Développé par Bungie, Halo 2 avait pointé le bout de son nez sur Xbox première du nom le 9 novembre de la prolifique année 2004. Un vrai carton. Un succès phénoménal. Peu de mots peuvent qualifier ce que Halo 2 a offert à la Xbox. Non content d\'avoir écoulé plus de 8 millions de copies et d\'avoir véritablement fait exploser le Xbox Live, le deuxième opus de la saga Halo a tout simplement marqué une génération de gamers sur Xbox. Souvent cité comme la référence absolue du multijoueur online sur console, Halo 2 est depuis plusieurs mois passé Classics et est donc disponible au tarif avantageux de 15€. Après plus de deux ans d\'attente, qui ont parfois paru des dizaines d\'années, Halo 3 vient de débarquer officiellement chez la grande majorité des revendeurs. J\'ai testé pour vous le jeu que tout le monde connaît déjà, certainement le plus grand hit de l\'année.
>> 2552, Les Covenants, l\'Arbiter, et moi
Résumer l\'histoire de Halo en quelques lignes serait une des plus honteuses choses que je pourrais faire afin de vous expliquer de quoi le jeu parle. En première position de ce classement morbide se trouve l\'idée absurde que je vous dévoile le scénario de Halo 3. La tâche est ardue, nous allons donc nous cantonner à la fin de Halo 2 et ce qui est susceptible de vous attendre dans Halo 3.
A la fin du second opus d\'une des plus grandes sagas de l\'histoire du jeu vidéo, ce bon vieux Sergent Johnson est à nouveau confronté à un problème de taille : l\'activation d\'un Halo, effectuée cette fois par le chef des Brutes, le gros Tartarus. Se voyant dans l\'obligation de lui abîmer sa tête de phacochère, le sergent à la peau aussi noire que la fumée de ses cigares conclut une alliance avec l\'Arbiter, un Elite bafoué et assez intelligent pour comprendre la vraie fonction des anneaux.
Parallèlement à ceci, notre MasterChief favori rentre sur Terre dans un vaisseau Forerunner dérobé aux Covenants après avoir fait « un peu de ménage », comme il le dit si bien.
Vous l\'aurez compris, la trame scénaristique de Halo 3 est marquée par l\'alliance Humains-Elites et l\'omniprésence des Brutes, LA nouvelle emblème de la puissance Covenant.
Halo 2 n\'avait pas marqué nos esprits par son scénario, pauvre à souhait et bâclé, mais Bungie a cette fois-ci mis les bouchées doubles afin de nous pondre un scénario digne de ce nom. Toujours sans aucun spoiler, sachez que le contrat est totalement rempli, étant donné la fin qui vous attend, nobles gamers...
>> Pince-mi tombe Halo, qui reste-t-il ?
Parler de prise en main pour Halo serait une ineptie, le FPS de Bungie étant tout simplement la référence du gameplay à la fois simple et foisonnant de possibilités. Avec son axe Y assez sensible et inversable, ses quatre boutons A, B, X et Y utilisés intuitivement, ses joysticks précis et souples et les gâchettes dont l\'utilité n\'est plus à démontrer, Halo fait encore une fois très mal à la concurrence. Arpenter des couloirs sombres et sinueux, évoluer dans une forêt semée d\'embûches, ou encore courir sur une grande étendue de sable, rien n\'est hors de portée du gameplay de Halo 3. Chacune des très nombreuses armes a ses propres caractéristiques -recul, temps de rechargement, cadence de tir- et peut ou non être utilisée en mode Dual Weapon. Attention toutefois, tirer avec une seconde arme vous fera perdre l\'accès aux grenades, alors faites le bon choix, l\'erreur n\'est pas permise ! La grande révolution par rapport à Halo 2 est certainement l\'ajout des Gadgets, ces petits objets portatifs aux effets multiples et activés par une pression sur le bouton X - dont les précédentes attributions ont été déléguées à RB. Du très connu bouclier d\'énergie (Bubble Shield) à l\'ascenseur gravitationnel de poche, en passant par un pseudo arbre de vie, toutes les manières d\'enrichir un gameplay ultra-complet ont été utilisées. Les véhicules, présents en masse, ont encore gagné en maniabilité : on remercie encore une fois Havok, le moteur physique utilisé par le soft de Bungie, qui ne cesse de faire des merveilles d\'un bout à l\'autre du jeu. Les Warthogs, Scorpions, Apparitions et autres Banshees ont au passage fait de la place aux petits nouveaux : le Hornet (banshee humain), le Mangoose (quad tout-terrain), le Brute Chopper (véhicule léger Brute), ou encore le Prowler (aéroglisseur Brute). Ajoutons à cela les nouvelles armes, de la masse au Brute Spiker en passant par le Spartan Laser, et vous obtenez un renouveau très appréciable pour un gameplay déjà plébiscité dans Halo 2. Les mauvaises langues diront toujours qu\'il suffit de tirer dans tous les sens pour finir le jeu ; je leur répondrai qu\'en Légendaire, ils ne tireraient pas bien longtemps en restant à découvert...
>> Maman, j\'ai trouvé un point faible !
Oui, vous avez bien lu, Halo 3 a, comme tout bon jeu qui se respecte, des défauts. Rien n\'est jamais parfait, et nous avons décidé de jouer la carte de la transparence pour ce test. Beaucoup de fan(boy)s crieront au scandale, que ce soit à cause de ce paragraphe ou de la note finale, mais tout ce qui sera dit ici est tout ce qu\'il y a de plus vrai et d\'honnête. Beaucoup avaient, bien avant la sortie du jeu, parlé d\'un « Halo 2 HD graphique » : désolé messieurs, mais vous aviez tort... Enfin presque ! Là où Halo 1 avait été une révolution, Halo 2 avait simplement satisfait : les graphismes n\'étaient pas aussi différents des autres jeux de l\'époque. Avec Halo 3, la tendance se confirme : le jeu envoûte. Oui, les modèles 3D sont magnifiques, les effets de lumière capables de vous arracher les yeux de leurs orbites et l\'ambiance dantesque. Oui, la distance d\'affichage est hallucinante, les armes modélisées avec une précision déconcertante et les effets de plasma capables de vous décrocher la mâchoire. Et oui, l\'immensité de certains véhicules ou décors surprend, tout comme la chute de framerate quand vingt drônes volent vers vous ou que le jeu charge le niveau suivant. Mais, puisqu\'il y a toujours un mais, le jeu n\'est pas tout à fait à la hauteur de ce que l\'on attendait. D\'autres diraient que l\'on espérait beaucoup trop du dernier soft de Bungie, je dirai simplement que nous attendions une claque graphique à la Gears of War... L\'aliasing, l\'imperfection de certains éléments du décor, ou encore les têtes des marines modélisées à la hache, empêchent Halo 3 de nous satisfaire à 200% et ainsi d\'obtenir la note maximale dans ce domaine. C\'est fort dommageable, le dernier opus de la trilogie aurait en effet été haut la main le meilleur jeu jamais sorti sur la console de Microsoft... Ne vous inquiétez tout de même pas, Halo 3 n\'est pas un Halo 2 HD, et rien que la mission Sierra 117 met à genoux la majorité des jeux actuels. Je préfère ne pas parler des cinématiques, étant donné la flaque de salive stagnant entre mon écran et ma bouche à l\'instant même ...
>> La bande-son ? Simplement magique...
Marty O\'Donnell a encore frappé... Après les bandes-sons magistralement enivrantes des deux premiers épisodes, l\'Irlandais est de retour, épaulé de son orchestre symphonique et paré à nous pondre des morceaux en 5.1 tantôt tragiques, tantôt entraînants. Les amis religieux reprennent donc du service pour notre plus grand plaisir et nous proposent encore une fois un menu à tendance musicale sectaire, tandis que l\'orchestre de l\'ami Marty accompagne avec brio les cinématiques du jeu de Bungie, pour l\'occasion magnifiques. Mélangeant percussions rythmiques et morceaux de rock, la bande-son de Halo peut être qualifiée d\'hétéroclite. C\'est simple : la musique vaut largement la peine d\'être écoutée toute seule, dans le noir avec son Zune sur les genoux. Collant toujours parfaitement avec l\'action, elle s\'arrête et reprend aux moments adéquats, lâchant ainsi un fleuve d\'adrénaline dans vos veines ou de larmes sur vos yeux. Les effets sonores, quant à eux, sont toujours aussi bons, allant de l\'explosion plasma au bruit assourdissant d\'un Pélican larguant un Warthog. Rivalisant avec les plus grands softs de l\'histoire du jeu vidéo, la mélodie de Halo reste et restera dans la tête de centaines de milliers de fans pendant plusieurs années encore...
>> Le Xbox Live...
Les souvenirs des mois entiers passés sur le multijoueur online de Halo 2 seront mon excuse pour ce manque total d\'inspiration au moment du choix du titre du paragraphe. Halo 2 était tout simplement LA référence du FPS online sur console, loin devant ses concurrents, avec ses dizaines de modes de jeu personnalisables et le nombre de maps qui n\'a cessé d\'augmenter depuis la sortie du jeu. J\'ai une excellente nouvelle pour vous : Halo 3, non content d\'égaler son aîné, va encore plus loin dans la perfection ! On ne compte même plus le nombre de nouveautés qui viennent auréoler un multijoueur déjà succulent... Outre le mode d\'enregistrement vidéo de la partie terminée, incluant la possibilité de se déplacer en vue libre et de gérer la vitesse de lecture à n\'importe quel moment, nous allons tout particulièrement nous intéresser au mode Forge. Permettant de modifier n\'importe quelle map du jeu en temps réel, il vous accueillera pendant de longues heures, passées à modifier l\'emplacement de tel ou tel objet, à préciser le temps de réapparition de caisses explosives, à placer au centimètre près un des nombreux véhicules du jeu, à disséminer avec précision les armes, gadgets, et lieux de respawn... Le mode Forge n\'admet aucune limite, et ce pour notre plus grand plaisir. Quand on sait que l\'on pourra sauvegarder à la fois ses replays et ses maps perso vers les serveurs de Bungie pour en faire profiter les joueurs de sa liste d\'amis, on ne peut se retenir d\'afficher un grand sourire. Quant à la partie « jeu en ligne », on retrouve les habituels Deathmatch, Capture The Flag, Crâne et autres Roi de la colline, avec évidemment un gros lot de nouveautés et de customisations possibles, que ce soit au niveau du personnage, de la map, du mode de jeu, ou encore de l\'emblème.
Une fois la partie terminée, un flot de statistiques sera enregistré et visible depuis le jeu, ou encore sur Bungie.net. Vous pourrez par exemple retrouver votre arme favorite, le nombre de fois que vous avez tué tel ou tel joueur, votre ratio kill/death ou encore les médailles gagnées, le niveau de chaque joueur, etc. Un système de points d\'expérience et de levels vient s\'ajouter à cette montagne de plaisir en barre, vous faisant monter en grade en fonction du nombre de parties que vous avez gagnées, et vous permettant de rencontrer des joueurs de votre niveau. Avec le mode coopération en solo jusqu\'à quatre joueurs, vous l\'avez compris, exhaustivité est un maître-mot chez Bungie...
11.12.2007 10:43
très complt
11.12.2007 09:51
welcome!