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Avis par madmike sur In The Air (27 Janvier 2010) 22.02.2010
L'évaluation de l'auteur:
Rire
C'était très drôle !
Histoire
Correcte
Acteurs / Actrices
Excellents
Mise en scène
Bien
Avantages:
Un scénario solide et un Clooney impérial . . .
Inconvénients:
. . . dans un film qui n'est quand même pas un chef d'oeuvre .
Recommandation pour les acheteurs potentiels?
oui
Avis complet
…
Préambule
J’avais fini par croire que George Clooney ne travaillait plus que pour Nespresso , d’ailleurs à mon sens son meilleur rôle, jusqu’à découvrir par le truchement d’une bande-annonce qu’il était le héros d’un film assez largement aérien, y accumulant les miles (l’unité de compte des programmes de voyageurs fréquents, frequent flyer program en VO) avec la jouissance d’un collectionneur. Le personnage était amusant, et me ressemblait paraît-il (c’est en tout cas ce que je me suis laissé dire par de charmantes donzelles), et je me suis donc laissé tenté, d’autant plus facilement que je suis l’heureux propriétaire d’une carte UGC Illimitée (et aussi, mais c’est un autre sujet, d’un carré de cartes de fidélité ou de crédit couleur platine, histoire d‘avoir un porte-carte harmonieux).
Le film en question, baptisé In the Air en français (et Up in the air en anglais, la différence est subtile), est signé de Jason Reitman , le fils d’ Ivan Reitman à qui l’on devait SOS Fantômes . Il est sorti le mercredi 27 janvier 10 dans plusieurs centaines de salles françaises…
Bande-annonce
Ryan Bingham parcourt les airs.
Le séduisant quadragénaire bondit d’aéroport en hôtel, s’évitant les corvées des files d’attente par ses cartes de fidélité aérienne ou hôtelière. Il se sent dans son élément dans cette errance, ne repassant à son domicile que le temps d’une escale. Et lorsque l’occasion se présente lors d’une rencontre inattendue, il ne dédaigne pas une agréable parenthèse en compagnie d’une femme charmante, elle aussi adepte des voyages aériens.
Il exécute sans état d’âme son travail, qui consiste à annoncer à d’autres qu’ils ont perdu le leur, et ne dédaigne pas de donner quelques conférences entre deux plans de licenciement, expliquant aux autres la meilleure façon de mener leur vie. Mais lorsqu’une petite nouvelle dans sa société entend remettre en cause les méthodes de travail, il n’est pas du tout d’accord…
Un film joliment écrit
Le film est tiré d’un roman, et cela se sent dans la qualité du scénario et des dialogues : l’histoire, bien que se laissant aller parfois à quelques facilités typiquement américaines, est infiniment plus complexe et subtile que dans l’ordinaire des films américains, et les dialogues sont ciselés, prenant d’ailleurs tout leur sel dans la version originale - l’on est loin ici des « fucking motherfucker » qui émaillent nombre de films d’outre-Atlantique, et au contraire le dialogue joue à merveille des phrases codées pour les détourner de leur sens (par exemple après une étreinte torride, deux amants se quittent avec des formules de salutation volontairement banales, de celles qui sont d’ordinaire utilisées dans le domaine des affaires et non des amours, et le décalage entre les formules utilisées et l‘ambiance de la scène est succulent).
L’on en profite certes pour faire la pub d’ American Airlines , d’ Hilton et de Hertz , mais ce « placement produit », comme l’on dit a une certaine logique, puisque justement le principal protagoniste est un spécialiste des programmes de fidélité, et donc aficionado d’une compagnie aérienne et d’une chaîne hôtelière (grosso modo, lorsque l‘on a atteint l‘élite de l‘élite dans un programme, on privilégie la compagnie correspondante pour profiter des avantages écrits et non écrits dudit programme). Au passage, si l’on voit bien le héros dans un Admiral’s Club (les salons d’aéroport d’ American Airlines ), le film est très elliptique sur le sujet, alors que la possibilité d’aller dans un salon est l’un des avantages (perk en VO, mais curieusement le terme n‘apparaît pas dans le dialogue) les plus appréciés des participants aux programmes de fidélité aériens (je puis en témoigner, puisqu’étant personnellement membre Platinum du programme Flying Blue d’ Air France , et appréciant le confort ouaté des salons de la compagnie à chaque vol) : à mon humble avis, cette relative discrétion est due à ce que les salons Admiral’s Club sont loin d’être fabuleux (cela m‘est arrivé d‘y passer…), et que seul leur décor est flatteur !
La comédie est en tout cas drôle et bien enlevée, même si l’on n’échappera pas à un petit passage sur le mariage et la famille, Amérique oblige, lorsque la sœur de Ryan Bingham s’apprête à commettre l’irréparable au fin fond de je ne sais quel bled de l’Amérique profonde, très profonde même. Mais bon, on peut passer sur cela et sur quelques petites baisses de rythme, vu que par ailleurs c’est un film bien trouvé, et qui perme de passer un bon moment…
Un Clooney impérial
George Clooney incarne Ryan Bingham, l’homme qui parcourt les airs sans état d’âme, et il est absolument parfait dans le rôle. Je ne suis pas fana de l’acteur, qui à mon goût a un peu souvent tendance à se laisser aller à la facilité, mais ici il est jubilatoire , aussi bon quand il s’agit d’être un carnassier sous le vernis de la feinte amabilité que lorsqu’il s’agit de fendre la cuirasse, dans un subit accès d’humanité.Vera Farmiga est Alex Goran, la femme que rencontre Ryan Bingham, et elle n’est pas mal dans le rôle, même si l’habituelle hypocrisie américaine prive les cinéphiles esthètes d’une scène qui s’annonçait torride (on passe de la porte, avant, au debriefing, après)…
Anna Kendrick joue Natalie Keener, la nouvelle venue, et elle est sans histoires dans le rôle de la pimbêche un peu trop sûre d’elle-même, tandis que les seconds rôles sont bien tenus, de la kyrielle de victimes de licenciements aux parents très provinciaux du héros…
En conclusion
In the air est un film réussi .
L’opus bénéficie d’un scénario solide et d’une interprétation magistrale de son acteur principal, et du coup cette comédie enlevée, sans être un chef d’œuvre, est nettement au-dessus de l’ordinaire souvent consternant des films américains…
Bref, c’est un film que l’on ne regrette pas d’avoir vu, et qui en plus m’a personnellement bien amusé par le côté pro des programmes de fidélité de son principal protagoniste, avec lequel je me sens finalement quelques affinités…Note : 7,5/10
Rubrique gaffes
Ryan Bingham dévoile, dans une scène qui est d’ailleurs reprise dans la bande-annonce, l’importance de choisir la bonne file d’attente aux portiques de sécurité, afin d’éviter de rester en rade derrière une famille avec des bébés.
La chose est en soit assez vraie, mais il existe en général dans les aéroports des Priority Lane (files prioritaires), réservées aux voyageurs Affaires et membres dorés ou plus des programmes de fidélité aériens, et donc le garçon, qui ne voyage qu’en affaire et est en plus au top du top du programme de fidélité d’ American Airlines , ne devrait donc pas trop côtoyer des familles avec enfants, que l’on croise assez rarement dans ce type de file !
Mais bon, l’effet comique, d’ailleurs partiellement dévoilé dans la bande-annonce en l’occurrence, valait bien ce petit sacrifice de crédibilité…
Avantages: les acteurs, l'atmosphère sympathique, on ne s'ennuie pas Inconvénients: assez prévisible, intensité émotionnelle moyenne
...Vendredi dernier, je suis allé voir « In the air » au cinéma. Sorti le mercredi 27 janvier, ce film d’une durée inférieure à deux heures, est réalisé par Jason Reitman. Cette information était d’ailleurs, à mes yeux, le principal argument qui m’a incité à ...
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Salut tout le monde ! Je suis partie à Londres à l'occasion du Festival du Film de Londres, qui a eu lieu du 14 au 29 octobre (j'y étais du 18 au 20 octobre), entre autre pour voir George Clooney et ses films. Ne pouvant aller à Londres pendant plus ...
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Rire
Histoire
Acteurs / Actrices
Mise en scène
très intéressant
21.12.2009
Wouah ! Evaluation du produit In The Air (27 Janvier 2010)par
bigboo
Avantages: Drôle et terriblement touchant Inconvénients: Faut être touché...
Il y’a des films dont on sort en disant simplement « wouah ! ». On est trop sous le choc pour dire autre chose. Il y’a cependant plusieurs sortes de « wouah ! ». Il y’a le « wouah ! » que je qualifierais de purement cinématographique, comme après un Slumd ...
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Rire
Histoire
Acteurs / Actrices
Mise en scène
très intéressant
07.02.2010
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