L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
En v'là une belle plante ! |
| Inconvénients: |
Le lys est capricieux, si si . . . |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Amis des jardins et des belles plantes, bonsoir...
Disposant d'un peu de temps, ce qui est pour moi rare en été, j'avais envie de vous parler d'une fleur, une fleur, que dis je, un symbole. Emblème de la royauté française, signe de noblesse et du sang bleu. Pour moi, ti jardinier, aucune symbolique dans ce noble végétal, je le range comme le glaïeul et le Dahlias rural dans les plantes communes du jardin pastoral. Le lys, si noble soit il dans les esprits, est une fleur capricieuse de nos jardins. Cousin de l'ail, dont il ne partage pas le parfum, il nous gratifie de ses fleurs et de ses effluves avec sa floraison estivale. Ne cherchez pas de complication, plantez des lys, dans de bonnes conditions, et il vous donnera entière satisfaction. Si votre jardin lui plait, il refleurira d'année en années, si au contraire il disparaît, n'insistez point, cherchez d'autres plantes et d'autres attraits.
Le Lys ou Lilium...
Le lys figure parmi les plantes à bulbes les plus majestueuses. D'après la mythologie, cette fleur serait apparue sur Terre d'une goutte de lait tombée du sein d'Héra. Aphrodite par jalousie, aurait souillé cette blancheur de la tâche jaune des étamines !
Au Moyen-âge, le lis se révèle dans tout son esthétisme et est utilisé sur les pièces et les cachets de cire dès le cinquième siècle. Il orne l'extrémité du sceptre royal et sculpte le côté des couronnes. Il y a longtemps eu amalgame dans les esprits entre le Lys et l'Iris, avant que ce cher Gustave Linné ne fasse le ménage avec son sublime traité sur la botanique et classification des végétaux par familles. Cet ouvrage de référence est d'ailleurs constamment mis à jour par les botanistes.
En effet, les deux plantes n'ont que peu de choses en commun, si ce n'est la beauté de leur floraison.
Les lys (ou lis) sont des plantes herbacées de la famille des Liliacées appartenant au genre Lilium. (Allium sativum « l'ail commun » est un proche cousin issu des nombreux embranchements de cette vaste famille)
Ces plantes à bulbe sont originellement présentes dans les zones tempérées de l'hémisphère nord. On les trouve principalement en Europe, mais aussi en Asie, de l'Inde jusqu'au Japon et aux Philippines. Leur aire de répartition couvre également les États-Unis et le Sud du Canada où il est très présent à l'état sauvage. « Lilium philadelphicum » est d'ailleurs l'emblème végétal de la ville de Québec.
Leurs grandes fleurs à six tépales (3 pétales et 3 sépales identiques), souvent parfumées, peuvent arborer des couleurs vives, blanches, jaunes ou rouges, avec parfois des motifs colorés. Les nombreuses variétés botaniques ont été hybridées par les horticulteurs en d'innombrables variétés hautes en formes, en tailles et en couleurs.
La floraison a lieu en été, l'hiver constituant une période d'inactivité pour la plante. La plupart des espèces de lys perdent la partie aérienne de leur végétation en hiver, mais Lilium candidum (très courant) garde une rosette de petites feuilles à sa base pendant toute l'année.
Les bulbes (qui sont les organes vitaux et de réserve), n'ont pas de tunique (enveloppe protectrice), comme la plupart des bulbeuses. Les fleurs apparaissent à l'extrémité d'une unique tige verticale.
Les espèces du genre Lilium sont habituellement adaptées aux milieux forestiers, souvent montagneux (sol acide et plutôt sec), ou plus rarement aux milieux dégagés (prairies). Quelques rares variétés poussent dans des zones marécageuses, et une seule, Lilium arboricola, vit en épiphyte. (Une plante épiphyte est une plante qui pousse sur un autre végétal en s'en servant comme support, sans la parasiter. L'orchidée est souvent une plante épiphyte.)
De nombreuses variétés sont cultivées et ornent les jardins du monde entier.
« Informations partiellement tirées du Net et largement complétées par l'auteur » <<< ça le fait hein ? ;o)
Culture.La culture du lys n'est en elle-même pas très compliquée. Il suffit de mettre en terre les bulbes écailleux, à une profondeur qui n'excédera pas deux fois leur diamètre. Combler le trou de plantation avec un bon terreau et du composte. Arroser et attendre le réveil du végétal qui va rapidement émettre une petite pousse d'un vert foncé en forme de rosette. On peut effectuer la plantation à l'automne ou tôt en saison au printemps. Le lys étant parfaitement vivace et rustique, il restera en terre pour se multiplier et se naturaliser.
On peut le multiplier très facilement en replantant individuellement ses « écailles » ou « gousses », à l'instar de l'ail, son cousin. Mais il faudra être patient et compter au moins quatre années avant de voir apparaître des fleurs. Le semis est possible, comme avec toutes les plantes, mais c'est encore beaucoup plus long, la plante ainsi obtenue risque en outre de ne pas ressembler à la plante mère, de nombreuses nouvelles variétés étant le fruit d'hybridations successives. Néanmoins, il existe de nombreuses variétés botaniques, qui elles garderont leurs caractéristiques génétiques. Il faut bien sur pour cela que la fleur ait été fécondée et qu'elle ait produit un fruit. Les jardiniers préfèrent d'ailleurs couper les jeunes fruits en formation en laissant la tige et le feuillage, ceci afin de ne pas épuiser la partie souterraine de la plante et garantir une belle floraison la saison suivante.
Je n'ai en ce qui me concerne, pas réussis à apprivoiser cette belle plante, et déçu de mon échec, j'ai essayé de comprendre pourquoi la capricieuse boudait définitivement mon jardin. En fait, le lys a horreur des sols qui restent longtemps humides, il n'aime pas avoir les pieds dans l'eau. La terre de mon jardin est argileuse et de se fait retient l'eau. Comme l'ail son cousin, le lys aime les sols bien drainés et une bonne exposition. Donc, en terrain lourd il faut absolument faire en sorte que l'eau ne stagne pas. Creuser un trou de plantation d'une profondeur de 30 à 40 cm et le combler avec un matériau drainant (billes d'argile, gravillons, sable grossier etc) et terminer avec le terreau. Néanmoins, le succès n'est jamais garanti.
En ce qui concerne les ravageurs, le Lys à un principal ennemi, le « criocère du lys » un superbe petit scarabée rouge vif dont les larves se régalent de la plante. A surveiller, car une petite colonie de ce magnifique insecte aura rapidement raison de la belle. En votre âme et conscience, à traiter avec un insecticide chimique ou bien de la nicotine ou de la pyréthrine, d'origine végétale.
En conclusion …
En ce qui me concerne, je trouve que finalement le lys a une sacrée personnalité et beaucoup de caractère. Il est entier et donne le maximum de lui-même s'il est à l'aise dans son élément. Si le milieu n'est pas à sa convenance, il disparaît rapidement sans crier gare. Pour un jardinier, rien de plus frustrant que de ne pouvoir apprivoiser sa noblesse de caractère. Un dernier conseil bio, si une plante ne se plaît pas chez vous, n'insistez pas et favorisez celles qui vous aiment et vous apprécient. Vous y gagnerez en argent, en produits coûteux et en stress inutile. Finalement, les belles plantes, c'est un peu comme les femmes, il vaut mieux les laisser venir à vous, plutôt que de ruiner votre carte bancaire pour les attirer. Et en plus, après, elles sont fidèles. ;o)))
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PS.
Je dédie cet avis à Diane, une vieille amie fidèle, à toutes les dames de mon réseau de confiance, ainsi qu'à l'ensemble de la gente féminine, Bisous à toutes ....
Pour les mecs, il faudra attendre un avis marteau piqueur ou tronçonneuse lol !!!
Bon,...là j'arrête, au risque de faire un Hors Sujet !
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Signé le gentleman ver de terre.
Merci de m'avoir lu.