J'AI TOUJOURS REVE....
14.04.2008 (17.04.2008)
Avantages:
jeu des acteurs, film emouvant, hilarant, absurde parfois . . .
Inconvénients:
cf avis . . .
Recommandable:
Oui
Détails:
Rire
Histoire
Acteurs / Actrices
Mise en scène
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 herenui111
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un AUTRE diams??? merci merci!!! plus du tout le temps de passer.. en espérant que mes 40 h par sema...
Membre depuis:06.10.2007
Avis:119
Lecteurs satisfaits:92
Cet avis a été évalué par 79 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Bonjour à tous ! Dernier avis ciné, j'ai été voir hier soir « j'ai toujours rêvé d'être un gangster»…il faut battre le fer pendant qu'il est chaud, alors c'est parti pour cette petite critique du dernier Benchetrit !
Je n'étais pourtant pas emballée, à priori, par ce film : critiques presse mitigées, on accusait Benchetrit de ne pas trop convaincre en restant dans l'anecdotique… sur allociné, ma référence, 2 étoiles sur 4, même si les spectateurs étaient moins partagés. Et puis comme je l'ai dit dans un précédent avis, je vais peu au cinéma, il faut pour cela que le film soit vraiment excellent, et que ses critiques soient unanimes. Mais pauvre de moi, en ce moment, à Paris, c'est un peu la loose coté temps, et hier soir, je me suis décidée à aller voir ce film en noir et blanc, en ayant volontairement « oublié » de regarder en détail le scénario et les critiques.
Je ne suis pas une habituée de Benchetrit… je le connais de nom, certes, mais notre histoire s'arrête là. Il parait qu'il fait des films vraiment hors normes, et franchement, « j'ai toujours rêvé » entre dans cette catégorie.
J'ai toujours rêvé…
« J'ai toujours rêvé », c'est en fait 4 petites histoires, 4 petites scènes dont le point commun est un lieu, une cafétéria pas glamour du tout au bord d'une de ces nationales moribondes, plantée dans un paysage où on ne fait que passer. Il y a Edouard Baer, ce petit looser roulant en mini, qui ouvre le film : tentative de braquage de la cafétéria, il sort de sa bagnolle, met son masque, se prend un poteau, retourne dans sa bagnolle, ressort, et oublie les clés dedans. Le décor est planté, ce n'est pas un film à la Ocean's 11, non, c'est l'histoire de pauvres mecs dont les talents en matière de braquage sont comparables à ceux de Magali Vaé lorsqu'il s'agit de vendre des disques.
Mais il y a aussi ces 2 kidnappeurs, qui décident de prendre en otage une fille à papa suicidaire, afin de récupérer une rançon et mettre du beurre dans les épinards. Ils montent dans sa chambre par la fenêtre, alors qu'elle vient de tenter de se suicider sans succès en se pendant, la trimballent dans leur voiture, l'emmènent dans leur appartement, où l'ado perturbée essaye encore une fois de mettre fin à ses jours, et lui expliquent le pourquoi du comment. On pénètre dans leur univers, celui de pauvres mecs qui passent leur temps à regarder la TV et se disputer, à rire devant les tôles que se prennent les concurrents lors des sessions patinage artistique à la TV, celui de pauvres mecs simples et attachants. Leur point de rencontre pour la rançon ? la cafétéria… où ils vont se rendre, sans que jamais le père de la jeune rebelle ne vienne. Alors ils rentrent, et elle leur fait un café. En troisième lieu, on a cette confrontation, à la cafet, entre 2 groupes de vieux papis du rock en tournée, venus faire une halte pipi… Bashung, et Arno se retrouvent aux pissotières, se reconnaissent, prennent un café ensemble, se rappellent de leurs rencontres passées.. entre plagiat de chansons et piquage de copine, un dialogue assez absurde mais touchant, duquel Arno sort vainqueur, puisqu'il repart après avoir réussi à piquer la malette de Bashung, dans laquelle se trouvent tous ses textes.
Enfin, cette bande de papis gangsters, dans laquelle on retrouve un Jean Rochefort superbe, à contre-emploi, qui se retrouvent à la cafétéria, après 25 ans passés sans braquage… car la cafet, c'était avant leur planque, leur cabane au milieu d'une forêt que l'urbanisation a sacrifiée. On ne peut être que touchés par ces papis, dont un est gravement malade, et leur impuissance face au monde moderne…même la banque qu'ils avaient braquée 4 fois, jusqu'en 1982, a disparu… remplacée par un Mc do planté en plein milieu d'une zone industrielle. Ces 4 anecdotes, d'une manière ou d'une autre, réussissent à se rejoindre, grâce à la Cafet, et réussissent à émouvoir le spectateur, bien qu'elles soient à mon avis inégales. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé les Papis et les kidnappeurs, un peu moins Edouard Baer, qui manque de piquant à mon goût… quant au duo Arno - Bashung, il ne m'a pas tout à fait convaincue.
Cependant, amateurs de scénar compliqués et à rebondissements, vous risquez d'être déçus, car à mon avis, la beauté de ce film ne repose pas sur la qualité de son scénario.
Alors quoi ?
Alors, déjà, la musique : cette chanson de vieux cowboy désenchanté, que vous avez peut être pu entendre dans la bande annonce, m'a poursuivie du début à la fin. Sans compter le reste de la bande son : mélange d'époques, les mélodies sonnent comme un hommage au cinéma du XXème siècle. Mais plus qu'un hommage, on ressent l'influence des années 50, des années James Dean, le héros solitaire et mélancolique à la recherche d'on ne sait quoi… On ressent la présence de ces grands fantômes qui ont fait le cinéma américain, celui qui nous fait rêver, qui appelle à l'imaginaire, qui titille notre goût de l'aventure et éveille notre sentiment de libre arbitre… Il y a John Wayne, James Dean, et tant d'autres…
Mais à travers la musique et la mise en scène, on ressent aussi l'hommage au cinéma muet, ce cinéma qui a tant de charme, ce cinéma intemporel… Benchétrit glisse d'ailleurs une scène muette dans son film, au combien réussie, même si, à mon avis, les stars du muet avaient un autre visage que les acteurs choisis ici, un visage fait pour le muet et pas pour le parlant, et cette lumière qui en ressortait manque dans le film. Le scénario, assez vide finalement, trouve à rebondir grâce à des personnages tous touchants, grâce à des scènes tantôt émouvantes, tantôt carrément hilarantes, tantôt magnifiquement absurdes. Je pense notamment au Canari offert par un kidnappeur à notre suicidaire, qui va l'accrocher à la vie… je pense à ces papis, et à leur monde qui n'existe plus, je pense à la tentative avortée de Baer et à tant d'autres choses…
Malgré quelques longueurs, on ne s'embête pas.. il y a toujours quelque chose qui touche, qui émeut, qui interpelle. Pourtant, ce n'était pas gagné d'avance, car Benchétrit part de rien, et tout le film repose sur l'originalité de la mise en scène et sur l'excellence du jeu des acteurs. Pourtant, ce film ne fera pas l'unanimité, et c'est normal : le scénar est creux, il y a quelques longueurs, et on sent qu'il s'en est fallu de peu pour que le film soit un navet : et c'est ça qui interpelle aussi : on sent une tension dans cette œuvre, toujours tangente, on sent que certaines scènes étaient à la limite de l'ennui…et ça rebondit tout le temps. Par ailleurs, le noir et blanc peut en choquer plus d'un : difficile d'accès, il ne convaincra pas tout le monde.
Enfin, le film peut passer pour une œuvre un peu intello, pour une peinture expérimentale, qui sort des sentiers battus, auquel le cinéma français ne nous a pas habitués. On a reproché à Benchétrit d'avoir copié Tarentino : a mon avis, pas du tout, car tout cela manquera de rythme pour certains, et les films du réalisateur américain sont moins intellectuels, moins centrés sur l'émotionnel, et surtout beaucoup plus rythmés.
C'est un genre qui moi m'a plu, justifiant mes 4 étoiles… un genre qui m'a intriguée, qui m'a tenue en haleine malgré le scénario simpliste, mais que je ne conseille pas aux amateurs de films d'action. Merci de m'avoir lue !!!
DistributionEdouard Baer Anna Mouglalis : la serveuse de la cafet Jean Rochefort : un des papis braqueurs Jean-Pierre Kalfon Laurent Terzieff Venantino Venantini Alain Bashung Arno Selma El Mouissi : l'ado suicidaire Roger Dumas Bouli Lanners Serge Larivière
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14.05.2008 11:21
": le scénar est creux"<<<<<<<<<<<<<<<oh....alors...
03.05.2008 23:26
j'ai vu bienvenus chez les chtis à la place!
27.04.2008 19:52
Ca me tente bien