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En conclusion
Le Best Western Premier Hotel Sant Elena est correct .
L’on est certes loin des prestations haut de gamme que permettraient d’attendre ses quatre étoiles et son label de Premier qui en fait théoriquement un hôtel au-dessus de la moyenne des Best Western ... Lire l'avis
Avis par madmike sur Hotel Sant'Elena , Venise 16.07.2009
L'évaluation de l'auteur:
Rapport qualité prix
Bon
Situation Géographique
Mauvaise
Accueil et Service
Mauvais
Confort
Bon
Propreté
Bonne
Avantages:
Moins cher que d'autres et près de la Biennale . . .
Inconvénients:
. . . mais quelques lacunes dans le service et un peu léger pour un * * * * .
Recommandation pour les acheteurs potentiels?
oui
Avis complet
…
Préambule
Venise fut édifiée sur un archipel, et les nombreuses îles ont fini par se confondre en une seule masse correspondant à la partie principale de la cité des Doges , sillonnée de canaux de tous gabarits. Cependant, à l’extrémité la plus proche du Lido de la cité se trouve une île conséquente, qui a gardé son individualité.
L’île de Sant’ Elena , puisque tel est son nom, est un peu oubliée, se trouvant vraiment au bout de la cité, après encore les Giardini voulus par Napoléon Ier et désormais siège de la prestigieuse Biennale d’Art Contemporain , et il ne se trouve sur cette île qu’un seul et unique hôtel.
Le Best Western Premier Sant’Elena , puisque c’est de lui qu’il s’agit, est ainsi un peu isolé, mais fort calme et proche de cette fameuse biennale, et à l’occasion de la 53ème édition de cette séculaire manifestation j’y ai posé ma valise quelques jours…
Un hôtel isolé et calme, dans un bâtiment de caractère
L’hôtel est loin de l’agitation vénitienne, et il est d’autant plus calme que l’île de Sant’Elena est bordée d’une sorte de parc public planté de pins qui isole l’intérieur de l’île de l’agitation incessante de la navigation. Les larges rues, d’ailleurs notablement plus larges que celles du reste de Venise , sont peu fréquentées, et je pense que même les chambres e, façade ne doivent pas être trop exposées au bruit.
L’endroit est du coup excentré , et il faut une demi-heure à pied pour se rendre au Palais des Doges , en une promenade certes agréable mais un peu longuette. L’on peut gagner un peu de temps en prenant l’un des vaporetti qui passent à la station Sant’Elena , à deux cents mètres de l’hôtel, mais pas tant que cela puisqu’il faut intégrer l’attente entre deux vaporetti et leur rythme assez tranquille. L’on n’est certes pas aussi loin que lorssque l’on est au Lido , mais quand même décalé par rapport à la zone hypertouristique entre Rialto et San Marco. Inversement les visiteurs de la Biennale d’Art Contemporain apprécieront la proximité des Giardini , le cœur historique de la Biennale, et de l’hôtel est de ce point de vue bien situé.
Le bâtiment lui-même ne manque pas de cachet , comme beaucoup à Venise , puisqu’il s’agit tout bonnement d’un ancien couvent, et d’ailleurs le fronton de l’hôtel porte encore l’emblème des Servites de Marie , l’ordre qui occupait les lieux avant qu’ils ne devinssent collège puis hôtel…
Un accueil efficace, un adieu froid
L’accueil est efficace lors de mon arrivée tardive, et je récupère assez prestement la carte à puce qui sert de clef à la chambre. En revanche il faut demander pour avoir une deuxième clef, alors que dans d’autres hôtels c’est plus spontané.
Le personnel se révélera en revanche franchement indifférent lors de mon départ, visiblement plus occupé de continuer à papoter entre collègues que de montrer le minimum de civilité que le client d’un hôtel *** est en droit d’attendre.
Enfin le service dans la chambre (housekeeping) est assez lamentable, avec le café systématiquement oublié dans le kit thé-café, les shampoings à géométrie variable (souvent là, mais pas toujours) et le nettoyage un peu nonchalant, loin de la maniaquerie helvète. C’est perfectible de ce côté-là, et il est un peu agaçant de devoir tous les soirs aller réclamer ses sachets de café à la réception pour clore sa journée !
Une chambre confortable, malgré quelques lacunes
La chambre sur le rez-de-jardin n’est pas immense , mais cependant moins ridicule que dans bien des hôtels vénitiens, où le mètre carré est souvent compté bien plus chichement. La climatisation y est fort efficace, ce qui se révèle bien agréable dans la lourde chaleur estivale de mon séjour, tandis que l’ambiance design moderniste tranche avec le caractère ancien du bâtiment.
Le vaste lit se révèle en fait composé de deux lits simples accolés, stratagème classique d’hôtels qui ne veulent pas s’encombrer de deux types de literie. L’astuce peut se comprendre, mais en l’occurrence le creusement des deux lits fait qu’il y a une vraie bosse dure au centre, à la jonction, ce qui rend le double lit peu confortable pour des amants vénitiens ! De plus il n’y a qu’ un seul chevet , et le lit est tellement près du rideau qu’il est délicat d’y accéder par ce côté : il me semble qu’un vrai lit double de taille standard aurait été plus judicieux, en permettant un accès plus aisé et un deuxième chevet.
Le bureau est correct, avec en dessous un mini-bar pas trop tassé (ce qui permet de rajouter quelques boissons personnelles), et dessus une télévision de bonne taille, proposant parmi ses nombreuses chaînes la francophone TV5. L’ internet est gratuit , que ce soit via la prise câble (le câble n’est pas sur place, mais peut-être prêté par l’hôtel) ou le Wi-Fi, et il faut juste demander un code à la réception pour s’en servir. La chaise est correcte, mais unique, et il faut aller se servir au restaurant si l’on veut deux chaises, ce qui dans une chambre double ne me paraît pourtant pas aberrant.
Enfin la salle de bains est sans reproches, avec baignoire, bidet, WC et lavabo, et au total la chambre est correcte , sans cependant être luxueuse, globalement confortable mais péchant sur certains points…
Un petit déjeuner correct, sinon parfait
Le petit déjeuner se présente sous forme de buffet , servi soit dans une salle fermée, soit dans une terrasse ouverte. Le buffet est raisonnablement fourni, sans la surabondance d’hôtels plus luxueux.
Les oeufs brouillés sont accompagnés de bacon et saucissettes (vraiment mini d’ailleurs), et le salé froid propose jambon, salami, blanc de dinde, tomates cerise, tranchettes de fromage et mozzarella.
Le sucré est un peu mieux fourni, avec en particulier des gâteaux maisons de fort bon aloi (de vrais gâteaux, pas des ersatz), des croissants fourrés de confiture sympathiques et de la salade de fruits frais, mais aussi des yaourts, céréales, toasts, confitures, miel, nutella…
J’ai évidemment connu mieux, mais c’est correct , et ça permet de démarrer la journée bien calé…
Un restaurant confidentiel
Le restaurant semble ne fonctionner qu’assez rarement en dehors du petit déjeuner, et sans doute surtout pour les groupes. J’ai ainsi constaté qu’il était fermé deux soirs de suite, ce qui en pleine saison est assez surprenant, et qu’un autre il s’affichait complet, alors qu’il semblait y avoir des tables disponibles (?!).
Sachant qu’il n’y a pas de room service non plus, il est prudent d’aller dîner ailleurs, et donc de chercher du côté de la via Garibaldi , à une dizaine de minutes de marche de là, si l’on veut se restaurer le soir. Ce n’est pas dramatique, mais quand même un peu surprenant dans un **** !
Un prix acceptable
La chambre en réservation à l’avance est vendue 825 francs (soit 126 euros) en plein mois de juillet une année de biennale, c’est-à-dire en haute saison, et je gage qu’en plein hiver on doit trouver nettement meilleur marché.
Ce n’est évidemment pas donné, mais bien en dessous des hôtels du côté de Saint-Marc qui fricotent avec les 1312 francs (soit 200 euros) au minimum à la même époque, et donc le prix relativement modéré, au regard des tarifs vénitiens, compense quelque peu l’excentrement, voire les menus défauts.
En conclusion
Le Best Western Premier Hotel Sant Elena est correct .
L’on est certes loin des prestations haut de gamme que permettraient d’attendre ses quatre étoiles et son label de Premier qui en fait théoriquement un hôtel au-dessus de la moyenne des Best Western , mais, si l’on accepte un certain excentrement, l’on peut y trouver un certain confort à un prix qui reste acceptable au regard des tarifs vénitiens.
L’hôtel me paraît en particulier un choix très judicieux pour les visiteurs de la Biennale d’Art Contemporain , incontournable manifestation d’art contemporain, ou pour échapper un peu à la foule estivale, mais je n’en ferai pas un premier choix dans d’autres circonstances…
Note : 6/10
* Best Western Premier Hotel Sant Elena - Calle Buccari 10 ; 30132 Venezia - tél : +39 041 2717811 - fax : +39 041 2771569 - mél : info@hotelsantelena.com - web : www.hotelsantelena.com
Avantages: Un confort feutré et un hôtel de bon aloi... Inconvénients: ...un peu excentré par rapport au reste de Venise.
Ste Hélène, mère de l'empereur romain Constantin et découvreuse présumée de la vraie Croix, a donné son nom a une île de l'Atlantique Sud, où l'Empereur fut déporté par l'anglois.
Une autre île lui est dédiée, mais le fait est moins connu, et Venise conn ...
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