La disparition du O

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La disparition du O

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... La leur a disparu… si elle a jamais existé… ▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀═▀ Voilà ... Lire l'avis





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L'horreur sans le "O"
Avis par NeLeMy sur La disparition du O
16.12.2004


L'évaluation de l'auteur:  


Avantages: Texte sans O .  .  .
Inconvénients: Texte sur l'hOrreur .  .  .

Recommandation pour les acheteurs potentiels? oui 

Avis complet

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Il fait frais dans l’église. A l’extérieur l’air est chaud, il fait bien trente-deux degrés. Bastien a vingt-huit ans, et il ne vient pas prier. Il y a des années qu’il ne prie plus, et il ne veut plus prier... jamais.
Cette église a été sa cachette, quand il était petit et vivait au village avec ses parents. C’est là aussi qu’il venait les mercredi au catéchisme. Sa mère le laissait sur le parking, près du parvis, en se disant qu’il deviendrait quelqu’un de bien, un chrétien bien rangé. C’était il y a vingt ans déjà.

Il fait frais dans l’église et Bastien se demande s’il a bien fait d’y revenir… Que fait-il ici ? Il regarde les bancs, le peu de lumière qui passe par les vitraux encrassés ne les atteint pas. C’était déjà ainsi en 1984.
C’était déjà ainsi quand il attendait le Père T., qui était dans la sacristie. Le père T., qui devait le ramener à ses parents chaque mercredi. Et qu’ils étaient fiers d’ailleurs, quand il recevait en leur demeure le curé du village…. Une basse fierté de campagne, une habitude de vieille France, Bastien jugeait ça ridicule, exagéré, injustifié.
Car le Père T., celui qui avait marié ses parents, enterré sa grand-mère, et qui l’avait baptisé, Bastien le détestait… Il avait beau être celui qui bénissait de ses mains, une à une, chacune des âmes de ce fameux village, il était celui par qui le mal arrivait. Celui qui passait bien au-dessus de la candeur des enfants afin d’atteindre une bassesse qui n’est même pas animale.
Bastien le savait, mais ne le disait pas… « Le diable lui-même ne peux pas créer tant de mal. Lui a des mains que même les flammes de l’enfer refuseraient de brûler »…
Mais dans sa tête d’enfant, il n’arrivait pas à dépasser la barrière érigée par le curé. « Parle, et tu verras tes parents te laisser à la rue, ta mère ne t’aimera plus, tu peux en être certain ! ». Et Bastien avait peur… mais il avait huit ans !
Il s’est passé des années. Il est venu des années à cette heure de catéchisme et il savait ce qui allait arriver, chaque semaine, chaque mercredi. C’était une déchirure de regarder sa mère partir, faisant salut de la main, avec l’assurance que Bastien vivrait un instant enrichissant, et qu’il serait bien.

Il fait frais dans l’église, et rien ne semble changé. Les mêmes bruits, les mêmes fidèles, les mêmes statues, la même senteur âcre de renfermé. Ses chaussures crissent, et ses yeux humectés de larmes scrutent avec une grande peine chaque parcelle de l’église. Il est dans l’antre de ce passé qu’il ne peut effacer, même s’il le veut plus que tu ne peux l’imaginer.
Il a fallu qu’il parle, et ce fut difficile. C’est le père T. qui lui avait dit « Tu es un menteur, ce que tu diras fera rire ! rien de plus ! ». Et il ne s’imaginait pas qu’il était déjà vaincu. Bastien avait perdu bien des années de sa jeunesse quand il s’est décidé à parler, à accuser, quand il s’est décidé à dire ce qu’il se passait chaque mercredi, quand il était censé apprendre à devenir quelqu’un de bien, auprès d’un religieux sérieux.
Sa mère a regretté, « je n’avais rien remarqué ». Bastien a eu treize ans quand l’affaire fut classée. Et il n’a plus jamais prié.

Il fait frais dans l’église. Il veut y revenir. Il ne reviendra plus après cela. Il veut juste laver sa tête de ces affreuses années, et les laisser là, le lieu de leur naissance. Ce lieu qui n’est en rien sacré à ses yeux. Après vingt ans, il arrive à peine à regarder en face ce crucifix et ces vitraux crasseux, étiquetés de ses plus dures années.
Il a une haine envers ceux qui se vantent d’être un exemple de vertu et se permettent des critiquent, tandis qu’ils brûlent du pire des feux. Il y en a plein les faits divers, plein les treize heures, plein les vingt heures, et puis…il y en a plein les églises, autant ne pas se mentir…
Ce qu’il espère, c’est que le père ne sera pas remis en liberté parce qu’il aurait « bien agit » derrière les barreaux.

Bastien tient dans ses bras, cet enfant qu’il est fier d’appeler « païen », un enfant qui est le sien. Il lui apprendra la vie, avec autant de tendresse qu’il peut en rassembler. Et il luttera à jamais, il y mettra l’énergie qui le remplit, mais jamais un salaud de cette espèce ne mettra la main sur ses enfants…

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Je n’ai jamais prié. Je ne suis pas baptisée. Je ne suis ni la fille de Dieu, ni celle du Diable. Je ne suis « que » celle de mes parents. Je n’ai jamais lu la Bible, et jamais un prêtre ne m’a bénie. Mais je n’ai jamais fait pleurer un enfant, je ne leur ai jamais fait de mal.
Et ce qui m’excède le plus est d’imaginer que certains appellent « être humains » des types capables de tels actes… Il ne leur reste rien d’humanité. La leur a disparu… si elle a jamais existé…
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Voilà ! J’ai donc tenu à écrire ce texte sur la « disparition du o », tout en traitant un sujet qui me tient à cœur (comme beaucoup de monde d’ailleurs, je pense qu’on ne peut pas être insensible à ce sujet….).
   

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Avantages: ...............
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très intéressant

22.12.2004
Vive l'eau
Evaluation du produit La disparition du O par audrey30

Avantages: pas de O
Inconvénients: pas évident

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Je me suis piquée au jeu, après le A c'est le O que je fais disparaître de mes lignes. C'est marrant ce truc j'aime bien ! ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Sans eau, pas évident à décrire, Les g ... Lire l'avis

Les membres de Ciao ont trouvé cet avis très intéressant
très intéressant

02.04.2007
COmment trOuver les mOts pOur Oublier le O ???
Evaluation du produit La disparition du O par elizah

Avantages: Triper sur le O....
Inconvénients: HO......... Ocun ! ;o)

Cette lettre, que les gens pensent relativement inutile, peut-elle être, en fait, indispensable.... Sans le O, quelle questiOn peux-tu pOser ??? Ni pOurquOi, ni cOmment, ni même Ou, et pas plus Où, ni quOi... Rien que là, l'échange se réd ... Lire l'avis

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intéressant

20.12.2006
(27.12.2006)

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très intéressant
01.01.1970
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01.01.1970
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01.01.1970

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