L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
Une robe splendide, un caractère très marqué, une dégustation inoubliable ? |
| Inconvénients: |
C'est un alcool fort, le tarif est élevé pour les rapiats |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Oui, voilà un bien curieux (ou insolant) titre !
Mais replaçons le dans son contexte, vu qu'il qualifie (même de manière douteuse…) une boisson alcoolisée qui m'a séduite depuis près de 15 ans !
Le whisky, « scotch » de surcroît, donc, voilà la catégorie d'appartenance du « Lagavulin, sixteen years old », mais pas n'importe laquelle, vous voilà priés d'embarquer à bord du bac qui va nous emmener, malgré la « douche écossaise », sur la mystérieuse Ile d'Islay !
Présentation et découverte :
Dans la grande famille des spiritueux, on trouve à foison « whiskies » et autres dérivés beaucoup moins que plus réussis, à savoir distillant une multitude d'émotions, communiquées par les simples révélations d'odeur, de parfum et de goûts, tant en nez qu'en bouche !
Il me serait bien difficile de vous détailler les différentes productions mondiales, tant elles sont nombreuses et la plupart du temps sans grand intérêt, à partir du moment où vous êtes emmenés hors des frontières du Royaume Uni, et plus précisément loin de l'Irlande (le Berceau) et de l'incomparable Ecosse, patrie des fameux et inégalables « single malt » !
L'Irlande, je dois m'y attarder quelques instants, et préciser que l'Irish a été le premier breuvage digne de ce nom (sans oublier les binouzes et le pinard - puis le pain et les bons s…voir ailleurs), il y a maintenant plus de 1.500 ans !
Plus communément, c'est le Jameson qui tient le haut du pavé irlandais (ou de l'affiche) grâce à ses excellentes campagnes de communication, et des tarifs acceptables principalement en grande surface (Edouard et « piaf rouge » entre autres), et se fait fort d'arroser sans vergogne les fêtes entre bons amis, organisées notamment à la Saint Patrick !
La distillerie Old Bushmills proposant un « sirop » plus raffiné…et le « Comenara » une note tourbée d'exception !
Mais traversons rapidement la Mer d'Irlande, réellement froide, pour nous rendre en Ecosse donc, qui malgré ses différentes réputations, a développé son savoir-faire dans la plus pure des traditions de « distillateurs » (et hop, à la Ségolène), éparpillés dans les régions des lacs, des montagnes ainsi que sur quelques îles !
La distillerie Lagavulin est située sur l'Ile d'Islay et fait partie d'une « entente » qui regroupe plusieurs bonnes « maisons » au sein de l'entité « Classics Malts of Scotland »
Il est toujours utile de noter leurs références, certaines productions particulièrement « douces » pouvant agréablement s'adresser aux insouciantes demoiselles, désireuses de connaître enfin les bonnes voire meilleures choses de la vie (dont l'eau du même nom).
Ainsi, le « clan » des Classics Malts of Scotland regroupe Lagavulin, Oban , Talisker, Cragganmore, Glenkinchie et Dalwhinnie !
Un pur « single malt »
En complément des « blended » (assemblages liquides) et autres mélanges de céréales (orge maltée ou non, maïs, blé, entre autres), qui une fois distillés dans les immenses alambics proches de Glasgow, la famille des « single malt » est pour moi bien à part, sans doute plus attachée à ses racines, à son terroir et à la qualité de son eau de source, l'élément indispensable dont les références de pureté donne un cachet supplémentaire au précieux breuvage final !
Sur l'Ile d'Islay, située à quelques encablures de la côte ouest du Nord de l'Ecosse, l'eau est une denrée assez courante en raison d'une importante pluviométrie annuelle !
Filtrée et refiltrée grâce aux voyages enrichissants dans le cœur du relief, l'eau est certainement l'une des plus « riche » au monde, aux sels minéraux caractéristiques, renforcés par l'influence de l'iode et du sel marin, sans oublier les algues voisines !
Relativement aux breuvages des îles, celles-ci sont donc de Skye, Mull, Jura, Islay et Orcades.
Pour terminer rapidement (à défaut de faire un avis plus généraliste - j'y songe), tout est important dans l'élaboration d'un « scotch » d'exception :
- la qualité de l'orge et sa tradition de maltage
- le séchage (au charbon ou à la tourbe !)
- les alambics
- l'eau
- le savoir-faire de l'Homme (et son Amour)
- les fûts
- les farfadets et lutins des bruyères…
Enfin, rappelons les appellations des différentes régions, lesquelles m'enchantent à chaque reprise…les Highlands et la Speyside, les Lowlands, Capbeltown, Islay, Perthsire sans oublier les fameuses îles (citées supra)
Et pour éviter de boire n'importe quoi, je vous « distille » ces quelques références (toutes testées - henph-approbation) qui vous aideront à finaliser votre choix puis aiguiller votre préférence (plusieurs ne tuent pas l'Homme…) (nb : y.o. pour years old / x.o. pour « de la bombe ») :
- Bowmore (Islay) en 17 y.o. et plus rare en x.o. de 30 ans
- Caol Ila (Islay) de 12 à 21 y.o.
- Dalwhinnie (Highlands) en 15 y.o. (bien pour chauffer les donzelles)
- The Glenlivet (Speyside) en 12 puis 18 et 21 y.o.
- Knockando (Speyside), de 12 à 21 y.o.
- Laphraoig (Highlands) à préférer en 15 y.o.
- The Macallan (Speyside), exceptionnel en 25 y.o.
- Oban (Highlands), en 12 et 14 y.o. (même usage que le Dalwhinnie)
- Talisker (Skye Island), en 10 y.o.
- Springbank (Campbeltown), hors de prix en x.o. (30 ans)
Pour en arriver au Lagavulin, produit unique du « caillou Islay »
La distillerie est située non loin de la mer (sur une île, c'est évident), à Port Ellen pour être précis !
Elle possède, depuis 1742, les fameux alambics en forme de poire (la plupart des jolies femmes ont autre chose dans cette même forme, avantageuse)
La lenteur avec laquelle se déroule la seconde distillation (plus de 10 heures, préliminaires comprises) permet au Lagavulin de conserver une grande partie de son caractère tourbé.
Plus accessible, moins huileux, plus sec qu'auparavant, le Lagavulin est devenu un véritable ambassadeur des « single malt » et plus particulièrement des malts d'Islay.
Son merveilleux malt entrait autrefois dans la composition du « blended » White Horse, une reconnaissance nationale bien vite mondiale.
La production :
Officiellement et depuis 1816, le « précieux » est embouteillé à partir de différents fûts, lesquels conservent et affinent le caractère et les arômes selon la tradition, aux fils des ans et décennies !
En volume, ce ne sont pas moins de 1.700.000 litres par an !
Je ne retiendrai cependant que 6 propositions commerciales :
- le « classic » , 16 y.o (voir plus bas)
- les « Special Release », « brut de fûts », en 12 y.o. (57,5 et 57,8°)
- la « Distillers Edition », fûts spéciaux, 14 à 16 y.o.
- le « X old - 25 ans » limité à 9.000 exemplaires.
Je ne conserve donc que le « classic », dans sa présentation traditionnelle, embouteillé dans un contenant de 70 cl (100 cl uniquement au Royaume Uni, ou sur commande chez les « dealers » officiels.
La bouteille, protégé par une grande boîte d'un vert « so british », est belle, en verre coloré (jaunâtre) et supporte des reliefs, en plus des étiquettes commerciales relatives au « scotch » et à sa provenance !
Tout est donc écrit dessus, Lagavulin, « Aged 16 Years » , et 43° !
A quel moment le déguster ?
En apéro avec du coca…et un grand coup de batte de base-ball dans ta face ! ! !
Avec le Lagavulin, on n'a aucun droit à l'erreur…donc, n'en proposez même pas (surtout pas) aux jeunes femmes désireuses de jouer un rôle…sauf pour Private et consorts !
Personnellement, je le préfère en toute fin de repas (même chargé) à peine coupé d'eau pétillante (salée, quelques larmes…).
Mais en « pré-apéro » (ça existe, je vous l'assure et vous le prouverez) accompagné de quelques grammes de fromage (conté ou roquefort), il éveille mes sens et me met non seulement en appétit, mais d'excellente humeur…
Sans oublier les « coups de blues » hivernaux, au coin du feu (t'as pas de cheminée !), en survolant un « vieil AutoPlus » narrant avec passion les qualités d'une Zasvata ou d'une Logan !
Lagavulin…mon fidèle compagnon…jamais un mot plus haut que l'autre…
Les sensations et sentiments :
Sa couleur ambrée/dorée est splendide.
« Mon précieux » sortant de sa tanière (le frigo, MON FRIGO, pas loin des binouzes) est à la bonne température (entre 4 et 6°C).
Du coup, il parait liquoreux, huileux…lorsqu'il daigne remplir mon verre (à vin de bordeaux, c'est sûr).
Je le regarde et le contemple (il est malade ce type…) « tu me fais de l'œil ou quoi ? » et je procède au réchauffement, avec tendresse et passion, en gardant ce verre au cœur de mes mains !
Les premières « vapeurs » se dégagent enfin…puissantes, extrêmement tourbées puis finement fumées…là, on voyage instantanément, on longe les côtes de l'ouest de l'Ecosse !
Puis l'extase se produit, inévitablement, en épisodes successifs, au niveau des papilles, du palais, de la gorge et du nez !
Je suis rapidement envahi, respirant à pleins poumons les effluves alcoolisés, mêlant des notes vanillées, iodées et salées, tourbées et fumées…
Pur, les brûlures provoquées dans l'œsophage sont intenses (celles de l'Ame moindre) et il est donc préférable, soit de le « couper » directement dans le verre, soit de l'accompagner en « extérieur » par une eau minérale ou de source pétillante (SanPé' ou autres).
« C'est l'eau qui rend fou ? » avec modération, pas plus d'un litre à l'heure mon Croqui, ça tape à 43° , et même coupé (pas le chichon…), « bobo la tête » le lendemain !
Plus sérieusement, à environ 40 euros les 70 cl, on ne peut pas tout à fait se permettre de gâcher comme dirait Guy l'Auxerrois !
Donc, modération et dégustation, admiration et passion…
Conclusion :
Est-ce bien utile ?
Ce « classic » de Lagavulin est une valeur sûre au sein de la famille « single malt » et sans poursuivre cet éloge, j'affirme sans hésitation qu'il fait partie des tous meilleurs « scotch » et conséquemment whiskies du globe !
De plus longs discours n'apporteront rien à cet avis, déjà trop chiant diront certain(e)s, et en effet, rien ne sert de « proser » ni bavarder à l'infini sur un sujet d'alcooliques, je ne me cacherai pas derrière un « anonymat » de complaisance !
Goûtez, testez…vous adopterez !
A votre santé et celui de mon RDC !
Quelques images pieuses à suivre…le « Lourdes du sky » !
| Autres avis |
LAGAVULIN 70cl de pures émotions
Evaluation du produit Lagavulin par
barberousse13
Avantages: A vous de juger...
Inconvénients: Ne cherchez pas... il n'y en a AUCUNS !!!
Issu de la prestigieuse LAGAVULIN DISTILLERY (fondée en 1816) sur l'île écossaise d'Islay, au large des West Higlands, ce véritable whisky (single malt) faisant partie de la Grande Famille des "Classics-Malts" est une boisson des Dieux qui en étonnera plu ...
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très intéressant
14.02.2001
(18.04.2001)
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Laissez vous envahir par la puissance....
Evaluation du produit Lagavulin par
jpwankenobi
Avantages: On peut le boire avec modération
Inconvénients: On doit le boire avec modération
Pour ceux qui auraient lu mon avis sur l'Ecosse vous savez combien j'ai été enchanté de parcourir ces terres de légendes. Il était donc dans la logique des choses que je vous parle un jour ou l’autre d'un de ses nectars les plus appréciés, fleuron, à mon ...
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très intéressant
08.02.2002
(15.05.2003)
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L'eldorado Ecossais
Evaluation du produit Lagavulin par
fust
Avantages: un whisky exeptionnel
Inconvénients: aie le prix!
Poursuivons la petite encyclopédie ouiskiesque du fust. Mais en préambule et en réponse a certains ciaonautes , et particulièrement a celle qui se fait prendre avec son chien ( en photo !!) sachez qu’il ne s’agit pas ici des élucubrations d’un débauché ...
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très intéressant
12.03.2002
(02.12.2002)
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Yes, behind the compton part.3
Evaluation du produit Lagavulin par
Ephylyos
Avantages: tres distingué, tres bon, pour moi l'un de meilleurs
Inconvénients: aucun!!
je vous jure que je fais des efforts pour satisfaire tous mes lecteurs, et comme le themes que j'ai choisis sont l'alcool ,aujourd'hui parlons Whisky, et pas le plus mauvais.
Puisque je vais vous dire ce qui fait un bon bar, cet alcool, est l'un des elem ...
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très intéressant
08.03.2002
(16.04.2003)
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Whisky Lagavulin 16 ans d'âge, mon préféré!!!
Evaluation du produit Lagavulin par
lacrimini
Avantages: puissant et fumé
Inconvénients: ???
Le Lagavulin 16 ans d'âge est tout simplement prodigieux!
C'est un single malt écossais, de la région d'Islay.
Selon les professionnels, c'est le whisky qui a la plus forte attaque en bouche.
C'est un whisky puissant, fumé, très tourbé et très iodé. Av ...
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très intéressant
08.07.2001
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