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Le Discours D'un Roi (DVD)

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Sur mon trône.

4  24.02.2012

Avantages:
Beau rendu du beau film  :  esthétiquement, auditivement, joliment .

Inconvénients:
Bonus légers .

Recommandable: Oui 

PetiteEtincelle

Plus à mon sujet: ♡♥ Âme-heureuse ♥♡ -Vient d'atterrir sur la Blogosphère... Qui m'aime me m...

Membre depuis:17.08.2007

Avis:44

Lecteurs satisfaits:94

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Cet avis a été évalué par 41 membres de Ciao en moyenne: exceptionnel

Le discours d’un roi mérite un avis de la reine. (C’est moi hein.)


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[Georges VI] « Ecoutez-moi ! »
[Lionel Logue] « Pourquoi devrais-je perdre mon temps à vous écouter ?»
[Georges VI] « Parce que j’ai une voix ! »
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Je suis montée sur le trône (hum).


Une sortie au cinéma avec tapis rouge.

Le discours d’un roi (titre original : The King’s Speech) est sorti le 2 Février 2011 dans les cinémas français. Il a capitalisé plus de 3 millions d’entrées en France, avec dedans mon Papa et ma Moman. Mais pas moi.

J’avais vu la bande annonce, et elle ne m’avait pas laissé un souvenir trop-bien-de-la-mort-qui-tue. Le film me semblait un peu beaucoup longuet, avec aucune action, aucune tension, aucun effet spécial, dans un décor aux couleurs tristounes au possible. Une sensation de lenteur archi-lente. L’affiche du film n’a pas arrangé les choses dans ma petite tête : oui, elle est particulièrement esthétique, mais pas pour autant attirante. De couleur jaune d’œuf, l’affiche met en avant un vieux grand et beau micro, et la bouche d’un homme. Les données habituelles (petits noms de l’équipe d’acteurs et du réalisateur, titre du film,...) s’articulent de manière simpliste, mais claire. Une affiche quelque peu banale, pas alléchante pour un sou. Je n’avais pas envie de le voir.

Mon Popa et ma Moman ont été attirés, ils l’ont vu et m’en ont parlé : visiblement j’avais loupé quelque chose d’ « énorme », d’ « excellent », même « mieux que Gran Torino » selon ma Moman. La presse en a remis une couche : chose assez rare, elle était d’accord pour attribuer au film une excellente note, allant alors dans le même sens que les spectateurs. Regrets.

Et puis, Le discours d’un roi est sorti en DVD en Juin 2011. Début Février 2012, le DVD était disponible dans une des offres intéressantes des magasins Fnac : 5 DVD pour 30 €. J’ai voulu le voir. Et j’ai vu.

1h54 de film.


Une histoire pas vraiment royale.

L’histoire tient sur un timbre poste à tarif lent : Le Papa de la Reine Elisabeth, Albert Windsor dit « Bertie », est bègue et est contraint de devenir roi.

Oui, y’a pire dans la vie. Et de prime abord, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent.


Un sujet qui p(a)laît.

Mais c’est dans le très peu à se mettre sous la dent que réside tout le talent du réalisateur et la magie du film.

Le bégaiement est rarement pris comme sujet principal d’un film. Et on découvre ici que ce handicap n’est pas que la répétition de syllabes ou le blocage sur certains mots, c’est bien plus. Il est présent ici à travers les absences de mots dans le blabla du Roi Georges VI. En plus, à travers le traitement du bégaiement dans le film, le spectateur peut voir une jolie réflexion sur le surpassement de soi et la difficulté de chacun à se faire comprendre. Et ça, c’est tout subtilement amené et c’est beau.

Et puis, le film est basé sur l’histoire vraie et méconnue de ce personnage historique, Georges VI de son petit nom, mais aussi sur celle d’une personne encore plus méconnue, son orthophoniste. Et le tout prend forme pour donner un film joliment orchestré, sur fond de contexte sombre : la montée du nazisme et le début de la deuxième guerre mondiale.

C’est ainsi que le Roi Georges VI, tout bégayant qu’il est, doit convaincre le peuple anglais de déclarer la guerre à Hitler. Le discours d’un roi est le genre de film dont on connaît déjà la fin, mais qui est tellement bien foutu qu’il en met plein les noeils. Un travail princier du réalisateur.


Un réalisateur qui est un prince du biopic.

Tom Hooper est le réalisateur. C’est un Monsieur féru d’histoire de son pays. Il avait déjà pondu un téléfilm en deux parties consacré à Élisabeth Ière d'Angleterre en 2005, mais aussi des téléfilms sur Lord Frank Pakenham dans Longford en 2006, puis sur John Adams en 2008.

Je ne suis pas une grande passionnée d’histoire et je n’ai jamais vu aucune des réalisations de ce Tom Hooper. Je peux juste noter que ce Monsieur là a développé une passion pour les biopics. Chacun son truc hein. Et il excelle dans le sien de truc visiblement...


Des récompenses en or.

Le discours d’un roi a été couronné par de nombreuses récompenses. Je peux citer les oscars de :
- meilleur film,
- meilleur réalisateur,
- meilleur acteur,
- meilleur scénario.

Et puis il y a aussi les Golden globes. En tout, 19 prix et 23 nominations, ce qui n’est pas mal du tout pour un film avec un budget de seulement (tout est relatif hein) (je les veux bien moi les) 15 millions de dollars.


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[Lionel Logue] « Connaissez-vous des histoires drôles ? »
[Georges VI] « Jamais je n’arrive jusque la chute. »
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Le discours d’un roi se présentant comme un biopic, le jeu des acteurs est ultra méga over vachement important. Et pour ça, pour coller au plus près de la réalité, l’équipe du film s’est énormément documentée sur le sujet, les personnages et le contexte historique.


Le Roi Georges VI : Un bègue sachant bégayer.

Le Roi Georges VI est un homme avant d’être un roi. Sa fonction s’impose à lui et au fur et à mesure des jours qui passent, on le voit évoluer : il est d’abord présenté comme hésitant, fragile, en manque de confiance en lui, et puis il a envie de crier, alors il hurle et prend ses

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responsabilités en mains. Il est bouillonnant de mots et d’émotions qui ne veulent pas sortir comme il le voudrait.

Tom Hooper fait le choix de nous montrer un Georges VI plutôt sympathique, qui ne chercherait qu’à représenter au mieux son peuple, courageux, responsable et intraitable. Un homme qui serait héros malgré lui. Apparemment, ce ne serait pas tout à fait l’image du vrai Roi, vrai Roi qui n‘aurait pas toujours été irréprochable vis-à-vis du nazisme. On a donc un Georges VI aux angles bien arrondis… Dommage.

Colin Firth est le roi Georges VI. Le jeu de Colin Firth, qui m’était inconnu jusque là (mais que j’ai pu voir sans le savoir dans Nanny McPhee et Mamma Mia !, et qui a reçu une Coupe Volpi du Meilleur acteur à la Mostra de Venise pour A single man), est juste terrible. Le spectateur ressent toute l’angoisse de ce personnage face à son bégaiement, mais aussi sa rage et sa retenue. Pas une fausse note, comme imprégné de son rôle des pieds à la tête couronnée. Ses regards, ses gestes, ses expressions, ses mouvements, ses intonations, auraient pu tomber facilement dans la caricature du faux bègue sonnant pas juste du tout. Mais non. Il le mérite son Oscar du meilleur acteur. Mais moi je l’aurais quand même plutôt donné à Geoffrey Rush. Et ce n’est pas juste pour faire ma belle et rebelle.


L’épouse du Roi Georges VI : Une reine de cœur.

La Reine Son altesse royale, comme elle se fait appeler, est loin de l’image des épouses de roi qui s’effacent. Par sa présence et son tempérament, elle donne au roi confiance en lui-même. Il existe entre ces deux personnages historiques une complémentarité parfaite. L’un existe avec l’autre, l’autre ne peut pas exister sans l’un.

Tom Hooper se sert de ce personnage pour mettre un peu d’étincelles dans ce monde d’hommes. Elle est à la fois classe et moderne.

Helena Bonham Carter est l’épouse du Roi Georges VI. Elle est belle de simplicité, elle rayonne dans ce petit rôle pourtant tout en retenue et a toute sa place dans ce film d’hommes. C’est une actrice « qu’on a déjà vu quelque part » mais dont on ne remet pas forcément le nom. Et pourtant, elle est visible dans quelques blockbusters : la sorcière dans Big Fish, la mère dans Charlie et la chocolaterie, Bellatrix Lestrange dans Harry Potter, Mrs Lovett dans Sweeney Todd, la reine (encore !) dans Alice au Pays des Merveilles, et bien tout ça c’est elle. Elle est aussi à l’aise dans des rôles complètement déjantés que dans des rôles plus sérieux : avec ce rôle d’épouse royale, elle est bien loin de celui de Bellatrix Lestrange. Et pourtant, elle est énorme dans les deux. Et puis pour l’info people du jour, elle est la chérie de Tim Burton depuis quelques années.


Le thérapeute du langage Lionel Logue : Le discours est logos.

Lionel Logue avait un nom qui traçait déjà bien sa route : Logos veut dire discours. C’est un orthophoniste australien aux méthodes non-conformistes, mais aussi un acteur raté à ses heures perdues. C’est un personnage carrément attachant. Il semble d’une bonté incroyable, soucieux du bien-être de son prochain. On a envie de l’avoir comme meilleur pote. C’est physique, Lionel Logue a quelque chose d’attirant…

Tom Hooper nous le présente comme un magicien des mots et de l’élocution, un magicien tellement magique qu’il peut sembler être un personnage complètement créé. Et bien non, Lionel Logue et ses techniques tordues ont bel et bien existé. Et sa bonté avec (il se servait de ce qu’il percevait des séances avec les plus riches pour apporter des solutions aux plus pauvres).

Geoffrey Rush est Lionel Logue. Et Geoffrey Rush, c’est une gueule. Une gueule qu’on repère facilement, une gueule que quand on la voit on se dit « Ah uiiiiiiiiiiii ! » (Geoffrey Rush c’est le Capitaine Barbossa dans Pirates des Caraïbes… Ah uiiiiiiiiiiii, hein ?!?), une gueule qui attire. Il faut dire ce qui est : le Geoffrey Rush est loin d’être une belle gueule, mais qu’est ce qu’il a… de la gueule ! Quand il joue, tout son visage parle : le moindre regard en dit long, sans en faire trop, le moindre froncement de sourcils et c’est toute la palette d’émotions qui prend des couleurs. Il utilise aussi énormément ses mains (il a une formation de mime derrière lui et il sait clairement utiliser son corps). Il a de la prestance, un charisme fou. Et ça colle parfaitement au personnage qu’il incarne dans ce film. C’est l’atout humour et blagounettes du film : c’est lui qui fait rire et sourire le spectateur dans ce film plein d’émotions.


Des relations entre les personnages analysées au micro-scope.

Et au-dessus de la tête de ces trois personnages, il y a le micro. C’est lui qui mène la danse, qui donne le rythme, qui contrôle les relations entre le Roi, la Reine et l’orthophoniste. S’il n’y avait pas eu de micro, la Reine n’aurait pas rencontré Logue et Logue ne se serait pas rapproché du Roi.

Faites cohabiter ces trois là : un Roi fragile mais qui veut se faire entendre, une Reine aimante mais qui a son mot à dire et un thérapeute aux méthodes tordues, et vous obtenez un joli cocktail. Ce sont les rapports au micro qui tiennent les relations entre eux : entre amitiés, conflits, soutiens, elles sont relativement riches. Juste dommage que l’identification à ces personnages n’ait pas toujours totalement pris avec moi. Genre : « Mais qu’est-ce qu’ils ont à encore se prendre le chou ?!? »

Dans ce contexte de guerre, on pourra reprocher au réalisateur une image un peu beaucoup édulcorée : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Et là où ça m’a un peu beaucoup embêtée, c’est quand le pire des méchants serait presque passé pour un gentil, sans réelle explication, sans qu’on s’y attarde plus… La scène m’a rappelé le film La vague (excellent, soit dit en passant…).


Les autres personnages à churcher.

Il y a Winston Churchill qui pointe le bout de son drôle de menton dans le film. Il est joué par Timothy Spall (c’est Queudver dans Harry Potter). Ce n’est pas la première fois qu’il l’incarne puisqu’il a déjà eu l’occasion de le faire dans Jackboots On Whitehall, une comédie d'animation satirique. Il a vraiment une tête bizarrement particulière et son jeu a sonné particulièrement bizarre à mes yeux.

On peut aussi voir Derek Jacobi (entre autres : Othello, Hamlet, Gladiator, Underworld) en homme d’église, Guy Pearce (vu dernièrement dans Démineurs) en frérot du Roi Georges VI, et Michael Gambon (le dernier Albus Dumbledore) en papa du Roi Georges VI. Et ces trois acteurs sont plus que convaincants.


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[Winston Churchill] « La guerre avec l’Allemagne est inévitable. Il nous faudra un Roi, derrière lequel nous rassembler pour faire face. »
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Le discours d’un roi, avec un sujet si léger, aurait pu vite tomber dans le film chiant. Et ben nan.


Le rythme de la marche impériale.

L’entrée en matière a tout pour déstabiliser : quelques lignes écrites pour cibler le contexte, plein de gros plans sur un micro, quelques notes de musique, des personnages muets ou presque. L’histoire est lancée, et sans un mot… juste une petite musique qui reviendra encore et encore tout au long du film. C’est nu et direct, et pourtant la situation est claire, le contexte est posé. C’est quelque peu perturbant, mais ça a son petit effet.

La construction du film est plus que particulière, comme stricte, cadrée, austère, fermée, rigoureuse, comme un devoir d’école sans aucune bavure, comme un immense orchestre ne s’autorisant aucune fausse note. J’ai eu un peu de mal à me laisser happer au début, et puis hop j’étais partie dans les années 30 sans m’en rendre compte, suivant le roi Georges VI dans sa bataille personnelle.

Le discours d’un Roi n’est pas un film d’actions, c’est le film d’une action. Le silence est présent. Il y a de nombreux temps calmes. Ce sont des silences bien placés, pesants, mais c’est tout fait d’exprès. Ce sont des temps calmes irréguliers pendant lesquels il ne se passe pas grand chose, et du coup j’ai trouvé le film de presque 2 heures long. Trop long. C’est une histoire de quelques minutes. Heureusement que pendant ces quelques minutes il y avait de jolies images à regarder.


Une image qui m(on)arque les esprits.

L'image est d’un esthétisme incroyable, d'une netteté magnifique. Le rendu des couleurs et l’éclairage sont très travaillés et subliment l’image. Le spectateur peut y voir une vraie élégance presque poétique, à tous les niveaux : du traitement de l’image jusqu’au moindre détail de costume. Parfois il me semble pouvoir presque toucher les costumes des personnages qui semblent si réels.

Les décors sont très peu nombreux, mais d'une grande beauté : les décors richoux comme ceux qui sont tout abîmés, ainsi que tous les éléments de ces décors (sont trop beaux les micros d’époque). On nous raconte qu'on est dans tel lieu en Angleterre, dans les années 30, et on y croit (et pourtant, on peut apprendre avec les bonus « Commentaires Audio » de la bouche de Tom Hooper lui-même que…).


Des plans plus royalistes que le roi.

Les plans sont plutôt inhabituels. Tom Hooper n’hésite pas à proposer des séries de gros plans, de plans moyens, de gros plans, de plans de plein-pieds (ça va mal à dire !) pour une même scène et un même personnage. Ah ça, le gros plan, il aime et rarement l’image regroupe deux personnages ou plus en même temps. Parfois, le plan est plus long et la caméra suit le mouvement avec une fluidité incroyable : c’est beau.

C’est surtout surtout le cadrage qui est plus qu’original. Les angles de vue sont ultra importants : il joue énormément avec la supériorité, l’infériorité du personnage concerné, la solitude ou la nervosité. Et ça aide clairement à comprendre le point de vue de chacun. En plus de ça, le réalisateur raffole du décentrage : hop un coup le coin gauche, un coup le coin droit,… à toi le torticolis des yeux. Mais c’est joli. Et ça sied à merveille avec la petite musique.


Une musique reine de beauté.

La musique a été travaillée par le compositeur français Alexandre Desplat (hiiiiiii, un frenchie !!). Ce n’est pas forcément un nom connu par tout le monde, mais l’air de rien il a bossé sur la musique de L’étrange histoire de Benjamin Button, Twilight et Harry Potter (oui, je cite les références populaires, inculte que je suis).

La musique est à la fois royale et tristoune, présente sans être imposante. Les morceaux sont parfois lents, parfois un peu plus rapides, mais très classiques, à base de piano, cordes et bois. Ils posent le rythme de ce qui se passe à l’écran, illustrent en notes les différentes émotions et tensions. On se surprend même à reconnaître le bégaiement du roi avec une série de notes.

Cet Alexandre Desplat a peut-être fait du bon boulot, mais mon gros gros coup de cœur va pour l’extrait de la Septième symphonie de Ludwig van Beethoven (deuxième mouvement, allegretto). Parce que oui, il y a, en plus de la musique de Desplat (qui paraît un peu Des (plus) plat(es) pour le coup) (que je suis drôle), des extraits de Beethoven : celui cité plus haut et un du Concerto pour piano n° 5, dit Concerto Empereur ; et un medley du Mariage de Figaro et du concerto pour clarinette (mouvement n°1) de Wolfgang Amadeus Mozart. Amateur de musique classique ou pas, ils restent en tête, et ce n’est pas un mauvais mal.


Des dialogues qui ont le pouvoir absolu.

Je sais bien qu’il y a toujours des réticents, mais s’il y a un film à voir en version originale, c’est celui-là.

J’ai fauté. Ca arrive même à la meilleure de faire des erreurs, hein. En vrai, je l’ai d’abord regardé en version française (le pouvoiiiir du DVD) et les doublages ne sont pas mauvais. Mais les vraies voix sont encore beaucoup plus mieux, et notamment celle de Colin Firth avec tout le travail qu’il y a derrière lui : les accentuations et les intonations sont différentes entre la langue anglaise et la langue française.

Et il y a l’humour. Parce que même si Le discours d’un roi est un film un peu lent, sans véritables actions, ça reste tout de même un film drôle, par moments. L’humour est souvent apporté à travers le personnage de Lionel Logue, et je me suis surprise à sourire à plusieurs reprises. Les dialogues, les mots échangés, sont bien placés, bien choisis dans ce joli film...

A avoir en DVD.


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[Georges VI] « Quand je parle, la nation pense que je… que je parle en son nom. Seulement… Seulement je n’y arrive pas. »
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« Bienvenue dans les menus DVD du film Le discours d’un Roi. Pour accéder au menu audio-description, appuyez sur la touche 1 de votre télécommande, sinon appuyez sur la touche 2. […] »

Non, je ne deviens pas folle. Oui, mon joli DVD en forme de disque 45 tours me parle. Et même qu’il est très poli et qu’il a une jolie voix. Mais il est plutôt pressé, parce que si je ne fais rien, il passe son temps à me répéter la même chose en continu.


J’appuie sur la touche 1 : le menu audio-description.

On arrive sur un écran qui ressemble à une page power-point, mais surtout Monsieur le DVD continue de tout m’expliquer. Ce qui est cooool pour les personnes ayant du mal à lire les possibilités (personnes à la base concernées par ce menu), surtout qu’ils ont eu la super bonne idée (-ironise-) d’écrire ça en blanc sur fond doré et que ce n’est déjà pas super agréable pour mes noeils qui voient bien.

Il est alors possible de lancer le film en audio-description. J’appuie sur 5 et là, c’est juste énorme. Monsieur DVD me raconte ce qu’il se passe : « Un volumineux microphone en forme d’ogive trône sur une table devant la chaise vide d’un speaker. Il est maintenu par des ressorts au milieu d’un châssis métallique circulaire. […] Le duc d’York a une quarantaine d’années. Le visage d’un homme affable, mais réservé, les cheveux bruns coiffés avec une raie sur le côté. […] »

C’est épatant. Oui, je m’émerveille de peu de choses. Surtout que finalement, c’est le principe des pièces de théâtre lues à haute voix. Monsieur DVD (qui se transforme parfois en Madame DVD pour signifier le changement de scène) parle relativement rapidement, mais ce n’est en rien gênant. De nombreux détails sont donnés, sans alourdir les phrases. Et les voix prennent facilement leur place dans cette description. Ce qui est encore plus fort est qu’il retranscrit parfaitement ce qu’on y voit : aussi bien ce qui est de l’ordre du purement descriptif que ce qui est de l’émotionnel ( « La duchesse souffre avec son mari. » ). Parfait pour une personne mal-voyante, parfait pour lui faire apprécier le film tel qu’il est : presqu’un petit chef d’œuvre. Et une personne qui aurait vu une première fois le film en version normale (moi, par exemple) se surprendrait à découvrir de petits détails qui auraient échappé à l’œil… Une façon de redécouvrir le film.

Vraiment un grand bon point pour cette option.


J’appuie sur la touche 2 : le menu classique.

On arrive sur un défilé de jolies images du film, couleur sépia, avec pour fond sonore la petite musique Beethovienne qui revient régulièrement dans le film. On retrouve les possibilités habituelles :
- lancer le film,
- accéder aux chapitres,
- tripatouiller dans les versions (français dolby digital 5.1, anglais dts 5.1, anglais dolby digital 2.0, avec sous-titres bien lisibles et convenables, audio-description),
- visionner les bonus.

La navigation est vraiment aisée. C’est joli et clair.


Les bonus : le choix du roi.

Dans les bonus, il y a les commentaires audio. C’est Tom Hooper qui cause et il le fait tout le long du film, présentant alors quelques détails, expliquant certains choix, avouant les trucages apportés, reliant fiction et réalité. Les informations apportées sont intéressantes, mais il faut beaucoup de patience : l’écouter causer pendant près de deux heures… Bof quand même. Surtout que sa voix traîne un peu.

Puis, il est possible d’écouter les discours du Roi Georges VI, les vrais du vrai : le discours d’entrée en guerre (6 minutes) et le discours pour la victoire en Europe (3 minutes). C’est là qu’on se rend compte du travail de Colin Firth, de ses prouesses. Toutes les hésitations et les arrêts sur certains mots sont là. Le Roi Georges VI de Colin Firth est le même que le vrai.

La bande-annonce en montre peut-être un peu beaucoup par rapport à la bande annonce de Allociné.

Des liens internet sont proposés. Ca n’est pas très très intéressant, surtout que ça s’apparente plutôt à de la petite publicité pour la boîte ayant produit le film ou autres joyeusetés du genre.

Les remerciements, circulez, y’a rien à voir.

Des bonus un peu légers finalement… Mais j’ai entendu dire qu’il existait plusieurs versions de DVD pour ce film, avec plus ou moins de bonus : le DVD plus complet (double DVD, sorti peu de temps après l’effet Oscars) contiendrait alors « un entretien de 30 minutes avec Stéphane Bern et les multiples interviews d’historiens, un making of entrecoupé d’interviews de membres de l’équipe, un bonus sur les origines du syndrome du bégaiement ainsi que les méthodes de guérisons de plusieurs professionnels. » N’hésitez pas à analyser le derrière de votre DVD.


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« Articulez. »
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L’avis de la Reine est unanime avec lui-même : Le discours d’un roi est un film royal, réellement esthétiquement beau, tout plein de belles émotions et à avoir dans sa DVDthèque.
(Mais Maman… quand même moins bien que Gran Torino.)


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Commentaires sur cet avis
Mopiou

Mopiou

26.08.2012 20:16

Ton chat est trop mimi ! Super avis ! J'ai adoré aussi ce film. Je l'ai regardé en famille avec ma maman, et elle a aimé aussi. Ce qui est rare car elle s'endort souvent :D Super critique pour ce super film. Ja Ne ~~

Chanel6

Chanel6

06.07.2012 11:31

Un de mes films favoris ! Le livre signé Mark Logue et Peter Conradi vaut egalement le détour le détour.

Fredgri

Fredgri

31.05.2012 19:00

C'est vrai que moi aussi, au début je ne savais pas trop à quoi m'attendre et les louanges que j'ai entendu m'ont convaincu d'au moins tenter le coup... Et, a la finale, j'ai beaucoup aimé. Comme quoi, parfois ca a du bon de ne pas trop s'écouter ;-)

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