis et Donald Pleasence devenu mythique quasiment dès sa sortie, je me suis dit que cet épisode là pourrait bien me plaire.
Tu connais pas Rob Zombie ? Pour te le présenter vite fait, saches que le bougre est un illuminé de la boîte à cigare, qui, dans les années 80, occupait la scène métalleuse avec le groupe White Zombie ; ça tapait déjà dans le grand guignol et le trash avant qu'il ne se mette à la réalisation et ponde deux films plutôt pas mal pour un débutant : La Maison des 1000 morts et The Devil's rejects.
Cela dit, s'attaquer à un monstre comme Halloween était un pari plutôt osé ; pour ma part je pensais qu'il s'agissait d'une préquelle ; finalement non, parait que c'est une remake…admettons.
The Story
Michael Myers, 10 ans, est un gamin plutôt spécial ; faut dire qu'il a pas vraiment de pot entre une mère qui fait des strip et des passes pour nourrir la famille, une sœur qui n'en a rien à fiche de lui et un beau-père alcoolo qui mériterait de sérieux coups de pieds au cul. Il a aussi une toute petite sœur qui semble être la personne à laquelle il tient vraiment. Il ne s'aime pas, se cache souvent derrière un masque de clown et pose énormément de problèmes dans l'école qui l'accueille.
Il trouve un exutoire dans la torture des animaux, qu'il prend en photos ; un soir d'Halloween, sa vie bascule lorsqu'il tue son beau-père, sa sœur et le type avec qui elle s'envoyait en l'air. Peu de temps avant, il tue un camarades d'école qui le harcelait.
Pris en charge en hôpital psychiatrique par le docteur Sam Loomis, il va petit à petit basculer dans un monde de masques et de silence au lieu de progresser psychologiquement.
Photos pour Halloween 2007
17 ans plus tard, à l'occasion d'un transfert, ; il va réussir à s'évader de l'hôpital où il était interné et va retourner sur les lieux de son enfance…la ville n'a qu'à bien se tenir, le croque mitaine est de retour…
Mon avis sur la question
Ce que j'appréciais dans les premières œuvres de Rob Zombie, c'est la façon quasi nostalgique qu'il avait de réaliser ses films ; guère innovant pour certains, il utilise à bon escient tout les critères du genre avec toutefois une touche légèrement décalée qui donnent à ses films une patte bien particulière.
Et dans ce Halloween 2007, il prend un malin plaisir à reprendre chacun de ces critères pour nous attirer dans son trip horrifique.
Ce qui saute aux yeux c'est la façon dont la violence et l'horreur sont amenées ; de nos jours en effet, plus ça saigne, et surtout plus on voit les scènes de violences (le meilleur exemple est sans doute Saw), mieux c'est (enfin selon l'avis des amateurs de boucheries évidemment) ; or le cinéma des années 70/80 était assez proche de celui des années 50, même s'il commençait à s'en démarquer. Proche parce qu'il suggérait plus qu'il ne montrait. A cela plusieurs raisons, dont la principale sans doute était la censure qui n'avait pas les mêmes objectifs qu'aujourd'hui ; les mœurs n'étaient pas les mêmes non plus, ceci explique cela ; qui plus est, il était difficile de proposer des trucages qui laissent croire à la réalité ; le noir et blanc des années 50 d'ailleurs palliait à ces défauts en permettant de jouer essentiellement sur les ombres et les lumières, donnant ainsi des films à l'atmosphère toujours aussi intéressante (ce n'est que mon avis bien sur).
Cette suggestion imposée avait aussi le mérite de rapprocher le spectateur d'un lecteur. En effet cela permettait, tout comme lorsqu'on lit, de laisser le cerveau assembler lui-même les pièces manquantes, de lire entre le lignes ; aujourd'hui on nous assaisonne chaque scène à l'hémoglobine, d'ailleurs même les séries policières y viennent, sou prétexte de paraître plus réel…mais est-ce plus efficace ? Rien n'est moins sur.
De fait, Rob Zombie revient aux premières heures des grands serial killer des eighties en apportant aux scènes cette touche nostalgique et non moins très efficace. Ainsi le film sera très violent évidemment, mais on ne verra jamais un couteau pénétrer des chairs ni une tête se faire éclater à coups de battes de base-ball ; on ne le voit pas mais les mouvements de caméra, les différents plans de coupe et certains plans rapprochés ne laisseront planer aucun doute sur le devenir des victimes ; terriblement efficace…
Un trouillomètre à zéro en forme de gosse
Le choix des acteurs s'avère judicieux dans bon nombre de films, cela ne fait aucun doute ; aussi lorsqu'il faut redonner ses lettres de noblesse à un sommet du genre comme Halloween, et donc remplacer une Jamie Lee Curtis qui jouait la mère de Michael Myers et un Donald Pleasence qui jouait le rôle inquiétant du Docteur Loomis.
Cette fois-ci c'est Sheri Moon qui joue le rôle de la mère de Michael ; c'est une actrice fétiche de Rob Zombie puisqu'il l'a déjà embarqué dans ses deux premières productions.
Le rôle du docteur est tenu par Malcolm McDowell, tout aussi inquiétant et habitué aux rôles de mecs douteux que Donald Pleasence d'ailleurs. Cependant il faut bien admettre que ce rôle là est certainement un des plus sains du film mais on pourra se demander si l'influence de ce médecin n'est pas pour quelque chose dans le lent processus de transformation du jeune Michael Myers…
Et justement, parlons du jeune Michael Myers, interprété par Daerg farch ; ce blondinet a un tel regard qu'il ferait passer Hannibal Lecter pour une chanteuse d'opérette ; non sans déc, ce môme dont c'est le premier rôle est hallucinant ; sur le coup je pensais que c'était une fille avec sa gueule d'ange un peu enveloppé ; mais la transformation qui s'opère en lui se lit carrément sur son visage et il devient vraiment flippant…à mon avis, on va en entendre parler.
Mais on ne suit le jeune tueur que dans le premier tiers du film, d'ailleurs sans doute le plus intéressant et le mieux fait, la suite est réservée aux débuts du psychopathe adulte. Gigantesque, doué d'une force titanesque et coiffée comme avec un gros pétard avec des cheveux qui cachent les masques qu'il porte, c'est Tyler Mane qui jouera ce rôle où bien évidemment on ne verra jamais son visage. Cependant, il faut savoir que c'est lui qui jouait Dents de sabre dans X-Men.
Un film coupé en deux
Comme je l'ai écrit plus haut, le film se compose de deux parties ; la première étant bien évidemment la jeunesse du tueur et son basculement un peu trop soudain vers la folie meurtrière.
Portée par ce môme donc, on n'en sort vraiment pas indemne et on peut même se projeter dans une analyse au vitriol de ces familles de pauvres paumés qui ne produisent plus que des dégénérés ; c'est certes très réducteur, mais c'est aussi la façon qu'à Rob Zombie de montrer l'Amérique cachée par les bien-pensants ; en effet, la maman se prostitue, c'est pas bien certes ; mais qui le lui dit à part sa fille ou son fils qui apprend ça par un copain de classe ? Personne en fait ; les hommes qui viennent la voir restent des gros cons qui vont se faire une gâterie par la jolie dame pour une petite pièce avant de rentrer bien sagement chez eux…mais pas question de s'inquiéter de savoir si la jolie dame fait ça pour son plaisir ou simplement parce qu'elle a des bouches à nourrir…Et ce n'est qu'un des visages malheureusement typique d'une Amérique paumée que nous montre là Rob Zombie…on comprend, sans pouvoir excuser bien sur, pourquoi ce môme a lentement basculé dans l'horreur, même s'il semblait porter en lui des gênes de criminel…
Le reste du film sera subdivisé en deux parties, avec la première période de l'enfant dans les murs de l'hôpital et son mutisme naissant devant les efforts de sa mère et du docteur pour le sortir de là. Ensuite on le retrouve très vite à l'âge adulte, période où il devient impressionnant de part sa stature, son visage caché par des cheveux ébouriffés et des masques de plus en plus terrifiants… la deuxième partie de cette seconde partie (j'essaie de faire au plus simple désolé) demeure l'évasion de Michael Myers et son parcours sanglant dans la ville où sa mère est enterrée après qu'elle se soit suicidée…En fait il recherche sa petite sœur qu'il n'a pas revue et qui lui a été cachée…
Cette dernière partie reste cependant tout ce qu'il y a de plus classique, avec enchaînements de meurtres souvent incompréhensibles (on ne sait pas pourquoi il s'attaque à certaines personnes alors que son but est de retrouver sa sœur), courses effrénées de jeunes femmes peu habillées (ça c'est typique des films d'horreur, va savoir pourquoi y a jamais un gars à poil qui se met à courir dans les allées) et tout le toutim…
Reste tout de même que c'est Michael Myers adulte et que le bougre est plutôt impressionnant ; il ne parle pas, il ne boit pas, ne mange pas, mais il trucide…l'efficacité dans toute sa simplicité…
Au final
Pour conclure, je dirai que même si ce n'est pas un chef-d'œuvre, ce film est d'une efficacité éprouvée et éprouvante surtout dans sa première partie. Pour moi il n'a rien à envier à l'original et le choix des acteurs et les choix de prises de vue du réalisateur sont vraiment judicieux.
Donc si vous avez envie de vous faire une petite flipette entre copains ou en famille (à réserver aux plus de 16 ans tout de même), ce film pourrait bien non pas vous réconcilier avec Michael Myers car il est irrémédiablement associal, mais avec le film d'horreur bien taillé, qui ne te montre pas de meurtres aux allures d'opérations chirurgicales montrées de près mais qui te fout la trouille rien qu'en te faisant penser à ce qui est en train de se passer.
En tout cas, ce film m'a bien accroché, mieux que le premier du nom ; mais sans doute est-ce du à ce gamin qui vraiment mérite à lui tout seul le détour….
Voilà, j'espère ne pas t'avoir trop saoulé pour mon retour…mais je reviendrai ;o)
Merci pour vos lectures….
17.05.2008 14:45
je vais essayé de trouver>> tres detaillé
16.05.2008 14:10
j'en aurais pas dit plus! bravo
16.05.2008 11:15
Si ca te branche Morticiaaa à écrit à peu près un avis sur chacun des films de la série. Ah bah tiens d'ailleurs elle t'a laissée plein de coms.