... De manière follement originale, mais complètement appropriée - avis aux puristes : il s'agit d'un vrai ! - il s'appelle "Le Riad". En fait, à part à Marrakech, où la tendance est née, et maintenant aussi à Fès, où elle se développe, ces résidences traditionnelles ne sont encore que rarement ... Lire l'avis
Avis par GeraldineV sur Le Riad, Meknès 5 octobre 2005
L'évaluation de l'auteur:
Rapport qualité prix
Excellent
Situation Géographique
Très bonne
Accueil et Service
Très bon
Confort
Très bon
Propreté
Excellente
Avantages:
Un excellent rapport qualité - prix .
Inconvénients:
Ben . . . Y en a pas beaucoup hein .
Recommandation pour les acheteurs potentiels?
oui
Avis complet
Selon la croyance musulmane, l'histoire de chacun est transcrite dans un livre qui la contient depuis sa naissance. Alors peut-être est-ce un rendez-vous avec l'Orient, pris de longue date, que j'avais à Meknès.
On pense peu à Meknès, la première ville que j'y ai visitée, quand on envisage un voyage au Maroc. C'est pourtant l'une des villes impériales, au même titre que Marakkech (qu'on ne présente plus), Rabat (la capitale administrative), et Fès (la capitale religieuse et culturelle). Est-ce la faute à Fès, justement, toute proche, antique, réputée pour son raffinement et son rayonnement, qui lui ferait de l'ombre ? Alors qu'à mon avis, l'arbitrage n'est pas possible entre les deux villes : la proximité géographique de Fès n'ampute pas Meknès de charmes qui lui sont propres.▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ Premières impressions de Meknès… ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Mon propos n'est pas de vous retracer ici l'historique de la ville, rébarbatif dans le contexte, et que n'importe quel guide touristique vous présentera avec plus de détails que vous n'en retiendrez. Juste, précisément, de vous raconter ce que j'en ai, moi, retenu, les images, les impressions que j'en garde, une atmosphère, un Ailleurs.
D'un point de vue historique, ce sera normalement trop succinct pour être rebutant. Un point fondamental et marquant demeure : la Meknès que l'on admire aujourd'hui est en grande partie constituée des ruines de l'œuvre d'un grand malade pétri d'orgueil et de détermination : le sultan Moulay Ismaïl. Il a mis à profit son règne, de 1672 à 1727, pour commettre quelques actes remarquables, tels que ▪ se constituer un harem de 500 femmes (Mais il s'est pris un revers français : Louis XIV lui a refusé la main de sa fille ! L'ambassadeur du Maroc en France avait alors avancé, comme raison à la polygamie marocaine : "C'est afin de trouver réunies en plusieurs les qualités que chaque Française possède à elle seule."), ▪ faire tuer ses sujets dans le but de s'attribuer leurs biens, ▪ inventer des supplices inédits qu'il mettait parfois en œuvre lui-même sur les personnes de ses esclaves et prisonniers (La légende veut que 36000 personnes aient perri de sa main.), ▪ décupler (c'est exactement le terme) son armée de 16000 esclaves en donnant à ceux-ci des femmes, dont il contrôlait "le rendement", par des mesures d'incitation à la natalité très convaincantes si l'on en croit ses résultats : en 1727, son armée comptait 150000 soldats. ▪ faire construire (par ses esclaves et en les motivant de manière tout aussi convaincante), faire détruire, faire reconstruire sur les ruines, et recommencer inlassablement : des remparts, des portes monumentales, des mosquées, des palais, une cité impériale…
Toutes les villes impériales marocaines se caractérisent d'ailleurs par leur remparts, à l'intérieur desquels s'est développé une vie urbaine très dense. De Meknès, je me souviens des remparts (40 km de longueur) fortifiés, bien sûr, mais surtout des nombreuses portes (une vingtaine) qui les percent. Elle sont encore vaillantes et spendides, au point que c'est l'une d'elles, la Bab Mansour, qui a été répliquée Place de la Concorede à Paris lors de l'année du Maroc en France, en 1999.
Vous voyez la porte de la 1ère photo en annexe de mon avis ?▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ Caché derrière… "notre" riad. ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Il fallait longer le rempart sur la gauche pour le trouver. De manière follement originale, mais complètement appropriée - avis aux puristes : il s'agit d'un vrai ! - il s'appelle "Le Riad". En fait, à part à Marrakech, où la tendance est née, et maintenant aussi à Fès, où elle se développe, ces résidences traditionnelles ne sont encore que rarement transformées en maisons d'hôtes. A Meknès, le Riad est la seule de ce type, avec le Palais Didi, qui semble beaucoup plus luxueux (et coûteux). Pourtant… La maison marocaine traditionnelle ressemble à la demeure de mes rêves ! Les pièces, de plein pied ou sur un étage, en sont distribuées par une cour ou un jardin intérieur (c'est seulement dans ce cas que, littéralement, la maison mérite le nom de "riad", qui signifie "jardin" en arabe) orné(e) d'une fontaine ou d'une vasque (la présence de l'eau, à la symbolique purificatrice, est très importante.). Elles ne s'ouvrent et ne communiquent habituellement entre elles que par cette cour, centre névralgique de l'habitation.
De fait, de la rue, il est impossible d'imaginer les trésors que recèlent les murs aveugles uniquement percés de portes. Il faut avoir confiance pour arriver jusqu'à sa maison d'hôte, son entrée pouvant se trouver dans une petite ruelle complètement improbable ! Pour y arriver, il semble difficile de ne pas demander son chemin (et de surmonter le sentiment de honte que ça inspire, il paraît, aux messieurs) : pas une adresse, mais "Le Riad", les Marocains étant peu familiarisés avec les noms de rues. C'est aussi le cas pour "Le Riad", auquel on ne peut accéder qu'à pied, depuis une petite place très vivante et fréquentée. Cela ne doit pas être une source d'inquiétude, ni du point de vue du stationnement de la voiture, qu'un monsieur se fera un devoir de veiller jour et nuit, n'importe où, et le temps qu'il faudra, ni de celui du port de vos bagages, qu'un autre monsieur se proposera spontanément de porter en échange de quelques modestes dirhams (très pratique, au fait, la conversion du dirham : 10 DH = 1 € - environ -). Cet accès - relativement - difficile confère à notre lieu de résidence, enserré dans cet écrin de ruelles, un caractère précieux, et secret…
Au bout d'un couloir sombre… Des arcades blanches en ogive se déploient autour du patio, exactement fidèle à ce qu'il doit être : sont présents la fontaine, le jardin. Verdoyant, plantés d'orangers, où fleurissent les bougainvilliers. L'illuminent le soir de grosses lanternes marocaines. Il est bordé d'une terrasse, où sont servis les petits déjeuners, typiquement marocains (au menu : délectables jus d'oranges - comme on n'en goûtera jamais de semblables à Paris… - fraîchement pressés, thé à la menthe, crêpes marocaines - "bghrir" - accompagnées de miel et de confiture d'abricots). Les tables y sont en fer forgé, recouvert de zellige. Nous nous démènerons à Paris, pour pouvoir poser la même dans notre salle à manger ! La vaisselle est délicate, en porcelaine et en mosaïque bleue de Fès. (Un jour nous aurons la même !) Rien ici ne sombre dans l'excès, le clinquant, l'extravagant, le tapageur, l'indécemment luxueux : le décor témoigne d'un bon goût justement dosé. Les remparts, visibles au fond, nous rappellent que nous sommes au cœur de la vieille ville. Mais que nous sommes ici préservés de tout. Du monde extérieur, de l'activité grouillante de la Medina, de nos vies parisiennes… Hors du temps et de l'espace.
Un pan de la demeure est réservé au restaurant et au salon. Nous n'avons vraiment profité ni de l'un ni de l'autre, préférant découvrir les autres possibilités de la ville pour dîner (notamment au Collier de la Colombe, qui n'est pas le meilleur ni le plus époustouflant restaurant marocain que j'ai jamais fréquenté, mais il jouit, de sa terrasse, d'une vue imprenable sur la ville, d'une décoration intérieure typique - quoique je ne raffole pas de ses banquettes alignées et des photos aux murs - , et d'une carte de qualité. Il s'agit apparemment une référence sur Meknès.), et nous reposer dans notre chambre. Nous n'y sommes finalement passés que pour papoter avec le gérant, très sympatique, à l'affût de nos moindres envies, et régler la note. Peu salée - 75 € la nuit - au vu des prestations fournies, et en comparaison avec les prix pratiques chez la prestigieuse voisine de Meknès, Fès !▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ "Notre" chambre. ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Aussi peu concevable que cela puisse paraître, c'est le tourisme qui a sauvé nombre de ces symboles de l'art de vivre à l'oriental. Désaffectés, peu entretenus au mieux, les riads ont été abandonnés au profit des villes "nouvelles", où la bourgeoisie marocaine, aspirant au confort moderne et au modèle domestique importé d'Europe, s'est installée en masse, condamnant les quartiers traditionnels à la pauvreté.
Mais le riad reste porteur des rêves de Maroc mythique de l'étranger… Ce sont donc souvent de riches Européens qui se sont investis (et ont investi) dans la restauration des maisons traditionnelles marocaines, pour leur propre usage, ou en vue de les transformer en maison d'hôtes, leur offrant une seconde vie, ressuscitant les charmes d'antan… Souhaitant jeter un charme aux visiteurs !
On ressent, dans la décoration et l'aménagement du Riad à la fois cet amour et ce souci de respect du Maroc, de son artisanat, de sa culture, de son savoir-vivre. Si on ne se sent pas ensorcelé, comme à la Maison Bleue de Fès, qui absorbent toutes les contingences du présent pour ne restituer que du rêve, du dépaysement, de l'imaginaire, des réminiscences du passé, au rythme des chants gnawas immémoriaux, on ressent, dans l'intimité des pièces du Riad, une douceur, un apaisement, une quiétude. On se doute que ces portes et meubles peints aux couleurs vives mais harmonieuses sur un fond brun rouge, ce paravent en fer forgé, ce moucharabieh qui donne sur la terrasse, ces lourdes tentures qui encadre la porte-fenêtre, ce tapis berbère (?), cette banquette chatoyante, rouge orangé, ces coussins rebondis et moelleux, cette lampe en peau décorée au henné ne viennent pas de l'antiquité, mais du souk d'à côté. La décoration en générale, au Riad, est plus artisanale que traditionnelle. Les bonnes intentions, le désir de bien faire, le soin et l'attention sont néanmoins partout perceptibles. Les élémenst du décor n'en restent pas moins d'ailleurs exotiques et charmants. Le résultat, ni luxueux, ni somptueux est agréable à l'œil, et surtout, d'un confort et d'un calme exquis pour qui supporte à longueur d'année la cohue, le bruit et le stress de Paris.
D'autant qu'un confort très contemporain agrémentent ce doux étalage d'orientaleries : un lit King Size, une salle de bain dotée d'une grande baignoire, la climatisation…
Nous occupions la "suite" Ali Baba (Le Riad en compte six, toutes décorées a priori à la gloire d'une région marocaine différente.). "Suite" est un terme un peu galvaudé pour désigner cette chambre, vaste c'est vrai - une quarantaine de m² -, mais finalement pas plus qu'une simple chambre d'un 3 étoiles français. Son entrée donne directement sur la portion de terrasse située sous les arcades. Le matin, à l'heure du petit déjeuner, c'est pieds nus que je sortais de la chambre pour m'attabler, exactement comme à la maison (au détail près qu'à la maison je n'ai ni terrasse ni jardin). Il est nécessaire, je pense, d'aller au Riad dans cet esprit : en confiance et en s'appropriant les lieux… C'est la condition pour appréhender sereinement, et même apprécier les détails cocasses et authentiques, je dirais même conviviaux, comme la porte de la chambre qui ne sera jamais verrouillée en votre absence (un petit loquet à tirette, à l'intérieur, permet de vous assurer une intimité certaine) et la lumière qui filtre par en dessous sur 15 bon cm…
(Pour les curieux, et pour mieux se figurer les lieux, une visite virtuelle à 360° est prévue sur le site du Riad : http://www.riadmeknes.com/chambres .htm)▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ En tout cas, le Riad un excellent pied à terre pour parcourir Meknès. ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Il est tout à fait possible, du Riad, de rejoindre à pied (pour les moins courageux, les plus épuisés ou accablés de chaleur, et les immunisés aux poils chevalins - ce qui n'est pas mon cas - deux options : les petits taxis, qui sillonnent sans relâche les rues de la Medina, ou les calèches tirées par des chevaux - moyen de locomotion tout à fait typique de Meknès, capitale du cheval -, toutes rassemblées sur la place principale de la ville, juste à l'entrée du souk) les incontournables de Meknès.
Pour la plus grande joie de la PP que je suis, beaucoup sont situés à l'intérieur ou en périphérie du souk. De quoi se ménager une séance de shopping, et l'agrémenter de visites culturelles : l'accord parfait.
Attention à programmer vos pérégrinations en considération et de l'heure, et des températures, et des mœurs marocaines. Le Maroc est calé sur l'heure GMT : alors que des températures élevées et le ciel tout bleu augurent sous nos latitudes de longues soirées, ici le soleil se couche (et se lève) deux heures plus tôt qu'en France. Peu avant la tombée de la nuit, le souk aura commencé à pétiller, avant la total effervescence de la soirée. A vous d'arbitrer : entre le brouhaha et la cohue, complètement typiques, mais un peu désorientants (S'orienter dans le souk relève déjà en temps normal de la gageure - le Guide Vert Michelin comprend à ce titre des plans bien pratiques -. La difficulté atteint son comble quand on ne peut faire que marcher dans les pas de son prédécesseur, porté par la foule, incapable de voir à plus de 2m.), et le calme de la journée. Ma préférence va à la seconde option : parce que j'aime flâner le cœur léger, sans craindre ni de perdre PetitChéri (qui trace en plus, en vue j'imagine, au pire de me semer et peut-être se débarrasser définitivement de moi - Punkie Brewster, abandonnée sur un parking de supermarché, m'a beaucoup marqué, et a hanté pendant des années les allées des magasins que j'ai fréquentés -, au mieux de réfréner mes pulsions consuméristes), ni d'être soudain atteinte d'une crise de claustrophobie, ni d'autres choses pire encore (la traite des blanches ?). Et puis la précipitation est mauvais conseillère : n'est un bon achat qu'un achat réfléchi, ce qui implique aussi ici systématiquement de longs et sirupeux palabres (parfois gentiment accompagnés d'un verre de thé à la menthe) en vue de marchander l'objet convoité.
Le souk de Meknès ombragé, offre en outre un refuge à la chaleur vite accablante dans cette ville enfoncée dans les terres, qui ne bénéficie pas comme Rabat ou Casa de l'effet modérateur de l'océan sur le climat. Les produits que vous y trouverez sont assez similaires à ceux des souks des autres villes. Par contre, chaque souk a sa propre identité, et le plaisir particulier du shopping à Meknès tient à la disposition et à l'aménagement de son marché traditionnel. Le souk de Rabat est relativement spacieux et sécurisant, celui de Fès tient à la fois ldu abyrinthe et des montagnes russes, celui de Casablanca est tout de guingois, ses allées sont larges et le plus souvent à ciel ouvert, alors que celui de Meknès est ombragé pratiquement sur toute son étendue, bien ordonné (le comble pour un souk !) sur certaines portions et dispose de boutiques très largement achalandées. C'est ici que les familles marocaines moyennes font leurs courses (les grandes surfaces à l'occidentale pratiquant des prix prohibitifs - les mêmes qu'en France -, elles n'accueillent, en général, qu'une population relativement bourgeoise). Outre les échoppes consacrées aux denrées périssables (les plus marquantes sont les "boucheries", en devanture desquelles pendouille la viande - non réfrigérée, ouille !), de petites épiceries (nos épiceries de quartier en version originale) proposent pêle-mêle et parfois sur seulement 4 m3 produits d'hygiène et cosmétiques (ce qui forcément attire tout de suite mon attention), friandises, boissons, boîtes de conserve… Une règle générale : en farfouillant un peu, on trouve tout dans un souk (jusqu'à des petites barrettes Dior, dernière tocade marocaine pour maîtriser mes cheveux aux velléités de rébellion exacerbée par la chaleur, et la fenêtre ouverte de la voiture) , et souvent à moindre prix. Cette tranche du quotidien marocain consommée, vous pourrez vous pencher sur les trésors de l'artisanat. En dépit de toute prédisposition naturelle pour le lèche-vitrine, de grosses scènes d'angoisse sont prévisibles. Que choisir ? Comment arbitrer ? Babouches, miroisr au cadre en cuivre ou en bois travaillé, paravents en fer forgé, poteries peintes, théières argentées ou dorées, plateaux, verres à thé décorés, meubles peints, lampes en peau, pouf en cuir - il y en a de très tendance : les miens sont orange et fushia ! -… Plus que n'en autorise le poids maximal recommandé à l'aéroport ! Les mêmes que ceux en vente dans les boutiques bobo des quartiers branchouilles de nos villes sont ici négociables - au moins : comment être assuré de la bonne affaire ? L'essentiel est que les deux parties s'en trouvent satisfaites… - au ¼ de leur prix français (SuperPetitChéri m'a déjà surprise à décrocher des ristournes bien supérieures.).
Au détour d'une allée, comme souvent dans les souks marocains, on tombe sur une petite perle - mosquée ou medersa (école coranique) - de l'architecture arabo-islamique, aux voûtes et arabesques plastiques, chargées mais douces et harmonieuses à la fois. La medersa Bou Inania est de celle-là. C'est la 1ère que je visitais, raison pour laquelle certainement elle m'a tant marqué (au bout d'un moment, c'est horrible à avouer, et c'est très honteuse que je le fais, l'effet de découverte passé, toutes les medersas, toutes merveilleuses qu'elles restent, ont un air de ressemblance… Ceci s'explique certainement par le canon respecté par chacune d'entre elles.). Ses murs de plâtre immaculé et gravé, ses zelliges, ses portes et ses plafonds de bois sculpté m'avaient alors fait forte impression, d'autant que j'avais pu grimper jusque sur son toit, en passant par les chambres des étudiants, obscures et mystiques.
A la sortie du souk, on tombe sur un riad, ouvert au public, sur plusieurs niveaux, au jardin luxuriant (palmiers, orangers, bougainvilliers, lauriers…), et pour le coup à la décoration très authentique, qui ne donne pas l'impression d'avoir été glanée la veille au souk. Il a appartenu à un certain vizir Jamaï. Ce n'est pas un palais, juste une grande maison, très richement et joliment parée, en zelliges, tapis, mobilier en bois exotique sculpté, ferronneries… Je l'ai trouvée très… à mon goût en fait ! Je ne résiste pas à vous livrer, en conclusion, un petit bout de l' "Invitation au voyage" de Baudelaire. Je me défends d'avance de toute accusation de remplissage : j'illustre ici simplement mes propos… Aucune photo (Même s'il y e n a quelques unes, qui ne sont pas des photos personnelles, parce qu'il y a 2 ans, nous étions encore sceptiques quant à l'avènement annoncé du numérique …) ne le ferait mieux que ces quelques vers. Ils avaient nourri mon imaginaire d'adolescente, et leurs promesses secrètes ont été tenues, au Riad, à Meknès.
"Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur, D'aller là-bas vivre ensemble! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes,
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants, Polis par les ans, Décoreraient notre chambre; Les plus rares fleurs Mêlant leurs odeurs Aux vagues senteurs de l'ambre, Les riches plafonds, Les miroirs profonds, La splendeur orientale, Tout y parlerait A l'âme en secret Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté."
Avantages : Superbe maison et grandes suites Inconvénients : séjour trop court ;)
...Mon petit ami et moi avons séjourné au Riad felloussia pendant 3 nuits en juin pendant un mois long voyage au Maroc. Meknès est très pittoresque à une douce introduction au marocain culture. Riad felloussia était le plus bel hôtel où nous avons séjourné pendant notre séjour au Maroc et ils se mettent en quatre pour nos hôtes. Nous avons été accueillis de la place principale de Mekhnès et nous ont descendant les petites ruelles à ce riad - un hôtel plein de charme ! Nous avons utilisé rafraîchir un peu en bois et n'aurions pu croire nos yeux - tout simplement superbe ! Nous avons été conduits à notre chambre, une suite à deux étages avec des portes une salle de bain et un salon marocain. Nous avons pris le petit déjeuner tous les matins marocain pancakes frais et du miel, de jus d'orange fraîchement pressé et de café sur la terrasse...
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Avantages : ville très agréable, beaucoup de lieux à visiter. Inconvénients : Si on vous propose d'apprendre la danse berbère, fuyez!
..., on peut donc voir la cour, avec les cellules des étudiants? Personnellement je l?ai trouvée moins belle que la medersa Ben Youssef (Marrakech). Par contre dans celle-ci on peut monter sur une terrasse et avoir une vue sur les toits de la médina de Meknès.
Après une pause dans le superbe Riad Bahia pour manger une salade de fruits frais, on décide d?aller visiter les greniers de Moulay Ismaïl : Héri-es-Souani. C?est un lieu vraiment à part, on dirait comme une immense cave mais en surface.
Mais le clou de la visite a quand même été quand notre guide a voulu nous apprendre la danse berbère !! Je pense qu?il était à moitié fou et qu?il nous a fait faire n?importe quoi?et hop trois pas de valse, renversement en arrière (style Tango), petite claque sur le front ( ??), petit tour de passe-passe où on se retrouve les jambes en l...
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